Yaïr Lapid

Yair Lapid, vice-premier ministre d’Israël, est arrivé à Rabat

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L’avion transportant le vice-premier ministre d’Israël et ministre des Affaires étrangères Yair Lapid a atterrit à l’aéroport international de Rabat à 10h45 heure marocaine. Le haut responsable israélien entame ce mercredi une visite de deux jours au Maroc, le premier déplacement officiel d’un haut responsable gouvernemental israélien depuis 2003.

C’est sur Twitter que les membres de la délégation israélienne ont annoncé l’atterrissage de l’avion de la compagnie EL AL à l’aéroport international de Rabat-Salé. Des images qui montrent Mohcine Jazouli, ministre délégué chargé de la Coopération africaine et David Govrin chef de la mission diplomatique de l’Etat hébreux au Maroc accueillant à sa descente d’avion Yair Lapid.

Selon la presse israélienne, lM. Lapid ouvrira officiellement le bureau de liaison israélien à Rabat dans l’après-midi, et rencontrera son homologue marocain, Nasser Bourita.

Il se dirigera jeudi vers Casablanca pour retrouver des responsables de la communauté juive, et se rendra au Temple Beth-El, la célèbre synagogue de la ville portuaire.

Dans le cadre de ce déplacement, Yaïr Lapid sera notamment accompagné du ministre des Affaires sociales Meir Cohen, né à Essaouira, au Maroc, du directeur général du ministère des Affaires étrangères, Alon Ushpiz, et du président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, Ram Ben Barak, rapporte la même source.

Urgent – Un avion des Forces Royales Air atterrit en Israël

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L’avion de transport militaire Hercules (CNA-OK) appartenant aux Forces Royales Air marocaines a atterri ce dimanche à la base aérienne de Hatzor en Israël. Selon les médias israéliens, le Maroc pourrait participer à des manœuvres militaires internationales majeures programmées cette semaine par l’Etat hébreux.

Le vol RMAF213 a atterri il y a 4 heures à Kanaf 4, la base de l’armée de l’air israélienne de Hatzor. Il s’agit d’un avion de transport de l’armée de l’air marocaine Lockheed C-130 Hercules immatriculé CNA-OK C130.

L’arrivée de cet avion militaire marocain survient en amont d’un exercice international conjoint avec l’armée de l’air israélienne et mené par les États-Unis.

Sollicité par le journaliste Barak Ravid de walla. co.il, le porte-parole de l’armée israélienne, Tsahal, a refusé de donner de détails au sujet de l’arrivée de l’avion militaire marocain, notamment sur la durée de son escale et sur l’éventuelle participation du Maroc aux manœuvres militaires aux côtés d’Israël.

« Tsahal coopère avec divers pays et armées étrangers, tout en menant des exercices, des réunions de haut niveau, des recherches et des développements conjoints. Nous ne parlerons pas de coopération avec un pays en particulier. » a-t-il souligné.

Le vol RMAF130 a été particulièrement suivi, ce dimanche matin, par les observateurs israéliens sur Twitter. Et pour cause, c’est la première fois qu’un avion militaire marocain atterrit en Israël.

https://twitter.com/ItayBlumental/status/1411624540837457920

La coopération en matière de sécurité entre Israël et le Maroc est une question politiquement très sensible, affirme le journaliste Barak Ravid. Ce dernier, rappelle l’information rapportée par l’agence de presse turque concernant la participation de navires de la marine israélienne et marocaine à un exercice international en mer Noire.

Après le départ de Netanyahu, le processus de paix entamé il y a quelques mois après la signature des accords d’Abraham, semble reprendre de plus belle. Le gouvernement Bennet-Lapid accélère depuis quelques jours avec la bénédiction de Washington la mise en œuvre desdits accords: nomination d’un ambassadeur du Bahreïn en Israël et ouverture des représentations diplomatiques à Abu Dhabi et à Dubaï en présence du ministre des affaires étrangères Yair Lapid.

3 ministres femmes du nouveau gouvernement israélien sont marocaines

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Le gouvernement de coalition investit dimanche par le Knesset compte le plus grand nombre de femmes depuis la création de l’Etat d’Israël. Sur les neufs ministres femmes, trois sont marocaines et deux sont irakiennes.

Le nouveau gouvernement dirigé par Naftali Bennett et Yair Lapid a enregistré un record, celle du gouvernement le plus féminin de l’histoire d’Israël avec neuf portefeuilles ministériels sur 27 détenus par des femmes soit 33%.

Ce record a été largement considéré comme un moment historique pour Israël, un pays qui, malgré de nombreux progrès, accuse un retard dans l’égalité des sexes. Lequel retard semble être difficile à rattraper si l’on se réfère au traitement médiatique réservé par certains médias ultraorthodoxes à la présence féminine dans le gouvernement Bennett.

A titre d’exemple, le site d’information haredi Behaderey Haredim a illustré un article sur la composition du nouveau gouvernement en floutant le visage de toutes les femmes ministres.

Cette photo floutée a fait le tour des réseaux sociaux et a suscité un tollé au sein des militants des partis centristes et de gauche.

Réagissant à cette polémique, Pnina Tamano-Shata, ministre de l’Immigration et de l’Intégration a déclaré : « Combien faut-il de distorsion mentale pour masquer les visages des femmes, dans le contexte d’un service gouvernemental. Vous pourrez peut-être masquer nos visages, mais pas notre présence ici, forte, impactante dans la direction israélienne

La tendance des médias haredi à censurer les images de femmes est répandue, mais elle est aussi relativement récente, souligne The Jerusalem Post.

Sur 9 ministres femmes, 3 sont marocaines, 2 irakiennes et 1 éthiopienne

Une autre particlualrité du nouveau gouvernement israélien, c’est que sur les neuf femmes ministres 5 d’entre elles sont originaires de deux pays arabes : 3 du Maroc et 2 d’Irak.

Yifat Shasha-Biton

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Yifat Shasha-Biton, née en 1973 à Tel-Aviv, est en charge du ministère de l’Éducation. Ancienne militante dans le domaine de l’éducation, Yifat Shasha-Bitton est d’origine irako-marocaine, sa mère était infirmière au Maroc et son père est originaire d’Irak. Il possédait une entreprise de transport avant d’émigrer à Israël.

Meirav Cohen

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Meirav Cohen, née en 1983 à Jérusalem, est en charge du ministère de l’égalité sociale. Elle est diplômée de l’Université hébraïque de Jérusalem avec une maîtrise en économie et administration des affaires. Elle a été nommée en 2011 membre du conseil municipal de Jérusalem. Ses deux parents sont marocains. Meirav Cohen est mère de trois enfants.

Karine Elharrar-Hartstein

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Karine Elharrar-Hartstein, née le 9 octobre 1977 44 à Tel-Aviv est en charge du Ministère de l’énergie. Elle souffre de dystrophie musculaire et utilise un fauteuil roulant pour se déplacer. Karine Elharrar-Hartstein est titulaire d’une maîtrise en droit de l’Institute of Academic Administration Administration et d’un second master diplôme en droit du Washington College of Law à l’Université américaine.

Elle est issue d’une famille marocaine qui a déménagé en Israël dans les années cinquante.

Orna Barbivai

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Orna Barbivai, née le 5 septembre 1962 à Afula au nord d’Israël est en charge du ministère de l’Économie. Elle est la première femme à atteindre le grade de général de division dans l’armée.

Orna Barbivai, mariée et mère de trois enfants, est membre du parti Bleu et blanc depuis 2019. Elle est titulaire d’une licence en sciences sociales et humaines de l’université Ben Gourion, en plus d’une maîtrise en administration des affaires à l’université de Haïfa.

Sa mère a immigré en Israël depuis l’Irak et son père a immigré de Roumanie.

Ayelet Shaked

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Ayelet Shaked, née le 7 mai 1976 à Tel-Aviv est en charge du ministère de de l’Intérieur. Titulaire d’une licence en génie électrique et informatique de l’université de Tel Aviv, Ayelet Shaked est mariée à un pilote militaire et mère de deux enfants.

Elle a précédemment servi dans l’armée en tant qu’entraîneur d’infanterie dans la «Brigade Golani» puis a travaillé dans le domaine de la haute technologie.

Ayelet Shaked est d’origine irakienne. Son père travaillait comme comptable avant son émigration dans les années cinquante d’Irak par l’Iran vers Israël, et sa mère qui donnait des cours de Torah à Bagdad.

Pnina Tamano-Shata

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Pnina Tamano-Shata, née la 1 janvier 1981 en Éthiopie, est en charge du ministère de l’Immigration et de l’Intégration. Ancienne journaliste de télévision et avocate, est diplômée en droit de l’Ono Academic College, située dans la ville Kiryat Ono dans le district de Tel Aviv.

Célibataire, elle est célèbre pour sa maîtrise de la langue amharique, ainsi que de l’anglais et de l’hébreu, et pour avoir été la première femme éthiopienne à remporter un siège parlementaire à la Knesset, du parti Bleu et blanc.

Israël: Yaïr Lapid mandaté pour former une coalition

Le président israélien, Reuven Rivlin, a annoncé mercredi soir qu’il avait confié au chef de l’opposition Yaïr Lapid, la responsabilité de former un gouvernement après l’échec du Premier ministre sortant, Benjamin Netanyahu.

Que se passe-t-il :

Après l’expiration, mardi minuit, du délai accordé à Netanyahu à la suite des élections législatives du 23 mars pour former un gouvernement, le président israélien Reuven Rivlin a rencontré Yaïr Lapid, Chef de la formation centriste Yesh Atid (« Il y a un futur ») et Naftali Bennett, le leader de la formation de droite radicale Yamina qui ont chacun demandé au président d’obtenir le mandat pour former le prochain gouvernement.

«J’ai parlé avec Yaïr Lapid et je lui at dit que je lui confiais le mandat de former le gouvernement», a déclaré Rivlin lors d’une allocution officielle depuis la présidence à Jérusalem.

«Des recommandations reçues il est clairement apparu que le député Lapid avait le plus de chance de former un gouvernement», a-t-il ajouté.

Yaïr Lapid a reçu l’appui mercredi d’une cinquantaine de députés du «bloc du changement», tandis que le «bloc de droite» de Benjamin Netanyahu n’a pas recommandé de candidats mais plutôt demandé au président de donner 21 jours aux parlementaires pour trouver un candidat.

Ce qu’ils disent :

Chef de la formation centriste Yesh Atid (« Il y a un futur »), arrivée en deuxième place avec 17 députés aux législatives, les quatrièmes en moins de deux ans, Yaïr Lapid cherche à former un «gouvernement d’union nationale» afin de chasser du pouvoir Netanyahu.

«Le temps pour un nouveau gouvernement est venu (…) Il s’agit d’une opportunité historique de briser les barrières qui divisent la société israélienne, d’unir les religieux et les laïcs, la gauche, la droite et le centre», a-t-il lancé cette semaine.

S’il apparaît comme un choix logique pour nombre de commentateurs israéliens, Yaïr Lapid pourrait devoir trouver un terrain d’entente avec Naftali Bennett, chef de la formation de droite radicale Yamina (7 députés), pour tenter d’atteindre le seuil des 61 députés.

De son côté le parti Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahu continue de s’en prendre au leader de Yamina, Naftali Bennett, à qui il impute la responsabilité de l’échec du Premier ministre à former un gouvernement avant la date limite fixée. Le parti accuse Bennett de «tromper tout le monde et joue sur tous les tableaux».

Netanyahu a également vivement critiqué Bennett, qu’il a accusé d’avoir refusé d’exclure un gouvernement d’unité avec Yaïr Lapid, peu après que ce-dernier se soit fut confié le mandat pour former la prochaine coalition, après l’échec du chef du Likoud, rapporte i24News.

Netanyahu n’a aucune intention de négocier avec les Palestiniens

Israël « doit négocier » la paix avec les Palestiniens mais Benjamin Netanyahu « n’a aucune intention » de le faire, soutient le chef de l’opposition Yaïr Lapid dans un entretien à l’AFP, accusant par ailleurs le gouvernement d’avoir « complètement échoué » à contenir la pandémie.

AFP

Comme l’ensemble de la classe politique israélienne, M. Lapid salue la normalisation des relations entre Israël et les Emirats arabes unis et Bahreïn, qui doit être signée mardi à Washington, mais estime que l’Etat hébreu doit simultanément entamer des pourparlers de paix avec les Palestiniens.

« Le gouvernement dit que nous sommes parvenus à des accords avec des pays sunnites modérés sans payer le prix de négocier avec les Palestiniens. Ce que je dis est la chose suivante: il ne s’agit pas d’un prix à payer, mais de l’intérêt d’Israël de négocier avec les Palestiniens », a déclaré lundi soir M. Lapid à son bureau au Parlement à Jérusalem.

« Mais les Palestiniens doivent aussi comprendre qu’ils ne peuvent plus s’asseoir sur leurs chaises et attendre que le monde arabe et la communauté internationale fassent le travail à leur place (…) Ils doivent être proactifs et cesser de jouer aux éternelles victimes », tranche-t-il.

« Les Palestiniens n’auront pas 100% de ce qu’ils veulent, Jérusalem, le droit au retour (des réfugiés) et les frontières de 1967, cela ne fonctionnera pas, mais il faut qu’ils retournent à la table des négociations et nous devons retourner à la table des négociations », ajoute le leader centriste de la formation Yesh Atid-Telem.

« Je le dis crûment: nous devons aller de l’avant et discuter avec les Palestiniens sur la base de la solution à deux Etats (…) Mais ce gouvernement n’a aucune intention de négocier avec les Palestiniens car pour Netanyahu c’est un danger politique, et avec ses ennuis juridiques (il est jugé pour corruption, NDLR) il a besoin de sa base électorale et celle-ci s’oppose à tout accord » avec les Palestiniens.

Netanyahu négocie tout seul avec les Emirats et le Bahreïn

Après les dernières élections en mars, les associés de Yaïr Lapid, dont le ministre de la Défense Benny Gantz et le chef de la diplomatie Gabi Ashkenazi, ont quitté son navire politique pour rejoindre M. Netanyahu et former avec lui un gouvernement d’union.

« Ils ont fait une erreur et ils le savent à présent. Je leur avais dit: j’ai travaillé avec Netanyahu et il ne vous laissera pas avoir les mains sur le volant. », a dit cet ex-ministre des Finances de M. Netanyahu.

Un exemple? « Il a négocié des accords (…) avec les Emirats et après Bahreïn sans même leur dire », affirme M. Lapid, ex-journaliste vedette à la télé dont la mâchoire saillante, les épaules carrées et les cheveux grisonnants lui confèrent des airs de George Clooney lorsqu’il sirote son expresso en costard.

Or le gouvernement d’union Netanyahu, avec ses 36 ministres, est un « monstre bureaucratique » qui n’a pas su gérer la crise du coronavirus, soutient M. Lapid dans son bureau décoré de photos de lui avec Emmanuel Macron, Boris Johnson, Angela Merkel, Joe Biden, l’ancien ténor républicain John McCain. Mais pas de Donald Trump…

Champion de la lutte anticoronavirus aux premiers jours de la pandémie, Israël a vu le nombre de contaminations exploser ces dernières semaines au point de devenir le deuxième pays au monde ayant recensé le plus de cas per capita, derrière Bahreïn.

La hausse a poussé le gouvernement à devenir le seul pays à rétablir un confinement général de trois semaines, une mesure mal reçue par de nombreux Israéliens.

« C’est une mesure agressive, qui dévaste l’économie et n’est pas utile pour stopper l’épidémie. La seule raison pour laquelle le gouvernement impose un reconfinement c’est qu’il est complètement perdu (…), qu’il a complètement échoué à gérer le coronavirus », accuse M. Lapid.

Netanyahu, une popularité en chute

Ces dernières semaines, des dizaines de milliers d’Israéliens ont pris la rue pour demander le départ du Premier ministre en raison de son procès pour corruption, mais aussi de la gestion, économique et sanitaire, de la pandémie.

Les manifestations innervent le pays après le shabbat, les samedis soirs, à Jérusalem devant la résidence officielle de Benjamin Netanyahu, et sur les ponts dans un chapelet de villes. Yaïr Lapid a jusqu’à présent évité les rassemblements de Jérusalem, mais a fait la tournée des ponts.

Depuis ces manifestations, le taux de popularité de Benjamin Netanyahu a chuté mais son parti, le Likoud, reste en tête des sondages. Les troupes de Yaïr Lapid font du surplace en troisième position.

« Ce n’est pas assez (…) Je dois être en mesure d’avoir un message assez clair pour tirer profit » des manifestations, reconnaît-il, soutenant que Benjamin Netanyahu n’a jamais gagné d’élections lorsque les indicateurs économiques sont au rouge, ce qui est actuellement le cas.