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Saad dine El Otmani

1ère étape à la normalisation des relations avec Israël : le Maroc conclus quatre accords avec l’Etat hébreu

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L’établissement de relations diplomatiques complètes, pacifiques et amicales entre le Maroc et Israël est sur la bonne voie. Les deux pays ont signé, mardi à Rabat, quatre accords dans plusieurs domaines en marge de la visite historique de la délégation américano-israélienne de haut niveau, reçue en audience royale par Mohammed VI.

Des membres du gouvernement dirigé par le pjdiste Saad Eddine ElOtmani et des hauts fonctionnaires de son administration ont participé mardi à la signature d’accords tel qu’il a été stipulé dans la Déclaration Conjointe signée par le Maroc, les États-Unis et Israël devant le roi Mohammed VI.

Accord 1 : Exemption de visa pour les officiels

Il s’agit d’un accord sur l’exemption de formalités de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service, signé par le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Mohcine Jazouli et Shlomo Mor-Yosef, Directeur Général de l’Agence de la Population et de l’Immigration.

https://twitter.com/ItayBlumental/status/1341496378267226113

Accord 2 : Services aériens

De même, un mémorandum d’entente dans le domaine de l’Aviation civile a été signé par M. Zakaria Belghazi, Directeur Général de l’Aviation civile au ministre du Tourisme, de l’Artisanat, du Transport aérien et de l’Economie sociale et M. Joel Feldschuh, Directeur de l’Agence de l’Aviation civile.

En reconnaissant l’importance d’assurer des vols directs entre Israël et le Maroc, les deux parties s’engagent à mener des discussions pour la conclusion d’un Accord sur les services aériens.

Accord 3 : Ressources en Eau

En outre, un mémorandum d’entente sur l’Innovation et le développement des ressources en Eau qui prévoit la coopération technique en matière de gestion et d’aménagement de l’Eau, a été signé par M. Hammou Bensaadout, Directeur Général de l’Eau au ministre de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau et M. Yechezkel Lifshitz, Directeur Général du ministère des Ressources en Eaux.

Accord 3 : Finances et d’Investissement

Quant au mémorandum d’entente de coopération dans le domaine des Finances et d’Investissement signé par M. Nabyl Lakhdar, Directeur Général de l’Administration des Douanes et Impôts Indirectes relevant du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration et Mme Shira Greenberg, économiste en Chef, au ministère des Finances, il annonce la promotion des relations économiques entre les deux pays à travers le commerce et l’investissement.

Ce MoU prévoit la négociation d’autres accords devant régir ces relations : «Convention de non double Imposition, Accord sur la Promotion et la Protection des Investissements et Accord sur l’assistance douanière».

Saad Eddine El Otmani signe la déclaration conjointe sur l’ouverture d’une ère nouvelle dans les relations entre le Royaume du Maroc et l’Etat d’Israël

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Devant le roi Mohammed VI qui était accompagné du Prince héritier Moulay El Hassan, Saad Eddine El Otmani, Chef de gouvernement et secrétaire général du parti islamiste, Parti Justice et Développement, a apposé, pour l’histoire, sa signature sur la Déclaration Conjointe qui a mis l’accent sur l’ouverture d’une ère nouvelle dans les relations entre le Royaume du Maroc et l’Etat d’Israël. Laquelle déclaration a été également paraphée par le candidat à la direction du Service de sécurité intérieure israélien, le Shin Bet, Meir Ben-Shabbat. La signature de Saad Eddine El Otmani, chef de gouvernement démocratiquement élu et de surcroit porte parole du mouvement anti-normalisation du pays n’est qu’un autre miracle de la baraka et de la grâce divine qui sanctifie et protège la marche du Royaume chérifien.

Hier, fervent activiste contre la reconnaissance de l’Etat d’Israël, aujourd’hui, signataire de la déclaration de normalisation avec ce même pays, Saad Eddine El Otmani est la preuve qu’une page de l’Histoire est entrain de se tourner et que «les opportunités de stabilité et de prospérité qui ne viennent que de la paix, ne fait qu’accélérer l’effondrement des vieux préjugés», comme l’a affirmé si bien Jared Kushner dans les colonnes de L’observateur du Maroc.

Sur quoi s’est engagé Saad Eddine El Otmani ?

Aujourd’hui, une délégation américano-israélienne de haut niveau, présidé par le conseiller Spécial de Donald Trump, s’est déplacée depuis Tel-Aviv en grandes pompes, déployant un dispositif de communication huilée alliant bonne attention, nostalgie et marketing politique. Le côté israélien savait pertinemment que le Maroc était un cas spécial et avait un statut particulier dans le cœur du millions d’israélien d’origine marocaine.

La délégation «de paix» a eu droit à une audience royale, confirmant les déclarations de Jared Kushner dans lesquelles il exprimait sa fierté de son amitié avec le roi Mohammed VI et le contact permanent qu’il avait avec son équipe depuis le Iftar de mai 2019. Une audience qui a été sanctionnée par la signature d’une déclaration conjointe entre le Royaume du Maroc, l’Etat d’Israël et Les États-Unis d’Amérique.

Cette déclaration conjointe, signée devant le Roi par le Chef du Gouvernement, Saad Eddine El Otmani, le Conseiller principal du Président des États-Unis d’Amérique Jared Kushner et Meir Ben-Shabbat, Conseiller à la Sécurité, s’articule autour des axes suivants :

Engagement tripartite

Les trois pays formalisent dans cette déclaration conjointe les accords annoncés précédemment suite à l’entretien téléphonique entre Mohammed VI et Donald Trump.

C’est écrit noir sur blanc sur ce document : Ladite déclaration tripartie se réfère à «l’entretien téléphonique qui a eu lieu entre le Roi Mohammed VI et le Président Donald Trump, le 10 décembre 2020, ainsi qu’à leurs déclarations historiques respectives publiées le même jour, ainsi que par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu».

La déclaration Conjointe signée et paraphée par les trois partenaires met aussi en exergue la Proclamation des Etats-Unis portant sur la reconnaissance de la souveraineté du Royaume du Maroc sur le Sahara, tout en stipulant que les « Etats-Unis reconnaissent la souveraineté marocaine sur l’ensemble du territoire du Sahara occidental et réaffirment leur soutien à la proposition d’autonomie sérieuse, crédible et réaliste du Maroc comme seule base pour une solution juste et durable du différend sur le territoire du Sahara occidental ».

Dans ce document, le Royaume du Maroc, les États-Unis d’Amérique et l’État d’Israël conviennent de s’engager à respecter pleinement les dispositions de la présente Déclaration, à les promouvoir et à les défendre et de convenir que chaque partie aura pleinement honoré ses engagements avant fin janvier, et qu’elle aura identifié des actions nouvelles.

Ils conviennent aussi d’œuvrer en conséquence aux niveaux bilatéral, régional et multilatéral.

Washington et Rabat s’impliquent dans le développement économique et social du territoire du Sahara

Les États-Unis s’engage par la présente déclaration d’encourager le développement économique et social avec le Maroc, y compris sur le territoire du Sahara occidental, et, à cette fin, ouvriront un consulat sur le territoire du Sahara occidental, à Dakhla, pour promouvoir les opportunités économiques et commerciales en faveur de la région.

Préservation du statut spécial de la ville sacrée de Jérusalem

Dans la même Déclaration, les trois pays rappellent l’échange de vues qui a eu lieu durant ledit entretien entre le Roi Mohammed VI et le Président Trump à propos de la situation actuelle au Moyen-Orient, au cours duquel «le Roi a réitéré la position cohérente, constante et inchangée du Royaume du Maroc sur la question palestinienne, ainsi que la position exprimée sur l’importance de préserver le statut spécial de la ville sacrée de Jérusalem pour les trois religions monothéistes, pour le Roi, en sa qualité de Président du Comité Al-Qods».

Les trois pays reconnaissent, dans le même document, le rôle historique dont le Maroc s’est toujours acquitté pour le rapprochement des peuples et la promotion de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient, et tenant compte des liens particuliers que le Roi entretient avec la communauté juive marocaine vivant au Maroc et partout dans le monde, y compris en Israël.

Relations diplomatiques complètes

Saad Eddine El Otmani, Chef de Gouvernement du Maroc, a approuvé la déclaration qui stipule que les trois parties se disent conscientes que «l’établissement de relations diplomatiques complètes, pacifiques et amicales entre le Maroc et Israël est dans l’intérêt commun des deux pays», et qu’il contribuera à faire avancer la Cause de la paix dans la région, à renforcer la sécurité régionale, à ouvrir de nouvelles opportunités pour l’ensemble de la région.

Le roi Mohammed VI a confirmé l’intention du Royaume du Maroc et de l’Etat d’Israël d’accorder les autorisations de vols directs entre le Maroc et Israël, y compris via les compagnies aériennes israélienne et marocaine , et d’octroyer des droits de survol.

Le souverain a aussi ratifié sa décision «de reprendre sans délai les contacts officiels pleins et entiers entre homologues marocains et israéliens et d’établir des relations diplomatiques complètes, pacifiques et amicales».

Ainsi il sera procédé à la réouverture des bureaux de liaison à Rabat et à Tel-Aviv dans les prochaines deux semaines;

Coopération économique entre le Maroc et Israël

Enfin, la Déclaration Conjointe stipule l’engagement du Maroc et d’Israël de promouvoir une coopération économique bilatérale dynamique et innovante et de poursuivre la coopération dans les domaines :

  • du commerce;
  • de la finance et de l’investissement,
  • en matière d’innovation et de technologie;
  • d’aviation civile;
  • de visas et de services consulaires;
  • de tourisme;
  • d’eau,
  • d’agriculture et de sécurité alimentaire;
  • de développement;
  • d’énergie et de télécommunications;
  • et dans d’autres secteurs qui pourraient être définis d’un commun accord

La Couv’ qui a fait trembler Saad Dine El Otmani

C’est le feu à la chefferie du gouvernement et à la maison du PJD depuis la publication du dernier numéro de L’Observateur du Maroc & d’Afrique. La couverture de l’hebdomadaire est sans équivoque. Une photo du Chef de Gouvernement habillant toute la page, la bavette qui pend, accrochée à son oreille gauche, et un titre assumé et en gros caractères : «Saâdeddine El Othmani : EST-IL ENCORE UTILE ?». La deuxième de couverture, laisse place à un édito du Directeur de la publication, Ahmed Charaï, qui plante le décor : «Coronavirus : Nécessité d’un commando».

Les Tarawihs s’écourtent, les Whatsapps grésillent et les paris sont lancés sur le successeur d’El Otmani. Pris de panique, ce dernier va se précipiter sur le clone raté de Benkirane, le SG de la jeunesse du parti, Khalid El Bouakri, pour structurer les éléments de langage d’un live Facebook programmé à la dernière minute.

L’entretien va confirmer l’état de fébrilité avancé de Saad Dine El Otmani qui durant 1h17 tentera de rassurer sa base, de recorriger ses énormités de ses précédentes sorties médiatiques et surtout d’envoyer des messages subliminaux à qui de droit, évoquant des paramètres contextuels et des contraintes constitutionnelles qui s’opposeraient à la formation d’un gouvernement d’union nationale ou de technocrates.

Ahmed Charaï ouvre son édito par une citation du philosophe romain Sénèque : «Il n’y a pas de bon vent, pour qui ne connait son cap ». Un avant goût sur le tir de mortiers qui va s’en suivre.

Après avoir dresser le sombre tableau qui attend les marocains en raison de «l’incompétence du gouvernement», le Directeur de publication va lancer une charge létale : «Ce gouvernement en est incapable, parce qu’il est englué dans des calculs politiciens, qu’il n’a pas les profils Idoines, que sa démarche est hasardeuse parce qu’elle ne vise pas uniquement l’efficience et que même elle sacrifie celle-ci pour d’autres objectifs.»

Lire aussi : Confinement : El Otmani désavoué par son propre gouvernement

Que faire alors? remanier et injecter du sang neuf ? déjà fais à 3 reprises. Lancer des élections anticipées ? Impossible avec la pandémie.

M. Charaï, suggère une sortie au pétrin économique et social dans lequel nous a engouffré Saad Dine El Otmani : «La solution c’est un gouvernement de technocrates pour deux ans, avec un seul objectif, sauver ce qui peut l’être, remettre l’économie en état de marche». Et de rajouter que les partis politiques devraient soutenir cette option, aller se préparer pour les élections de 2022.

Lire aussi : Saad Dine El Otmani, le Placebo

Dépassé et épuisé, El Otmani n’est pas le profil idoine pour palier au risque de l’effondrement économique

Malgré toute sa bonne volonté, son optimisme et ses efforts pour suivre ses dossiers, Saad Dine El Otmani a beaucoup de mal à faire face à l’ampleur de la crise.

El Otmani est épuisé, dispersé et complètement dépassé par les évènements. Et quand il veut jouer au pompier, il jette de l’huile sur le feu au lieu de l’éteindre. D’ailleurs, sa sortie de vendredi soir, confirme encore une fois ce malheureux constat :

  1. Sur le déconfinement, il a été incapable de présenter une stratégie ou un plan avec des dates et des mesures concrètes,
  2. Au sujet de la reprise des industries automobiles et aéronautiques, le Chef de Gouvernement a dressé un tableau noir assujetti d’une supposée impuissance totale du pays : «On ne peut rien faire pour le moment, il faut attendre le redémarrage des donneurs d’ordre étrangers» a-t-il dit,
  3. Date d’ouverture des cafés et restaurants : Il sait pas,
  4. Sauvetage de la RAM : pas évoqué,
  5. Reprise du travail : il ne sait pas,
  6. Marocains bloqués à l’étranger : Il n’a pas trouver mieux pour signifier qu’il n’a pas la main sur le dossier que dire : «Moi aussi j’ai des membres de la famille très proches qui sont toujours bloquée et je n’ai rien pu faire», – العذر أكبر من الزلة –
  7. Indemnités d’encouragement au personnel de santé : « C’est leur destin de se retrouver en première ligne »…

Puis la phrase qui va illustrer son épuisement et pire, son impuissance c’est quand il dit : « Au cas où Dieu nous amène la réussite «إلى جاب الله» dans cette deuxième phase (…) ça serait un autre accomplissement (…) pour pouvoir continuer cette bataille».

Deux choses l’une, ou bien El Otmani a encore raté sa sortie, ou bien la situation serait extrêmement inquiétante au point qu’il y perd son arabe.

Conseil de la rédaction : Achetez du mais et apprenez à fabriquer votre popcorn fait maison et lisez Sénèque, le stoïque Précepteur de Néron, car les semaines et les mois qui viennent seront croustillantes et probablement mouvementées.

Confinement : El Otmani désavoué par son propre gouvernement

Au lendemain de la décision hasardeuse du Chef de Gouvernement Saad Dine El Otmani de prolonger le confinement jusqu’au 10 juin, son ministre des finances a appelé l’ensemble des acteurs économiques à la reprise des activités de leurs entreprises directement après l’Aid. Un désaveu qui met à mal encore une fois la crédibilité d’El Otmani, fragilise davantage l’ensemble de l’exécutif et porte atteinte à l’image du pays auprès de ces citoyens et auprès de ses partenaires.

La décision de prolonger le confinement au Maroc jusqu’au 10 juin a été très mal accueillie chez les acteurs économiques qui ont fustigé l’indifférence du Chef de Gouvernement à l’impact de l’arrêt brutale de l’activité économique qui dure depuis 60 jours.

Intervenant ce mardi 19 ami lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, le ministre des Finances, Mohamed Benchaâboun, a déclaré contre toute attente que le Maroc « perdait 1 Millard DH pour chaque jour de confinement». En tenant compte de la prolongation du confinement, le Maroc aura perdu d’ici le 10 juin, 80 milliards de DH.

L’ancien Président du Groupe Banque Central Populaire va ensuite appeler solennellement l’ensemble des entreprises marocaines à reprendre leurs activités directement après l’Aid!

De son côte, selon des sources médiatiques, le ministère de l’Intérieur aurait donné ses instructions aux Wali et aux Gouverneurs des zones vertes, non atteintes par le Coronavirus, d’autoriser l’ouverture des magasins d’habillements jusqu’à la fin du mois de Ramadan. Une mesure économique et sociale forte si l’on sait que ces magasins font objet d’une très grande affluence durant cette période de l’année en raison de l’avénement de l’Aid. Période durant laquelle ils réalisent une grande partie de leur chiffre d’affaire annuel.

Ces décisions des deux ministres les plus engagés dans la lutte contre le coronavirus, qui viennent corriger la communication désastreuse du Chef de gouvernement au lendemain d’un passage raté devant les représentants de la nation, confirment les doutes des marocains quant à la capacité de Saad Dine El Otmani d’assurer le redémarrage de la vie sociale et économique du pays.

Officiel : Le déconfinement au Maroc aura lieu après le 10 juin

Les marocains qui espéraient déconfiner ce jeudi devront continuer à prendre leur mal en patience pour au moins trois autres semaines. Le chef du gouvernement a annoncé ce lundi devant les deux chambres du parlement, le prolongement de l’état d’urgence et le confinement sanitaires au 10 juin, sans donner aucune information sur la stratégie de déconfinement de son gouvernement. Le Maroc devient ainsi le pays qui a imposé le plus de jours de confinement au Monde après la Chine.

L’état d’urgence et le confinement sanitaires seront prolongés de trois semaines au Maroc, a annoncé lundi le chef du gouvernement Saad Dine El Otmani devant les deux chambres du parlement.

«Dès lors que notre pays a choisi de donner la priorité à la santé du citoyen au-dessus de toute autre considération, et au regard des acquis positifs réalisés, il a été décidé de prolonger l’état de santé et le confinement sanitaires de trois semaines supplémentaires», a-t-il déclaré au cours de cette séance commune du parlement.

Le chef du gouvernement a expliqué que la situation demeure stable et sous contrôle, mais pas entièrement rassurante eu égard à l’apparition de temps à autre de foyers familiaux et industriels du virus et à un certain relâchement observé dans le respect des dispositions du confinement.

Un tel constat risque de favoriser un retour en arrière à la fois insupportable et difficile à tolérer, a-t-il lancé.

«Il est inadmissible de mettre en péril les acquis et les sacrifices consentis depuis le début du confinement sanitaire», a insisté El Otmani, soulignant que l’exécutif a tracé les contours d’une vision globale pour la gestion du confinement dans la période à venir.

L’espace aérien, pas avant fin juin

Nos confrères de Maghreb Intelligence ont rapporté ce lundi matin que les autorités marocaines avaient informé les «grands partenaires» du Royaume, notamment Paris, sur la décision de prolongation de l’État d’urgence sanitaire afin qu’ils prennent leurs dispositions en ce qui concerne les échanges avec Rabat.

Selon la même source, le Maroc aurait également décidé de ne réouvrir son espace aérien qu’à la fin du mois de juin, et de manière progressive.

Stratégie de déconfinement et retour des marocains bloqués à l’étrangers : Saad Dine El Otmani aux abonnés absents

Alors que l’appareil de l’Etat du Royaume du Maroc est en branle depuis le début de la pandémie pour lutter contre la pandémie et la crise économique et sociale, le chef de gouvernement, Saad Dine El Otmani, a malheureusement brillé par sa communication désastreuse.

Le même chef de gouvernement qui a annoncé aujourd’hui le prolongement du confinement avait suggéré dans une intervention télévisée, il y a 10 jours, tout à fait le contraire, accentuant l’état de relâchement général des marocains observé depuis plus de deux semaines.

Cependant, la seule constante dans son discours est l’absence de vision et de stratégie de déconfinement. M. El Otmani n’a aucun scrupule à répéter aux marocains et à leurs représentants parlementaires qu’il ne savait pas comment le gouvernement qu’il dirige allait procéder pour la levée du confinement.

De plus, Saad Dine El Otmani persiste à se décharger lui et son ministre aux affaires étrangères, Nasser Bourita, du sort des dizaines de milliers de marocains bloqués à l’étranger, faisant décrocher au Maroc le triste record du seul pays au Monde à ne pas avoir rapatrier ses citoyens durant la pandémie du Coronavirus.

Saad Dine El Otmani, le Placebo

L’intervention télévisée de Saad Dine El Otmani, ce jeudi, n’a pas spécialement rassuré les marocains, confinés depuis le 20 mars, mais elle ne les pas non plus particulièrement perturbé. Les réactions ont été partagées entre indignation, colère, railleries, mais aussi encouragement et résignation.

Le Chef de Gouvernement a déçu ceux qui s’attendaient à des annonces sur le déconfinement. En contre partie, il a rassuré les «patriotes» qui tiennent à ne pas briser la sacrosainte unité des marocains, enfin retrouvée. Sans oublier, bien évidemment qu’une large frange de la population n’a même pas été au courant de ce rendez-vous télévisuel.

Les sorties médiatiques du successeur de Abdelilah Benkirane, se suivent et se ressemblent. Face à la caméra, il ne peut pas s’empêcher d’afficher son sourire béat et son air inoffensif. Du coup, l’effet sur le public est devenu quasi-mécanique : une minorité de son audience réagit, une autre raille, s’indigne, peste et tout le reste zappe. Un phénomène qui ne va pas sans rappeler le fameux effet Placebo. Lequel consiste à faire croire à une personne qu’une substance est capable de la soigner alors qu’en réalité, elle n’a aucun effet thérapeutique intrinsèque.

La classe politique marocaine, à l’image de celle du reste du monde, a été incapable de rassurer l’opinion publique face à l’ampleur de cette terrible crise sanitaire. 

Alors qu’aux États-unis et en Europe, les dirigeants politiques se sont cachés derrière une communauté scientifique désemparée, chez-nous, ceux ci se sont planqués derrière l’appareil de l’état, piloté par le souverain. Un appareil qui a fait preuve de réactivité, d’audace et de courage. Une prise en main tellement efficace que les marocains en étaient surpris, puis fiers, bien avant la communauté internationale.

Coronavirus a mis à nu ces organisations partisanes pour qui le calcul électoral et politique était de loin plus important que le risque sanitaire ou économique. Et ce n’est pas une exagération. La presse française et américaine évoquent quotidiennement des scandales d’états dont étaient  responsables la classe politique dirigeante. Chez-nous ce n’est pas plus gai. Rappelez-vous comment les principales formations politiques du pays, se sont mises à comploter, pour faire passer une loi en catimini visant à protéger leurs intérêts, la fameuse loi 20.22, au lieu de se mobiliser sur le terrain pour soutenir l’Etat, en venant en aide aux populations les plus exposées aux retombées sociales et économiques de la crise.

Quand à Saad Dine El Otmani, il s’est donné la mission de sourire devant les caméras, ayant pour seul souci de ne pas alarmer les citoyens. D’ailleurs, il n’a pas cessé de dire la chose et son contraire, dans un silence assourdissant du plus grand nombre des formations politiques.  Un silence que le milliardaire Aziz Akhannouch a souhaité briser en imaginant une prise de parole sur le Covid-19. Une sortie qui s’est transformée, à l’image de toutes les autres, grâce à l’incompétence de ses équipes de communication et de conseil politique, à un harakiri monumental. 

Aziz n’a pas été le seul à se planter. Le tonitruant Mohamed Ziane, le SG du parti marocain libéral, s’est fait choper, cette fois-ci non à cause de ses habituels coups de gueule, mais lors d’une transaction de masques de protection qui a mal tourné, dans laquelle se sont empêtrés son fils et un escroc notoire.

Pendant ce temps là, se sont des responsables apolitiques qui se sont le plus engagés et qui ont pris le plus de risques dans le pilotage de la mise en place de la stratégie de confinement. Et on les compte sur les bouts des doigts : Abdelouafi Laftit, Khalid Ait Taleb, Mohamed Benchaâboun et Mly Hafid Elalamy, sans compter Abdellatif El Hammouchi et les autres responsables sécuritaires et militaires.

Ces technocrates n’ont peut-être pas tout réussi, ont commis des erreurs, mais étaient au moins au front de manière quotidienne, prenant des décisions, ajustant, communiquant et encaissant la pression de l’opinion publique et des fois les réprimandes du souverain.

Jeudi, Saad Dine El Otmani, face aux caméras, nous a dit la vérité, sa vérité : il ne sait absolument pas comment le gouvernement allait gérer la suite des évènements. Cela ne veut pas dire que le Maroc n’a pas de stratégie de déconfinement. 

L’équipe projet qui a lancé et piloté la première phase de la stratégie de lutte contre la pandémie, est à même, grâce à la compilation de la data collectée durant les derniers cinquante jours, et des différentes expériences mondiales, d’imaginer des scénarios de redémarrage de la vie économique et sociale. Un processus, que le Chef de Gouvernement, El Otmani, n’a ni l’envie, ni la capacité, ni les équipes, ni le courage de le challenger.

Et pour preuve, moins de 48 heures après la fameuse interview d’Al Oula, le ministre de la santé, Khalid Ait Taleb, a été sommé de sortir remplir les blancs laissés par le Chef de Gouvernement, en donnant ce samedi une déclaration télévisée à la même chaîne.

Khalid Ait Taleb, avec son air le plus grave et le plus sérieux a tempéré l’optimisme excessif et infondé d’El Otmani, en expliquant les conditions indispensables pour amorcer le déconfinement, particulièrement la stabilité de la situation épidémiologique, et en appelant les citoyens à faire preuve d’esprit de responsabilité, de solidarité et de patience.

Il fallait donc injecter d’urgence à l’opinion publique une dose d’anti-inflammatoire, pour les préparer au prolongement du déconfinement, après avoir observé, non sans déception, l’absence d’effet significatif du Placebo.

Maroc-Turquie : Ahmed Akhchichine balise la voie pour un axe économique Marrakech-Istanbul

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Il s’agit là d’un événement hautement stratégique. Une délégation de la région de Marrakech-Safi, dépêchée par Ahmed Akhchichine, s’est rendue en Turquie où elle a rencontré des officiels et des hommes d’affaires turcs, notamment le fils du président, Bilal Erdogan, ainsi que le porte-parole de la présidence, Ibrahim Kalin. Une rencontre qui a été couronnée par l’annonce de l’ouverture d’une ligne aérienne directe entre Marrakech et Ankara.

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La disposition vue “Bouregreg” du nouveau salon de Bourita a incommodé les invités de marque du Maroc

Quand bien même était-il considéré comme l’homme fort du ministère des Affaires étrangères et de la coopération, soit en tant que chef du Cabinet du ministre, puis Secrétaire général, ou encore en qualité de ministre délégué, il manquait à Bourita cette stature de ministre dont il commence à se parer petit à petit.

Depuis sa nomination en avril dernier à la tête de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita semble à la recherche de repères, d’une posture, d’une attitude physique qu’il n’arrive toujours pas à trouver dans son nouveau costume. Dans l’ombre des anciens ministres Mohamed Benaïssa, Taïeb Fassi Fihri et Saâdeddine El Othmani, il a démontré qu’il voulait faire table rase de l’héritage d’un Salaheddine Mezouar qui n’a fait que récolter le travail de l’appareil administratif du ministère.

Manquant d’aplomb et fébrile sur le plan protocolaire, le brillant Secrétaire général qu’il était n’arrivait pas facilement à s’imposer avec son nouveau maroquin. Nasser Bourita n’est pas un politique. C’est un technicien de la diplomatie et un homme de dossiers. En vingt-cinq ans, et sans voir pousser un seul cheveu blanc, il a roulé sa bosse au service central pour y gravir tous les échelons : secrétaire des affaires étrangères, conseiller, directeur, chef de cabinet, directeur général, secrétaire général, ministre délégué pour finir «ministre plein».

La disposition torticolis

Installé dans son vaste bureau qui donne sur la vallée du Bouregreg, Bourita n’a pas supporté longtemps la disposition du salon où il reçoit ses invités de marque.

Héritée du temps de Benaissa, cette disposition plaçait le ministre dos à la baie vitrée qui donne sur le Bouregreg pour permettre à l’invité d’avoir une vue imprenable sur la vallée ainsi que sur les vestiges de Chellah. Bourita tenait à avoir sa vue lui aussi. Il n’en a fallu pas moins de quelques semaines pour que les services généraux du ministère lui accommodent un nouvel agencement avec deux nouveaux grands fauteuils, placés parallèlement l’un à côté de l’autre, au centre du bureau et donnant directement sur la baie. Enfin quelqu’un qui a osé le «changement» murmurait-on dans les allées de la belle bâtisse de verre.

Belle vue certes pour Bourita, mais le ministre avait du mal à communiquer facilement avec ses invités lesquels, souffrant souvent de torticolis et autres lumbagos, étaient obligés de se redresser sur leur côté gauche pour pouvoir regarder leur hôte en face.

Cette situation gênante a duré plusieurs semaines et commençait à faire tache d’huile. Il a fallu beaucoup de tact aux proches collaborateurs du ministre pour le convaincre de «corriger» la disposition des fauteuils et permettre aux invités du Maroc de communiquer fluidement avec le chef de la diplomatie. C’est désormais chose faite depuis quelques jours.

Ca c’était sur la forme, une forme qui compte dans les règles d’étiquette et de préséance diplomatiques où le moindre faux pas ou faux geste peuvent altérer des années d’efforts.

Disposition du MINISTRE : la dernière en date

Disposition enfin corrigée le 04 Octobre 2017 à l’occasion de la visite du coordinateur de l’Union européenne (UE) pour le Sahel, Miguel Angel Losada

Disposition du « MINISTRE EN RODAGE » un fauteuil pour un et tant pis pour le torticolis

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La disposition du »MINISTRE DÉLÉGUÉ », disposition du malaise, petit coussin derrière le dos et non distinction de la hiérarchie

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Sur le fond, les activités de Nasser Bourita à Washington au début du mois de septembre, où il a rencontré le gratin de l’administration américaine allant du Secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, au sous-secrétaire d’état chargé des affaires du Proche-Orient, David Satterfield, en passant par l’envoyé présidentiel adjoint auprès de la coalition internationale de lutte contre Daesh, Terry Wolff, ainsi qu’avec les Présidents des commissions des Affaires étrangères au Sénat et à la Chambre des représentants du Congrès US, respectivement Bob Corker et Ed Royce, et ses activités marathon aux travaux de la 72ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, où il a rencontré tout le gotha diplomatique mondial, permettraient de faire hisser le ministre des Affaires étrangères en influence et, pourquoi pas, dans les mois et années à venir, le voir également monter en force, en confiance et en maturité.

LE1

Non Monsieur Boussaid, les 500 millions $ ne sont pas destinés à honorer les eurobonds 2017

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Le1.ma était le premier média de la place à avoir rapporté l’information de l’emprunt d’un montant de 500 millions de dollars contracté “en catimini” par le gouvernement auprès du Fonds saoudien de développement. Comme une traînée de poudre, l’information a fait le tour des rédactions nationales lesquelles, sans exception et avec professionnalisme, ont pris le soin de citer la source, et c’est de bon augure. Mais au lieu de réagir via un communiqué officiel en bonne et due forme ou, au moins, envoyer un droit de réponse au support qui a rapporté l’information, le ministre Boussaid a préféré distiller sa « contre-offensive » via des confrères. Mais contre-offensive pour dire quoi au juste ? Pour tenter de convaincre, avec moult contorsions, que l’emprunt de 500 millions de dollars auprès du Fonds saoudien de développement avait pour objectif «d’honorer une partie d’une échéance» d’un ancien emprunt contracté en 2007. Ce qui est loin d’être la vérité.

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En l’absence de communication de la part du gouvernement, Le1.ma a pris la peine d’expliquer aux marocains, avec des mots simples et directs l’objectif du prêt du Fonds saoudien, loin de la terminologie ampoulée de Boussaid qui, cherchant à noyer le poisson, utilise sciemment des termes et expressions compliquées pour que l’opinion publique non initiée n’y voit que du feu.

Pourquoi les 500 millions $ ne sont pas en réalité destinés à honorer les eurobonds 2017 comme l’affirme Boussaid ?
Les eurobonds émis par le Maroc le 27 juin 2007 sur une période de 10 ans sont arrivés à terme le 27 juin 2017 ; et l’emprunt contracté auprès du Fonds saoudien de développement n’a été signé que le 17 Août 2017, soit près de deux mois plus tard. De plus, selon les propres dires du ministre Boussaid, les 500 millions $ n’ont pas encore été encaissés. Nous sommes donc devant deux cas de figure :

  1. Trois mois après l’échéance, le gouvernement n’a pas encore réglé cette dette : cette option est risquée car le défaut de paiement et très chèrement payé sur le marché international, aussi bien auprès de l’Europe qui nous a octroyé le prêt, qu’auprès des agences de rating qui peuvent dégrader sévèrement le Maroc. Le cas du Congo est criard : Brazzaville avait échoué le 30 juin 2016 à effectuer le paiement de l’échéance de son eurobond -et ce malgré une période de grâce de 30 jours-, les trois grandes agences de notation internationales ont systématiquement dégradé la note souveraine du pays, Moody’s (« B3 »), Fitch Ratings (« RD » – « défaut partiel ») et Standard & Poor’s (« SD / »D » – « défaut partiel »). Ce qui a entraîné un net recul du cours des obligations de cet eurobond sur les marchés internationaux. Le ministre Boussaid doit donc nous dire très vite si le chèque du Fonds saoudien a été encaissé ou pas et comment gère-t-il ce défaut de paiement avec les bailleurs de fonds internationaux. Les marocains doivent savoir ;
  2. Les 500 millions d’euro relatifs au remboursement des eurobonds ont bien été réglés, donc puisés du budget général de l’Etat (car Boussaid a bien dit que le montant n’a pas encore été viré) ce qui déséquilibrera gravement les comptes nationaux et grèvera les réserves de changes déjà en souffrance suite à l’affaire des 44 milliards de dirhams qu’a fait éclater au grand jour le Gouverneur de la Banque centrale, Abdellatif Jouahri, en concomitance avec l’arrivée à échéance de l’eurobond. La fin de l’année risque donc d’être extrêmement difficile. Prions Dieu que les saoudiens accélèrent le versement des 500 millions dans les caisses de l’Etat pour éviter au pays de faire face à une crise budgétaire et de liquidité très sévères.

La situation de blocage gouvernemental, le retard de l’approbation de la loi de Finances 2017 et la léthargie de l’actuel exécutif qui n’a pas encore réellement pris ses marques de gouvernement fort, homogène et responsables, constituent les facteurs expliquant la confusion de l’équipe d’El Otmani, encore incapable de donner des réponses claires, transparentes et convaincantes au citoyen marocain. Et le ministre de l’Economie et des Finances est un homme-clé de ce dispositif mis en place par le chef du gouvernement.

Rien qu’en eurobonds, trois échéances majeures attendent le gouvernement dans les six prochaines années : un milliard de dollars en 2020 (prêt contracté en septembre 2010), un milliard de dollars en 2022 (prêt contracté en décembre 2012) et un milliard de dollars en 2024 (prêt contracté en juin 2014).

Source : Ministère de l’Economie et des Finances

Les marocains ont besoin et, surtout le droit, de savoir comment le gouvernement compte rembourser toutes ces dettes et est-ce qu’il va de nouveau recourir à l’endettement pour rembourser ces emprunts colossaux, l’éternel cercle vicieux. De plus, l’emprunt de 500 millions de dollars contracté auprès du Fonds saoudien, n’aurait jamais dû avoir lieu si le pays créait assez de richesses pour payer ses dettes. Mais avec un taux de croissance situé entre 1,3% et 1,7% au mieux disant, le Maroc n’est pas encore sorti de l’auberge de l’assainissement de ses comptes publics.

Les péchés capitaux de Boussaid et du gouvernement

  1. Léthargie : Prenons le cas du Ghana : le pays devait faire face en 2017 à un remboursement de 1 milliard d’euro relatif à l’échéance d’un eurobond contracté également en 2007. Prévoyant, le Ghana a pris ses dispositions et a inclus cette tombée dans le budget 2016 en vue de maîtriser ses coûts financiers et sa réputation sur les marché internationaux. Boussaid et le gouvernement, en hibernation, ne se sont réveillés qu’à quelques semaines avant l’échéance. Ce qui explique la colère et la sortie surprenante du Gouverneur Jouahri s’insurgeant contre la gestion désastreuse du gouvernement en ce qui concerne les équilibres budgétaires et de change ;
  2. Dilettante : Les 500 millions d’euros ont été contracté en 2007 pour éviter justement les coûts de rééchelonnement des dettes contractées auprès du Club de Londres, profitant du rating exceptionnel du royaume pour décrocher un spread favorable. Aujourd’hui, avec cet emprunt de 500 millions d’euros, ne s’agit-il pas d’une forme de rééchelonnement interdit par le Fonds saoudien de développement. Du moment qu’on emprunte pour payer un emprunt, c’est un manque flagrant de rigueur budgétaire qui risque d’écorcher notre rating ;
  3. Opacité : Pourquoi cet embargo médiatique sur l’opération ? Sachant que les ministres de Saad dine El Otmani, ne bougent d’un point à un autre que les voilà suivis par des hordes de photographes, journalistes et community managers. Il s’agit d’un montant important contracté par un pays ami et c’est, en principe, plutôt une bonne nouvelle qui devrait rassurer les citoyens et les partenaires du Royaume si l’on suit la logique du ministre Boussaid. Mes les contorsions dans ses réponses prouvent qu’il ne dit pas toute la vérité sur le sujet ;

Quand le ministre Boussaid dit, par voix interposée, que les salaires de la fonction publique s’élèvent à 8 milliards de DH par mois soit bien plus que le montant emprunté, c’est une fuite en avant caractérisée du ministre, car payer une partie des salaires ou rembourser une dette par un énième emprunt c’est du pareil au même : le Maroc n’avait pas les moyens de combler un trou béant et s’est de nouveau endetté, loin des caméras, pour boucler une fin de mois difficile. D’ailleurs, le texte du Décret publié dans le Bulletin Officiel est clair : l’emprunt contracté auprès des saoudiens vient en «appui au budget» de l’année en cours, 2017.

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500 millions de dollars de Ryad à Rabat pour payer les salaires des fonctionnaires

Dans sa lettre de cadrage adressée le 11 août dernier aux différents départements ministériels, le chef du gouvernement a fixé quatre grands axes concernant les priorités de l’exécutif : le social, l’industrialisation, la régionalisation avancée et la réforme de la Justice et de l’Administration. Mais le gouvernement n’avait même plus les moyens de payer les fonctionnaires, il alors fait appel aux saoudiens pour sauver la mise.

La note de cadrage de Saad dine El Otmani, qui tire la sonnette d’alarme quant à l’aggravation des disparités sociales et territoriales, incite à une amélioration des services aux citoyens, encourage à catalyser l’investissement privé et stimule la croissance des petites et moyennes entreprises, tout en insistant sur l’urgence d’une réforme de l’Administration par sa numérisation et d’un grand coup de fouet au chantier de la Justice.

Sauf que les moyens mis sur la table pas l’équipe d’El Otmani n’étaient pas suffisants. Les pouvoirs publics ont alors appelé les saoudiens à la rescousse. Ryadh a alors mobilisé le Fonds Saoudien pour le Développement pour pouvoir injecter du cash directement dans le budget de l’Etat mais avec une condition : ne pas inscrire les dépenses de fonctionnement dans le budget d’investissement. Autrement dit, pousser l’exécutif dirigé par El Otmani à distinguer une fois pour toutes les deux chapitres que les gouvernements précédents avaient tendance à confondre.

Une semaine après la circulaire du chef du gouvernement contenant la note de cadrage du PLF 2018, et pendant que le Roi d’Arabie saoudite se trouvait toujours au Maroc, pour son séjour annuel de villégiature à Tanger, un accord de prêt  a été conclu  à Rabat le 17 août entre le gouvernement marocain et le Fonds Saoudien pour le Développement en vue de l’octroi d’un prêt de 500 Millions de dollars au Maroc dans le but d’appuyer l’équilibre budgétaire, consacrer les dépenses du personnel et garantir le paiement des salaires des fonctionnaires et les pensions des retraités au risque d’un vrai shutdown passé sous silence.

Décret n° 2-17-508 du 07 septembre 2017 portant approbation de l’accord de prêt conclu le 17 août 2017 entre le gouvernement du Royaume du Maroc et le Fonds Saoudien pour le Développement (FDS), publié au Bulletin Officiel n°6606 du 21 septembre 2017

En 2017, le Maroc a bénéficié de plusieurs prêts et dons du Fonds saoudien pour le développement, parmi eux l’octroi, en avril dernier, d’un don de 100 millions de dollars, en appui au financement des PME dans le pays. Sans oublier que le projet de construction du TGV au Maroc a aussi bénéficié d’un prêt de ce même Fonds d’une valeur de 200 millions de dollars.

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