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Union Européene - Page 7

L’UE prendra les mesures appropriées pour sécuriser l’accord agricole et préserver le partenariat avec le Maroc

Bruxelles – L’Union européenne (UE) prendra les mesures appropriées pour sécuriser l’accord agricole et préserver le partenariat avec le Maroc, lit-on dans une déclaration conjointe de la Haute Représentante et Vice-Présidente de la Commission européenne, Federica Mogherini et du ministre délégué aux Affaires étrangères, Nasser Bourita publiée suite à la rencontre qu’ils ont eue mardi à Bruxelles.

Cette rencontre a été « consacrée à l´évolution des relations entre le Royaume du Maroc et l´Union européenne », précise la déclaration conjointe, ajoutant que le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a participé à une partie de la rencontre.

La réunion, poursuit la même source, fait suite à la Déclaration conjointe du 21 décembre de la Haute Représentante et de M. Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, suite à la décision de la Cour de Justice européenne sur l’Accord Agricole entre l’UE et le Maroc.

La déclaration conjointe souligne que «le Maroc est un partenaire clé de l’Union européenne et l’Union européenne est un partenaire clé pour le Maroc», affirmant que «les deux parties demeurent attachées à ce partenariat et engagées à le défendre».
Le partenariat entre l’Union européenne et le Maroc est le fruit d’une construction patiente de près d’un demi-siècle, un partenariat modèle, riche et multidimensionnel», fait remarquer la déclaration conjointe, relevant que les deux parties «sont déterminées à le préserver et à le développer, dans ses différentes dimensions».

Les deux parties, indique la déclaration, «ont reconnu l’importance de maintenir des relations commerciales stables » et « ont convenu que les équipes techniques se réuniraient bientôt pour élaborer en détail la voie à suivre».

La déclaration conjointe souligne que «les discussions entre l’Union européenne et le Maroc se poursuivront dans un climat de sérénité et de confiance mutuelle, pour s’entendre sur les arrangements nécessaires à la poursuite et au développement des relations entre les deux parties, notamment dans le domaine agricole».
Dans l’attente de la conclusion de ces discussions, précise le texte, «des mesures appropriées seraient prises si nécessaire pour sécuriser la mise en œuvre de l’Accord de libre échange des produits agricoles transformés et produits de la pêche entre l’Union européenne et le Maroc en vigueur et préserver les acquis du partenariat dans ce domaine».

Rappelant l’importance stratégique de leurs relations, les deux parties ont exprimé “leur volonté de reprendre le travail et d’élargir la coopération dans tous les domaines d’intérêt commun”, selon la déclaration conjointe.

La déclaration indique, par ailleurs, que la Haute Représentante a saisi cette occasion pour «saluer et féliciter personnellement le Maroc pour son retour au sein de l’Union africaine ».

Les deux parties, ajoute la déclaration, «se sont mises d’accord pour travailler de concert afin de renforcer les synergies mutuelles de leur partenariat sur des questions régionales et panafricaines».

MAP

Akhannouch lance un ultimatum à l’UE

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Aziz Akhannouch, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche s’est fendu d’un communiqué d’un ton acéré, à l’encontre de l’Union Européenne (UE) laquelle a fait preuve d’un manque d’engagement et de transparence quant à l’application des dispositions de l’accord agricole la liant au Maroc.
Ultimatum d’Akhannouch : Application des dispositions de l’accord Agricole ou sinon l’UE assumera de lourdes conséquences au plan socio-économique

“Le Maroc et l’Union Européenne sont liés par un accord agricole dont l’application est effective sur le territoire du Royaume du Maroc, et ce, malgré un épisode judiciaire qui a, en toute logique, confirmé le protocole agricole entre le Maroc et l’Union Européenne”, affirme le ministère dans un communiqué.

“Ainsi, celui-ci doit désormais s’appliquer conformément à l’esprit qui a présidé à sa négociation et sa conclusion”, souligne le communiqué, ajoutant que l’Union Européenne doit assurer le cadre nécessaire pour l’application des dispositions de cet accord dans les meilleures conditions.

La Commission Européenne ainsi que le Conseil Européen ont la responsabilité de neutraliser les tentatives de perturbation par des positions et un discours clairs et cohérents avec des décisions que ces instances ont, elles-mêmes, portées et adoptées, note le ministère.

Le Maroc et l’Union Européenne partagent une riche expérience de coopération, relève la même source, ajoutant que “l’accord agricole et de la pêche en compte parmi les exemples les plus réussis et il est primordial de le préserver au risque de déclencher de lourdes conséquences au plan socioéconomique, dont l’UE assumera l’entière responsabilité”.

Le ministère indique que “toute entrave à l’application de cet accord est une atteinte directe à des milliers d’emplois d’un côté comme de l’autre dans des secteurs extrêmement sensibles ainsi qu’un véritable risque de reprise des flux migratoires que le Maroc, au gré d’un effort soutenu, a réussi à gérer et à contenir”.

Le Maroc a conduit une politique volontariste et fortement engagé dans le secteur agricole pour œuvrer à la stabilité des populations et leur sécurité alimentaire à travers une expérience reconnue au niveau du continent, fait valoir le communiqué, soulignant que le Royaume “reste déterminé à poursuivre cette politique de soutien à l’essor d’une agriculture africaine performante à travers l’assistance technique, l’accès aux engrais et l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire”.

“Les actes visant à dresser des obstacles devant l’entrée des produits marocains sur les marchés européens doivent être sanctionnés et traités avec la plus grande fermeté de la part de notre partenaire européen”, affirme le communiqué, notant que de “telles nuisances mettent en péril un édifice de coopération construit sur de nombreuses années ne laissant de choix au Maroc que de s’en détourner au profit d’une accélération de partenariats initiés dans des pays et régions diverses notamment la Russie, la Chine, l’Inde, le Japon, les pays du Golfe ainsi qu’auprès de nos voisins africains”.

Et de souligner que “l’absence d’un engagement franc de la part de l’UE imposera au Maroc un choix décisif où il sera question de préserver un partenariat économique patiemment entretenu ou de s’en défaire sans retour pour se focaliser sur la construction de nouvelles relations et circuits commerciaux”.

“Le Maroc s’inscrit dans une démarche constructive avec son partenaire historique. Il est, toutefois, nécessaire que l’Union européenne veille à la préservation de ces relations avec un pays qui a démontré sa fiabilité en tant que partenaire et ce, dans un cadre global où les échanges commerciaux dans les secteurs agricole et de la pêche sont une partie d’un tout”, conclut le ministère.

MAP