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Qatar Airways

Maroc-France : Annulation de 7 vols du mercredi vers Doha

La Royal Air Maroc a annoncé, dans la nuit du mardi au mercredi, l’annulation par Qatar Airways des vols opérés le 14/12/2022 au départ de Casablanca vers Doha. Lesquels vols étaient destinés à transporter les supporters de l’équipe nationale marocaine pour assister à la demi-finale de la Coupe du Monde au Qatar.

Dans un tweet publié vers 1h du matin heure marocaine, la Royal Air Maroc confirme les rumeurs annonçant l’annulation de certains vols vers le Qatar s’inscrivant dans le dispositif spécial demi-finale de la Coupe du Monde.

«Suite aux restrictions imposées par les autorités qataries, Royal Air Maroc a le regret d’informer ses clients que son partenaire Qatar Airways a procédé à l’annulation des vols opérés le 14/12/22 au départ de Casablanca vers Doha dans le cadre de leur partenariat de code-share», peut-on lire sur le compte Twitter de la compagnie.

Les vols concernés par cette annulation sont donc ceux programmés le mercredi matin soit 7 vols sur 30 initialement prévu pour le dispositif spécial demi-finale de la Coupe du Monde. Il s’agit des vols suivants :

  1. AT9703/QR3003
  2. AT9717/QR3007
  3. AT9715/QR3015
  4. AT9747/QR3067
  5. AT9739/QR3069
  6. AT9743/QR3093
  7. AT9749/QR3099

La RAM informe ses clients qu’elle procéderait au remboursement des billets des vils annulés, tout en les invitant de ne pas se présenter à l’aéroport.

«A cet effet, Royal Air Maroc procèdera au remboursement des billets d’avion des passagers impactés par ces annulations dans les plus brefs délais. La Compagnie Nationale invite les clients concernés de ne pas se présenter à l’aéroport.» a publié la RAM sur Twitter.

L’Elysée a-t-il fait pression sur le Qatar ?

Dans son communiqué, la RAM a évoqué des «restrictions imposées par les autorités qataries» et qui ont amené à Qatar Airways d’annuler les vols du mercredi. Une communication de la compagnie dirigée par Abdelhamid Addou qui laisse planer des doutes sur les raisons réelles de cette annulation.

Si ce n’est pas la disponibilité des tickets du match, ne serait-ce pas une pression diplomatique du président Macron qui a annoncé sa présence effective à la demi-finale de son pays contre le Maroc ?

Le condescendant président français aurait-il eu peur de la pression des 45.000 supporters des Lions de l’Atlas sur ses Coqs tricolores ?

Quel que soit la raison de l’annulation des 7 vols du mercredi, nous devons féliciter la RAM pour la réussite du transport de 23 avions de supporters et la FRMF de Fouzi Lekjaa d’avoir assurer leurs tickets de match.

Restons mobilisé autour de nos Lions.

Tout pour la gagne !

MBZ rappelle son ambassadeur. Tamim nomme un ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire

Un brouillard épais continu de recouvrir le ciel des relations de notre cher royaume avec les pays du Golfe. Le roi Mohammed VI n’a finalement pas effectué sa visite en Arabie Saoudite. MBZ, cet émir de mère marocaine qui a été formé et façonné au collège royal de Rabat, n’a plus d’ambassadeur au Maroc. Des hommes d’affaires émiratis, quittent le pays. Tandis que Tamim renforce sa représentation diplomatique en nommant un ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire. Nous vivons une situation inédite dans l’histoire de la diplomatie du Maroc moderne.

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L’Iran ouvre son espace aérien à Qatar Airways

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Les autorités aéroportuaires iraniennes ont fait savoir que tous les vols de Qatar Airways à destination de l’Europe et de l’Afrique pouvaient emprunter l’espace aérien iranien et ce au lendemain de l’embargo imposé à Doha par l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Bahreïn et l’Egypte qui incluent la fermeture des voies terrestres, maritimes et aériennes de et vers le Qatar ainsi que la suspension de toutes les liaisons de Qatar Airways à destination de ces quatre pays.

Les vols de Qatar Airways vers l’Europe et vers l’Afrique du Nord et du Sud passaient par l’Arabie saoudite et l’Egypte, mais la fermeture des voies aériennes par ces pays oblige désormais Qatar Airways de changer la trajectoire de ses aéronefs qui devront dorénavant emprunter l’espace aérien de l’Iran, de l’Irak et de la Jordanie pour pouvoir atteindre l’Afrique du Nord et l’Europe.

Par ailleurs, les vols de Qatar Airways à destination de l’Europe centrale et du nord, et qui passaient par le Bahreïn vers le Koweït puis par l’Irak et la Turquie, a forcé la compagnie qatarie à traverser le ciel de l’Iran vers la Turquie.

En temps normal, l’espace aérien iranien voit traverser 955 vols quotidiens mais avec l’embargo sur le Qatar, 200 vols supplémentaires –tous de Qatar Airways – devraient s’ajouter, ce qui augmenterait sensiblement les revenus du pays.

Des centaines de milliers de personnes se rendant ou passant par Doha seront affectées par ces changements lesquels affecteront sensiblement les coûts de voyages en raison de l’allongement des distances en plus des taxes supplémentaires qui seront dorénavant imposés à Qatar Airways. Mais l’espace iranien, reste la seule issue de la compagnie aérienne qatarie vers le monde.

De son côté, la compagnie aérienne nationale Royal Air Maroc (RAM),  avait annoncé  dans un communiqué publié jeudi, que tous ses vols vers Doha sont opérés normalement, et qu’elle continue à offrir à ses clients les continuations au-delà de Doha, en partenariat avec Qatar Airways, à l’exception de quatre Pays (Arabie Saoudite, Bahreïn, UAE et Egypte).

Pour rappel, Qatar Airways, compagnie aérienne nationale du Qatar, opère des vols internationaux sur les cinq continents depuis son principal hub à l’aéroport International de Doha. Elle est considérée comme l’une des meilleures compagnies aérienne du monde. Elle est classée «5 étoiles» selon Skytrax, organisme indépendant chargé d’effectuer des surveillances statistiques et des classements des meilleurs compagnies mondiales, a été élue meilleure compagnie aérienne du monde en 2011, 2012 et 2015 et 2e en 2013, 2014 et 2016.

LE1

Qatar, un choix cornélien

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En décidant, aujourd’hui, de maintenir ses vols vers Doha tels qu’ils sont opérés normalement, soit cinq vols directs par semaine entre Casablanca et la capitale du Qatar, la compagnie aérienne nationale Royal Air Maroc nous a, dans un sens, donné le cap de ce que sera l’avenir des relations entre Rabat et Doha depuis l’annonce de l’embargo sur le Qatar par l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Bahreïn et l’Egypte.

A l’arrivée au pouvoir du Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani en 2013, les relations entre les deux pays ont évolué positivement, tant sur le plan politique qu’économique, avec une accélération à compter de 2015. En revanche, l’entrée du PJD au gouvernement avec à sa tête Abdelilah Benkirane, applaudi par Doha, n’était pas du goût de Ryadh, d’Abu Dhabi et du Caire. D’où le froid qui s’est abattu sur les relations entre le Maroc et ces trois pays, notamment après les élections législatives d’octobre 2016 qui ont vu le PJD rempiler pour un second mandat.

La crise qui secoue les pays du Golfe est suivie de très près par les autorités marocaines qui gèrent les contrecoups de ce véritable séisme en essayant d’en amortir l’impact. Le Maroc subit indubitablement des pressions de la part de Ryadh et Abu Dahbi en vue de s’aligner sur leur position vis-à-vis de Doha. Rabat n’est certainement pas contre l’idée de rejoindre cette «Nouvelle Alliance» mais le pays a ses spécificités et, surtout, ses conditions. Dans la terminologie usitée, on parle de l’Arabie saoudite et «ses alliés». Et le Maroc est tout sauf un pays satellite. Le Maroc, à travers son histoire contemporaine, a su garder une certaine équidistance avec les pays composant le Conseil de coopération du Golfe, en consacrant une diplomatie souveraine. Jamais le Maroc ne s’est immiscé dans les affaires intérieures d’un autre pays, frère de surcroît, et n’accepterait nullement que l’on s’ingère dans les siennes. Et surtout lorsqu’il s’agit des résultats des urnes, expression suprême de la souveraineté nationale.

Si, sur le plan politique, le Maroc a bien défini les règles du jeu, la réalité sur le plan des échanges économiques a subi les retentissements de ce «froid». Avec 70% d’investissements directs en moins, les pays du CCG boudent de plus en plus le Maroc comme destination privilégiée de leurs placements. Par contre, le Qatar est resté fidèle à ses engagements sur tous les projets socio-économiques décidés sur le Maroc ainsi que sur le partenariat stratégique en terme de sécurité énergétique. Par ailleurs, si la RAM a décidé aujourd’hui de maintenir ses vols vers Doha, c’est un gage de «bonne santé» dans les relations bilatérales entre les deux pays. Sachant que Qatar Airways cherche à entrer dans le capital de la compagnie aérienne nationale. Cela dit, avec le blocus imposé par Ryadh et ses alliés, et les répercussions sur la santé financière de la compagnie qatarie, tous ces plans pourraient être révisés, voire annulés en cas d’escalade ou de conflit armé.

Le cas échéant, le Maroc a des intérêts vitaux à défendre. Et ne pas agir pourrait avoir des conséquences fâcheuses sur le plan interne, en terme de paix sociale et des risques sécuritaires. Sans oublier l’importante diaspora marocaine au Qatar qui risque d’être menacée. Se mettre à dos le Qatar pourrait, éventuellement, mettre fin à la trêve de la chaîne Al Jazeera concernant certains sujets déplaisants. Il faut reconnaître que la gestion du dossier n’est pas aisée. D’où le rôle fondamental que doit jouer notre diplomatie en tentant de rapprocher les points de vue des «belligérants» et d’apaiser les velléités des uns et des autres. Rabat pourrait proposer ses bons offices, soit à sa propre initiative soit en partenariat avec la France qui partage des d’intérêts stratégiques avec le Qatar. La visite, la semaine prochaine, au Maroc, du président français Emmanuel Macron, permettra d’y voir plus clair.

Abdellah EL HATTACH

Royal Air Maroc maintient son programme de vols sur Doha

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Après avoir annoncé hier, mercredi 7 juin, son incapacité d’assurer les vols à destination des Emirats Arabes Unis, de l’Arabie Saoudite, du Yémen, des Maldives, de Bahreïn et de l’Egypte, avec un transit à l’aéroport de Doha en raison de l’embargo aérien qui frappe le Qatar, la compagnie aérienne nationale Royal Air Maroc (RAM) précise dans un communiqué publié jeudi, que tous ses vols vers Doha sont opérés normalement, soit cinq vols directs par semaine entre Casablanca et Doha et qu’elle continue à offrir à ses clients les continuations au-delà de Doha, en partenariat avec Qatar Airways, à l’exception de quatre Pays (Arabie Saoudite, Bahreïn, UAE et Egypte).

Dans son communiqué, Royal Air Maroc invite ses clients, ayant acheté des billets en continuation via Doha vers ces quatre Pays à prendre contact avec son call center pour s’informer des dispositions mises en place.

Télécharger le communiqué

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