Europe - Page 29

La dream team de Macron en images

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Trois jours après son investiture, le Président français Emmanuel Macron vient de nommer son gouvernement, dont la composition a été annoncée par le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler.

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Dévoilé mercredi à 15 heures précises par Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée, le premier gouvernement Macron se compose de 16 ministres, dont trois ministres d’Etat, de deux ministres délégués et de quatre secrétaires d’Etat. La parité est respectée, puisque sur les 22 membres, 11 sont des hommes, 11 sont des femmes. Le plus jeune est Mounir Mahjoubi, 33 ans; les plus âgés sont Gérard Collomb, Jean-Yves Le Drian et Jacques Mézard, 69 ans.

 

Voici donc la liste intégrale du premier gouvernement du quinquennat Macron:

  • Gérard Collomb, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur
  • Nicolas Hulot, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire
  • François Bayrou, ministre d’Etat, ministre de la Justice et garde des Sceaux
  • Sylvie Goulard, ministre des Armées
  • Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères
  • Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires
  • Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé
  • Françoise Nyssen, ministre de la Culture
  • Bruno Le Maire, ministre de l’Economie
  • Muriel Pénicaud, ministre du Travail
  • Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale
  • Jacques Mézard, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation
  • Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics
  • Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
  • Annick Girardin, ministre de l’Outre-mer
  • Laura Flessel, ministre des Sports

Sont désignés ministres délégués :

  • Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique, chargée des transports
  • Marielle de Sarnez, ministre des Affaires européennes

Sont nommés secrétaires d’État :

  • Christophe Castaner, secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement
  • Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat chargé du Numérique
  • Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées
  • Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité des femmes et des hommes

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Pas ça, Pas ça, Pas ça ! l’appel de guerre d’Emmanuel Macron

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Dans un élan exalté qui devient la marque de fabrique d’Emmanuel Macron, le candidat d’En marche! a poursuivi son offensive contre son adversaire du Front National, au terme d’une journée mouvementée pour le candidat dans le Nord. Une journée marquée par le hold-up médiatique de Marine Le Pen, qui a réussi à décrocher un selfie avec les salariés en grève de l’usine Whirlpool à Amiens. Une opération de communication qui marquera sans aucun doute la campagne de l’entre-deux-tours.

Marine Le Pen devant l’usine Whirlpool d’Amiens, le 26 avril 2017 afp.com/STR

Emmanuel Macron, piqué au vif par les selfies de Le Pen, a choisi d’attaquer le soir même lors de son meeting à Arras, en condamnant fermement Marine Le Pen et ses partisans, qu’il les a qualifié de “somnambules du XXIe siècle”.

Marine Le Pen est l’héritière de ce système, elle est née dans un château de partis, et elle donne des leçons. Marine Le Pen se prétend du peuple et est une héritière. Elle vient d’un parti qui, constamment, a refusé de respecter les lois de la République. (…) Ils ne passeront pas. Moi je n’en veux pas ! Nous nous sommes debout, nous sommes en marche… Mais je veux autre chose pour mon pays, mais pas ça ! Pas ça ! Pas ça !” a déclamé le candidat à la présidence la République française.

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Juncker menace Trump de soutenir un « TEXIT »

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Devant l’insistance continue du président des Etats-Unis à vouloir soutenir le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a prévenu Donald Trump que s’il «continuait à se réjouir du Brexit, il encouragera l’Ohio et le Texas à quitter les Etats-Unis.»

La menace claire de Jean-Claude Juncker à l’égard de Trump intervient à un moment crucial de l’histoire de l’Union européenne qui vit une véritable déchirure avec la sortie du Royaume-Uni de ses rangs.

Pour Trump, le Brexit va s’avérer être une excellente chose et donne ainsi raison à Londres de vouloir sortir de l’UE, ce à quoi a virulemment rétorqué Juncker qui a averti que s’«il [le président américain] continuait ainsi, je vais encourager l’Ohio et le Texas à quitter les États-Unis».

Lors de son discours au sommet du Parti populaire européen qui se tient à Malte, le président de la Commission, très applaudi par Angela Merkel, a fermement réprimandé Donald Trump, tout en précisant que le Brexit n’était pas synonyme de disparition de l’UE.

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Geert Wilders veut fermer les mosquées, interdire le Coran et traite les marocains de «racailles»

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Sur fond de montée de l’islamophobie dans les Pays-Bas, le parti du politicien d’extrême droite, Geert Wilders, a promis de faire fermer les mosquées et d’interdire le Coran.

La racaille marocaine en Hollande… Bien sûr, ce ne sont pas tous de la racaille, mais il y en a beaucoup, qui rendent nos rues dangereuses, principalement des jeunes, et il faut que ça change. Geert Wilders

Dans un document décrivant son programme électoral pour les élections législatives de mars 2017, le Parti de la Liberté, connu sous son acronyme néerlandais PVV, a déclaré que toutes les mosquées et écoles islamiques devraient fermer et le Coran interdit.

Geert Wilders avait déjà créé la polémique en février dernier lorsqu’il avait lancé une attaque raciste contre les ressortissants marocains en les traitant de «racaille marocaine» dont il a dit vouloir débarrasser le pays pour «le rendre au peuple néerlandais».

Le Parti de la Liberté a également promis de fermer les frontières, interdire la venue de réfugiés en provenance de pays musulmans, fermer les centres d’asile et empêcher les femmes musulmanes de porter le voile en public.

Geert Wilders, qui doit prochainement être jugé pour incitation à la haine raciale, a également déclaré qu’il fera tout son possible pour organiser un référendum sur la sortie des Pays-Bas de l’Union européenne.

De récents sondages ont prédit une flambée des soutiens au PVV, indiquant que ce dernier pourrait gagner jusqu’à 38 sièges (sur 150) au parlement néerlandais. En

L’annonce de ce projet de l’extrême-droite néerlandaise a été faite alors que la crise des réfugiés a conduit à un débat houleux sur la question. Par ailleurs, les attaques contre les centres de réfugiés ont augmenté de façon alarmante.

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L’Union européenne se dote d’un QG militaire central

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Préparé dans le plus grand secret depuis plusieurs mois, le nouveau QG militaire européen mis en place aujourd’hui à Bruxelles par les ministres des Affaires étrangères des 28, est indubitablement la structure embryonnaire d’une future armée de l’Europe pour laquelle Londres a longtemps opposé son veto. Mais avec l’avènement du Brexit, les stratèges du Cabinet de Federica Mogherini -qui a personnellement piloté ce dossier- ont accéléré la sortie de ce projet ambitieux qui viendra contrecarrer les velléités américaines et chinoises en Afrique, en Méditerranée, en Mer Rouge et dans l’Océan indien.

Il y a bien un QG européen qui fonctionne… à Northwood au Royaume-Uni… le QG de l’opération EUNAVFOR Atalanta. Et c’était tout le paradoxe avant la création du QG européen à Bruxelles. Ici le Contre amiral suédois de l’opération Atalanta Jonas Wikström reçoit le chef d’état-major de la marine pakistanaise Muhammad Zakaullah (crédit EUNAVFOR Atalanta)

Les ministres européens des Affaires étrangères ont mis en place ce lundi, à Bruxelles, les mécanismes de base d’un «quartier général» militaire pour l’Union européenne, censé centraliser le commandement de certaines missions extérieures.

Opérationnel dès ce printemps, ce QG aura une capacité militaire de planification et de conduite au sein de l’état-major de l’UE à Bruxelles et qui sera chargé, au niveau stratégique, de la planification et de la conduite opérationnelles de missions militaires à mandat non exécutif, c’est-à-dire non combattant.

Mogherini préparerait dans le grand secret une armée européenne

Ce quartier général embryonnaire concerne trois «missions non exécutives » déployées dans des pays africains qui souhaitent bénéficier du savoir-faire des militaires européens pour mieux former et entraîner leurs soldats.

Selon Federica Mogherini, chef de la Diplomatie européenne, cette unité chapeautera de Bruxelles trois missions de formation de l’UE (quelque 600 soldats), actuellement déployées au Mali, en Somalie et en République centrafricaine, sous la houlette de l’actuel chef d’état-major européen, le général finlandais Esa Pulkkinen.

Plusieurs pays de l’UE, notamment le Royaume-Uni, voient d’un mauvais oeil toute initiative qui pourrait évoquer une armée européenne. Londres a toujours bloqué toute avancée dans ce domaine, au grand dam de pays comme la France et l’Allemagne.

Les trois missions militaires exécutives de l’UE (Sophia contre les passeurs en Méditerranée, Atalante contre la piraterie dans la Corne de l’Afrique et Althéa en Bosnie-Herzégovine) continueront d’être commandées à partir de QG établis dans les Etats membres.

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Le CETA approuvé par le Parlement européen

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Le Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, s’est prononcé mercredi en faveur de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, le CETA, objet d’une vive contestation.

Avec ce vote favorable, une grande partie du texte devrait très prochainement être appliquée de manière provisoire, le temps qu’il soit ratifié par l’ensemble des parlements nationaux et régionaux de l’UE, ce qui prendra des années.

 

Plusieurs dizaines d’opposants au traité, issus d’ONG ou de partis de gauche, bloquaient, couchés à terre, l’entrée du Parlement mercredi matin.

«Le monde nous regarde», avait prévenu Mme Malmström, commissaire européenne chargée du commerce, fin janvier. «Nous ne pactisons pas avec le diable […]. Nous parlons du Canada, l’un des pays les plus démocratiques du monde!», avait-elle plaidé face à la contestation.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau doit s’exprimer dans l’hémicycle de son pays jeudi, au lendemain du vote, pour souligner «le caractère singulièrement progressiste de l’accord», un «exemple pour les futurs accords commerciaux», selon son cabinet.

Le texte supprime 99 % des droits de douane. Mais il prône également la coopération en matière sociale, sanitaire et environnementale.

L’Accord économique et commercial global (AECG, en anglais CETA) est a priori soutenu par une majorité d’eurodéputés, essentiellement ceux de droite, ainsi que les libéraux et la plupart des socialistes.

Le CETA est «la réponse de l’Europe et du Canada à la politique de Donald Trump», «un modèle pour l’avenir, fondé sur la coopération, les valeurs et les standards communs», a ainsi affirmé mardi l’Allemand Manfred Weber, président du groupe du Parti populaire européen (PPE, droite), le plus important du Parlement.

Les Verts, l’extrême gauche, l’extrême droite et certains socialistes voteront contre. «Il y a à la fois trop d’incertitudes, trop de risques, trop d’insuffisances», résume le socialiste français Emmanuel Maurel.

Accès aux marchés publics canadiens

Grâce au CETA, les entreprises européennes auront désormais accès aux marchés publics canadiens, y compris ceux des villes et des provinces qui gèrent une part importante des dépenses publiques. Une véritable avancée pour les Européens qui avaient, eux, déjà accordé un large accès à leur marché aux compagnies canadiennes.

Des normes européennes préservées

L’accord, qui concerne plus de 500 millions d’Européens et 35 millions de Canadiens, ne modifiera pas les règles européennes sur la sécurité alimentaire ou la protection de l’environnement, assure l’UE.
Il vise au contraire à améliorer la coopération entre les organismes européen et canadien sur ces normes. Les produits canadiens ne pourront donc être importés dans l’Union européenne que s’ils respectent la réglementation de l’UE et le bœuf aux hormones ne sera pas autorisé.

Création d’un tribunal d’arbitrage

Le point le plus sensible porte sur la possibilité donnée à une multinationale investissant à l’étranger de porter plainte contre un Etat qui adopterait une politique publique contraire à ses intérêts, afin de demander réparation.
Un mécanisme qui a permis à Philip Morris d’attaquer l’Uruguay pour sa politique anti-tabac ou au géant minier Oceanagold de poursuivre le Salvador pour lui avoir refusé un permis d’exploitation pour raisons environnementales.
Le CETA créera un tribunal permanent, modernisé par rapport aux autres traités, composé de 15 juges professionnels nommés par l’UE et le Canada. Toutes les auditions seront publiques et il sera possible de faire appel. « Une sorte de Cour publique des investissements qui ouvre la voie à une Cour internationale des investissements », selon un négociateur européen.
Malgré cela, des ONG n’ont pas été convaincues, craignant que ces « pseudo-juges » soient des avocats d’affaires liés à des cabinets privés.
Une fois que les contours de ces tribunaux auront été définitivement arrêtés, la Belgique s’est engagée à saisir la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour vérifier sa conformité avec le droit européen.

Entrée en vigueur progressive

S’il est approuvé par le Parlement européen, une grande partie du traité entrera en vigueur de façon provisoire, essentiellement en ce qui concerne les dispositions relevant de la compétence exclusive de l’UE.
Parmi les chapitres provisoirement exclus, ce fameux tribunal d’arbitrage. En cas de litige avec un Etat, une entreprise devra porter plainte devant la juridiction du pays concerné ou la chambre arbitrale internationale de Paris, par exemple.
Reste un obstacle de taille : pour entrer définitivement en vigueur, le CETA devra être approuvé par les 38 Parlements nationaux et régionaux de l’UE. Une procédure très incertaine qui pourrait prendre des années.

Avec AFP

François Hollande chez les Francs-Maçons : du lobbying pro-Macron ?

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En 300 ans d’existence, c’est la première fois qu’un Président de la République en France effectuera un déplacement dans une obédience maçonnique.

Prévue au cours de la dernière semaine du mois de février, la visite de François Hollande au siège du Grand Orient de France, suscite plusieurs interrogations.

Officiellement, ce déplacement coïncidera avec l’anniversaire du IIIe centenaire de la Franc-Maçonnerie moderne, qui a vu le jour en 1717, et François Hollande tient à célébrer cet événement avec ce mouvement mondial très influent dont plusieurs présidents français successifs ont fait secrètement partie. D’où la question légitime : François Hollande est-il Franc-Maçon ? Rien n’est moins sûr mais ce déplacement prouve le rôle fondamental que joue l’obédience maçonnique dans l’architecture des grandes orientations politiques de plusieurs régimes en Occident, européens plus précisément.

La majorité des gouvernants français sont Francs-Maçons

D’autre part, la France passe par une période trouble de sa vie politique avec la montée des extrémismes de droite, le scandale du #PenelopeGate qui est venu bouleverser la campagne de François Fillon et, bien sûr, le boulevard qui est tracé devant Emmanuel Macron pour accéder à la magistrature suprême dans l’hexagone après l’élimination de Manuel Valls de la course à la présidentielle.

Est-ce que François Hollande compte faire du lobbying en faveur de son ancien protégé ? Tout est possible sachant que le président de la République française n’est pas en odeur de sainteté avec le candidat socialiste Benoît Hamon, et qu’il estime aussi que seul Macron, emmené par la verve de sa jeunesse et de sa modernité, peut battre Marine Le Pen. François Hollande ira certainement en ‘mission’ chez les Francs-Maçons pour pousser vers ce scénario.