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Pegasus

Les téléphones de 11 employés de l’ambassade des États-Unis en Ouganda infectés par le logiciel espion Pegasus

Les iPhones de 11 employés de l’ambassade américaine travaillant en Ouganda ont été piratés à l’aide du logiciel espion «Pegasus» développé par le groupe israélien NSO, la société de surveillance que les États-Unis ont mise sur liste noire il y a un mois. L’administration américaine accusait cette technologie israélienne d’avoir été utilisée par des gouvernements étrangers pour réprimer la dissidence. Cette révélation pèsera en défaveur de la société israélienne NSO lors d’une réunion organisée à la Maison Blanche la semaine prochaine qui verra la participation du Chef du Mossad Dedi Barnea.

Le piratage est le premier cas connu de logiciel espion, Pegasus, utilisé contre des responsables américains. Pegasus est un système de surveillance sophistiqué qui peut être implanté à distance dans les smartphones pour extraire des enregistrements audio et vidéo, des communications cryptées, des photos, des contacts, des données de localisation et des messages texte.

Rien n’indique que NSO lui-même ait piraté les téléphones, mais plutôt qu’un de ses clients, principalement des gouvernements étrangers, l’ait dirigé contre des employés de l’ambassade.

Le New York Times affirme que la découverte de ce piratage ne manquera pas d’accroître la tension avec Israël au sujet de la récente répression américaine contre les entreprises israéliennes qui fabriquent des logiciels de surveillance qui ont été utilisés pour suivre les emplacements des dissidents, écouter leurs conversations et télécharger secrètement des fichiers qui se déplacent sur leurs téléphones. Le président Biden prévoit d’accentuer la pression pour réprimer davantage l’utilisation de ces logiciels à l’occasion d’une réunion la semaine prochaine à la Maison Blanche, auquel il a invité des dizaines de pays, dont Israël.

«Les téléphones du gouvernement américains qui ont été ciblés jusqu’à présent n’ont pas été classifiés, et rien n’indique que Pegasus a été utilisé pour accéder à des informations classifiées», a déclaré un haut responsable de l’administration.

«Nous étions également très inquiets à ce sujet car cela représente un risque réel de contre-espionnage et de sécurité pour le personnel américain et les systèmes américains dans le monde», a poursuivit la même source.

Netanyahu sur les bancs des accusés

Réagissant à la dépêche de Reuters révélant ce premier cas de piratage d’officiels américains par Pegasus, le journaliste israélien Ravid Barak a fait allusion à une possible implication de Benjamin Netanyahu dans l’affaire. Selon lui, l’ancien premier ministre était très proche du président ougandais qui avait joué un rôle clé dans la médiation avec le nouveau régime soudanais.

«Pendant le mandat de l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, les relations avec l’Ouganda sont devenues beaucoup plus étroites. Netanyahu était très proche du président ougandais Iwari Musavini qui a même servi de médiateur entre Netanyahu et le président par intérim du Soudan, le général Abdel Fattah al-Burhan. Les deux se sont même rencontrés grâce à la médiation de Mussavini en Ouganda en février 2020.» a-t-il écrit sur Twitter.

Barak Ravid estime que suite à cet incident, le chef du Mossad, Dedi Barnea, réinitialisera ses plans qui visaient la défense de NSO lors de sa prochaine visite à Washington.

Apple a alerté les diplomates américains

Dans sa dépêche explosive de ce vendredi, Reuters a rapporté qu’Apple avait informé les employés de l’ambassade américaine en Ouganda mardi dernier du piratage. Les personnes touchées sont des agents du service extérieur et de locaux travaillant pour l’ambassade, qui avaient tous lié leurs identifiants Apple à leurs adresses e-mail du département d’État, selon une source bien informée.

«Apple pense que vous êtes la cible d’attaquants parrainés par un État qui tentent de compromettre à distance l’iPhone associé à votre identifiant Apple», indique l’alerte d’Apple.

«Ces attaquants vous ciblent probablement individuellement en raison de qui vous êtes ou de ce que vous faites. Si votre appareil est compromis par un attaquant parrainé par un État, il peut être en mesure d’accéder à distance à vos données sensibles, à vos communications ou même à la caméra et au microphone. Bien qu’il soit possible qu’il s’agisse d’une fausse alarme, veuillez prendre cet avertissement au sérieux », a mis en garde Apple les employés de l’ambassade US.

Apple a créé un correctif en septembre qui corrigeait la faiblesse de son système d’exploitation iOS. Étant donné que ce correctif ne protège un téléphone qu’une fois qu’un utilisateur a téléchargé le logiciel mis à jour, il est possible que des pirates continuent d’exploiter la faille pour infiltrer des téléphones qui n’avaient pas encore été mis à jour.

La société a demandé aux employés du département d’État américain de prendre plusieurs précautions, notamment la mise à jour immédiate de leurs iPhones avec le dernier logiciel disponible, qui inclut le correctif. La société a déclaré que les attaques détectées par Apple «sont inefficaces contre iOS 15 et versions ultérieures».

La notification d’Apple aux diplomates et au gouvernement américain est intervenue après avoir déposé une plainte contre NSO pour ce qu’elle allègue être des violations de la Computer Fraud and Abuse Act, une loi adoptée en 1986.

« Les mesures que nous prenons aujourd’hui enverront un message clair : dans une société libre, il est inacceptable d’armer de puissants logiciels espions financés par un État contre ceux qui cherchent à rendre le monde meilleur », a déclaré Ivan Krstić, chef de la sécurité d’Apple.

«Apple gère l’une des opérations d’ingénierie de sécurité les plus sophistiquées au monde, et nous continuerons à travailler sans relâche pour protéger nos utilisateurs contre les acteurs abusifs parrainés par l’État comme NSO Group.» a-t-il souligné.

Logiciel espion Pegasus : les États-Unis blacklistent l’entreprise israélienne NSO Group

NSO Group, l’entreprise israélienne qui fournit des logiciels espions vient d’être blacklistée par les Etats-unis. «NSO Group a été ajoutée à la liste des entités qui développent des spywares dont le but de cibler de manière malveillante des représentants gouvernementaux, des journalistes, des hommes d’affaires, des militants, des universitaires et des employés d’ambassade», indique un communiqué du département américain du Commerce.

Le Bureau de l’industrie et de la sécurité (BIS) du Département du Commerce américain a publié ce mercredi un communiqué annonçant l’entrée en vigueur d’une nouvelle réglementation plaçant quatre sociétés étrangères à la liste des entités accusées d’atteinte à la sécurité et aux intérêts nationaux. Les quatre entités sont situées en Israël, en Russie et à Singapour.

Pour Israël, il s’agit de la société NSO Group qui fournissait le logicile espion Pegasus et de Candiru une autre firme connue pour piraté Apple. Le département de commerce américain justifie sa décision sur la base de preuves que ces entités ont développé et fourni des logiciels espions à des gouvernements étrangers.

Le communiqué indique que les outils des logiciels espions en question ont été utilisés «pour cibler de manière malveillante des responsables gouvernementaux, des journalistes, des hommes d’affaires , des militants, des universitaires et des employés des ambassades.»

« Les États-Unis se sont engagés à utiliser de manière agressive les contrôles à l’exportation pour tenir pour responsables les entreprises qui développent, commercialisent ou utilisent des technologies pour mener des activités malveillantes qui menacent la cybersécurité des membres de la société civile, des dissidents, des représentants du gouvernement et des organisations ici et à l’étranger », a déclaré la secrétaire au Commerce Gina M. Raimondo.

Israël informée à la dernière minute

Selon des officiels israéliens, l’administration Biden n’a notifié gouvernement Bennett de sa décision de blacklister NSO Group qu’une heure avant son annonce aux médias. Et afin de prévenir tout incident diplomatique, le Département d’Etats américain a assuré qu’il ne prendra pas des mesures contre les Israéliens.

NSO Group et Candiru

Le groupe NSO est la plus grande entreprise de cyber-espionnage en Israël, évaluée à plus d’un milliard de dollars, et spécialisée dans le piratage de téléphones portables. Quand à Candiru, c’est une jeune entreprise spécialisée dans le piratage informatique. Au fil des années, d’innombrables enquêtes, menées par le Pegasus Project, ont été publiées sur NSO en particulier et sur l’utilisation abusive de ses logiciels espions.

Les États-Unis restreignent les exportations d’outils de piratage et de logiciels espions

Le département de Commerce américain a annoncé la mise en place de nouveaux contrôles à l’exportation de « logiciels d’intrusion » vers des utilisateurs gouvernementaux, qui peuvent les aider à pénétrer dans les réseaux informatiques pour les surveiller, voler des données ou perturber les systèmes. La nouvelle réglementation ne concerne pas les alliés des États-Unis, les ventes à certaines personnes privées et, dans certains cas, les outils utilisés pour sonder les cyberdéfenses ou des services de conseil fournis aux organisations qui sont piratées.

Le 20 octobre dernier, le Bureau de l’industrie et de la sécurité du département américain du Commerce a publié une nouvelle règle finale provisoire qui renforcera les restrictions à l’exportation des cyber-outils utilisés à des fins de surveillance et d’espionnage entre autres à la Russie et à la Chine.

En vertu de la nouvelle règle, les exportations d’outils de piratage vers des utilisateurs finaux gouvernementaux dans un certain nombre de pays – dont la Russie, la Chine, le Bahreïn, Israël, l’Arabie saoudite, Taïwan et les Émirats arabes unis – nécessiteront une licence spéciale accordée par le département américain du Commerce.

Toutefois, les exportations vers des utilisateurs non gouvernementaux dans ces pays à des fins de recherche et à d’autres fins de cyberdéfense ne nécessiteront pas de licence.

Par ailleurs, cette nouvelle réglementation interdira catégoriquement l’exportation d’une gamme plus large d’outils technologique vers des pays que les États-Unis considèrent comme des États sponsors du terrorisme, tels que l’Iran et la Corée du Nord, et des pays sous embargo, dont Cuba.

La secrétaire d’Etat au Commerce, Gina Raimondo, a déclaré que les contrôles visaient à équilibrer la sécurité nationale avec l’expansion d’une industrie de la cybersécurité qui crée des outils pour défendre les réseaux informatiques et s’est développée à un rythme effréné alors que l’économie mondiale devient de plus en plus numérisée.

« Les États-Unis se sont engagés à travailler avec nos partenaires multilatéraux pour empêcher la propagation de certaines technologies pouvant être utilisées pour des activités malveillantes menaçant la cybersécurité et les droits de l’homme », a déclaré Mme Raimondo dans un communiqué.

Biden sous pression des cyberespions russes et chinois

La Russie et la Chine disposent d’une cyber-puissance considérable. Pékin investissant massivement dans les technologies émergentes et Moscou offrant un refuge aux gangs de piratage criminels qui ciblent les États-Unis et d’autres pays rivaux.

Ce sont plusieurs milliers d’ordinateurs américains qui sont compromis chaque jour qui affectent un large éventail d’organisations dont les GAFA, les agences gouvernementales, les cabinets d’avocats, less associations et même les commissariats et les écoles.

Réagissant à la nouvelle restriction américaine, Un porte-parole de l’ambassade de Chine à Washington a déclaré que la Chine était elle aussi une cible fréquente de cyberattaques et que les contrôles à l’exportation mettent en évidence les capacités de piratage des États-Unis.

«Nous espérons que les États-Unis se retiendront d’abord sur la question du cyber-piratage», a-t-il déclaré, soulignant les programmes de surveillance révélés par l’ancien sous-traitant de la National Security Agency, Edward Snowden.

Affaire Pegasus : Macron exige d’Israël le même traitement que les américains et les britanniques

Emmanuel Macron ne décolère pas. La pression sur les épaules du Président-candidat s’accentue crescendo. Aux contraintes internes, présidentielles, crise sociale, économique et sanitaire, s’ajoute une pression externe inédite depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Dans le nouvel ordre mondial qui se dessine, la France est reléguée au groupe des pays en déclin face à l’émergence d’une alliance anglo-saxonne qui fédère ses intérêts stratégiques pour rétablir l’autorité américaine sur le monde. Le Brexit et l’emprise anglo-saxonne sur l’Otan n’étaient que les prémisses de ce mouvement. La naissance du pacte stratégique Aukus (de l’acronyme de Australia, United Kingdom and United States) excluant la France de la sécurité de la zone indo-pacifique et l’affaire des écoutes israéliennes sur les téléphones de l’exécutif français ont fini par réveiller le condescendant et suffisant monarque Emmanuel Macron qui s’essaye désormais à une politique étrangère plus rebelle que disruptive. Dernière manifestation de la colère macronienne, révélée par le journaliste israélien Ravid Barak, a été à l’encontre d’Israël et son logiciel Pegasus. Le président français a ordonné le gel d’une partie importante des contacts politiques, sécuritaires et de renseignement entre son pays et Israël et exige le même traitement que les américains et les britanniques.

Le successeur du marocain Meir Ben-Shabbat, le conseiller à la sécurité nationale d’Israël et Chef du Conseil national de sécurité, Eyal Hulata, s’est rendu secrètement à Paris ces derniers jours où il a rencontré à l’Elysée son homologue français Emanuel Boone, rapporte le site d’information Walla. L’objectif de cette visite était de donner des éclaircissements aux Français sur l’affaire du piratage présumé des téléphones de l’exécutif français par le logiciel Pegasus et de présenter une proposition de sortie de crise.

Le média israélien révèle qu’après le déclenchement de la crise en juillet, Emmanuel Macron a ordonné le gel d’une partie importante des contacts politiques, sécuritaires et de renseignement avec Israël, et surtout des visites réciproques jusqu’à ce que la question soit clarifiée. Et ceci malgré la visite du ministre de la Défense Benny Gantz à Paris pour présenter au ministre français de la Défense des conclusions préliminaires.

Eyal Hulata Conseiller à la Sécurité Nationale et chef du Conseil de sécurité nationale.

Face à la crispation française, Israël a désigné le Chef du Conseil national de sécurité, Eyal Hulata pour mener des négociations discrètes avec l’Elysée qui durent depuis plus de trois mois. Sa récente visite Paris était porteuse d’une première piste de sortie de crise entre les deux pays.

Parmi les clauses de cet accord est qu’Israël s’engage envers la France à ce que tout futur contrat d’exportation de services ou produits de cybercriminalité offensifs vers un pays tiers devrait inclure une clause interdisant le ciblage de numéros français. Une clause similaire à ce qui est appliqué aux États-Unis et à la Grande-Bretagne, apprend-t-on de Walla qui cite de hauts responsables israéliens.

L’Elysée est resté discret sur cette visite, toutefois, le site d’information américain Axios rapporte que les pourparlers avec Tel-Aviv se poursuivaient et que les responsables israéliens espèrent qu’une solution pour mettre fin à cette crise diplomatique pourrait être trouvée dans les prochaines semaines.

Réveil difficile de la France

S’endormant sur ses lauriers, reproduisant les mêmes schémas à l’identique depuis Mitterrand, s’enfermant dans une image désuète et passéiste de soi et se croyant être sur le chemin radieux de la puissance, la France se réveille sur le bruit assourdissant de l’écroulement de son aura et de son influence.

Cette impuissance de la France se manifeste par son incapacité à défendre ses intérêts en Europe et dans ses zones d’influence historiques. Paris est incapable de constituer un front unis au sein de l’UE pour contrer les multiples stratégies d’affaiblissement de l’Europe. Elle n’arrive plus à mener d’actions offensives militaires et économiques en Afrique sans l’appui financier de proxies notamment l’Allemagne, les Emirats arabes unis et l’Arabie Saoudite. Paris échoue à chaque fois quand elle tente d’agir sur le Moyen-Orient. Laquelle région est désormais sous la coupole d’israël.

La gueule de bois française est entrain de transformer profondément le pays et pervertir ses valeurs nobles. La démocratie, l’ouverture et l’humanisme laisse la place au «récationnisme» et à la haine communautaire, jadis nourris pour jouer le rôle de l’épouvantail, aujourd’hui adoptés par l’appareil de l’Etat sous le prétexte de la conquête de la souveraineté.

Naftali Bennett veut faire d’Israël le noyau d’un bouclier mondial contre les menaces de cybersécurité

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Alors que l’affaire Pegasus occupait les Unes des principaux médias internationaux, Tel-Aviv organisait une conférence internationale sur la cybersécurité à laquelle ont participé des officiels israéliens notamment le nouveau premier ministre Naftali Bennett. Ce dernier a révélé, ce mercredi, lors de son intervention, qu’Israël mettait en place un «bouclier mondial en réseau» au sein duquel les gouvernements partenaires du monde entier étaient invités à collaborer en temps réel pour identifier les attaques de cybersécurité, donner l’alerte et collaborer à l’élaboration de solutions. La #Cyberweek2021 de Tel-Aviv est une opération minutieusement orchestrée pour blanchir le nouveau gouvernement israélien, d’alourdir le passif de Netanyahu et de libérer Israël de la pression médiatique mondiale de l’affaire Pegasus.

La Cyberweek, conférence internationale annuelle sur la cybersécurité organisée à l’Université de Tel-Aviv lancée ce lundi 19 Juillet ne pouvait pas mieux tomber. La veille au soir, «Forbiden Stories» et 16 grands médias internationaux mettaient en ligne des supposées analyses de 50.000 numéros de téléphones qui auraient été infectés par le malware Pagasus développé par la firme israélienne NSO.

Au lieu de s’en embarrasser, le gouvernement israélien est passé à l’attaque. Pour le nouvel exécutif, NSO c’est de l’histoire ancienne. Une carte brulée, sacrifiée et affectée au passif de Netanyahu. Les services de renseignement de l’Etat hébreux ont eu tout le temps nécessaire pour gérer l’exposition médiatique de sa pépite technologique et mettre en place une nouvelle stratégie cybernétique plus inclusive.

L’anticipation d’Israël de la pression médiatique internationale s’est matérialisée d’une part par la formalisation de la coopération sur la cybersécurité avec le Maroc et l’Arabie Saoudite quelques jours seulement avant la mise en ligne des révélations de «Forbiden Stories» et d’autre part, le choix de la date de la tenue de la Cyberweek de Tel-Aviv. Sachant que les anciennes éditions de l’évènement se tenaient plus tôt, la dernière semaine de juin.

Article Haaretz incriminant Netanyahu – «Où Bibi est allé, NSO a suivi : Comment Israël a poussé les ventes de cyber-armes»

15 juillet 2021 – Signature d’un accord de coopération dans le domaine de la cyberdéfense,

17 Juillet 2021 – Israël autorise un groupe de sociétés de cybersurveillance à travailler pour le gouvernement d’Arabie saoudite

CyberWeek2018 : 17-21 juin

CyberWeek2019 : 23-27 juin

Israël montre patte blanche et invite à une collaboration mondiale contre les cybermenaces

Alors que les panelistes invités ce lundi à la #CyberWeek2021 se tenaient dans leurs interventions respectives au programme de la conférence en dépit de l’excitation médiatique mondiale au sujet de l’affaire Pegasus, seule la Cheffe du National Cyber ​​​​Security Center du Royaume-Uni, Lindy Cameron, a profité de la présence du ministre israélien de la Défense Beni Gantz pour crever l’abcès et évoquer publiquement le sujet.

« Nous assistons maintenant à un phénomène de pays qui n’ont pas de capacités élevées et sont capables de l’acheter, avec moins de contrôle direct sur l’impact direct et indirect de leurs activités », a déclaré la responsable britannique faisant allusion à la technologie NSO vendue à plusieurs pays à travers le monde.

« Nous pensons que les cybermenaces auxquelles nous sommes confrontées sont des menaces mondiales. Il est important que tous les cyberacteurs utilisent leurs capacités de manière légale, responsable et proportionnelle pour garantir que le cyberespace reste un espace sûr et prospère pour tous. Et nous travaillerons avec nos alliés pour garantir cette.» a-t-elle souligné.

Beni Gantz sera obligé de répondre à l’allusion faite par la responsbale britannique et annoncera qu’Israël « étudiait » les publications des médias sur la société NSO. «Nous approuvons l’exportation de produits cybernétiques uniquement vers les gouvernements et uniquement à des fins légales et pour la prévention du crime et du terrorisme», a-t-il ajouté. Et de souligner «Les pays qui achètent ces systèmes doivent respecter les conditions d’utilisation».

Le lendemain, le premier ministre israélien Naftali Bennett s’invitera à la conférence et déroulera la nouvelle stratégique bienveillante de son pays face aux cybermenaces.

Naftali Bennett va entamer son intervention par alerter des dangers des cyberattaques qui sont entrain de remplacer les soldats et et les avions, soulignant qu’elles sont désormais « l’une des plus grandes menaces pour la sécurité nationale et le monde entier » .

«Si dans le passé, un pays malveillant devait, pour mener une offensive, envoyer un avion avec des soldats et des bombes, aujourd’hui le meilleur moyen est une cyberattaque. Tout ce qu’il faut, ce sont des cerveaux, des connaissances, de l’expérience et une bonne connexion Internet. C’est facile», a-t-il affirmé.

Il va ensuite révéler qu’Israël mettait en place un « bouclier mondial en réseau » au sein duquel des gouvernements partenaires du monde entier collaboreront en temps réel pour identifier les menaces de cybersécurité, ainsi qu’alerter et travailler ensemble pour développer des solutions.

Il s’agira d’un « réseau de défense mondial en ligne et en temps réel », a-t-il déclaré Bennett. « Nous invitons tous les pays bien intentionnés partageant les mêmes idées à unir leurs forces. »

Face aux cybermenaces, ce réseau mondial « alertera, enquêtera et développera conjointement un antivirus et le diffusera dans tous les pays membres du réseau. Unis, nous nous tenons debout, divisés, nous tombons », s’est-t-il exclamé.

Pour contrer ce nouveau danger, le Premier ministre a estimé que le marché privé et le gouvernement devaient s’unir.

«Le nouveau réseau fonctionnera de la même manière que la Direction nationale de la cybersécurité d’Israël, en charge de la cyberdéfense nationale. Celle-ci travaille avec le secteur privé et d’autres entités gouvernementales afin d’aider à défendre la nation contre la menace croissante de cyberattaques», a-t-il expliqué.

Et de rajouter, «En Israël, nous avons des jeunes gens très intelligents qui s’engagent dans l’armée, dans le domaine du renseignement à un très jeune âge, et sont ensuite « jetés » dans la société israélienne avec d’énormes capacités. J’étais l’un d’entre eux il y a 29 ans

«En tant que pays, nous devons nous protéger. Nous avons donc créé le seul cyberorganisme national au monde, dont le rôle est de surveiller toutes les industries en Israël – eau, électricité, etc., et cette autorité est également responsable du marché privé», a martelé le Premier ministre israélien.

Le cyber hiver est là

Selon The Time of Israël, Yigal Unna, chef de la Direction nationale israélienne de la cybersécurité et signataire du partenariat sur la cyberdéfense avec le Maroc, qui a prévenu l’année dernière que « le cyber hiver arrivait », a déclaré mercredi lors de la conférence que « le cyber hiver est là ».

« Les menaces proviennent de tous les fronts », a-t-il alerté, et les cyberattaques sont en augmentation. « Il nous reste encore à découvrir à quel point cet hiver sera rude, mais oui, nous y sommes ».

Une entreprise sur cinq en Israël a été victime d’une cyberattaque en 2020, indique le responsable israélien. La moitié d’entre elles étaient des entreprises de haute technologie, et près de 42 % étaient de grandes entreprises. Une entreprise sur 30 a signalé des pertes dues à des cyberattaques en 2020, et « 2021 s’annonce encore pire », a-t-il déclaré.

Israël coopère aujourd’hui en matière de cybersécurité avec 90 pays, a-t-il révélé.

Le secteur de la cybersécurité israélien a levé 3,4 milliards de dollar en 2021, soit 41 % du total des levés au niveau mondial.

Au premier semestre 2021, rapporte The Times Of Israël, les entreprises de cybersécurité israéliennes ont levé 3,4 milliards de dollars à travers 50 transactions. Sept de ces sociétés sont devenues des licornes, évaluées à plus d’un milliard de dollars, selon la Direction nationale israélienne de la cybersécurité.

L’argent levé au cours des six premiers mois de cette année dépasse la somme récoltée par les startups israéliennes de cybersécurité au cours de l’année dernière – qui était déjà un record, avec 2,9 milliards de dollars, révèle la même source. Le chiffre semestriel représente 41 % du total des fonds levés par les entreprises de cybersécurité dans le monde, et représente trois fois le montant levé au cours de la même période un an plus tôt.

Affaire Pegasus : Le parquet général du Maroc ouvre une enquête judiciaire contre «Forbidden Stories»

La Présidence du ministère public a donné, mercredi, ses instructions au Procureur Général du Roi près la Cour d’appel de Rabat pour l’ouverture d’une enquête judiciaire sur de fausses allégations contenues dans des articles publiés par des journaux étrangers, portant des accusations contre les autorités publiques marocaines et impliquant les institutions constitutionnelles nationales dans des affaires «qui portent atteinte aux intérêts supérieurs du Royaume du Maroc», indique un communiqué du parquet général.

Avec MAP

La Présidence du ministère public marocain dirigée par Moulay El Hassan Daki, précise dans son communiqué qu’après avoir pris connaissance de certains rapports médiatiques et articles publiés par des journaux étrangers réunis sous la bannière d’une coalition appelée «Forbidden Stories», qui portent de graves accusations et allégations contre les autorités publiques marocaines et impliquent les institutions constitutionnelles nationales dans des affaires portant atteinte aux intérêts supérieurs du Royaume du Maroc; et suite au communiqué rendu public par le gouvernement marocain dans lequel il dénonce ces allégations et accusations; et compte tenu de leur récurrence systématique visant des institutions nationales chargées de l’application de la loi d’une manière qui inclut des éléments constitutifs matériels et moraux de crimes présumés, incriminés et sanctionnés par le Code pénal marocain, elle a donné des instructions écrites au Procureur Général du Roi près la Cour d’appel de Rabat pour l’ouverture d’une enquête judiciaire sur ces fausses allégations et accusations et l’identification des parties à l’origine de leur publication.

Sur cette base, précise la même source, le Procureur Général du Roi près la Cour d’appel de Rabat a donné des instructions à la Brigade Nationale de la Police Judiciaire pour mener une enquête approfondie sur la question, afin de déterminer les circonstances et d’élucider les tenants et aboutissants entourant la publication de ces accusations et allégations et d’établir les responsabilités ainsi que les conséquences juridiques qui en découlent à la lumière des résultats de l’enquête.

Affaire Pegasus : le gouvernement marocain condamne vigoureusement la persistance d’une campagne médiatique mensongère, massive et malveillante

«Le Royaume du Maroc condamne vigoureusement la persistante campagne médiatique mensongère, massive et malveillante, évoquant une prétendue infiltration des appareils téléphoniques de plusieurs personnalités publiques nationales et étrangères à travers un logiciel informatique», indique un communiqué du gouvernement.

MAP

Le Gouvernement du Royaume du Maroc rejette catégoriquement ces allégations mensongères et infondées, et met au défi leurs colporteurs dont Amnesty International et le consortium « forbidden stories », ainsi que leurs soutiens et protégés de fournir la moindre preuve tangible et matérielle, en appui à leurs récits surréalistes, souligne le communiqué.

D’ailleurs, le Maroc, précise la même source, est à nouveau la cible de ce genre d’attaques haineuses, qui trahissent la volonté de certains milieux médiatiques et d’ONGs de le mettre sous leurs ordres et tutelle. A leur grand dam, ceci n’est pas possible.

Le Royaume du Maroc, qui a connu ces dernières années de grandes réalisations dans de nombreux domaines, continuera sur sa lancée pour consolider son émergence économique et son développement social, ajoute la même source.

Fort de son droit et convaincu du bienfondé de sa position, le Royaume a opté pour une démarche judiciaire, au Maroc et à l’international contre toute partie reprenant à son compte ces allégations fallacieuses, conclut le communiqué du gouvernement.

Pegasus : Le gouvernement israélien met en place une cellule de crise

Le premier ministre israélien Naftali Bennett a mis en place ce mardi soir une cellule de crise pour gérer les retombées des rapports des médias qui pointent du doigt le logiciel Pegasus développé par la société israélienne NSO, soupçonné d’avoir été utilisé par des gouvernements du monde entier pour espionner des journalistes, des militants des droits de l’homme et peut-être des chefs d’États et des chefs de gouvernement. «Nous essayons de bien comprendre les ramifications de cette affaire. Nous devrons vérifier si les rapports sur NSO justifient un changement dans notre politique concernant l’exportation de la cybertechnologie offensive vers d’autres pays», a déclaré un haut responsable israélien au journaliste Barak Ravid qui a rapporté l’information.

L’équipe spéciale mise en place par le gouvernement israélien a pour mission de mener une enquête avec la société incriminée, NSO, dont les premières conclusions seront présentées dimanche prochain.

Dirigée par par le directeur général du ministère de la Défense Amir Eshel Dion et le directeur général du ministère des Affaires étrangères Alon Ushpiz, cette taskforce est composée également :

  • du Mossad,
  • des représentants du ministère de la Défense,
  • du ministère des Affaires étrangères,
  • du ministère de la Justice.

Jusqu’à présent, écrit Barak Ravid, la crise a été purement une crise médiatique au vue du flot très important des publications des médias internationaux sur l’utilisation abusive des logiciels NSO. Cependant, poursuit-il, la crainte en Israël est que la crise devienne politique dans les prochains jours. Une crainte qui trouve son origine dans la déclaration de la Cheffe du National Cyber ​​​​Security Center du Royaume-Uni, Lindy Cameron, lors de la cyberconférence à l’Université de Tel Aviv.

«Nous assistons maintenant à un phénomène de pays qui n’ont pas de capacités élevées et sont capables de l’acheter, avec moins de contrôle direct sur l’impact direct et indirect de leurs activités», a déclaré la responsable britannique faisant allusion à la technologie NSO vendue à plusieurs pays à travers le monde.

« Nous pensons que les cybermenaces auxquelles nous sommes confrontées sont des menaces mondiales. Il est important que tous les cyberacteurs utilisent leurs capacités de manière légale, responsable et proportionnelle pour garantir que le cyberespace reste un espace sûr et prospère pour tous. Et nous travaillerons avec nos alliés pour garantir cette.» a-t-elle souligné.

https://twitter.com/NCSC/status/1417484522678063115

Le ministre de la Défense Beni Gantz, qui a pris la parole après elle, lors de la conférence, a déclaré qu’Israël « étudiait » les publications des médias sur la société NSO. «Nous approuvons l’exportation de produits cybernétiques uniquement vers les gouvernements et uniquement à des fins légales et pour la prévention du crime et du terrorisme», a-t-il déclaré. Et de souligner «Les pays qui achètent ces systèmes doivent respecter les conditions d’utilisation.»

De hauts responsables israéliens, continue le journaliste de Walla News Barak Ravid, ont affirmé que le gouvernement israélien prenait la crise très au sérieux. Selon eux, bien que les mesures nécessaires semblent avoir été prises concernant l’octroi de la licence d’exportation à la NSO, la principale question est de savoir comment la disposition affectera les autres entreprises et les transactions futures.

«C’est un événement très important», a déclaré un haut responsable israélien. «Nous essayons de comprendre toute sa signification. Nous devrons examiner si, à la suite des publications récentes, il est nécessaire de changer de politique concernant l’exportation de systèmes cybernétiques offensifs vers les pays du monde

Selon les dernières révélations des médias ce mardi soir, parmi les numéros qui auraient été inclus dans la liste Pegasus se trouvaient ceux du président français Emanuel Macron et du roi Mohammed VI, ainsi que l’ancien Premier ministre libanais Saad Hariri et les présidents d’Irak et d’Afrique du Sud.

Les Emirats arabes unis espionnent le Qatar et leur allié saoudien via une société israélienne

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Le gouvernement des Émirats arabes unis aurait utilisé pendant plus d’un an une technologie téléphonique israélienne pour espionner les dissidents émiratis ainsi que de hauts responsables du Qatar et de l’Arabie saoudite, à leur tête le Cheikh Tamim Ben Hamad al-Thani et le prince Meteb Ben Abdellah Ben Abdelaziz, ancien patron de la Garde nationale saoudienne, un corps militaire d’élite formant la garde rapprochée du roi d’Arabie. C’est ce que croit savoir le journal américain The New York Times qui explique que cette technologie permet de transformer secrètement les smartphones en dispositifs de surveillance.


Le ministère qatari des Affaires étrangères dit ce soir qu’il suit de très près l’évolution de cette affaire qui, selon le journal américain, pourrait avoir des répercussions sérieuses sur certaines alliances dans la région, sachant que les Emiratis arabes unis auraient demandé, par e-mail, si cette technologie était capable d’enregistrer les conversations téléphoniques de l’émir du Qatar, de journalistes et même du Commandant de la Garde nationale d’Arabie saoudite, pourtant alliée des Emirats.

Sur le plan technique, on comprend que grâce au logiciel d’espionnage baptisé «Pegasus» par NSO, son concepteur, les communications et emplacements d’un smartphone, notamment les communications iMessage, Gmail, Viber, Facebook, WhatsApp, Telegram et Skype peuvent être enregistrés.

C’est grâce aux deux actions en justice à laquelle fait face NSO Group Technologies, l’une en Israël et l’autre à Chypre, pour espionnage illégal, que le New York Times a réussi de dévoiler des échanges de courriels entre les Emirats et la société israélienne de sécurité.

Pour sa part, le groupe NSO explique que sa mission était de fournir aux « gouvernements autorisés » une technologie leur permettant de lutter contre le terrorisme et la criminalité, et que «les accords signés avec les clients de la société exigent que les produits de la société soient utilisés de manière licite ». Selon NSO, la société n’exploite pas le logiciel pour ses clients, mais le développait simplement. A noter que le ministère israélien de la Défense est un des clients majeurs de la société NSO.