Saad Eddine El Otmani

Maroc : Trois semaines de couvre-feu à partir du 23 décembre à 21h00

Sur la base des recommandations de la Commission scientifique et technique concernant la nécessité de renforcer les procédures de l’état d’urgence sanitaire et de maintenir les mesures et procédures nécessaires pour lutter contre le coronavirus (Covid-19), le gouvernement marocain a décidé de prendre, à partir du mercredi 23 décembre 2020 à 21h00 et pour une durée de trois semaines.

Le gouvernement précise, lundi dans un communiqué, que ces mesures restrictives concernent:

  1. La fermeture des restaurants, cafés, commerces et grandes surfaces à 20h00;
  2. Couvre-feu nocturne de 21h00 à 6h00 à l’échelle nationale, sauf cas exceptionnels;
  3. L’interdiction des fêtes et des rassemblements publics ou privés;
  4. La fermeture totale des restaurants à Casablanca, Marrakech, Agadir et Tanger pour une durée de trois semaines,

Toutes les mesures de précaution annoncées précédemment seront maintenues, conclut le communiqué.

En raison du Covid, le Maroc et l’Espagne reportent leur réunion de haut niveau à février 2021

Le Maroc et l’Espagne ont convenu, jeudi, de reporter au mois de février 2021 la tenue de la Réunion de Haut Niveau en raison de la situation épidémiologique actuelle, indique un communiqué conjoint.

MAP

La Réunion de Haut Niveau entre le Maroc et l’Espagne constitue une rencontre cruciale pour le développement des profondes et denses relations d’amitié et de coopération existant entre deux partenaires stratégiques, que sont le Maroc et l’Espagne, souligne le communiqué.

Le Maroc et l’Espagne ont constaté que la situation épidémiologique actuelle empêche de tenir la Réunion de Haut Niveau à la date prévue avec les garanties de sécurité sanitaire appropriées pour les deux délégations, indique la même source.

Pour cette raison, les deux pays ont convenu de reporter au mois de février 2021 la tenue au Maroc de la Réunion de Haut Niveau, de telle manière à ce qu’elle puisse se dérouler avec fluidité, en intégrant les formats habituels qui sont propres à une réunion de cette envergure, relève le communiqué conjoint.

Les deux Gouvernements réaffirment leur volonté de continuer à renforcer la relation stratégique qui unit les deux pays, conclut le communiqué.

Maroc : 80 personnes atteintes du Coronavirus en soins intensifs

Le chef du gouvernement, Saad Dine El Otmani a affirmé, lundi à Rabat, que 80 personnes parmi celles atteintes du Covid-19 sont dans un état critique.

«Il existe aujourd’hui 80 cas critiques d’infection au Covid-19, dont 30 sont placés en réanimation», a affirmé El Otmani lors d’une séance de la Chambre des représentants consacrée à la politique générale.

Il a précisé que «le nombre de cas placés en réanimation est en baisse, passant de 45 à 30 en dix jours», notant que le suivi de la situation épidémiologique jusqu’à aujourd’hui révèle que le nombre de cas graves est en diminution constante.

Le chef du gouvernement a affirmé que le bilan actuel de la situation sanitaire liée aux Covid-19 confirme la pertinence des mesures proactives engagées par le Maroc pour endiguer cette pandémie.

Répondant à une question centrale sur «les répercussions sanitaires, économiques et sociales du Covid-19 et les mesures prises pour faire face à cette pandémie», lors d’une séance de la Chambre des représentants consacrée à la politique générale, le Chef de Gouvernement a assuré que le développement des cas demeure «modéré» jusqu’à présent et ce, grâce aux efforts consentis par tous les intervenants.

Le Maroc a connu, dernièrement, une transition épidémiologique du virus, avec une augmentation des cas locales (82%) aux dépens des cas importés, a relevé El Otmani, ajoutant que plusieurs foyers à caractère familial ont été découverts, suite notamment à des rassemblements n’ayant pas respecté les mesures préventives.

Concernant les mesures prises pour faire face à la situation épidémiologique M. El Otmani a rappelé la décision historique du Roi Mohammed VI de faire de la médecine militaire un soutien à la médecine civile, ce qui a permis la mobilisation et la synergie des moyens de la médecine militaire et civile, afin de préserver la sécurité et la santé des citoyens, passant à cet égard en revue les diverses mesures prises aux niveaux du suivi et de la veille, du renforcement des capacités du système national de santé ou encore de la prise en charge des cas infectés par le virus du Covid-19.

Ainsi, le responsable gouvernemental a souligné que le Maroc dispose, depuis septembre 2019, d’un système de veille épidémiologique, à travers un centre national et des centres régionaux des opérations d’urgence dans le domaine de la médecine générale.

Il s’agit, selon lui, d’un système mis en place dans le cadre du «plan national de santé 2025», mettant en relief l’efficacité de ce système dans la veille et le suivi des cas liés au coronavirus.

Au lundi 13 avril, le Maroc a enregistré 1.763 cas de contamination au Covid-19 dont 126 décès et 203 personnes guéries alors que le nombre de cas exclus après le nombre de cas exclus après des résultats négatifs s’élève à 7.365.

Mohammed VI accorde une audience à Federica Mogherini, gage d’un nouveau partenariat stratégique entre le Maroc et l’Union européenne

Le roi Mohammed VI a reçu, jeudi, au Palais royal de Rabat, la haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de Sécurité, Vice-Présidente de la Commission Européenne, Federica Mogherini, qui effectue une visite de travail au Maroc dans le cadre du renforcement du partenariat stratégique entre le Maroc et l’UE.

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Pacte de Marrakech : Une victoire ternie par l’intox

Approuvé par 150 pays et rejeté par une trentaine, le Pacte sur les migrations adopté le 10 décembre à Marrakech est une victoire arrachée à la Pyrrhus. Texte controversé autour duquel beaucoup d’intox a circulé, le Pacte sur les migrations est plus le reflet d’un consensus plutôt qu’un texte contraignant. Dans un message adressé aux Etats membres participant à la Conférence intergouvernementale pour l’adoption du Pacte mondial pour des migrations sûres, régulières et ordonnées, le roi Mohammed VI a rappelé que ce pacte reste un ensemble de promesses dont les résultats seront jugés par l’histoire. Il est encore tôt pour crier victoire car le véritable défi, a souligné Mohammed VI, réside dans la capacité de la communauté internationale à la solidarité collective et responsable vis-à-vis de l’immigration. Fortement calomnié et vampirisé par certains milieux, le Pacte de Marrakech reste en-deçà des attentes des ONG de défense des droits des immigrés et des droits humains. Il n’en reste pas moins que c’est un grand pas dans le bon sens. L’approche unilatéraliste et sécuritaire a montré ses limites et il était grand temps de sortir d’un carcan dépassé par les réalités du terrain comme l’a démontré le flux massif des réfugiés syriens vers l’Europe. Chacun demeurant souverain dans la définition de sa propre politique migratoire et qui doit être respectée par le reste de la communauté des Etats.

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Table ronde de Genève et sommet du G5-Sahel de Nouakchott, ou l’hypocrisie de la communauté internationale

Alors que se tenait à Genève une table ronde sur le Sahara, réunissant pour la première fois les pays impliqués dans le dossier du Sahara, le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie, en plus du front séparatiste du polisario, se tenait au même moment à Nouakchott, une autre réunion, non moins importante, celle des cinq pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) qui coordonnent leur action en matière de développement et de sécurité au sein du G5 Sahel. Deux rendez-vous qui concernent la même région et les mêmes défis mais face à deux positions, deux dynamiques et intérêts diamétralement opposés de la “communauté internationale”. D’une part la France et l’Allemagne, qui s’engagent financièrement et diplomatiquement au sein du G5-Sahel, avec un échéancier précis et un rythme soutenu et, d’autre part, les mêmes pays qui se contentent de commenter l’ambiance et l’atmosphère “sereine” de la réunion de Genève. Ces pays agissent comme s’il n’était pas question de la même zone géographique et comme si le Sahara marocain était imperméable aux menaces qui planent sur la région en termes de sécurité, d’immigration illégale, de banditisme et de crimes transfrontaliers.

Pourtant, la résolution 2440 adoptée le 31 octobre 2018 par le Conseil de sécurité des Nations unies était on ne peut claire en considérant que «la solution politique de ce différend de longue date et le renforcement de la coopération entre les États membres de l’Union du Maghreb arabe contribueraient à la stabilité et à la sécurité dans la région du Sahel, ce qui créerait des emplois et favoriserait la croissance ainsi que des possibilités pour tous les habitants de la région

“Ambiance” vs “Programme d’investissement prioritaire”

Dans un communiqué publié le vendredi 7 décembre 2018, par le ministère français des Affaires étrangères, Paris a salué la tenue de la table ronde sur le Sahara, réitérant «son plein soutien» aux efforts des Nations unies en vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement agréée au sujet de cette question. Alliée et amie du Maroc, la France, qui est membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, n’a pas exprimé de position claire sur la marocanité du Sahara. Utilisant un vocabulaire diplomatique policé, frôlant parfois la langue de bois, Paris cherche souvent à épargner Alger, évitant d’irriter son ancien département colonial, tout en cédant aux caprices du polisario, à l’image de la ligne éditoriale de médias relevant pourtant du Quai d’Orsay.

Paradoxalement, le premier sommet exceptionnel des bailleurs de fonds du G5-Sahel, a bénéficié d’une dynamique autre. Son promoteur, Emmanuel Macron, a usé de toute son influence pour réunir à Nouakchott plusieurs bailleurs de fonds, principalement de Riyadh et d’Abu Dhabi. Le Président y tenait tellement qu’il a envoyé son ministre des Affaires étrangères, malgré un contexte interne rendu difficile avec le mouvement des Gilets jaunes.

Et contrairement à la “Table Ronde de Genève” où la communauté internationale cherchait uniquement le dégel, Paris et Berlin ont voulu des réalisations concrètes. A titre d’exemple, le montant des sommes réunies a largement dépassé les propres espérances du Président français. Un programme d’urgence de 260 millions d’euros  destiné au secteur de l’hydraulique, à la gestion des conflits intercommunautaires et à la sécurité intérieure, a été validé et adopté. La première phase de ce programme cibleront les régions du nord du Burkina Faso, du centre du Mali, des Hodh en Mauritanie, de Tillabéri au Niger et de Kanem au Tchad.

Même le Maroc, malgré ses ressources limitées, mais fort de son expertise, s’est mobilisé pour cette cause et a promis une aide financière substantielle et un accompagnement technique aux pays du G5 :

Entraînement militaire et coopération dans le renseignement

Pour faire face au retour des groupes terroristes, chassés du nord du Mali puis redéployés au centre du pays, ainsi qu’au Burkina et au Niger, attisant le feu des conflits intercommunautaires, le Maroc s’est proposé d’assurer l’entraînement des cadres militaires des pays concernés dans les académies et écoles du royaume, et la coopération pour le renforcement des capacités des pays du Sahel dans le renseignement et l’intelligence.

Transfert du savoir-faire marocain : Electrification, énergie renouvelable, agriculture et gestion des ressources hydriques

Le Maroc, qui était représenté par le chef de Gouvernement, Saad Eddine El Otmani, épaulé par le patron des services du renseignement extérieur, Mohamed Yassine Mansouri, a annoncé sa contribution au Programme d’investissement prioritaire, en réalisant des projets d’électrification des zones rurales frontalières par MASEN. Rabat contribuera également dans le cadre du projet « Desert to power » au déploiement de projets d’énergies renouvelables intégrées. Dans le domaine agricole, le Maroc accompagnera les jeunes exploitants agricoles et leur fournira une assistance pour la gestion intégrée des ressources en eau ainsi qu’un appui technique pour l’amélioration de la santé animale.

Pour le dossier Sahara : Débrouillez-vous !

Le dossier du Sahara s’enlise dans un contexte régional explosif, où les groupes terroristes de tous bords prennent place, fuyant les autres terrains de combat, Irak, Syrie, Libye, Yémen, Afrique centrale, et où la communauté internationale laisse fleurir un groupe armé appelé le Polisario qui, dans sa déchéance, est capable de pactiser avec le diable. Les ambitions iraniennes dévoilées, preuves à l’appui, au grand jour par le Maroc à la «communauté internationale» confirment cette crainte. Quand Téhéran, à travers les cadres du Hezbollah, décide de s’incruster dans le conflit du Sahara, en proposant ses services à un groupe séparatiste armé, aux frontières du Sahel, c’est toute la région qui est menacée. L’Algérie elle-même aurait, selon nos informations, déclenché l’état d’alerte après l’annonce de cette brèche aux frontières de son territoire.

Et pendant que le Maroc s’impatiente sans perdre le cap, en investissant toute son énergie pour trouver une solution politique à ce conflit artificiel, améliorer les conditions de vie des populations des provinces du sud et défendre, souverainement et jusqu’au bout, son intégrité territoriale, Paris préfère garder la pression sur Rabat, son allié historique, et aller chasser dans d’autres territoires, tout en sécurisant ses intérêts énergétiques et miniers en Algérie, au Niger et surtout en Iran.

El Otmani et Mohamed Yassine Mansouri à Nouakchott

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La capitale mauritanienne, Nouakchott, abritera, le jeudi 6 décembre 2018, une conférence internationale qui réunira les bailleurs et partenaires du groupe G5-Sahel. Accueilli à l’aéroport international de Nouakchott Oumtousnsy par son homologue mauritanien, Mohamed Salem Ould El Bechir, le chef du gouvernement marocain, Saad Eddine El Otmani, est accompagné du directeur général de la DGED, Mohamed Yassine Mansouri. Il s’agit de la première réunion des donateurs qui se tient dans un pays membre du G5-sahel.

La première réunion de ce type, tenue à Bruxelles au mois de février dernier, avait permis de mobiliser 414 millions de dollars en faveur de la force commune du G5. Et la présence d’une importante délégation marocaine à ce rendez-vous, conduite par le chef de l’exécutif et le patron du renseignement extérieur marocain, et en présence de l’influent Hamid Chabar, ambassadeur du Maroc à Nouakchott, est un signal fort envoyé aux bailleurs internationaux, à leur tête la France et l’Union européenne, pour convaincre d’autres donateurs.

La Mauritanie, le pays hôte, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad, seront représentés par leurs chefs d’Etat respectifs. On attend aussi la participation du président sénégalais, Macky Sall, du maréchal libyen Khalifa Haftar, du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian et du ministre saoudien des Affaires africaines, Ahmed Ben Abdelaziz Qattan. Des sources évoquent la possible venue d’Emmanuel Macron, non confirmée par l’Elysée.

L’objectif de ce sommet, qui réunit experts et bailleurs de fonds, est de permettre au G5 de boucler son budget pour faire face aux multiples besoins en matière d’équipements et pour venir à bout des groupes terroristes.

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