Nakba

Palestine : la Marche du retour entame sa 4ème semaine, un jeune palestinien de 25 ans mort

La Marche pacifique du retour organisée par les habitants de la bande de Gaza assiégée depuis plus d’une décennie entre, ce vendredi, dans sa quatrième semaine.

L’armée d’occupation israélienne a largué ce matin des tracts mettant en garde la population de s’approcher du mur de l’apartheid sous peine de se voir abattre par les snipers, rapporte le site du quotidien israélien Haaretz.

Depuis le déclenchement de ce mouvement le 30 mars dernier pour attirer la communauté internationale sur le sort réservé au peuple palestinien, et son droit au retour à sa terre usurpée, des dizaines de palestiniens ont été froidement abattus et des milliers de blessés dans l’indifférence totale de la communauté internationale.

La Marche d’aujourd’hui ne devrait pas déroger aux précédentes surtout que les dirigeants de Tsahal ont promis du sang et des larmes. D’ailleurs un jeune palestinien a été abattu par des tirs des soldats israéliens.

Palestine : La Marche du Retour se transforme en bain de sang et Israël sévit en toute impunité

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L’armée d’occupation israélienne a commis vendredi 30 mars une énième boucherie contre le peuple palestinien lors de la Marche pacifique du «Retour» organisée par les habitants de Gaza à l’occasion de la commémoration du 42ème anniversaire de la Journée internationale de la Terre, le long du mur de la honte. Le bilan encore provisoire s’élève selon le ministère palestinien de la santé à 16 morts et plus de 1400 blessés.

Le Conseil de sécurité a accouché d’une souris et n’a abouti à aucune décision

L’occupant a mobilisé tout son arsenal répressif et posté des centaines de snipers pour canarder à balles réelles les dizaines de milliers de pacifistes palestiniens. Il a même eu recours à des drones pour larguer des bombes lacrymogènes contre les marcheurs.

Le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas a décrété ce samedi, une journée de deuil. Le Conseil de sécurité de l’Onu s’est réuni d’urgence vendredi soir à la demande du Koweït pour débattre de la situation sur le terrain et du bain sanglant qui s’en est suivi.

Fidèle à son habitude quand il s’agit du dossier palestinien, le Conseil de sécurité a accouché d’une souris et n’a abouti à aucune décision. D’ailleurs, depuis la création d’Israël, des centaines de résolutions sont restées lettres mortes. Pratiquement, la seule et unique résolution onusienne respectée par Israël est celle de son acte de naissance.

De ce fait, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres s’est contenté de réclamer une «enquête indépendante et transparente» sur ce qui s’est passé à Gaza. La belle affaire !

Même si Tayé-Brook Zerihoun, numéro deux du département des affaires politiques de l’ONU avait déclaré : «Israël doit assumer ses responsabilités dans le cadre des droits humains et du droit humanitaire international. La force létale doit être autorisée en dernier recours et les décès qui pourraient en découler doivent faire l’objet d’une enquête en bonne et due forme de la part des autorités ».

En désespoir de cause de voir leur cause renvoyée aux calendes grecques, surtout en raison du manque de soutien de la part d’un monde arabe , déchiré et paralysé par des querelles intestines depuis la nuit des temps, se contentant toujours à l’instar de la Ligue arabe de communiqués laconiques de condamnation et de solidarité avec le peuple palestinien, une solidarité beaucoup plus formelle que réelle.

Et l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche avec dans ses valises tout un plan pour remodeler le Moyen Orient et imposer son diktat aux Palestiniens au grand bonheur d’Israël, les Palestiniens n’ont plus aucun choix que de compter sur eux-mêmes.

Ils l’ont compris bien qu’ils soient gangrénés par des divisions, et un bras de fer à non plus finir entre le Hamas et l’OLP, et c’est dans cette logique que s’inscrit cette «Marche du Retour » qui doit en principe se poursuivre jusqu’au 15 mai prochain, date anniversaire de la Nakba, qui a vu la naissance d’Israël sous la Palestine et l’expulsion de centaines de milliers de palestiniens, forcés à l’exil ou prisonniers dans leur propre pays.

#Nakba II : Les premières réactions à la décision de Donald Trump de reconnaître Al-Qods comme capitale d’Israël

La première réaction à la décision de Donald Trump de reconnaître Al-Qods comme capitale d’Israël est venue du premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, considérant l’annonce comme «historique» estimant qu’elle n’a que trop tardé.

Pour sa part, Emmanuel Macron a considéré l’annonce comme «unilatérale». Le président français qui s’exprimait en direct depuis Alger où il se trouve pour une visite officielle, a déclaré que la France «ne reconnaît pas» cette décision et a appelé à «éviter la violence» dans la région. De son côté, le CRIF -Conseil représentatif des institutions juives de France- a appelé Emmanuel Macron à emboîter le pas au président américain et reconnaître Al-Qods comme capitale de l’Etat hébreux.

Du côté iranien, Téhéran a vigoureusement dénoncé cette décision dangereuse qui «viole les accords internationaux» alors que la Turquie a qualifié l’acte d’«irresponsable et illégal» appelant Washington a revoir d’urgence cette décision inique.

Le Secrétaire général des Nations unies est resté fidèle à la langue de bois dans laquelle il excelle et estimé qu’il n’y a pas d’autre voie que la «solution des deux Etats» et le «respect du processus de paix».

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, qui s’est entretenu au téléphone avec le président égyptien immédiatement après le discours de Trump, est apparu plus fragilisé que jamais et a promis de réunir d’urgence les instances du mouvement Fatah, tout en dénonçant les propos du président américain. Pour sa part, le négociateur en chef de l’OLP, Saeb Eurekat, estime que Donald Trump a «isolé son pays» par cette décision et l’a accusé d’être un «israélien plus que les israéliens».

Parmi les premières réactions recensées, celle d’Al-Azhar en Egypte qui s’est limitée à «appeler à une réunion mondiale sur Al-Qods en janvier prochain » alors que les ministères des Affaires étrangères en Egypte et en Jordanie se sont limités à une «dénonciation» laconique.

Trump nomme un sioniste en Israël et une milliardaire aristocrate au Vatican, Ryadh toujours sans ambassadeur

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Quelques jours avant la visite de Donald Trump au Vatican, en Israël et en Arabie saoudite, dans lesquels le poste d’ambassadeur des Etats-Unis est vacant depuis plusieurs mois, Washington tente de combler ce vide en accélérant les procédures d’accréditation. Si les missions américaines à Tel-Aviv et au Saint-Siège ont été vite pourvues, Ryadh demeure sans ambassadeur ce qui soulève moult interrogations dans les chancelleries de la région.

 

Désigné en décembre 2016 en qualité d’ambassadeur des Etats-Unis en Israël et d’Envoyé spécial du président Trump auprès de l’Etat hébreux, David Friedman, qui a obtenu le feu vert du Congrès américain pour rejoindre ses nouvelles fonctions, a remis hier, le jour de la commémoration du 69ème anniversaire de la Nakba, ses lettres de créance au président israélien Reuven Rivlin.

De confession juive orthodoxe, David Friedman est le fils de l’ancien Grand rabbin de New York et membre émérite du Congrès sioniste mondial, Rabbi Morris Friedman. Parlant couramment le hébreu, il est aussi un fervent défenseur de la colonisation et de l’annexion par Israël des territoires palestiniens sous occupation.

David Friedman est un membre influent de l’American Friends of Bet El Institutions, une organisation qui milite contre la solution des deux Etats (Palestine et Israël) et donatrice de 2 millions de dollars annuels à la colonie Bet El en Palestine occupée.

Cet avocat d’affaires de 59 ans, spécialiste des banqueroutes, est considéré comme un faucon relevant de l’aile droite du parti républicain qui ne cesse de faire campagne pour le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à la ville sainte d’Al-Qods. D’ailleurs, dès sa prise de fonction, il s’est empressé d’aller se recueillir sur le Mur des Lamentations, haut lieu du Judaïsme.

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Autre urgence, le poste sensible d’ambassadeur des Etats-Unis au Vatican doit être pourvu avant la visite officielle de Trump au Saint-Siège pour y rencontrer le Pape François. Le choix s’est porté sur Callista Gingrich, épouse de l’ancien président républicain de la Chambre des représentants auprès duquel elle a fait campagne pour son investiture à la primaire du Parti républicain à l’élection présidentielle américaine de 2012. Femme d’influence, elle est la présidente de Gingrich Productions, une société de multimédias et de communication basée à Washington DC qui produit des documentaires et des films institutionnels pour le gouvernement américain.

Callista Gingrich nouvelle ambassadrice des USA au Vatican avec son mari l’ancien président républicain de la Chambre des représentants

En revanche, il n’y a toujours pas d’ambassadeur (ni de nomination en vue) pour la mission américaine en Arabie saoudite alors que Donald Trump compte réunir à Ryadh un soi-disant «axe sunnite composé de pays arabo-islamiques afin de contrer l’hégémonie iranienne.» Les autorités saoudiennes, qui vont accueillir ce forum unique en son genre, ne comprennent pas pourquoi Washington tarde à nommer un ambassadeur chez eux alors que, paradoxalement, chez le voisin émirati, à Abu Dhabi, l’ambassadrice Barbara Leaf n’a pas bougé depuis 2014. Est-ce un choix stratégique ou juste une saute d’humeur de la part de Trump?

Si l’on voit les égards avec lesquels le président américain a reçu, lundi, le Prince héritier d’Abu Dhabi, Mohammed Ben Zayd al-Nahyane, et les éloges qu’il n’a pas tari sur le numéro 2 de l’Etat des émirats arabes unis, on saisit l’importance de l’axe Washington-Abu Dhabi chez les stratèges du Département d’Etat américain et du Conseil de la Sécurité nationale.

D’ailleurs, Mohammed Ben Zayd a eu de longs entretiens avec le Secrétaire américain à la Défense, James Mattis, et le Secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, avec lesquels il a passé en revue la préparation du Sommet de Ryadh où sont attendus quelque 50 pays islamiques.

Abdellah EL HATTACH

#Le1Facts : Nakba, 6 millions de palestiniens toujours loin de leur terre

Il y a 69 ans, suite à la Guerre entre les pays Arabes et le nouvel Etat naissant appelé Israël, des centaines de milliers de Palestiniens sont forcés de fuir leurs villes, villages et maisons pour aller trouver refuge dans des ghettos dans les pays avoisinants.

Il s’agit du plus grand exode humain jamais enregistré. C’est la Nakba, soit le grand désastre.
Aujourd’hui encore, ces populations de plusieurs millions, victimes de ce transfert hors normes, sont interdits de retour par les autorités israéliennes d’occupation.
La diaspora palestinienne compte aujourd’hui plus de 6 millions de personnes, entre réfugiés et autres naturalisés dans des pays d’accueil dans les cinq continents.

#LE1Facts