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Yaïr Lapid

Urgent – Lapid : Israël a atteint ses objectifs à Gaza

Le Premier ministre Yair Lapid a déclaré aux responsables municipaux du sud qu’Israël avait atteint ses objectifs au cours des trois jours de combat à Gaza contre le Jihad islamique palestinien et qu’il n’y avait aucun avantage à poursuivre l’opération Breaking Dawn, selon les médias israéliens.

Israël : Bennett ouvre une autoroute électorale à Benny Gantz, l’ex-général que «personne ne déteste vraiment»

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Alors que le couple Bennett-Lapid annonçait l’effondrement de leur coalition et la dissolution du Knesset, le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, était l’invité, ce lundi 20 juin, du Conseil d’Administration du «The Jerusalem Strategic Tribune», le média américain inédit fondé et présidé par le marocain Moulay Ahmed Charaï.

Ce n’est pas un hasard que Gantz a tenu à médiatiser «ce briefing» sur son compte Twitter. Cet ex-général que «personne ne déteste vraiment», s’érige désormais comme l’homme politique israélien suffisamment armé pour faire barrage à Netanyahu.

Et, ce qui devait arriver finalement arriva, le destin inéluctable, le couperet de la crise politique ouverte, l’effondrement de la coalition gouvernementale Bennett-Lapid et la dissolution du parlement, la Knesset.

Ce fut d’ailleurs la coalition la plus improbable de toute l’Histoire d’Israël réunie autour de même objectif: «le tout sauf Bibi» (Bibi, surnom de Benjamin Netanyahu). Elle (la coalition) a tenté, selon Bennett, «d’instaurer une gouvernance éclairée et de rétablir le sentiment de dignité nationale avec les huit partis qui la formaient», jusqu’à ce qu’il décide de la sacrifier sur l’autel de la vengeance.

La nuit des longs couteaux pour Bennett

La Société de radiodiffusion publique israélienne KAN a commenté la décision surprise de la dissolution de la Knesset dans un article au titre lapidaire : «La nuit des longs couteaux pour Bennett, l’opportunité inespérée pour Lapid».

«Bennett a sorti de longs couteaux aujourd’hui, tout a été arraché», écrit le journaliste de KAN, Michael Shemesh. «Tous les rebelles et tous ceux qui ont cligné un instant des yeux sur la possibilité de quitter le gouvernement, y sont passés».

Selon la même source, Naftali Bennett a visé en premier lieu celle qui avait donné le premier coup de semonce pour la coalition gouvernementale, la ministre de l’Intérieur et la numéro 2 de son parti, Ayelet Shaked.

«Le premier ministre a choisi le jour où cette dernière s’envolait pour le Maroc pour faire son annonce de dissolution du parlement» a-t-il affirmé.

«Elle ne savait pas quel accueil allait-on lui réserver dans ce pays chaud (Maroc, ndlr). Une telle cruauté n’existe qu’en politique» souligne le journaliste.

Et de poursuivre : «Bennett est furieux de la conduite de ses partenaires. Aujourd’hui, l’annonce de la dissolution du parlement a pris des tournures de vengeance froide et douce contre Ayelet Shaked, Abir Kara et Nir Orbach», écrit Shemesh.

Bennett a menée une bataille sanglante jusqu’à la dernière minute, révèle la même source. Il en est sorti meurtri et blessé. Bennett s’est senti trahi et humilié, et aucun des membres de son parti – à l’exception de Matan Kahana – n’a été mis au courant des manœuvres, révèle l’article de KAN. Bennett est furieux de la conduite de ses partenaires, de leurs négociations avec le Likoud, de leur discours sur la dissolution du gouvernement et surtout du fait qu’ils n’ont pas accepté un seul instant le fait qu’il soit Premier ministre.

«Un seul coup de fil, puis plus de gouvernement, plus d’élections, plus de parti, plus de contacts, plus de promesses, plus de premier ministre, tout le monde s’est retrouvé sans rien» dramatise le journaliste.

Opportunité inespérée pour Lapid

«Jamais Yair Lapid n’aurait été élu Premier ministre d’Israël», assure Michael Shemesh. Plus de dix ans et d’innombrables tours d’élections l’ont prouvé : l’électeur israélien ne s’intéresse pas à lui comme premier ministre.

Lapid ne s’est pas «porté candidat au poste de Premier ministre», c’est juste un concours de circonstance. Bennett qui s’est interdit toute entourloupe ou coup bas contre son partenaire, lui offre ainsi l’opportunité de sa vie on lui permettant d’assurer le poste de premier ministre.

En effet, selon l’accord de rotation entre Bennett et Lapid, dès que la Knesset sera dissoute et que des élections seront organisées, Lapid deviendra le Premier ministre par intérim.

Lapid continuera également à être ministre des affaires étrangères, tandis que Bennett deviendra le premier ministre suppléant et occupera le dossier de l’Iran dans le gouvernement intérimaire. Bien que des sources proches du Premier ministre affirment qu’il envisage de se retirer complètement de la politique.

Gantz invité spécial du Conseil d’administration du «The Jerusalem Strategic Tribune»

Le ministre de la Défense, Benny Gantz, était l’invité d’un «briefing» organisé avec le conseil d’administration de «The Jerusalem Strategic Tribune» à la Knesset, ce lundi 20 juin. Gantz était accompagné de la ministre de l’Innovation, des Sciences et de la Technologie, Orit Farkash-Hacohen, de son chef de cabinet et de plusieurs députés du parti Bleu et Blanc.

La séance était organisée pour marquer la sortie du quatrième numéro du «The Jerusalem Strategic Tribune», une publication indépendante fondée et publiée par Ahmed Charai, président et PDG de Global Media Holding, un groupe d’édition et de radiodiffusion, et conseiller pour le Moyen-Orient à Washington.

Immédiatement après la rencontre, Benny Gantz publie sur son compte twitter sa photo avec M. Charai et les membres du Conseil de JST.

«C’était un plaisir de rencontrer le conseil d’administration du The Jerusalem Strategic Tribune pour une discussion sur les défis stratégiques, avec en tête l’agression régionale de l’Iran, ainsi que sur les possibilités de renforcer les alliances régionales avant la visite prévue du président américain Biden au Moyen-Orient». s’est-il félicité.

Pour sa part, Ahmed Charaï, cité par The Jerusalem Post, a déclaré lors de ce briefing que « la prochaine visite du président Biden en Israël et en Arabie saoudite constituera un jalon dans la diplomatie américaine pour les années à venir. Une visite qui représente peut-être la plus grande opportunité de sa présidence de réaliser un accomplissement positif et historique ».

M. Charai a ajouté que les accords d’Abraham ont un grand potentiel pour faire évoluer le Moyen-Orient pour le mieux et a déclaré que «la dynamique de normalisation induite par les accords d’Abraham pourrait enfin conduire l’État juif à coexister pleinement avec les Arabes dans toutes les dimensions : culture, science, santé, sport, affaires, armée, religion et diplomatie. Il est dans l’intérêt d’Israël et des États-Unis de réaliser cette intégration

Malgré le soutien de longue date des partis ultra-orthodoxes au leader de l’opposition Benjamin Netanyahou, la faction du Judaïsme unifié de la Torah pourrait se retrouver à soutenir un accord avec le leader du Kahol Lavan et actuel ministre de la défense Benny Gantz.

Dans une interview accordée à la radio de l’armée mardi, Uri Maklev, un député du parti ultra-orthodoxe Yahadout HaTorah et législateur de la coalition anti-Netanyahu, a mis en doute la capacité de Netanyahu à former un gouvernement alors qu’Israël se dirige vers sa cinquième élection en trois ans.

«Je ne pense pas que Netanyahu réussira à établir un gouvernement. J’espère que ce ne sera pas le cas, je ne veux pas ouvrir la bouche. Ce n’est pas une bonne chose. Mais si c’est le cas, nous parlons dans quatre ou cinq mois encore, et qu’il ne réussit pas et que Gantz est capable de le mettre en place… Je pense qu’il peut aussi s’adapter aux partis de droite», a déclaré Maklev.

Par ailleurs, Benny Gantz compte maintenir son influence sur l’armée. En effet, il a annoncé qu’il ne laisserait pas la crise politique actuelle empêcher la nomination d’un chef militaire permanent.

Le ministre de la Défense Benny Gantz, rapporte i24News, a expliqué sa décision d’accélérer le processus de nomination du prochain commandant des Forces de défense israéliennes comme une tentative d’éviter que l’armée ne soit entraînée dans la tourmente politique du pays.

«Je ne permettrai pas que les forces de Tsahal deviennent prisonnières du système politique», a déclaré Benny Gantz lors d’une récente conversation privée, selon la chaine de télévision Channel 12.

Cette determination de Gantz de nommer le commandant de l’armée est de l’avis d’observateurs une manière de couper l’herbe sous les pieds de Netanyahu qui avait façonner les hauts responsables de la sécurité israélienne.

Enfin, dans le cadre de la visite de Joe Biden au Moyen Orient, qui donnerait le feu vert à l’intronisation de Mohammed ben Salmane et la création d’une nouvelle alliance régionale, Benny Gantz se positionne comme la personne clé à même d’accompagner l’inexorable bouleversement de la géostratégie mondiale.

Gantz prend de la hauteur et le fait savoir : « L’année dernière, avec mes collègues du Pentagone et de l’administration, nous avons promu un vaste programme visant à renforcer la coopération entre Israël et les pays de la région sous les auspices américains. Ce plan est déjà opérationnel et a contrecarré les tentatives iraniennes de défier Israël et d’autres pays du Moyen-Orient» s’est-il félicité sur Twitter.

Puis, il ne cache plus ses ambitions politiques en annonçant, ce mardi, dans une allocution devant les partisans de son parti «Bleu et blanc» sa volonté de gagner les élections.

«Nous irons aux urnes la tête haute. Nous maintiendrons la sécurité, nous préserverons la société israélienne et nous continuerons à gérer le pays pour tous ses citoyens – ceux qui voteront pour nous et ceux qui ne voteront jamais pour nous. Telle est notre voie» s’est-il exclamé.

«J’entends des voix de désespoir, et je cherche à faire entendre des voix d’espoir – on peut gagner et rester ensemble, et on doit gagner et rester ensemble», a scandé Benny Gantz.

Ayelet Shaked au Maroc, un évènement en Israël

Ayelet Shaked n’est pas uniquement la ministre de l’Intérieur d’Israël et figure de l’ultranationalisme israélien. Elle est celle par qui le processus de la dissolution du parlement de son pays s’est enclenché.

La femme de fer israélienne a fini par céder aux avances de Bibi et plaide désormais pour la constitution d’un gouvernement de droite alternatif dirigé par le Likoud de Netanyahu.

Ce contexte a fait de la visite de Shaked à Rabat, un évènement de taille à Tel-Aviv. Tous les yeux étaient rivés sur celle qui a fait sauter la coalition de son compagnon d’arme Naftali Bennett.

Interrogée sur les rebondissements de la décision du premier ministre de la dissolution de la Knesset, Ayelet Shaked a répondu dans un ton ironique depuis Rabat : «J’ai entendu dire que certaines choses se passent en Israël. Je continue cette visite comme si de rien n’était. J’ai une mission, celle de faire venir des travailleurs étrangers en Israël pour les domaines des soins infirmiers et de la construction

Shaked est arrivée lundi au Maroc, où elle a rencontré son homologue, ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit et le Chef de la diplomatie, Nasser Bourita.

Les États-Unis en colère devant la mollesse d’Israël face à la Russie au Conseil de Sécurité

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Peu après que la Russie eut opposé son veto à la résolution condamnant l’invasion de l’Ukraine, ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield a envoyé un message au Représentant permanent d’Israël auprès des Nations Unies, Gilad Erdan indiquant que l’administration Biden« était déçue de la conduite d’Israël». L’information a été rapportée par le site d’information israélien Walla! citant de hauts responsables israéliens. Cet incident vient contredire l’affirmation du premier ministre Bennett et son chef de la diplomatie Lapid selon laquelle les États-Unis comprenaient la position d’Israël face au conflit ukrainien.

L’ambassadrice américaine aux Nations Unies, Linda Thomas-Greenfield, a protesté auprès de son homologie israélien Gilad Erdan au sujet du refus d’Israël de soutenir la résolution que les États-Unis ont conduit au vote au Conseil de sécurité de l’ONU vendredi soir condamnant l’invasion russe de l’Ukraine.

Ce sont des hauts responsables israéliens qui ont ont révélé cette information au au journaliste israélien Barak Ravid du site d’information Walla!. La même source rappelle que la semaine dernière, le bureau du Premier ministre et le ministère des Affaires étrangères israéliens ont déclaré que les États-Unis comprenaient la position de l’Etat hébreu et n’avaient pas fait pression sur le gouvernement pour adopter quelconque position sur l’invasion russe de l’Ukraine. Mais les révélation de ce dimanche soir prouvent tout le contraire. Il s’avère donc que dans les coulisses, il y avait bel et bien une pression américaine et un mécontentement de la part du gouvernement Biden envers la conduite israélienne.

Israël a annoncé son soutien à l’Ukraine «sans évoquer la Russie»

Le ministère des Affaires étrangères avait déclaré dans un communiqué officiel pour la première fois depuis l’invasion russe de l’est de l’Ukraine, le 23 février dernier, «qu’Israël partageait l’inquiétude internationale concernant les mesures prises dans l’est de l’Ukraine». Et d’ajouter «qu’Israël soutenait l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Ukraine, et est prêt à transférer une aide humanitaire immédiate à l’Ukraine».

Le mot Russie n’a pas été mentionné dans la déclaration du ministère des Affaires étrangères.

Israël refuse d’exprimer son soutien à la condamnation de l’invasion russe de l’ONU

Israël a refusé de soutenir une résolution du Conseil de sécurité des États-Unis appelant la condamnation l’invasion de l’Ukraine par la Russie à envahir la Russie.

Israël a refusé d’exprimer son soutien à la résolution du Conseil de sécurité des États-Unis visant à condamner l’invasion de l’Ukraine par la Russie, malgré la demande du président Joe Biden.

Malgré qu’Israël n’est pas membre du Conseil de sécurité des Nations unies, les États-Unis l’ont approché, ainsi que des dizaines d’autres pays, pour leur demander de se joindre à la résolution en qualité de «demoiselles d’honneur», c’est-à-dire de l’a signer et d’exprimer publiquement leur soutien sans voter.

«Israël a traîné les pieds et n’a donné aucune réponse claire aux Américains jusqu’à vendredi minuit, lorsque la réunion du Conseil de sécurité a commencé» a écrit Walla!

Contrairement à Israël, plus de 80 pays qui ne sont pas membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont exprimé leur soutien à la résolution américaine. Lors du vote, 11 membres du Conseil de sécurité ont voté en faveur de la condamnation de la Russie. Trois pays – la Chine, l’Inde et les Émirats arabes unis – se sont abstenus. La décision.

La semaine prochaine, l’Assemblée générale des Nations unies devrait se prononcer sur une décision de condamnation similaire. La Russie n’ayant pas de droit de veto à l’Assemblée générale des Nations unies, la proposition de condamnation devrait être adoptée à une large majorité. On estime qu’Israël n’aura pas d’autre choix que de voter en faveur de la décision lorsqu’elle sera soumise au vote de l’Assemblée générale des Nations unies.

«Notre vote n’aurait servi et nous avons un ensemble de contraintes»

Un responsable du ministère des Affaires étrangères a déclaré à Walla ! « Israël a décidé de ne pas rejoindre la liste des pays votant la décision du Conseil de sécurité. Israël n’est pas membre du Conseil de sécurité et c’est une décision qui ne passera de toute façon pas en raison du veto russe. La position d’Israël sur le conflit en Ukraine est claire et sera reflétée dans l’arène de l’ONU».
«Nous avons clairement fait savoir aux Alliés que nous nous opposons à la démarche russe telle qu’elle est exprimée dans les déclarations du ministre des Affaires étrangères et nous avons un ensemble de contraintes dont ils sont parfaitement conscients», a-t-il conclut.

Israël appelle ses ressortissants à quitter l’Ukraine «immédiatement»

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En raison de la détérioration de la situation en Ukraine, le gouvernement israélien demande à ses ressortissants en Ukraine à quitter immédiatement le pays, et d’éviter, en toutes circonstances, de s’approcher des foyers de tension.

Une cellule de crise dirigée par le Premier ministre israélien Naftali Bennett, s’est réunie ce samedi à Tel-Aviv pour évaluer la situation en Ukraine, surtout après l’alerte donnée par le département d’Etat américain sur une invasion russe «imminente».

À l’issue de cette réunion, à laquelle ont participé, le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid, le chef du Shin Bet Ronen Bar, le chef du Conseil National de Sécurité nationale Eyal Hulta, le directeur général du ministère des Affaires étrangères Alon Ushpiz et d’autres hauts responsables, le gouvernement israélien a décidé d’appeler ses ressortissants à quitter «immédiatement» l’Ukraine.

«Un responsable israélien m’a dit qu’Israël se prépare à renforcer l’avertissement aux voyageurs vers l’Ukraine et à demander aux Israéliens de quitter le pays immédiatement», a alerté le journaliste israélien Barak Ravid sur son compte twitter.

Les préparatifs sont en cours pour une opération d’évacuation des Israéliens d’Ukraine sous les auspices du gouvernement, rapporte Gili Cohen, la correspondante diplomatique de la société de radiodiffusion publique israélienne Kann.

«Les familles des diplomates israéliens évacués devraient rentrer en Israël demain. Étant donné que certaines des personnes évacuées occupaient des postes consulaires à l’ambassade de Kiev, il a été décidé, lors de l’évaluation de la situation, de renforcer le personnel de l’ambassade d’Israël par trois autres personnes du ministère des Affaires étrangères», a-t-elle ajouté.

Selon un haut diplomate israélien, le pays se prépare à une augmentation significative des demandes d’immigration en Israël en provenance d’Ukraine.

«Israël a mis en place une équipe d’urgence dédiée pour faire face à la crise, dirigée par le directeur général du ministère des Affaires étrangères» a-t-il assuré.

Sur son compte twitter, le ministère des Affaires étrangères israélien annonce la décision du gouvernement d’évacuer de l’Ukraine les membres des familles des diplomates et des travailleurs israéliens à l’ambassade. Il a également appelé les citoyens israéliens en Ukraine à s’enregistrer sur un lient internet dédié à la crise.

Yair Lapid, Chef de la diplomatie de l’Etat hébreu a annoncé le renforcement de la section consulaire à Kiev par l’envoi de fonctionnaires pour répondre aux demandes d’urgence des Israéliens, en mettant l’accent sur la délivrance de passeports et de documents de voyage.

«Nous sommes en contact avec la communauté juive d’Ukraine. Il y a environ 150 à 200 000 Juifs dans le pays. En outre, il y a entre 10 000 et 15 000 Israéliens en Ukraine. 4 500 Israéliens se sont déjà inscrits à l’ambassade. Il ne s’agit pas d’une liste de secours, mais d’un moyen de rester en contact avec les Israéliens» assure un fonctionnaire du ministère des affaires étrangères.

La compagnie aérienne Arkia assurera l’évacuation des israéliens d’Ukraine

À la demande du ministère des Affaires étrangères israélien, la compagnie Arkia assurera des vols d’Ukraine vers Israël les lundis et mardis pour l’évacuation d’environ 12 000 Israéliens encore dans le pays.

Aria est une compagnie aérienne régulière pour ses vols en Israël et charter pour ses vols dans le monde. Elle est la 2e compagnie israélienne après El Al.

Le 20 février date de l’invasion russe, selon Washington

Les États-Unis sont convaincus que Moscou n’attendra pas la fin des Jeux Olympiques d’hiver de Pékin, le 20 février, pour attaquer l’Ukraine. Anthony Blinken, le secrétaire d’Etat américain assure que le Kremlin continue d’amasser des hommes à la frontière ukrainienne. Les Occidentaux se disent prêts à tous les scénarios avec une riposte sans précédent en cas de guerre. Tandis que le ministre russe des Affaires étrangères a déclaré que Washington menait une «campagne de propagande» contre Moscou.

«Nous sommes dans la fenêtre où une invasion pourrait commencer à tout moment, si Vladimir Poutine décide de l’ordonner, je ne commenterai pas les détails de nos informations. Mais je veux être clair : elle pourrait commencer pendant les Jeux olympiques, malgré de nombreuses spéculations selon lesquelles elle n’aurait lieu qu’après les Jeux» explique Jake Sullivan, conseiller de la Maison Blanche pour la sécurité nationale.

Et d’ajouter « Une telle offensive est une possibilité très, très réelle, mais le renseignement américain ne sait pas si le président russe a pris une décision définitive ou non».

Dans la foulée de ces annonces, Wall Street a accusé un fort repli, tandis que es prix du pétrole brut à leur plus haut niveau depuis 2014.

Pour tenter de désamorcer la crise, les présidents Joe Biden et Vladimir Poutine s’entretiendront samedi matin, à l’heure de la côte est des Etats-Unis, a indiqué à l’AFP un haut responsable de la Maison Blanche.

«La Russie a proposé un appel téléphonique lundi. Nous avons alors proposé samedi et ils ont accepté», a indiqué la même source.

Yair Lapid, vice-premier ministre d’Israël, est arrivé à Rabat

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L’avion transportant le vice-premier ministre d’Israël et ministre des Affaires étrangères Yair Lapid a atterrit à l’aéroport international de Rabat à 10h45 heure marocaine. Le haut responsable israélien entame ce mercredi une visite de deux jours au Maroc, le premier déplacement officiel d’un haut responsable gouvernemental israélien depuis 2003.

C’est sur Twitter que les membres de la délégation israélienne ont annoncé l’atterrissage de l’avion de la compagnie EL AL à l’aéroport international de Rabat-Salé. Des images qui montrent Mohcine Jazouli, ministre délégué chargé de la Coopération africaine et David Govrin chef de la mission diplomatique de l’Etat hébreux au Maroc accueillant à sa descente d’avion Yair Lapid.

Selon la presse israélienne, lM. Lapid ouvrira officiellement le bureau de liaison israélien à Rabat dans l’après-midi, et rencontrera son homologue marocain, Nasser Bourita.

Il se dirigera jeudi vers Casablanca pour retrouver des responsables de la communauté juive, et se rendra au Temple Beth-El, la célèbre synagogue de la ville portuaire.

Dans le cadre de ce déplacement, Yaïr Lapid sera notamment accompagné du ministre des Affaires sociales Meir Cohen, né à Essaouira, au Maroc, du directeur général du ministère des Affaires étrangères, Alon Ushpiz, et du président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, Ram Ben Barak, rapporte la même source.

Urgent – Un avion des Forces Royales Air atterrit en Israël

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L’avion de transport militaire Hercules (CNA-OK) appartenant aux Forces Royales Air marocaines a atterri ce dimanche à la base aérienne de Hatzor en Israël. Selon les médias israéliens, le Maroc pourrait participer à des manœuvres militaires internationales majeures programmées cette semaine par l’Etat hébreux.

Le vol RMAF213 a atterri il y a 4 heures à Kanaf 4, la base de l’armée de l’air israélienne de Hatzor. Il s’agit d’un avion de transport de l’armée de l’air marocaine Lockheed C-130 Hercules immatriculé CNA-OK C130.

L’arrivée de cet avion militaire marocain survient en amont d’un exercice international conjoint avec l’armée de l’air israélienne et mené par les États-Unis.

Sollicité par le journaliste Barak Ravid de walla. co.il, le porte-parole de l’armée israélienne, Tsahal, a refusé de donner de détails au sujet de l’arrivée de l’avion militaire marocain, notamment sur la durée de son escale et sur l’éventuelle participation du Maroc aux manœuvres militaires aux côtés d’Israël.

« Tsahal coopère avec divers pays et armées étrangers, tout en menant des exercices, des réunions de haut niveau, des recherches et des développements conjoints. Nous ne parlerons pas de coopération avec un pays en particulier. » a-t-il souligné.

Le vol RMAF130 a été particulièrement suivi, ce dimanche matin, par les observateurs israéliens sur Twitter. Et pour cause, c’est la première fois qu’un avion militaire marocain atterrit en Israël.

https://twitter.com/ItayBlumental/status/1411624540837457920

La coopération en matière de sécurité entre Israël et le Maroc est une question politiquement très sensible, affirme le journaliste Barak Ravid. Ce dernier, rappelle l’information rapportée par l’agence de presse turque concernant la participation de navires de la marine israélienne et marocaine à un exercice international en mer Noire.

Après le départ de Netanyahu, le processus de paix entamé il y a quelques mois après la signature des accords d’Abraham, semble reprendre de plus belle. Le gouvernement Bennet-Lapid accélère depuis quelques jours avec la bénédiction de Washington la mise en œuvre desdits accords: nomination d’un ambassadeur du Bahreïn en Israël et ouverture des représentations diplomatiques à Abu Dhabi et à Dubaï en présence du ministre des affaires étrangères Yair Lapid.

3 ministres femmes du nouveau gouvernement israélien sont marocaines

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Le gouvernement de coalition investit dimanche par le Knesset compte le plus grand nombre de femmes depuis la création de l’Etat d’Israël. Sur les neufs ministres femmes, trois sont marocaines et deux sont irakiennes.

Le nouveau gouvernement dirigé par Naftali Bennett et Yair Lapid a enregistré un record, celle du gouvernement le plus féminin de l’histoire d’Israël avec neuf portefeuilles ministériels sur 27 détenus par des femmes soit 33%.

Ce record a été largement considéré comme un moment historique pour Israël, un pays qui, malgré de nombreux progrès, accuse un retard dans l’égalité des sexes. Lequel retard semble être difficile à rattraper si l’on se réfère au traitement médiatique réservé par certains médias ultraorthodoxes à la présence féminine dans le gouvernement Bennett.

A titre d’exemple, le site d’information haredi Behaderey Haredim a illustré un article sur la composition du nouveau gouvernement en floutant le visage de toutes les femmes ministres.

Cette photo floutée a fait le tour des réseaux sociaux et a suscité un tollé au sein des militants des partis centristes et de gauche.

Réagissant à cette polémique, Pnina Tamano-Shata, ministre de l’Immigration et de l’Intégration a déclaré : « Combien faut-il de distorsion mentale pour masquer les visages des femmes, dans le contexte d’un service gouvernemental. Vous pourrez peut-être masquer nos visages, mais pas notre présence ici, forte, impactante dans la direction israélienne

La tendance des médias haredi à censurer les images de femmes est répandue, mais elle est aussi relativement récente, souligne The Jerusalem Post.

Sur 9 ministres femmes, 3 sont marocaines, 2 irakiennes et 1 éthiopienne

Une autre particlualrité du nouveau gouvernement israélien, c’est que sur les neuf femmes ministres 5 d’entre elles sont originaires de deux pays arabes : 3 du Maroc et 2 d’Irak.

Yifat Shasha-Biton

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Yifat Shasha-Biton, née en 1973 à Tel-Aviv, est en charge du ministère de l’Éducation. Ancienne militante dans le domaine de l’éducation, Yifat Shasha-Bitton est d’origine irako-marocaine, sa mère était infirmière au Maroc et son père est originaire d’Irak. Il possédait une entreprise de transport avant d’émigrer à Israël.

Meirav Cohen

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Meirav Cohen, née en 1983 à Jérusalem, est en charge du ministère de l’égalité sociale. Elle est diplômée de l’Université hébraïque de Jérusalem avec une maîtrise en économie et administration des affaires. Elle a été nommée en 2011 membre du conseil municipal de Jérusalem. Ses deux parents sont marocains. Meirav Cohen est mère de trois enfants.

Karine Elharrar-Hartstein

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Karine Elharrar-Hartstein, née le 9 octobre 1977 44 à Tel-Aviv est en charge du Ministère de l’énergie. Elle souffre de dystrophie musculaire et utilise un fauteuil roulant pour se déplacer. Karine Elharrar-Hartstein est titulaire d’une maîtrise en droit de l’Institute of Academic Administration Administration et d’un second master diplôme en droit du Washington College of Law à l’Université américaine.

Elle est issue d’une famille marocaine qui a déménagé en Israël dans les années cinquante.

Orna Barbivai

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Orna Barbivai, née le 5 septembre 1962 à Afula au nord d’Israël est en charge du ministère de l’Économie. Elle est la première femme à atteindre le grade de général de division dans l’armée.

Orna Barbivai, mariée et mère de trois enfants, est membre du parti Bleu et blanc depuis 2019. Elle est titulaire d’une licence en sciences sociales et humaines de l’université Ben Gourion, en plus d’une maîtrise en administration des affaires à l’université de Haïfa.

Sa mère a immigré en Israël depuis l’Irak et son père a immigré de Roumanie.

Ayelet Shaked

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Ayelet Shaked, née le 7 mai 1976 à Tel-Aviv est en charge du ministère de de l’Intérieur. Titulaire d’une licence en génie électrique et informatique de l’université de Tel Aviv, Ayelet Shaked est mariée à un pilote militaire et mère de deux enfants.

Elle a précédemment servi dans l’armée en tant qu’entraîneur d’infanterie dans la «Brigade Golani» puis a travaillé dans le domaine de la haute technologie.

Ayelet Shaked est d’origine irakienne. Son père travaillait comme comptable avant son émigration dans les années cinquante d’Irak par l’Iran vers Israël, et sa mère qui donnait des cours de Torah à Bagdad.

Pnina Tamano-Shata

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Pnina Tamano-Shata, née la 1 janvier 1981 en Éthiopie, est en charge du ministère de l’Immigration et de l’Intégration. Ancienne journaliste de télévision et avocate, est diplômée en droit de l’Ono Academic College, située dans la ville Kiryat Ono dans le district de Tel Aviv.

Célibataire, elle est célèbre pour sa maîtrise de la langue amharique, ainsi que de l’anglais et de l’hébreu, et pour avoir été la première femme éthiopienne à remporter un siège parlementaire à la Knesset, du parti Bleu et blanc.

Israël: Yaïr Lapid mandaté pour former une coalition

Le président israélien, Reuven Rivlin, a annoncé mercredi soir qu’il avait confié au chef de l’opposition Yaïr Lapid, la responsabilité de former un gouvernement après l’échec du Premier ministre sortant, Benjamin Netanyahu.

Que se passe-t-il :

Après l’expiration, mardi minuit, du délai accordé à Netanyahu à la suite des élections législatives du 23 mars pour former un gouvernement, le président israélien Reuven Rivlin a rencontré Yaïr Lapid, Chef de la formation centriste Yesh Atid (« Il y a un futur ») et Naftali Bennett, le leader de la formation de droite radicale Yamina qui ont chacun demandé au président d’obtenir le mandat pour former le prochain gouvernement.

«J’ai parlé avec Yaïr Lapid et je lui at dit que je lui confiais le mandat de former le gouvernement», a déclaré Rivlin lors d’une allocution officielle depuis la présidence à Jérusalem.

«Des recommandations reçues il est clairement apparu que le député Lapid avait le plus de chance de former un gouvernement», a-t-il ajouté.

Yaïr Lapid a reçu l’appui mercredi d’une cinquantaine de députés du «bloc du changement», tandis que le «bloc de droite» de Benjamin Netanyahu n’a pas recommandé de candidats mais plutôt demandé au président de donner 21 jours aux parlementaires pour trouver un candidat.

Ce qu’ils disent :

Chef de la formation centriste Yesh Atid (« Il y a un futur »), arrivée en deuxième place avec 17 députés aux législatives, les quatrièmes en moins de deux ans, Yaïr Lapid cherche à former un «gouvernement d’union nationale» afin de chasser du pouvoir Netanyahu.

«Le temps pour un nouveau gouvernement est venu (…) Il s’agit d’une opportunité historique de briser les barrières qui divisent la société israélienne, d’unir les religieux et les laïcs, la gauche, la droite et le centre», a-t-il lancé cette semaine.

S’il apparaît comme un choix logique pour nombre de commentateurs israéliens, Yaïr Lapid pourrait devoir trouver un terrain d’entente avec Naftali Bennett, chef de la formation de droite radicale Yamina (7 députés), pour tenter d’atteindre le seuil des 61 députés.

De son côté le parti Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahu continue de s’en prendre au leader de Yamina, Naftali Bennett, à qui il impute la responsabilité de l’échec du Premier ministre à former un gouvernement avant la date limite fixée. Le parti accuse Bennett de «tromper tout le monde et joue sur tous les tableaux».

Netanyahu a également vivement critiqué Bennett, qu’il a accusé d’avoir refusé d’exclure un gouvernement d’unité avec Yaïr Lapid, peu après que ce-dernier se soit fut confié le mandat pour former la prochaine coalition, après l’échec du chef du Likoud, rapporte i24News.

Netanyahu n’a aucune intention de négocier avec les Palestiniens

Israël « doit négocier » la paix avec les Palestiniens mais Benjamin Netanyahu « n’a aucune intention » de le faire, soutient le chef de l’opposition Yaïr Lapid dans un entretien à l’AFP, accusant par ailleurs le gouvernement d’avoir « complètement échoué » à contenir la pandémie.

AFP

Comme l’ensemble de la classe politique israélienne, M. Lapid salue la normalisation des relations entre Israël et les Emirats arabes unis et Bahreïn, qui doit être signée mardi à Washington, mais estime que l’Etat hébreu doit simultanément entamer des pourparlers de paix avec les Palestiniens.

« Le gouvernement dit que nous sommes parvenus à des accords avec des pays sunnites modérés sans payer le prix de négocier avec les Palestiniens. Ce que je dis est la chose suivante: il ne s’agit pas d’un prix à payer, mais de l’intérêt d’Israël de négocier avec les Palestiniens », a déclaré lundi soir M. Lapid à son bureau au Parlement à Jérusalem.

« Mais les Palestiniens doivent aussi comprendre qu’ils ne peuvent plus s’asseoir sur leurs chaises et attendre que le monde arabe et la communauté internationale fassent le travail à leur place (…) Ils doivent être proactifs et cesser de jouer aux éternelles victimes », tranche-t-il.

« Les Palestiniens n’auront pas 100% de ce qu’ils veulent, Jérusalem, le droit au retour (des réfugiés) et les frontières de 1967, cela ne fonctionnera pas, mais il faut qu’ils retournent à la table des négociations et nous devons retourner à la table des négociations », ajoute le leader centriste de la formation Yesh Atid-Telem.

« Je le dis crûment: nous devons aller de l’avant et discuter avec les Palestiniens sur la base de la solution à deux Etats (…) Mais ce gouvernement n’a aucune intention de négocier avec les Palestiniens car pour Netanyahu c’est un danger politique, et avec ses ennuis juridiques (il est jugé pour corruption, NDLR) il a besoin de sa base électorale et celle-ci s’oppose à tout accord » avec les Palestiniens.

Netanyahu négocie tout seul avec les Emirats et le Bahreïn

Après les dernières élections en mars, les associés de Yaïr Lapid, dont le ministre de la Défense Benny Gantz et le chef de la diplomatie Gabi Ashkenazi, ont quitté son navire politique pour rejoindre M. Netanyahu et former avec lui un gouvernement d’union.

« Ils ont fait une erreur et ils le savent à présent. Je leur avais dit: j’ai travaillé avec Netanyahu et il ne vous laissera pas avoir les mains sur le volant. », a dit cet ex-ministre des Finances de M. Netanyahu.

Un exemple? « Il a négocié des accords (…) avec les Emirats et après Bahreïn sans même leur dire », affirme M. Lapid, ex-journaliste vedette à la télé dont la mâchoire saillante, les épaules carrées et les cheveux grisonnants lui confèrent des airs de George Clooney lorsqu’il sirote son expresso en costard.

Or le gouvernement d’union Netanyahu, avec ses 36 ministres, est un « monstre bureaucratique » qui n’a pas su gérer la crise du coronavirus, soutient M. Lapid dans son bureau décoré de photos de lui avec Emmanuel Macron, Boris Johnson, Angela Merkel, Joe Biden, l’ancien ténor républicain John McCain. Mais pas de Donald Trump…

Champion de la lutte anticoronavirus aux premiers jours de la pandémie, Israël a vu le nombre de contaminations exploser ces dernières semaines au point de devenir le deuxième pays au monde ayant recensé le plus de cas per capita, derrière Bahreïn.

La hausse a poussé le gouvernement à devenir le seul pays à rétablir un confinement général de trois semaines, une mesure mal reçue par de nombreux Israéliens.

« C’est une mesure agressive, qui dévaste l’économie et n’est pas utile pour stopper l’épidémie. La seule raison pour laquelle le gouvernement impose un reconfinement c’est qu’il est complètement perdu (…), qu’il a complètement échoué à gérer le coronavirus », accuse M. Lapid.

Netanyahu, une popularité en chute

Ces dernières semaines, des dizaines de milliers d’Israéliens ont pris la rue pour demander le départ du Premier ministre en raison de son procès pour corruption, mais aussi de la gestion, économique et sanitaire, de la pandémie.

Les manifestations innervent le pays après le shabbat, les samedis soirs, à Jérusalem devant la résidence officielle de Benjamin Netanyahu, et sur les ponts dans un chapelet de villes. Yaïr Lapid a jusqu’à présent évité les rassemblements de Jérusalem, mais a fait la tournée des ponts.

Depuis ces manifestations, le taux de popularité de Benjamin Netanyahu a chuté mais son parti, le Likoud, reste en tête des sondages. Les troupes de Yaïr Lapid font du surplace en troisième position.

« Ce n’est pas assez (…) Je dois être en mesure d’avoir un message assez clair pour tirer profit » des manifestations, reconnaît-il, soutenant que Benjamin Netanyahu n’a jamais gagné d’élections lorsque les indicateurs économiques sont au rouge, ce qui est actuellement le cas.