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Union Européene

Plus de la moitié de l’Europe touchée par une extrême sécheresse

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Environ 60 % de l’UE et du Royaume-Uni ont été touchés par la sécheresse, selon l’Observatoire européen de la sécheresse. Les vagues de chaleur record liées au changement climatique ont asséché les rivières du continent et fait chuter les réserves d’eau à des niveaux historiquement bas.

De la distribution d’eau en France à l’ouest à la mort de poissons en Serbie à l’est, en passant par l’évaporation d’un fleuve en Allemagne et le dépérissement des oliviers en Espagne et en Italie, une grande partie du territoire européen souffre de ce qui devrait être la pire sécheresse depuis 500 ans.

Selon de nouvelles données publiées mardi soir par l’Observatoire européen de la sécheresse (OED) de la Commission, quelque 47 % des terres de l’Union européenne ont connu des conditions de sécheresse « d’alerte » – la deuxième catégorie de sécheresse la plus grave – au cours des dix jours précédant le 30 juillet.

Ce qui est plus inquiétant, c’est que 17 % des terres ont atteint le statut d' »alerte » le plus grave, contre 15 % auparavant, ce qui signifie que non seulement les sols s’assèchent après de faibles précipitations, mais que les plantes et les cultures souffrent également.

47 % du territoire de l’UE ont été placés en état d’alerte à la sécheresse
Les poissons meurent en raison de la baisse des niveaux d’eau en Serbie

De nouvelles vagues de chaleur et peu de pluie se profilent à l’horizon, mais les prévisions à plus long terme sont plus inquiétantes, a déclaré mardi Andrea Toreti, chercheur principal au Centre commun de recherche de la Commission européenne.

«Si l’on considère les trois prochains mois, nous voyons toujours un risque très élevé de conditions sèches sur l’Europe occidentale et centrale, ainsi que sur le Royaume-Uni», a-t-il déclaré aux journalistes.

https://twitter.com/andreatoreti/status/1557714129846259712?s=21&t=eNHoc-yVFLs5g9zX3f2k8Q

Copernicus, un service de surveillance du climat associé à l’Union européenne, simule un danger croissant d’incendie en Europe occidentale dans les années à venir, les températures continuant à augmenter.

https://twitter.com/mrjamescosgrove/status/1557694528554950656?s=21&t=ljRv_sHxCLEZVsLlQFFP8w

Crise en Ukraine : L’UE pourrait interdire le trading d’obligations d’État russes et sanctionner des centaines de personnes

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Les sanctions de l’Union européenne à l’encontre de la Russie pourraient inclure l’inscription de centaines d’hommes politiques et de fonctionnaires sur des listes noires, l’interdiction de négocier des obligations d’État russes et l’interdiction d’importer et d’exporter des entités séparatistes du Donbass, Donetsk et Lougansk, ont déclaré mardi des diplomates et des fonctionnaires de l’UE.

Reuters

Les ambassadeurs de l’Union européenne ont approuvé à l’unanimité, lors d’une réunion à Bruxelles, le principe d’imposer des sanctions après la reconnaissance officielle par la Russie de deux régions séparatistes dans l’est de l’Ukraine.

Les ministres des affaires étrangères de l’UE se réuniront plus tard à Paris pour convenir des détails de ces mesures, ont déclaré plusieurs diplomates à Reuters.

Pendant ce temps, le chancelier allemand Olaf Scholz a gelé la certification du gazoduc Nord Stream 2, dans l’une des réactions les plus profondes aux mesures prises par Moscou.

https://twitter.com/le1info/status/1496092874512896002

L’annonce faite lundi par le président russe Vladimir Poutine, suivie de la signature d’un décret sur le déploiement de troupes russes à Donetsk et à Louhansk, a suscité une condamnation internationale et des sanctions immédiates de la part des États-Unis.

L’Union européenne a répété à plusieurs reprises qu’elle était prête à imposer des «sanctions massives» à l’économie russe si Moscou envahissait l’Ukraine, mais elle a également prévenu que, compte tenu des liens énergétiques et commerciaux étroits entre l’UE et la Russie, elle souhaitait renforcer ces sanctions par étapes.

«Nous devons veiller à ce que, quoi qu’il arrive, la Russie ressente la douleur… pour nous assurer qu’elle n’est absolument pas incitée à aller plus loin», a déclaré mardi le ministre irlandais des affaires européennes, Thomas Byrne.

La série des sanctions pourrait inclure l’inscription sur une liste noire de l’UE des membres de la chambre basse du parlement russe qui ont voté en faveur de la reconnaissance de l’indépendance des deux régions séparatistes, a déclaré un fonctionnaire européen.

Les ambassadeurs ont également discuté de la possibilité de sanctionner les entreprises et les banques impliquées dans le financement des activités séparatistes dans l’est de l’Ukraine, a indiqué une source de la Commission européenne.

Les deux régions pourraient également être exclues d’un accord de libre-échange entre l’UE et l’Ukraine, a ajouté la source.

Une Europe a deux vitesses

Les 27 États membres de l’Union européenne n’ont pas tous la même relation avec la Russie ni la même dépendance vis-à-vis de son gaz, ce qui pourrait éventuellement compliquer l’adoption de sanctions, indique Reuters.

Selon des fonctionnaires et des diplomates européens, certains pays de l’UE, dont l’Autriche, la Hongrie et l’Italie, les plus proches alliés de la Russie au sein de l’Union, préféreraient des sanctions plus limitées en réponse à l’intervention de M. Poutine dans l’est de l’Ukraine.

D’autres souhaitent que l’éventail de mesures plus complet et plus sévère évoqué ces dernières semaines en cas d’invasion de l’Ukraine par la Russie soit déployé dès maintenant. Les États baltes, d’Europe centrale et orientale, estiment que des sanctions sévères devraient être imposées immédiatement, la Russie faisant déjà preuve d’agressivité militaire à l’égard de l’Ukraine.

Le Premier ministre italien Mario Draghi, dont le pays dépend de la Russie pour une grande partie de son gaz, a déclaré lors d’une conférence de presse à Rome que toute sanction ne devrait pas inclure les importations d’énergie.

«La façon dont nous réagissons en tant qu’Union européenne définira notre caractère et, en fait, l’avenir de l’Europe», a déclaré le vice-ministre lituanien des affaires étrangères, Arnoldas Pranckevicius, lors d’une réunion à Bruxelles.

Les sanctions «ne doivent pas être symboliques. Si nous voulons dissuader le président Poutine de poursuivre ses actions, si nous voulons empêcher la guerre de se produire, nous devons prendre des mesures sérieuses.»

Intaliq : Chakib Alj a fait des progrès. C’est pire que d’habitude !

Le président de la CGEM, Chakib Alj, a lancé ce jeudi, un site web dédié aux startups et aux TPE, avec l’appui financier de l’Union Européenne, et la contribution de la région de Casablanca-Settat, de la Fondation OCP et de la Banque mondiale. Comme le népotisme fait désormais partie intégrante de l’ADN de la CGEM, M. Alj a profité de l’exposition médiatique de ce lancement pour mettre en avant sa nièce Sofia Alj, fille de son frère Kader Alj et promouvoir son mari, Ismael Belkhayat qui n’est autre le frère de l’ancien ministre Moncef Belkhayat. Désespérant.

Sensée être une plateforme inclusive au profit des jeunes porteurs de projets, aux startups et aux TPE de tous horizons, Intaliq est dans les fait est un outil de promotion exclusif à la famille Alj.

Sofia Alj, nièce du Président de Chakib Alj, a fait hier sa première sortie publique en tant que «Entrepreneuse» du digital en apportant son témoignage sur comment la plateforme de la confédération de son tonton allait faciliter la vie aux entrepreneurs. Une occasion ratée, car dans son «testimonial», son manque d’enthousiasme et de conviction dénotait avec l’énergie et le dynamisme des autres jeunes entrepreneuses. La reine du bal sera ensuite conviée à se mettre au centre de la photo de «famille» qui sera ensuite envoyée à la MAP et au reste des médias.

Dans son élan de générosité et d’expression de preuve d’amour pour son frère, il incruste le mari de sa nièce dans la rubrique podcasts de la plateforme. Ce mari n’est autre que Ismael Belkhayat, frère de l’ancien ministre Moncef Belkhayat.

Chakib Alj confond la CGEM, syndicat de toutes les entreprises du Royaume et sa minoterie. Pourquoi n’a-t-il pas profité de l’exceptionnelle aura de sa nièce et son mari pour faire briller ses affaires personnelles ? La réponse est simple, quand c’est l’argent des autres on peut jeter l’argent par la fenêtre.

Chakib Alj n’a aucun droit de faire profiter les entreprises de sa famille de l’image de la CGEM, de celle de la fondation OCP, de celle de l’Union européenne et de la Banque Mondiale. Ce que nous avons décrié ici sur ce support concernant les dérives népotistes de Mezouar, sont entrain de reprendre le dessus au sein de la Confédération avec son successeur.

Les jeunes dames qui ont témoigné aux cotés de la nièce du président ont été plus convaincantes. Il aurait dut s’arrêter à elles. Pourquoi absolument nous imposer une pourrie gâtée qui n’a de mérite que d’être née avec une cuillère d’argent dans la bouche.

Aussi, doit-on se poser la question sur le niveau de coordination avec le gouvernement marocain sur l’opportunité de s’afficher devant les drapeaux de l’UE qui nous cherche des poux depuis un moment.

L’autre mal qui gangrène le Digital marocain, ce sont les enfants des riches

Le scandal de la marque #MoroccoTech qui a apporté son lot de révélations, notamment celle de la falsification de données de l’OMPIC par la ministre Ghita Mezzour, a relancé le débat sur l’écosystème numérique du pays, gangrené par des vendeurs de sables et d’usurpateurs de tout genre.

Avec cette affaire de Chakib Alj, nous mettons le doigt sur un autre phénomène du digital marocain, celui des enfants de riches et des hauts responsables.

Avant l’ère du digital, les familles aisées marocaines, pour transmettre leur fortune à leurs rejetons, ou détourner le regard du fisc ou blanchir de l’argent, ils leur achetaient des voitures, des biens fonciers et immobiliers et leur finançaient «une affaire».

Aujourd’hui tous les enfants de la bourgeoisie marocaine veulent «faire le digital». Comme les parents et les tontons ne pigent rien dans ce domaine, ils vont aller piocher dans les idées de projets des enfants des moins aisés et des pauvres. Des jeunes que leur ramènent les nouveaux négriers de notre ère, les organisateurs de hackatons et des «speed pitchs».

Regardez-vous même l’attitude haineuse et scandaleuse de Thami Ghorfi lors d’une émission pour jeunes entrepreneurs diffusée l’année dernière sur 2M. Une scène moyenâgeuse d’un seigneur jetant une bourse d’écus du haut de sa carrosse au petit gueu qui traine dans une rue boueuse.

C’est l’exemple type du marocain qui s’est assuré une belle retraite à Londres et qui cherche à transmettre sa fortune à ses enfants.

Sur d’autre cieux, pour diluer ce phénomème, la bourgeoisie ne tombe pas si bas. Elle fait en sorte de faire grandir le gâteau pour que tout le monde peut en profiter dans la dignité.

L’UE salue la décision du Maroc de faciliter le retour des mineurs non accompagnés

L’Union européenne a salué les hautes instructions réitérées par le roi Mohammed VI à l’endroit du gouvernement marocain afin que la question des mineurs marocains non accompagnés, se trouvant en situation irrégulière dans certains pays européens, soit définitivement réglée.

Avec MAP

«L’UE se félicite de la décision du Maroc de faciliter le retour des mineurs marocains non accompagnés et dûment identifiés», a affirmé, mardi, une porte-parole de l’Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité dans une déclaration à la MAP.

Elle a souligné que «pendant des années, l’UE et le Maroc ont entretenu une excellente coopération en matière de migration, aboutissant à de très bons résultats», se disant convaincue que «cette collaboration fructueuse pourra être préservée».

La porte parole a ajouté que «le Maroc est un partenaire important pour l’UE et l’un de nos voisins les plus proches», notant que Bruxelles poursuivra son «étroite coopération avec Rabat pour relever nos défis communs et faire progresser notre partenariat bilatéral, dans notre intérêt mutuel».

Un communiqué des ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, en date de fin mai, avait indiqué que le Roi Mohammed VI avait souligné, à plusieurs reprises, y compris à des Chefs d’Etat étrangers, l’engagement clair et ferme du Royaume du Maroc à accepter le retour des mineurs non accompagnés dûment identifiés.

L’UE signe l’accord post-Brexit, à la veille du divorce historique

A la veille de la sortie du Royaume-Uni du marché unique européen, les dirigeants de l’UE ont signé mercredi l’accord post-Brexit conclu avec Londres pour encadrer la rupture historique, et les députés britanniques entamé leurs débats pour ouvrir la voie à son application.

Lors d’une brève cérémonie à Bruxelles, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et son homologue du Conseil (institution représentant les Etats membres) Charles Michel, tout sourire, ont signé ces documents, contenus dans des classeurs bleus, qui devaient ensuite être acheminés à Londres par avion de la Royal Air Force.

https://twitter.com/eucopresident/status/1344202420667219969

«Cela a été un long chemin. Il est temps désormais de laisser le Brexit derrière nous. Notre avenir se construit en Europe», a commenté la cheffe de l’exécutif européen sur Twitter. Charles Michel a salué «un accord juste et équilibré» et s’est félicité de «l’unité sans précédent» démontrée par les Vingt-Sept dans les négociations.

Le texte de 1.246 pages, conclu la veille de Noël pour éviter le chaos d’un «no deal», doit également être examiné par le Parlement britannique, où son adoption ne fait guère de doute vu la majorité dont dispose le gouvernement du Premier ministre conservateur à la Chambre des Communes.

Un voisin amical, le meilleur ami et allié

Boris Johnson pourra ensuite le parapher, permettant à l’accord d’entrer en vigueur jeudi à 23H00, à Londres et GMT (minuit à Bruxelles). Une application toutefois provisoire, en attendant le vote des eurodéputés – dont l’approbation est nécessaire à la ratification – qui n’interviendra qu’au premier trimestre 2021.

Boris Johnson a assuré mercredi, en ouvrant les débats, que son pays resterait «un voisin amical, le meilleur ami et allié» de l’Union européenne, après en avoir été un « membre peu convaincu, parfois obstructif».

Le dirigeant conservateur a aussi espéré que cet accord «mette fin à une partie de la rancune et des récriminations que nous avons eues ces dernières années» et permette aux Britanniques de «passer à autre chose».

Après 47 ans d’intégration européenne et quatre ans et demi de déchirements suivant le référendum du Brexit, le Royaume-Uni, sorti formellement de l’UE le 31 janvier dernier, va cesser d’appliquer les règles européennes. Il quittera le marché unique européen, l’union douanière et le programme d’échanges d’étudiants Erasmus.

Les députés britanniques qui ont interrompu leurs vacances pour siéger n’ont que quelques heures pour échanger sur le texte avant un vote en début d’après-midi. Ce sera ensuite au tour des Lords, à la chambre haute, de se prononcer.

Keir Starmer, le chef de l’opposition travailliste, a appelé ses troupes à approuver l’accord, malgré le rejet d’une partie du Labour. Jugeant «mince» l’accord obtenu, M. Starmer l’a jugé cependant « mieux que pas d’accord du tout ».

Dans le camp conservateur, les plus fervents partisans du Brexit de l’European Research Group sont rentrés dans le rang, estimant que l’accord «préserve la souveraineté britannique».

Parmi les opposants au texte le petit parti unioniste nord-irlandais DUP, favorable au Brexit mais opposé aux contrôles douaniers entre la province britannique et le reste du Royaume-Uni, ainsi que les europhiles du parti libéral démocrate et de la formation indépendantiste écossaise SNP.

Unité menacée

En arrivant à un accord de libre-échange, Londres et Bruxelles évitent le choc d’un «no deal» avec des barrières commerciales qui auraient coûté cher à leurs économies déjà affaiblies par la pandémie.

Boris Johnson n’a pas besoin d’une nouvelle crise, à l’heure où les hôpitaux britanniques se trouvent au bord de la rupture face à l’accélération des contaminations malgré le reconfinement d’une grande partie de la population.

Avec cet accord conclu après des mois de négociations acharnées, l’UE offre à Londres un accès sans droits de douane ni quotas à son marché de 450 millions de consommateurs, mais prévoit pour éviter tout dumping des sanctions et mesures compensatoires en cas de non respect de ses règles en matière d’aides d’État, d’environnement, de droit du travail et de fiscalité.

La fin de la période de transition marque cependant un bouleversement majeur: les contrôles douaniers aux frontières viendront alourdir les échanges et la libre-circulation s’arrête pour les Britanniques et les citoyens de l’UE sur leurs territoires respectifs.

Le gouvernement britannique voit par ailleurs l’unité du Royaume se fissurer. En Écosse, qui a voté à 62% contre le Brexit en 2016, les sondages montrent une majorité de la population favorable à l’indépendance, pourtant rejetée par un premier référendum en 2015.

Que contient l’accord post-Brexit entre l’UE et le Royaume-Uni ?

La Commission européenne a dévoilé jeudi les grandes lignes du partenariat économique et commercial conclu avec le Royaume-Uni, qui fixe un cadre aux futures relations entre les deux partenaires à partir du 1er janvier.

AFP

Echanges de Biens

L’accord garantit des échanges sans droits de douane ni quotas pour «tous les biens qui respectent les règles d’origine appropriées». Du jamais vu dans un accord commercial.

Les entreprises du Royaume-Uni gardent ainsi un accès à l’immense marché unique européen de 450 millions de consommateurs. Et les firmes européennes aux 66 millions de Britanniques.

Cet accord inédit permet d’éviter une rupture dans les chaînes de production, qui aurait été très problématique pour certains secteurs comme l’automobile.

Concurrence équitables

Le Royaume-Uni et l’UE s’engagent à respecter des conditions de concurrence équitables «en maintenant des niveaux de protection élevés dans des domaines tels que la protection de l’environnement, la lutte contre le changement climatique et la tarification du carbone, les droits sociaux et du travail, la transparence fiscale et les aides d’État».

Si l’une des deux parties manque à ses obligations en la matière, il sera possible de prendre «des mesures correctives», comme des droits de douane.

Différends

Si le Royaume-Uni ou l’UE ne respecte par le traité, un mécanisme contraignant de règlement des différends, comme il en existe dans la plupart des accords commerciaux, sera chargé de trancher les litiges.

Face à la ferme opposition de Londres, la Cour de justice de l’Union européenne n’interviendra pas dans ce processus.

Un «Conseil conjoint» veillera à ce que l’accord soit correctement appliqué et interprété.

Pêche

L’accord prévoit de laisser aux pêcheurs européens un accès aux eaux britanniques pendant une période transitoire de 5 ans et demi, jusqu’en juin 2026.

Pendant cette transition, l’UE devra progressivement renoncer à 25% de ses prises, qui s’élèvent en valeur à environ 650 millions d’euros par an.

Transports

Le traité garantit une connectivité aérienne, routière, ferroviaire et maritime continue, mais de manière moins avantageuse que si le Royaume-Uni restait membre du marché unique.

Des dispositions visent à assurer que la concurrence entre les opérateurs s’exerce dans des conditions équitables «afin que les droits des passagers, des travailleurs et la sécurité des transports ne soient pas compromis».

Programmes

Le Royaume-Uni continuera à participer à certains programmes de l’UE pour la période 2021-2027, comme le programme de recherche et d’innovation Horizon Europe, à condition qu’il contribue au budget européen.

Coopération judiciaire

L’accord «établit un nouveau cadre» en matière de coopération policière et judiciaire, «en particulier pour lutter contre la criminalité transfrontalière et le terrorisme».

Cette coopération pourra être suspendue si le Royaume-Uni renonce à son adhésion à la Convention européenne des droits de l’Homme ou «à la faire appliquer au niveau national».

Politique étrangère

La coopération en matière de politique étrangère, de sécurité extérieure et de défense n’est pas couverte par l’accord, le Royaume-Uni n’ayant pas voulu négocier cette question.

Virus: Londres et Paris trouvent un accord sur les approvisionnements transmanches

Londres et Paris ont trouvé mardi un accord de sortie de crise en permettant aux chauffeurs de poids lourds bloqués au Royaume-Uni à cause de la propagation d’une nouvelle souche de coronavirus de quitter le pays moyennant un test Covid rapide.

Le port de Douvres a annoncé dans la foulée sa réouverture à 23H00 GMT, éloignant la menace de pénuries après le blocage en Angleterre de milliers de camions à la suite de la décision de la France de suspendre le transport de marchandises accompagné, dont le Royaume-Uni est très dépendant.

Pour la première fois depuis dimanche, des véhicules avec passagers ont débarqué dans la nuit de mardi à mercredi sur le port de Calais (France) en provenance de Douvres, a constaté l’AFP.

Il était 03H30 lorsqu’une fourgonnette est sortie du ferry «Côtes des Flandres» de la compagnie DFDS, premier bateau parti après minuit (heure française) de Douvres, dans lequel se trouvaient aussi quelques remorques non accompagnées.

De source portuaire, une dizaine de véhicules de tourisme ont également débarqué du «Spirit of France» de la compagnie P&O, arrivé à 04H00 à Calais.

Pour pouvoir se rendre dans l’Hexagone, «tous les chauffeurs de poids lourds, indépendamment de leur nationalité, devront se soumettre» à un dépistage livrant un résultat en environ 30 minutes et sensible à la nouvelle variante, a indiqué le ministère britannique des Transports.

«Le gouvernement français procédera également à des tests d’échantillons sur les cargaisons en provenance du Royaume-Uni», a-t-il ajouté, précisant que ce protocole «pourrait rester en place jusqu’au 6 janvier», après révision le 31 décembre.

«Je suis heureux que nous ayons réalisé cet important progrès avec nos homologues français ce soir», a commenté le ministre britannique des Transports, Grant Shapps, dans un communiqué.

3.000 camions entassés à Douvres

Il a toutefois exhorté les chauffeurs à ne pas se rendre dans le Kent, où se trouve le port de Douvres, le temps de décongestionner la zone, où s’entassent près de 3.000 camions.

Il a souligné à la télévision britannique que cela pourrait prendre «deux à trois jours».

Plus tôt dans la soirée, la France avait annoncé une reprise limitée des liaisons avec le Royaume-Uni, autorisant à partir de mercredi, sous réserve de test PCR négatif moins de 72 heures avant le départ, le retour des Français et des étrangers qui résident en France ou dans l’espace européen ou qui «doivent effectuer des déplacements indispensables».

La Belgique et les Pays-Bas ont adopté des mesures similaires, suivant la recommandation de la Commission européenne de faciliter la reprise du trafic avec le Royaume-Uni pour les «voyages essentiels» et «pour éviter les ruptures de la chaîne d’approvisionnement». Certains Etats membres, comme l’Allemagne, ont décidé d’attendre.

Malgré ce déblocage, le Premier ministre britannique Boris Johnson n’en a pas fini avec le casse-tête provoqué par la nouvelle souche du SARS-CoV-2. Peinant à conclure un accord post-Brexit avec Bruxelles à moins de 10 jours de l’échéance, il a dû reconfiner 16 millions de Britanniques et, outre la France, il doit aussi gérer la décision d’une cinquantaine de pays au total d’interdire les arrivées du Royaume-Uni.

Selon les autorités locales du Kent, plus de 2.800 poids lourds y étaient bloqués mardi: plus de 600 sur l’autoroute menant de Londres au port de Douvres et les autres stationnées sur un ancien aéroport voisin où, dans l’après-midi, ils se sont mis à klaxonner pendant plus d’une demi-heure, se faisant entendre à des kilomètres à la ronde. Le port de Douvres a indiqué qu’ils pourraient s’y faire tester.

Selon Rod McKenzie, le directeur général de l’association du transport routier, les chauffeurs coincés se sont vu offrir «une barre de céréale» lundi de la part de la collectivité locale du Kent. «Bien peu, je pense, pour les soutenir moralement», a-t-il déclaré sur la BBC. S’y ajoutent le «gros problème» de l’accès à des toilettes et la question sanitaire.

Rationnement

Si les produits pour les repas de Noël, bien que largement chamboulés par les restrictions pour lutter contre la propagation de l’épidémie, ont été épargnés car ils ont déjà été acheminés sur le sol britannique, il y avait une menace, faute de déblocage, pour l’approvisionnement – surtout en fruits et légumes, selon les distributeurs.

Mardi, le géant britannique des supermarchés Tesco a annoncé qu’il allait rationner les produits de première nécessité comme des oeufs et du savon.

La crainte est d’autant plus forte que les jours sont comptés avant la fin de la période de transition post-Brexit le 31 décembre. Les négociations commerciales entre Londres et Bruxelles n’ont toujours pas abouti et en cas d’échec, l’apparition de quotas et droits de douanes fait craindre de graves perturbations dans les approvisionnements du pays.

Lundi, Boris Johnson, critiqué pour sa gestion de la pandémie qui a fait plus de 68.000 morts, l’un des plus lourds bilans en Europe, a soutenu que les risques de transmission par les chauffeurs routiers «solitaires» sont «vraiment très faibles».

Bloomberg : L’UE examine une proposition britannique sur la pêche

L’Union européenne examine une nouvelle proposition de la Grande-Bretagne concernant la pêche que Boris Johnson a soumise dans l’espoir d’arracher un accord de dernière minute sur leurs futures relations, rapporte lundi l’agence Bloomberg.

Reuters

Cette dernière proposition verrait l’UE renoncer à environ un tiers de la valeur de ses prises dans les eaux britanniques, selon des sources proches des discussions citées par Bloomberg.

La Grande-Bretagne exigeait encore la semaine dernière une réduction de 60% alors que l’UE a déclaré qu’elle n’irait pas au-delà de 25%, en soulignant qu’un tel effort était déjà difficile à accepter pour des pays comme la France et le Danemark.

Le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune, a déclaré lundi que “des propositions britanniques successives, parfois sur la pêche, (…) ne répond(ai)ent pas aux priorités ni aux exigences européennes” que la France a posée.

L’UE paiera 15,50 euros par dose du vaccin antiCovid Pfizer/BioNTech

L’Union européenne s’est engagée à verser au laboratoire américain Pfizer et à son partenaire allemand BioNTech la somme de 15,50 euros par dose de leur vaccin contre le COVID-19, montre un document interne consulté par Reuters.

Reuters

Ce tarif, confidentiel et négocié sur la base d’une commande de 300 millions de doses, est légèrement en dessous des 19,50 euros par dose que devront payer les Etats-Unis dans le cadre d’une commande de 100 millions d’unités portant sur le même vaccin.

Le document de l’UE, daté du 18 novembre, a été diffusé en interne après l’annonce d’un accord d’approvisionnement entre le bloc et les deux laboratoires le 11 novembre dernier.

Brexit: Londres agite la menace d’un «no deal» si l’UE campe sur ses positions

La Grande-Bretagne sortira définitivement de l’union européenne sans accord post-Brexit à moins que l’Union ne change ses positions, a déclaré samedi une source au sein du gouvernement britannique, alors que le temps presse pour trouver un accord.

Reuters

A moins de deux semaines de la date butoir du 31 décembre pour trouver un accord, chacun des deux camps appelle l’autre pour agir afin d’avancer vers un accord après neuf mois de négociations.

La Grande-Bretagne a officiellement quitté l’UE en janvier dernier mais une période de transition, pendant laquelle les règles européennes continuent à s’appliquer, court jusqu’au 31 décembre.

Les négociations sur l’accord post-Brexit butent sur deux points: l’accès de la pêche européenne aux eaux britanniques et des règles de concurrence équitables.

«Nous devons parvenir à un accord juste et basé sur des conditions qui respectent ce pour quoi le peuple britannique a voté. Malheureusement, l’UE lutte toujours pour obtenir la flexibilité nécessaire de la part des États membres et continue de formuler des demandes incompatibles avec notre indépendance», dit la source.

«Nous ne pouvons pas accepter un accord qui ne nous laisse pas le contrôle de nos propres lois ou eaux. Nous continuons d’essayer toutes les voies possibles en vue d’un accord, mais sans un changement substantiel de la Commission, nous partirons selon les règles de l’OMC le 31 décembre», a encore dit la source.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a longtemps déclaré qu’il ne pouvait accepter aucun accord qui ne respecterait pas la souveraineté du pays.

Mais l’UE est tout aussi déterminée à protéger son marché unique et veut empêcher Londres d’obtenir ce qu’elle considère comme le meilleur des deux mondes.

Bien qu’il y ait eu des progrès dans les pourparlers, les négociateurs britanniques ont régulièrement adopté un point de vue plus pessimiste, affirmant qu’une sortie sans accord était le plus probable des scénarios.

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