MISSI DOMINICI - Page 2

TRIBUNE – Les barbares de chez nous

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La lutte contre le terrorisme n’est pas un luxe et n’est pas du seul ressort des services de sécurité. Il s’agit d’un travail de fond, un travail générationnel qui implique une éducation tous azimuts et à tous les étages. De la cellule familiale à la société dans son ensemble, en passant par l’école et la rue. Avec l’amplification de l’impact des réseaux sociaux et des moyens de communication, l’effort doit être redoublé pour s’attaquer à la racine du mal. Si la pratique de la religion n’est pas incompatible avec l’expression de l’éthique et l’esprit de la loi, il est dangereux de stigmatiser l’Islam à chaque fois que des écervelés commettent un forfait, comme d’ailleurs jamais nous ne pointons du doigt le judaïsme ou le christianisme quand des musulmans ou autres sont victimes de pratiques criminelles en Occident ou au Moyen-Orient. La violence et le terrorisme n’ont ni religion, ni foi, ni loi. Et ils sont universels. D’où l’importance d’une approche didactique et humaniste pour en contrer les velléités et les dérives. L’intérêt de la tribune de Ahmed Charaï réside dans le fait qu’elle met le doigt dans la plaie sans le remuer mais tire la sonnette d’alarme quant aux manifestations de la haine et de la radicalisation qui touchent certains pans de notre société. Ahmed Charaï pointe ainsi les «élites» qui ont démissionné sur ce sujet et qui ne s’expriment plus pour défendre les libertés individuelles, pendant que la société marocaine continue de produire la barbarie de manière endogène. LE1.

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Infox, arme puissante dans la guerre de l’information – Partie II

Décidément, la guerre d’information bat son plein et n’épargne aucun territoire ni aucun domaine. Sur le1.ma, nous avons traité, rien que ce mois-ci, deux batailles de l’information de grande envergure. La première concerne le Président du Nigéria, Muhammadu Buhari, que ses adversaires politiques, les séparatistes Biafra, que nous avons baptisés, ici sur cette publication et à juste titre, le Polisario du Nigéria, ont enterré et cloné. Le Président nigérian était obligé, après plusieurs mois de silence, quand la rumeur s’est propagée au-delà des frontières de son pays, à en parler publiquement à Katowice en Pologne, en marge de sa participation à la COP24. Une sortie médiatique qui a fait le tour du monde. La seconde, concerne le Pacte Mondial sur les Migrations, dont la conférence d’adoption s’est tenue cette semaine à Marrakech. Les mouvements populistes de par le monde se sont mobilisés pour décrier ce “Pacte”, présenté comme le traité mondial de libre circulation universel des migrants. Des mouvements aidés par des positions peu courageuses de gouvernements qui avaient, à peine quelques mois auparavant, applaudi, si ce n’est considérés comme acteurs dans l’élaboration de ce pacte. La pression était tellement importante qu’elle a occupé une part de lion dans les interventions de toutes les délégations, ainsi que dans tous les supports de communication des Nations Unies. Pour ce sujet, le doute s’est installé et d’autres batailles sur les migrations ne font que pointer du nez. C’est dans ce contexte que nous publions aujourd’hui la deuxième partie de la note de synthèse élaborée par l’expert marocain en intelligence stratégique et économique, Anas Chaker, diplômé de l’Ecole de Guerre Economique – EGE Paris. Alors que la première partie publiée le 6 décembre dernier présentait les typologies des fakes news, la seconde et dernière partie, synthétise les pistes de gestion et de protection contre la désinformation.

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La guerre d’information, analyse d’un expert Marocain en intelligence stratégique et économique

Fake news, cette expression si chère à Donald Trump, est un phénomène ancien, qui a pris une dimension inquiétante avec le développement des réseaux sociaux. C’est à l’automne 2016, et pendant l’élection présidentielle américaine, que l’usage du terme “Fake news” a explosé. D’ailleurs le nouveau président américain en a fait la base de sa stratégie de communication disruptive. Les fake news, ou infox, (nouvelle expression adoptée par l’Académie française), empoisonnent la vie des médias qui se font piéger quotidiennement par un flux de plus en plus important de fausses informations. Les gouvernements et les personnalités publiques sont également la cible de campagnes des fois structurées, pour des motivations diverses : business lucratif, influence politique ou propagande idéologiques. C’est sur ce sujet épineux, qu’un expert marocain en intelligence stratégique et économique, Anas Chaker, ingénieur Télécom de formation, préparant un master de l’Ecole de Guerre Economique – EGE Paris, nous livre dans une note de recherche, qu’on publiera en deux parties, les typologies des fakes news et une proposition de pistes de gestion et de protection contre la désinformation.

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L’émulation désordonnée franco-italienne sur le dossier libyen – Partie I : L’offensive française

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La France et l’Italie se sont livrés depuis la chute de Kaddafi à une guerre qui ne dit pas son nom, où le pétrole et l’immigration constituent des enjeux qui risquent de bouleverser l’avenir même du vieux continent. L’offensive diplomatique du président français, Emmanuel Macron, a envenimé les relations entre Paris et Rome. En face, la montée de la droite italienne qui a porté Mateo Salvini au pouvoir, annonce des mois difficiles entre les deux pays sur le théâtre libyen. Et afin d’éclairer nos lecteurs sur cette galaxie complexe du fait libyen, et à quelques semaines de la tenue de la Conférence Internationale sur la Migration (CIM 2018) à Marrakech, nous publierons régulièrement des analyses sur les enjeux de l’immigration qui risquent de bouleverser la stabilité de l’Afrique du nord. Aujourd’hui, nous reproduisons, avec l’accord de l’auteur et de la publication, et en trois parties, une étude publiée dans la revue Défense Nationale, portail d’intelligence, réalisée par le géo-politologue, Mohamed Faraj BEN LAMMA, intitulée “L’émulation désordonnée franco-italienne sur le dossier libyen”. Cette analyse décortique les enjeux géostratégiques et géopolitiques de la question libyenne et ses ramifications régionales, continentales et internationales.
Nous vous en souhaitons une bonne lecture.

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Maroc et Espagne, partenaires dans la stabilité de l’ouest de la Méditerranée

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Indubitablement, l’espace méditerranéen demeure une des zones les plus sensibles de la planète tant sur le plan géostratégique que militaire et économique. Si la Mare Nostrum est commandée par la VIe Flotte aéronavale américaine avec Naples comme PC avancé, le flanc est de cet espace est sous influence multiple : russe, israélienne, turque, égyptienne et iranienne par Hezbollah interposé. A l’opposé géographique de cette zone en ébullition où se perpétuent d’interminables conflits armés, le flanc ouest de la Méditerranée contrôlé par le Maroc sur sa rive sud et par l’Espagne au nord, connaît une certaine stabilité. Relative certes mais bien réelle. Ces deux pays, séparés par l’ultra-stratégique détroit de Gibraltar sont avant-postes de leur continent respectif : l’Afrique et l’Europe. Par cette position de choix, le Maroc n’est plus le gendarme de service du vieux continent mais son allié et partenaire stratégique ainsi que celui de l’OTAN. Et l’Espagne est bien consciente de ce statut particulier dont jouit le royaume chérifien. Raison pour laquelle toute la politique étrangère de Madrid prend pleinement en considération les attentes de son voisin méridional, et de même pour Rabat qui fait de l’Espagne une de ses priorités absolues, non seulement en termes de politique de bon voisinage, mais plus globalement dans toute la plénitude de ses relations internationales.

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Sur un coup de tête

J’ai un peu hésité avant de me décider à commettre ce papier qui sera consacré à la récente défaite de l’équipe marocaine au Mondial du foot. Ce qui m’a poussé à l’écrire ce n’est pas tant la déception de la défaite que celui qui en a été la cause la plus directe, le pauvre malheureux qui nous a rendu encore plus malheureux, j’ai nommé Aziz Bouhaddouz. Je vous avoue qu’avant ce jour-là, je ne connaissais ni ce joueur, ni la plupart des autres joueurs de la sélection nationale.

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Les dames en fer du renseignement américain

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Si Gina Haspel et Kirstjen Nielsen sont aujourd’hui les véritables fers de lance du renseignement et de la sécurité aux États-Unis, la première à la tête de la CIA et la seconde comme patronne de la sécurité intérieure, elles n’en sont pas moins les véritables instigatrices de la politique extérieure de leur pays dans les domaines de leur compétence. Ces deux femmes, qui ont gravi les échelons de l’administration américaine par le seul biais de la méritocratie, valeur chère aux puristes américains, peuvent déployer leurs programmes à la tête de leurs départements respectifs sans craindre de blocage ou une quelconque influence de la part de la Maison Blanche, et ce en raison de spécificités juridiques et constitutionnelles qui sont l’apanage de la démocratie américaine. Dans un article intitulé «Les dames en fer», Ahmed Charai explique avec la plume de l’expert qui est la sienne, cette facette peu connue de la relation entre l’exécutif américain et la plus grande agence de renseignement du monde.

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