fbpx

Valéry Giscard d'Estaing

Valéry Giscard d’Estaing est mort

Valéry Giscard d’Estaing est mort ce mercredi. L’ancien président de la République avait 94 ans.

Après Jacques Chirac en septembre 2019, la France a perdu un nouveau président. Fragilisé ces derniers mois, Valéry Giscard d’Estaing est mort ce mercredi 3 décembre, à l’âge de 94 ans. Hospitalisé en septembre dernier à Tours pour une infection pulmonaire, l’ancien président de la République avait de nouveau fait un passage par la case hôpital à la mi-novembre. Il avait récemment été autorisé à rentrer chez lui pour poursuivre sa convalescence.

Chef de l’Etat de 1974 à 1981, élu à l’Académie française, membre du Conseil constitutionnel… Valéry Giscard d’Estaing aura gagné un blason : celui du président de la République à la plus grande longévité. Né en 1926 en plein cœur de la République de Weimar, celui que l’on se plaît à surnommer «VGE» aura survécu à nombre de ses opposants. François Mitterrand, d’abord, qui l’avait battu en 1981 à l’élection présidentielle. Puis, l’ennemi juré, Jacques Chirac, de six ans son cadet, dont il ne pardonnera jamais la trahison.

Quand VGE a essayé de voler le Roi Hassan II

L’animateur Stéphane Bern avait rapporté dans l’une de ses émissions télé l’histoire insolite du Valéry Giscard d’Estaing qui aurait essayé de voler une cuillère au Roi Hassan II.

« Je vais vous raconter une histoire, c’est arrivé à un de nos présidents de la République, qui collectionne les petites cuillères, qui, chez le Roi du Maroc a piqué une petite cuillère ».

« Quelqu’un l’a vu et l’a dit au Roi, et qui a fait preuve d’une chose merveilleuse. Il a pris lui-même sa petite cuillère et il a dit : vous voyez ma petite cuillère ?, Abracadabra, et il l’a mise dans sa poche, et il a dit « c’est vous Monsieur le président qui avez ma petite cuillère » ». a poursuivit l’animateur.

Le président français était alors obligé de restituer la petite cuillère. « C’est une histoire authentique qui m’a été racontée par une personne qui était présente », conclut Stéphane Bern.

Macron au chevet de l’Iran

/

Si les troubles qui secouent l’Iran depuis quelques jours sont du pain béni pour Washington, Israël et quelques pays du Conseil de la coopération du golfe, qui y voient une sorte de «printemps perse» et occasion rêvée pour faire tomber le régime des Mollahs, la position de Paris demeure vigilante à ce sujet. La France, principale bénéficiaire de l’ouverture économique de l’Iran après la levée partielle de l’embargo sur ce pays suite à l’accord sur le nucléaire, attend de voir plus clair dans cet imbroglio géopolitique pour pouvoir se prononcer sur un sujet aux ramifications régionales profondes et complexes.

En janvier 2017, il y a tout juste un an, le président iranien, Hassan Rouhani, se rendait en visite de travail à Paris. Plusieurs protocoles d’accords ont été signés entre les deux pays dans les domaines de l’aéronautique, agroalimentaire, pharmaceutique, textile et de l’industrie automobile. Une commande ferme de 127 Airbus au profit de Iran Air avait été annoncée et des projections sont à l’étude quant à l’extension de l’exploitation de certains champs d’hydrocarbures.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, devait se rendre en ce début d’année à Téhéran pour y préparer la visite du président Emmanuel Macron et la concrétisation des protocoles d’accords paraphés sous son prédécesseur François Hollande. Mais la zone de turbulences par laquelle passe l’Iran a obligé les deux pays, d’un commun accord, à reporter la visite de travail du chef de la diplomatie française en attendant une meilleure visibilité dans les semaines à venir.

Les intérêts de la France dans cette région du monde sont multiples, les uns aussi importants que les autres : militaires, énergétiques, géostratégiques (détroit d’Ormuz et delta de Chatt-el-Arab) et culturels. Et les rapports entre la France et l’Iran des Mollahs ne sont pas nés sur le tard. Ce sont en effet les services du SDECE (ancêtre de la DGSE), sous la houlette du puissant et influent Comte Alexandre de Marenches, qui ont abrité, surveillé, contrôlé et organisé le quartier général de Khomeini à Neauphle-le-Château durant toute la durée de son «exil» dans la région parisienne.

D’ailleurs, le Shah d’Iran, qui recevait régulièrement à cette époque-là un émissaire du Président français Valéry Giscard d’Estaing, en la personne de son ambassadeur et représentant personnel, Michel Poniatowski, en vue de régler le «dossier Khomeini», n’a jamais eu gain de cause auprès des autorités françaises.

Plus, les services de renseignement français appuieront les Mollahs par tous les moyens à préparer la révolution depuis le fief de Khomeini à Neauphle-le-Château jusqu’à presque l’«installer» officiellement au pouvoir en Iran : arrivé à Téhéran le 1 février 1979 dans un vol spécial affrété par le Quai d’Orsay, Khomeini était suivi par toute sa «cour» qui l’accompagnait à bord du Boeing 747 d’Air France retenu pour l’occasion par les autorités françaises.

Le geste du Commandant de bord français, Jean Mouy, tenant le bras de l’Ayatollah Khomeini pour l’aider à descendre les marches de la passerelle de l’avion, est d’une symbolique telle qu’elle reflète l’appui de la France à ce nouveau pouvoir qui venait de chasser la monarchie laïque et moderniste des Pahlavi.

Le commandant de bord français, Jean Mouy, tenant le bras de l’Ayatollah Khomeini pour l’aider à descendre les marches de la passerelle de l’avion d’Air France qu’il l’a transporté de Paris à Téhéran, le 1er février 1979.

Depuis quarante ans que Paris entretient bon an, mal an, des intérêts aussi stratégiques avec un pays aussi important que l’Iran, ce ne sont pas des «échauffourées» populaires qui vont aujourd’hui inquiéter la France sachant que cette dernière, pragmatique, place ses intérêts supérieurs avant toute considération. Et dans ce cas d’espèce, un Iran fort, qui vient de gagner de surcroît la guerre contre Daech aux côtés de la Russie, de la Syrie, de l’Irak et du Hezbollah, est un pays à soutenir et à appuyer, au risque de laisser place à l’inconnu. Macron l’a compris.

Le1Facts : 1979, quand le GIGN français et la DGSE libéraient la Kaâba

/

Fatih Moharram de l’an 1400 de l’hégire, correspondant au 20 novembre 1979 fut la date choisie par un groupe d’insurgés s’étant donné pour mission de reprendre la Mecque au royaume saoudien et annoncer la venue de Mahdi.

Il est peu après 5h du matin, l’imam Mohammed ibn Soubbayil s’apprête à la prière de l’aube, l’appel à la prière depuis le micro d’Al-Masjid al-Haram est lancé. Soudain, l’impensable se produit. Un individu reprend le micro et les milliers de musulmans aux alentours entendent la voix d’un certain Jouhaymane al Utaybi. Il présente alors son beau-frère, Mohammed al Qahtani, comme le Mahdi tant attendu à un auditoire stupéfait. Des coups de feu retentissent, des hommes, par dizaines, tirent alors sur les gardes désarmés au milieu des fidèles. Pendant près d’une heure, Jouhaymane al Utaybi va fustiger le roi et sa famille au micro, appelant le monde musulman à l’insurrection.

La prise d’otages a duré 14 jours. Lors d’une première tentative pour les libérer, les forces de sécurité saoudiennes, mal entraînées, ont été laminées perdant plus d’une centaine de leurs membres. C’est là où le Roi Khalid Ben Abdelaziz, par l’intermédiaire du Ministre de L’intérieur, le Prince Nayef ben Abdel Aziz, ministre de l’Intérieur, a appelé le président français à la rescousse. Valéry Giscard d’Estaing, après réunion d’un Conseil de défense, a décidé d’envoyer un commando du GIGN et une équipe du SDECE, ancêtre de la DGSE, pour mettre fin à cette rébellion menée par des opposants à la famille régnante en Arabie saoudite.

Bien outillés et bien renseignés, notamment grâce aux plans des lieux mis à leur disposition par l’entreprise Ben Laden qui a procédé au réaménagement des lieux saints, les éléments du GIGN et des services secrets français, ont préparé l’assaut final grâce à des techniques de gazage des sous-sols. Les unités d’élite françaises ont réussi à libérer les otages et à mettre la main sur les ravisseurs. Même si la version officielle saoudienne ne reconnaît pas l’intervention sur le terrain du commando français, ce dernier, selon Ryad, ayant « uniquement » encadré celle des forces locales, avec comme argument qu’un non-musulman ne peut pas accéder à l’enceinte sacrée. En revanche, des sources occidentales avancent que les éléments du commando français ont eu droit à une « cérémonie de reconversion expresse à l’Islam » pour pouvoir mener cette opération.

 

Le supposé mahdi, Mohammed al Qahtani, sera retrouvé mort. Dès les débuts de la prise d’otage, il succombera de ses blessures après avoir été déchiqueté par une grenade. Juhayman al Utaybi, chef des insurgés et ancien caporal retraité de la Garde Nationale Saoudienne sera arrêté avec plus d’une soixantaines de ses partisans. Ils seront décapités au sabre, quand d’autres passeront des années en prison. Certains, relâchés plus tard, témoigneront des événements dans le livre de Yaroslav Trofimov intitulé « The siege of Mecca » sorti en 2007.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

LE1