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Le1Facts : 14 août 1979, récupération de la région de Oued Eddahab

Au lendemain du succès de la Marche Verte, fut signé le 14 novembre 1975 l’Accord tripartite de Madrid entre l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie, établissant les conditions du retrait espagnol du Sahara et la partition du territoire entre le Maroc et la Mauritanie. Subissant les pressions algériennes et les raids militaires du Polisario, Nouakchott était incapable de gérer le territoire ni de le contrôler. Unilatéralement, la Mauritanie a décidé, il y a 39 ans, de quitter le territoire laissant la voie libre au propriétaire légal et historique de cette vaste parcelle désertique, le Maroc, de rétrocéder son dû.

La partie n’était pas aisée. Politiquement et sur le plan du droit, le Maroc n’avait rien à prouver. Mais sur le terrain il fallait faire face non pas aux milices du Polisario mais à l’armée algérienne qui a mobilisé toute une division pour rallier Dakhla. Mais c’était sans compter sur la bravoure et la détermination des troupes du général Dlimi qui, à la tête d’une importante colonne armée formée de deux brigades d’artillerie lourde, des BLS et des unités d’élite des parachutistes, se sont frayés une poche à la verticale de l’axe Boujdour-Dakhla pour stopper net l’offensive algérienne.

La contre-offensive marocaine sur les fronts de Amgala et de Bir Anzarane a donné lieu aux deux célèbres batailles éponymes où les éléments des Forces armées royales ont démontré leur suprématie dans le combat et sur le champ de bataille desquels des centaines d’hommes sont tombés en martyrs. Plus de 700 soldats algériens ont été faits prisonniers.

C’est ainsi que le 14 août de chaque année est célébré au Maroc l’anniversaire de la récupération de la région méridionale du Sahara marocain, Oued Eddahab, en hommage à ces hommes courageux, ces héros, qui ont donné de leur vie pour l’intégrité territoriale du Maroc.

Il y a 106 ans, le Traité de Fès mettait le Maroc sous le régime du protectorat

Conclu le 30 mars 1912, le traité de Fès établit «l’organisation du protectorat français dans l’empire chérifien». En le signant, le sultan marocain Moulay Abdelhafid mettait fin à 12 siècles d’indépendance. Par cet accord, la France achevait sa domination sur l’Afrique du Nord. Le général Hubert Lyautey, qui avait progressivement conduit la conquête du Maroc, notamment via Oujda dès 1907, est désigné Résident général auprès du sultan.

L’Empire chérifien traversait à l’époque une grave crise dynastique et économique. Moulay Abdelhafid, installé à Marrakech, menait des intrigues et des complots contre son frère le sultan Moulay Abdelaziz, basé à Fès. Lire ici

#LE1Facts – Hassan Il : L’Islam, cette “Cité Idéale”

S’adressant à la Conférence islamique des ministres des Affaires étrangères réunie en sa 10e session à Fès au mois de mai 1979, le défunt Roi Hassan II a appelé les délégués ministériels représentant les 57 pays musulmans qui forment l’OCI, à être à la hauteur des valeurs et des principes voulus par l’Islam et ne jamais faire de concession concernant les fondamentaux.


En revanche, Hassan II a appelé les dirigeants du Monde islamique à faire preuve d’intelligence quand il s’agit de de saisir l’opportunité d’un moment politique. Il a donné pour preuve en cela la Fatiha, qui est le Pater Noster du Coran et de l’Islam, en tant que ciment des croyants : quelles que soient la langue et les origines du musulman, la Fatiha demeure son repère et son référentiel.

Consacrée à la question palestinienne, cette 10e session était l’occasion de conjuguer les efforts des pays musulmans en vue de trouver une solution à la cause centrale du Monde musulman. À cet effet, Hassan II a appelé ses compères à faire confiance aux palestiniens lesquels, selon le défunt souverain, “n’ont nul de besoin de tuteurs” mais d’appui et de solidarité.

#Le1Facts : Quand Fès était la capitale industrielle mondiale du savon

A l’époque médiévale, alors que la chimie était pratiquée en Europe pour des pratiques de sorcellerie, le monde musulman à peine un siècle après son avènement, utilisait la chimie pour développer son industrie : alliages, médecine, armement, parfumerie …etc. Un des exemples des domaines d’application de l’industrie chimique dans le monde musulman est le savon.

Le savon qui n’a vu son apparition en Europe qu’au 15éme siècle était importé de l’Andalousie musulmane et d’Afrique du Nord, spécialement de la ville impériale de Fès. La capitale cultuelle du Royaume du Maroc comptait à elle seule 17 ateliers de fabrication de savon.

 

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Le1Facts : 1979, quand le GIGN français et la DGSE libéraient la Kaâba

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Fatih Moharram de l’an 1400 de l’hégire, correspondant au 20 novembre 1979 fut la date choisie par un groupe d’insurgés s’étant donné pour mission de reprendre la Mecque au royaume saoudien et annoncer la venue de Mahdi.

Il est peu après 5h du matin, l’imam Mohammed ibn Soubbayil s’apprête à la prière de l’aube, l’appel à la prière depuis le micro d’Al-Masjid al-Haram est lancé. Soudain, l’impensable se produit. Un individu reprend le micro et les milliers de musulmans aux alentours entendent la voix d’un certain Jouhaymane al Utaybi. Il présente alors son beau-frère, Mohammed al Qahtani, comme le Mahdi tant attendu à un auditoire stupéfait. Des coups de feu retentissent, des hommes, par dizaines, tirent alors sur les gardes désarmés au milieu des fidèles. Pendant près d’une heure, Jouhaymane al Utaybi va fustiger le roi et sa famille au micro, appelant le monde musulman à l’insurrection.

La prise d’otages a duré 14 jours. Lors d’une première tentative pour les libérer, les forces de sécurité saoudiennes, mal entraînées, ont été laminées perdant plus d’une centaine de leurs membres. C’est là où le Roi Khalid Ben Abdelaziz, par l’intermédiaire du Ministre de L’intérieur, le Prince Nayef ben Abdel Aziz, ministre de l’Intérieur, a appelé le président français à la rescousse. Valéry Giscard d’Estaing, après réunion d’un Conseil de défense, a décidé d’envoyer un commando du GIGN et une équipe du SDECE, ancêtre de la DGSE, pour mettre fin à cette rébellion menée par des opposants à la famille régnante en Arabie saoudite.

Bien outillés et bien renseignés, notamment grâce aux plans des lieux mis à leur disposition par l’entreprise Ben Laden qui a procédé au réaménagement des lieux saints, les éléments du GIGN et des services secrets français, ont préparé l’assaut final grâce à des techniques de gazage des sous-sols. Les unités d’élite françaises ont réussi à libérer les otages et à mettre la main sur les ravisseurs. Même si la version officielle saoudienne ne reconnaît pas l’intervention sur le terrain du commando français, ce dernier, selon Ryad, ayant “uniquement” encadré celle des forces locales, avec comme argument qu’un non-musulman ne peut pas accéder à l’enceinte sacrée. En revanche, des sources occidentales avancent que les éléments du commando français ont eu droit à une “cérémonie de reconversion expresse à l’Islam” pour pouvoir mener cette opération.

 

Le supposé mahdi, Mohammed al Qahtani, sera retrouvé mort. Dès les débuts de la prise d’otage, il succombera de ses blessures après avoir été déchiqueté par une grenade. Juhayman al Utaybi, chef des insurgés et ancien caporal retraité de la Garde Nationale Saoudienne sera arrêté avec plus d’une soixantaines de ses partisans. Ils seront décapités au sabre, quand d’autres passeront des années en prison. Certains, relâchés plus tard, témoigneront des événements dans le livre de Yaroslav Trofimov intitulé « The siege of Mecca » sorti en 2007.

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#LE1facts : Un demi siècle après la débâcle de juin 1967

Il y a 50 ans, les Arabes subissaient leur plus gros revers militaire face à Israël. La guerre des Six-Jours a marqué un tournant et a eu un grand impact symbolique et psychologique.

Israël a ainsi remporté une victoire-éclair face aux armées de 12 pays arabes, conquis la totalité d’Al-Qods et annexé la Cisjordanie et le Sinaï. L’ensemble de l’aviation égyptienne a été détruit.

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#Le1Facts : Nakba, 6 millions de palestiniens toujours loin de leur terre

Il y a 69 ans, suite à la Guerre entre les pays Arabes et le nouvel Etat naissant appelé Israël, des centaines de milliers de Palestiniens sont forcés de fuir leurs villes, villages et maisons pour aller trouver refuge dans des ghettos dans les pays avoisinants.

Il s’agit du plus grand exode humain jamais enregistré. C’est la Nakba, soit le grand désastre.
Aujourd’hui encore, ces populations de plusieurs millions, victimes de ce transfert hors normes, sont interdits de retour par les autorités israéliennes d’occupation.
La diaspora palestinienne compte aujourd’hui plus de 6 millions de personnes, entre réfugiés et autres naturalisés dans des pays d’accueil dans les cinq continents.

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