Analysis - Page 3

La guerre d’information, analyse d’un expert Marocain en intelligence stratégique et économique

Fake news, cette expression si chère à Donald Trump, est un phénomène ancien, qui a pris une dimension inquiétante avec le développement des réseaux sociaux. C’est à l’automne 2016, et pendant l’élection présidentielle américaine, que l’usage du terme “Fake news” a explosé. D’ailleurs le nouveau président américain en a fait la base de sa stratégie de communication disruptive. Les fake news, ou infox, (nouvelle expression adoptée par l’Académie française), empoisonnent la vie des médias qui se font piéger quotidiennement par un flux de plus en plus important de fausses informations. Les gouvernements et les personnalités publiques sont également la cible de campagnes des fois structurées, pour des motivations diverses : business lucratif, influence politique ou propagande idéologiques. C’est sur ce sujet épineux, qu’un expert marocain en intelligence stratégique et économique, Anas Chaker, ingénieur Télécom de formation, préparant un master de l’Ecole de Guerre Economique – EGE Paris, nous livre dans une note de recherche, qu’on publiera en deux parties, les typologies des fakes news et une proposition de pistes de gestion et de protection contre la désinformation.

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L’émulation désordonnée franco-italienne sur le dossier libyen – Partie I : L’offensive française

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La France et l’Italie se sont livrés depuis la chute de Kaddafi à une guerre qui ne dit pas son nom, où le pétrole et l’immigration constituent des enjeux qui risquent de bouleverser l’avenir même du vieux continent. L’offensive diplomatique du président français, Emmanuel Macron, a envenimé les relations entre Paris et Rome. En face, la montée de la droite italienne qui a porté Mateo Salvini au pouvoir, annonce des mois difficiles entre les deux pays sur le théâtre libyen. Et afin d’éclairer nos lecteurs sur cette galaxie complexe du fait libyen, et à quelques semaines de la tenue de la Conférence Internationale sur la Migration (CIM 2018) à Marrakech, nous publierons régulièrement des analyses sur les enjeux de l’immigration qui risquent de bouleverser la stabilité de l’Afrique du nord. Aujourd’hui, nous reproduisons, avec l’accord de l’auteur et de la publication, et en trois parties, une étude publiée dans la revue Défense Nationale, portail d’intelligence, réalisée par le géo-politologue, Mohamed Faraj BEN LAMMA, intitulée “L’émulation désordonnée franco-italienne sur le dossier libyen”. Cette analyse décortique les enjeux géostratégiques et géopolitiques de la question libyenne et ses ramifications régionales, continentales et internationales.
Nous vous en souhaitons une bonne lecture.

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Maroc et Espagne, partenaires dans la stabilité de l’ouest de la Méditerranée

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Indubitablement, l’espace méditerranéen demeure une des zones les plus sensibles de la planète tant sur le plan géostratégique que militaire et économique. Si la Mare Nostrum est commandée par la VIe Flotte aéronavale américaine avec Naples comme PC avancé, le flanc est de cet espace est sous influence multiple : russe, israélienne, turque, égyptienne et iranienne par Hezbollah interposé. A l’opposé géographique de cette zone en ébullition où se perpétuent d’interminables conflits armés, le flanc ouest de la Méditerranée contrôlé par le Maroc sur sa rive sud et par l’Espagne au nord, connaît une certaine stabilité. Relative certes mais bien réelle. Ces deux pays, séparés par l’ultra-stratégique détroit de Gibraltar sont avant-postes de leur continent respectif : l’Afrique et l’Europe. Par cette position de choix, le Maroc n’est plus le gendarme de service du vieux continent mais son allié et partenaire stratégique ainsi que celui de l’OTAN. Et l’Espagne est bien consciente de ce statut particulier dont jouit le royaume chérifien. Raison pour laquelle toute la politique étrangère de Madrid prend pleinement en considération les attentes de son voisin méridional, et de même pour Rabat qui fait de l’Espagne une de ses priorités absolues, non seulement en termes de politique de bon voisinage, mais plus globalement dans toute la plénitude de ses relations internationales.

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Sur un coup de tête

J’ai un peu hésité avant de me décider à commettre ce papier qui sera consacré à la récente défaite de l’équipe marocaine au Mondial du foot. Ce qui m’a poussé à l’écrire ce n’est pas tant la déception de la défaite que celui qui en a été la cause la plus directe, le pauvre malheureux qui nous a rendu encore plus malheureux, j’ai nommé Aziz Bouhaddouz. Je vous avoue qu’avant ce jour-là, je ne connaissais ni ce joueur, ni la plupart des autres joueurs de la sélection nationale.

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Les dames en fer du renseignement américain

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Si Gina Haspel et Kirstjen Nielsen sont aujourd’hui les véritables fers de lance du renseignement et de la sécurité aux États-Unis, la première à la tête de la CIA et la seconde comme patronne de la sécurité intérieure, elles n’en sont pas moins les véritables instigatrices de la politique extérieure de leur pays dans les domaines de leur compétence. Ces deux femmes, qui ont gravi les échelons de l’administration américaine par le seul biais de la méritocratie, valeur chère aux puristes américains, peuvent déployer leurs programmes à la tête de leurs départements respectifs sans craindre de blocage ou une quelconque influence de la part de la Maison Blanche, et ce en raison de spécificités juridiques et constitutionnelles qui sont l’apanage de la démocratie américaine. Dans un article intitulé «Les dames en fer», Ahmed Charai explique avec la plume de l’expert qui est la sienne, cette facette peu connue de la relation entre l’exécutif américain et la plus grande agence de renseignement du monde.

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Italie : La Ligue et le Mouvement 5 Étoiles au gouvernement du « laboratoire politique de l’Europe »

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Le président de la république italienne, Sergio Mattarella, a reçu ce mercredi au Palazzio Quirinale à Rome, Giuseppe Conte, et l’a désigné président du Conseil. Le président de la république a fait durer le suspense depuis le lundi en raison de doutes sur l’autonomie du nouveau chef de gouvernement vis-à-vis du Mouvement Cinq étoiles et de la Ligue qui forment cette coalition. Mais l’esprit de la démocratie a pris le dessus. Sergio Mattarella n’a eu d’autre choix que de se soumettre à la volonté populaire et à celle des urnes. La journaliste italienne basée en France, Arianna Poletti, spécialiste des questions de la zone MENA, a écrit pour LE1.ma sa vision sur la genèse de ce nouvel exécutif accusé de tous les maux bien avant de voir le jour.

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L’an prochain à Al Qods

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L’arrivée au pouvoir à Washington d’une nouvelle administration et la rapidité avec laquelle le nouveau locataire de la Maison Blanche a décidé de reconnaître Al-Qods comme capitale de l’État d’Israël et de transférer son ambassade dans la Ville Sainte, ont chamboulé les équilibres géopolitiques traditionnels dans une région à feu et à sang de Baghdad à Tripoli et de Aden à Damas. Si la cause centrale de la Oumma islamique reste la question palestinienne, ce vendredi, où l’on commémore la “Journée Internationale de la Terre”, les israéliens ont commis un véritable carnage à Gaza faisant des dizaines de morts et de blessés palestiniens innocents dont le seul tort est de réclamer le droit de retour à la terre des aïeux. La nomination à “DC” d’un faucon en tant que Conseiller à la sécurité nationale américaine est lue par Tel-Aviv comme un blanc-seing pour déployer toute la force de Tsahal contre un peuple désarmé en violation du droit international. Dans son éditorial de la semaine, publié dans le magazine Maroc Hebdo, le politologue Mustapha Sehimi, qui est également professeur de droit et avocat au barreau de Casablanca, revient sur le rôle incessant du Maroc et du président du Comité Al-Qods pour trouver une issue juste et définitive à cette question épineuse. LE1.ma reproduit ce texte dans son intégralité avec l’accord de l’auteur.

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