fbpx

Khalid Ait Taleb

La Fondation AKDITAL, pour préserver la dignité des plus démunis

Le Groupe AKDITAL leader de la santé privée au Maroc, avec plus de 20% de la capacité litière globale du royaume, lance sa propre Fondation. L’objectif ? Aider les plus démunis, atteints de pathologies cardiaques et cancéreuses, à accéder aux soins dans ses 18 établissements multidisciplinaires répartis sur plusieurs villes
du royaume.

Après des mois de développement et de croissance externe vertigineux, le premier groupe de santé privé AKDITAL, s’engage dans une démarche de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et contribue ainsi aux enjeux de santé des marocains les plus défavorisés.

En effet, le Groupe a annoncé ce mardi via un communiqué avoir eu l’autorisation des Autorités compétentes, pour lancer sa Fondation, «la Fondation AKDITAL».

« L’objectif de la Fondation est d’assister et d’accompagner les personnes vulnérables bénéficiant valablement du Ramed et donc considérées administrativement comme ne disposant pas de ressources suffisantes pour faire face aux dépenses inhérentes aux soins » affirme le communiqué.

Comment bénéficier de l’aide de la «Fondation AKDITAL» ?

La Fondation AKDITAL informe le grand public qu’elle offrira «gratuitement» l’accès à ses cliniques et établissements, en fonction des capacités financières et des ressources budgétaires dont elle dispose, aux :

  • Malades éligibles ( bénéficiant de la carte Ramed )
  • Malades dont le dossier médical a été approuvé par une commission spéciale de la Fondation
  • Malades souffrants de cataractes, de pathologies cancéreuses ou ayant besoin de chirurgie cardiaque.
  • Malades présentés par les associations partenaires ou homologuées de la Fondation.
  • Malades présentant une urgence médicale, de la lourdeur de la pathologie, de la réversibilité du cas et d’âge à risque.

Gouvernance

Dans le but d’assurer le bon fonctionnement de la mécanique d’aide, la Fondation AKTIDAL a mis en place trois organes de gouvernance clés: une Assemblée générale, un Conseil d’Administration et une Commission de Sélection.

L’assemblée générale de la Fondation AKDITAL a choisi, à l’unanimité, pour présider la Fondation, le Docteur Fatima AKDIM, Médecin Spécialiste en Radiodiagnostic et Imagerie Médicale. Puis a voté l’élection de 13 membres du Conseil d’administration pour un mandat de 7 ans.

Lequel Conseil a nommé par la suite les six membres du bureau de la Fondation.

L’étude des dossiers des malades est confié à une commission composée des 4 médecins siégeant au Conseil d’Administration.

«Les dossiers des malades candidats à la prise en charge dans les premières pathologies identifiées par la Fondation (Chirurgie cardiaque, cancer et cataracte) devront faire l’objet d’une pré-sélection minutieuse et documentée par les Associations partenaires et/ou homologuées avant d’être soumises par lesdites associations à l’évaluation de la commission en charge de statuer sur les suites à donner.» conclut le communiqué du Groupe AKDITAL.

Avec seulement 8.000 morts sur 12 mois de pandémie, le Maroc n’a pas besoin de vaccin contre le Covid mais contre l’incompétence et la médiocrité

Tout un pays à l’arrêt, des centaines de milliers d’acteurs économiques agonisent, des millions de femmes, hommes et enfants s’enlisent dans les marécages de la précarité, de la misère et de la violence et un gouvernement qui s’empiffre, cumulant crapulerie, incompétence et mensonge, misant tout sur un père noël d’origine incertaine et changeante, tantôt chinoise, tantôt indienne. Le Messie au bonnet rouge, qui selon la légende nous sauverait tous de l’enfer du Covid par un simple picotement de seringue magique, se fait désirer. Les marocains, que bon nombre d’entre eux n’ont pas pris de bain chaud depuis 9 mois, scrutent le ciel, se grattent, traquent les vols-cargos asiatiques, se grattent, et s’occupent en tricotant des bonnets d’ânes à la taille des melons du Chef de gouvernement et de ses bras cassés.

> Le Maroc a enregistré depuis le début de la pandémie, soit 12 mois, 8.011 morts du Covid.

> La France a pleuré 71.482 morts du Covid.

> L’Inde a enterré 152.419 morts tombés dans la guerre contre le coronavirus.

 

> Combien pèse le Maroc sur l’échiquier économique mondial par rapport aux pays précités?

 

> Tout esprit sensé, tout chef de gouvernement compétent ayant pris en compte ces données n’aurait pas du :

  1. baser toute sa stratégie de relance, et de survie sur un seul facteur : la vaccination,
  2. croire que le Conseil d’administration de la planète, ferait passer le Maroc avant d’autres actionnaires (en PIB) plus impactés,
  3. fermer l’économie durant 12 mois et fermer les hammams durant 9 mois.

Il faut bosser dur pour mériter le paradis

Qu’est-ce que le gouvernement a fait depuis un an pour qu’on mérite de sortir de l’enfer de la pandémie?

Presque rien.

Pour se rafraichir la mémoire, rappelons-nous les décisions stratégiques qu’il a pris durant cette crise, hypothéquant la vie de 34 millions de marocains :

DécisionEfficaceInutileCatastrophique
Fermer très rapidement les frontièresX
Fabriquer les masquesX
Prolonger le confinement après avrilX
Autoriser l’AidX
Confiner les villes sans CovidX
Annuler les vacances de l’AidX
Ne pas rapatrier les marocains bloqués à l’étrangerX
Ne pas sévir contre Lydec et Amendis après le scandale des surfacturationsX
Ne pas autoriser les respirateursX
Imposer les cours en distancielX
Fermer l’économie après la rentréeX
Laisser partir les ministres et les responsables en vacances en aoutX
Ne pas mettre en place de dispositif de confinement des voyageursX
Ne pas avoir limogé le ministre de la santé après les scandales des kits de test, des appels d’offre et de la pénurie des médicamentsX
Ne pas profiter du fonds Covid comme accélérateur de l’histoire de l’économie nationaleX
Ne pas fournir à temps une ambulance équipée à Salah Eddine El GhomariX
Cacophonie dans la stratégie de sensibilisation de vaccinationX
Ne pas dissoudre le gouvernementX

Après un top départ presque sans faute du Royaume dans sa gestion de la pandémie, les vieux démons qui habitent notre pays ont très vite repris le dessus.

Premier vice qui nous a plombé notre modèle de développement et qui s’est manifesté en premier, ce conjugue en trois mots : avidité, cupidité et voracité.

«Mon téléphone n’arrête pas depuis les premiers jours de la pénurie des masques. Il n’y a pas un milliardaire qui cherchait le moyen d’en importer et de les vendre au gouvernement» avait confié un responsable.

Ces mêmes milliardaires se sont précipités dès le premier mois de la pandémie à licencier ou au mieux à gruger le fonds Covid. Le cas le plus médiatisé de ce phénomène a été le scandale des rentiers des écoles privées.

Le caractère d’urgence aidant, plusieurs administrations ont transformé leur budget en open bar. Les pus initiés vivaient la Casa de Papel au moment où des jeunes rêveurs, discutaient à longueur de journée dans les lives Zoom, le monde merveilleux post-Covid.

D’autres, fonctionnaires, ont profité de la peur des premiers jours, pour vendre leurs services au plus offrant. A l’image de cette déléguée soutenue par son chef de parti et qui a été prise la main dans le sac après des interventions privées au profit de la communauté hébraïque à Casablanca, touchée en premier de plein fouet par le virus.

Après l’ivresse de la solidité nationale et des coupures de presse et des publications Facebook louant la réussite du modèle marocain, LE cas d’école planétaire dans la gestion de la pandémie, la gueule de bois va prendre le dessus.

Et c’est Nasser Bourita et Saad Eddine El Otmani qui vont nous faire sortir de cette ivresse en premier. Les deux compères vont se déresponsabiliser publiquement du dossier des marocains bloqués à l’étranger. Il a fallu attendre quatre mois pour que les exilés et laissé pour compte commencent à voir le bout du tunnel. Bourita et El Otmani, vont battre le record du dernier pays au Monde à rapatrier ses citoyens.

Mohammed Benchaboun, nous a fait, pour sa part, descendre sur terre quand El Othmani, sous influence totale de Khalid ait Taleb qui est lui même pantin d’un groupe de pression, avait décidé de prolonger le confinement jusqu’au mois d’août. L’ancien patron de la BCP, ose alors un putsch, et annonce devant les parlementaires et les caméras d’Al Oula le chiffre qui fait froid dans le dos : Chaque jour de confinement coûte au Maroc 1 Millard de dirhams!

Depuis cette date, la cacophonie va prendre le dessus et le gouvernement va se diviser en au moins 4 clans : Le clan de Casa, le clan des affairistes, le clan des glandeurs et le ministère de l’Intérieur qui jouera à l’arbitre. Le département de Laftit, va systématiquement débrancher le disjoncteur de l’économie et de la vie sociale à chaque fois que les voyants rouges annonçant la surchauffe du système s’allument.

2021 : vivre ou mourir

L’année encours est une année encore plus difficile et encore plus dangereuse que celle écoulée, pour la simple raison que le gouvernement a épuisé toutes ses cartouches économiques, politiques, sociales et psychologiques.

Nous avons malheureusement opté pour une stratégie très couteuse face à la pandémie. Si la France, par la voix de son président a promis aux français un soutien économique qui se prolongerait jusqu’à une années après la pandémie, le Maroc a annoncé avoir consommé ses réserves, alertant qu’il était presque impossible d’envisager le renouvèlement du mécanisme d’aide de 2020.

Rompre avec la politique du père noël où l’on fait croire aux populations que par une annonce et/ou par son effet , leurs problèmes allaient être réglés, devient une urgence nationale.

Si nous ne pouvons pas fournir les vaccins, améliorons la prise en charge sanitaire, ouvrons les frontières, les hôtels et les restaurants tout en imposant des dispositifs de sécurité sanitaire. D’autres pays l’ont fait, pourquoi alors se contenter de copier et de mimer le plus médiocre sur le sujet, la France en l’occurrence.

Nous n’avons pas les moyens de perdre du temps avec un gouvernement incompétent, épuisé et impopulaire.

Nous n’avons pas les moyens de maintenir l’organisation des élections durant cette année charnière.

Nos 8 milles morts, que Dieu ait leurs âmes, ne devraient pas nous coûter d’autres victimes de la précarité et de la faillite économique et qui se comptent par millions. Le Maroc et beaucoup de pays d’Afrique restent assez épargnés par la pandémie. Il faut en profiter et prendre de l’avance à des zones économique plus touchées.

Les marocains ont été beaucoup plus respectueux des directives gouvernementales que d’autres populations de la planète

Contrairement à ce que nous faisait croire Salaheddine El Ghomari, les marocains ont fait preuve de beaucoup de patience. Au premier appel du souverain, 34 millions d’âmes, se sont confinées en quelques heures.

D’ailleurs les clusters les plus dangereux n’ont pas été découverts dans les Hammas, mais bel bien chez les riches et les rentiers; Aziz Akhannouch dans les locaux d’Afriquia à El Jadida, Said Alj dans l’une de ses usines agroalimentaires de Safi et le scandale des usines de conditionnement de fraises à Lalla Mimouna.

De plus, durant l’été, alors que la plus grande majorité des marocains s’est résignée à passer les vacances entre quatre murs, suivant l’appel au confinement du gouvernement, les mêmes privilégiés se filmaient sur les yachts dans les plages interdites à leur concitoyens.

Remède : Unité, confiance et démission d’El Otmani

Les marocains ont plus que jamais besoin de retrouver leur unité et de se sentir écouté et bien représenté.

Saad Eddine El Othmani a perdu tout ce qui lui restait de légitimité ainsi que toute sa crédibilité. Les erreurs sont multiples, irréparables et les dissensions entre les clans de son gouvernement sont prégnantes.

Seule issue est que le secrétaire générale du PJD assume son échec, cherche du courage quelque part au fond de son âme, le prend à deux mains et démissionne. Peut-être sauverait-il le peu de dignité qu’il lui reste.

Pour l’encourager à prendre le pas, nous l’invitons à consacrer une petite heure pour visionner les centaines de vidéos publiées chaque jour sur les chaînes YouTube de ChoufTV et Al Wajiha, entre autres, qui dévoilent au monde entier la précarité, la pauvreté et la misère massive et très inquiétante des marocains, et surtout des marocaines de toute âge. Une situation dont il est en grande partie responsable.

M. le Chef de gouvernement, s’il vous plait, PARTEZ !

Khalid Ait Taleb, le Croque-morts

Khalid Ait Taleb, s’est tellement acclimaté avec la mort que les pertes en vies humaines du Covid ne lui suffisent plus. Et c’est dans les gémissements de notre économie agonisante qu’il cherche désormais l’enivrance. Tel le Nahash, il a commencé à suppurer la peur et le désarroi dans l’exécutif, faisant perdre à l’économie nationale 1 milliards de dirhams par jour de confinement. Puis il se mue en un Croque-morts affairiste de la peur et de la mort : des millions de dirhams de masques hors prix importés en devises, des kits de diagnostic du Covid aux prix les plus chers de la planète, des commandes de traitement 20% plus élevées que les prix du marché…etc. Toutefois, le ministre a laissé passer un juteux business qui lui est resté à travers la gorge : le business de la réanimation. Lits et respirateurs ont été très vites investis par l’effort national de nos chercheurs et de nos industriels au moment où notre Croque-morts avait la tête ailleurs, trop occupé par la signature des commandes de grès-à-grès. Le temps d’un confinement nous étions un modèle pour la planète. Le monde entier chantait les louanges de l’ingéniosité de la recherche marocaine à l’Université Mohammed VI Polytechnique et de la réactivité de notre industrie nationale. Mais notre ministre «n’a que foutre» de l’image ni de l’économie du pays tant que lui et son parrain ne se sont pas gavés. Pour assouvir sa vengeance, le Nashash choisi le moment précis de la remontada de la peur, suscitée par la nouvelle vague de la pandémie, pour mettre fin au rêve de l’industrie nationale : «Vous parlez de quels lits, et de quels respirateurs ? » a-t-il osé déclaré non dans un conseil de gouvernement mais à la presse. Le bilan de la gestion de la pandémie se fera tôt ou tard. Les dégâts sont trop importants pour que celui qui a consommé la plus grande part du fonds Covid instauré par le roi Mohammed VI ne soit ni inspecté, ni jugé.

Une vidéo virale circule sur les réseaux sociaux depuis ce lundi met à nu le double language de Khalid Ait Taleb. Vue par plus d’1 million de marocains, elle montre le ministre de la peur félicitant et encourageant un industriel marocain qui s’est hasardé dès le début de la pandémie à s’investir dans la fabrication de respirateurs marocains.

Khalid Ait Taleb, devant les caméras, s’était adressé à notre industriel avec les mots suivants :

«Aujourd’hui nous assistons quand même avec prouesse l’effet de la solidarité marocaine.»

«Le respirateur aujourd’hui a connu des améliorations incroyables en un peu de temps, pour qu’il soit, bien sur, utiliser demain sur le terrain. Là c’est un respirateur qui s’adapte avec le patient.»

«Les réanimateurs sont là aujourd’hui pour certifier, homologuer, valider et tester et demain il sera utiliser. Je demanderai bien sûr à ces potentialités d’encourager la production marocaine. C’est une opportunité pour pouvoir l’utiliser dans le domaine de la réanimation. Je vous dis merci beaucoup, vous êtes la fierté de la national il faudrait que vous soyez quand même un exemple à multiplier et à dupliquer à l’échelle territorial.»

Ah! Quel ministre formidable, patriote et de surcroît doublement pieux si l’on se fie aux deux exemplaires du Saint Coran qui ornent son bureau ministériel.

Mais ce que nous avons appris avec le PJD, c’est que les signes ostentatoires de piété ne garantissent pas systématiquement une parfaite congruence ni avec les actes ni avec le comportement.

Comme par hasard et à une semaine de l’annonce d’un reconfinement en France et dans plusieurs pays européens qui font remonter le baromètre de la peur et de l’angoisse chez les populations, Khalid Ait Taleb trouve le temps de faire le tour de la presse nationale pour dire tout le contraire de ce qu’il a déclaré devant les caméras un 12 mai 2020.

«Il ne suffit pas de sortir un lit et un respirateur. Mais leur utilisation requiert un certain degré de responsabilité important parce qu’il y va de la sécurité du patient » Sic!

« Vous parlez de quel lit de réanimation ? Ni le lit de réanimation ni le respirateur marocains ne sont encore homologués à ce jour. Il faudrait qu’on éclaircisse la situation » Sacrebleu !

Oui, chers lecteurs, vous n’êtes pas atteint de myopie et nous n’avons pas  inventé ces mots, vous pouvez vous en assurer sur le site de nos confrères Maroc Hebdo et Assabah.

Infographie : Le double langage de Khalid Ait Taleb au sujet de la fabrication locale des respirateurs et des lits de réanimation

On aurait pu comprendre ces propos, si les industriels avaient survendu leur capacité au ministre de la santé ou s’ils n’avaient pas fait preuve de sérieux. Mais ce n’est pas le cas. Nous empruntons pour l’occasion l’excellente investigation de notre confrère Le360 sur sujet et qui retrace toutes les tentatives d’homologation avortée par -je cite la même source- «la bureaucratie du ministère de la Santé».

Chronologie de l’industrialisation de la première version du respirateur artificiel 100% marocain

8 avril 2020: lancement de la phase d’industrialisation de la première version du respirateur artificiel 100% marocain. Les approvisionnements ont été réalisés de sorte à honorer la première commande reçue du ministère de la Santé, portant sur un volume initial de 400 respirateurs. Le fabricant en a produit 500.

13 avril 2020: une délégation de médecins militaires fait une visite à la fabrique du respirateur marocain, installée au cœur de l’usine de la SERMP, située dans l’Aéropôle, la zone industrielle de l’aéroport Mohammed V à Casablanca. Selon un témoin présent sur place, la visite a été concluante.

25 avril 2020: la nouvelle version du respirateur a été testée sur une brebis. 

Entre temps, pour valider le respirateur, le ministère de la Santé a installé un Comité scientifique, composé de 10 réanimateurs représentant 10 CHU du Royaume.

12 mai 2020: présentation concluante au siège de la SERMP du respirateur devant le Comité scientifique, en présence du ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb et du ministre de l’Industrie, Moulay Hafid Elalamy.

5 juin 2020: le ministère de la Santé annule une cérémonie initialement prévue pour réceptionner les premiers respirateurs. Contre toute attente, le département de Aït Taleb invite le collectif à suivre la procédure d’enregistrement du respirateur en tant que dispositif médical. «Nous aurions pu lancer cette procédure dès fin avril si le ministère nous avait prévenus», déplore un membre du collectif. 

Motivé par l’intérêt manifesté par certains donneurs d’ordre à l’étranger, le collectif a ensuite entamé la procédure de certification «CE médical» pour se tourner vers l’export.  

20 juillet 2020: après un mois et demi de tests auprès des deux centres techniques CETIEV et CERIMME, le respirateur marocain a finalement reçu la certification «CE médical».

28 juillet 2020: le ministère de la Santé trouve encore une fois le moyen d’éterniser la procédure. Cette fois-ci, les équipes de Ait Taleb demandent aux promoteurs du projet d’enregistrer l’entreprise SERMP en tant qu’entreprise médicale avant d’enregistrer le respirateur.

3 août 2020: lancement des démarches pour enregistrer la SERMP auprès des services du ministère.

17 août 2020: le ministère de la Santé impose à la SERMP une nouvelle procédure digitalisée pour obtention d’une autorisation provisoire. L’entreprise a ensuite déposé une nouvelle demande via le canal digital.

A date d’aujourd’hui la SERMP n’est toujours pas enregistrée.  Khalid Ait Taleb a demandé à l’entreprise d’apporter de nouveaux documents avant de vouloir définitivement enterrer le projet en déclarant à la presse : «vous parlez de quel lit de réanimation ? Ni le lit de réanimation ni le respirateur marocains ne sont encore homologués à ce jour». 

Scandaleux!

C’est tellement flagrant qu’on se pose la question fatidique : «qui c’est ce parrain qui guide les pas de Khalid Ait Taleb?»

Réveillez Saad Eddine El Otmani!

Pendant tout ce temps là, le Chef de Gouvernement sensé animer, réguler, suivre et décider les actions du gouvernement est aux abonnés absents. Peut-être est-il entrain de s’émerveiller de la magie du robinet d’eau? Rappelez-vous comment il était excité en expliquant aux marocains comment contrôler le débit de l’eau avec un robinet. Du coup, pour qu’il sache de quoi parle l’industriel des respirateurs il faudrait attendre quelques années.

Nous avons tous constaté que la pandémie a dévoilé les réelles capacités de notre exécutif et du chef de gouvernement. Les cacophonies à répétition ont touché tous les marocains sans exception et ont terni l’image du Royaume à l’international. Mais aujourd’hui ce n’est pas une question d’image, c’est l’avenir de notre pays qui est en jeu. Je vous invite à lire les excellents papiers de Nadia Salah et de Aziz Boucetta, qui ont fustigé chacun de son angle la gravité des actes de Khalid Ait Taleb.

La fondatrice du premier quotidien économique du Royaume, l’Économiste, ne va pas y aller de main morte : «Encore une fois, il (Ait Taleb) a manqué à sa fonction tout en marquant son mépris pour ses collègues. On a en mémoire le pataquès des masques, où son département a fait des pieds et des mains pour empêcher la fabrication puis la distribution locale. Devant ce comportement, des observateurs se sont dits persuadés qu’il y avait d’autres motivations».

Nadia Salah a également résumé le danger que constitue des responsables tels que Khalid Ait Taleb sur les aspirations des marocains et à leur tête le souverain d’un Maroc développé et prospère en donnant l’exemple de l’Inde : «Il y a dix ans le PIB/tête indien était de 998 dollars. Aujourd’hui il est de 2.002 dollars. Dans 7 ans, il dépassera celui du Maroc. Il n’y a pas de miracle».

Aziz Boucetta, pour sa part, a demandé dans son édito des éclaircissements sur qui des Elalamy ou Aït Taleb mentait aux marocains. «Alors, avec plus de 30.000 cas actifs (officiellement recensés) et près de 3.500 morts (qui seront vite dépassés), ne sommes-nous donc pas en droit, voire en devoir, de nous interroger sur qui ment, des deux ministres», s’est-il indigné.

Toutefois, le directeur de publication de Panorapost fait le constat suivant : «Aït Taleb semble avoir oublié ses serments d’Hippocrate ou de technocrate qu’il a prêtés… car, dégât collatéral, par la grâce du ministre de la Santé, voilà une activité à l’export brillamment avortée dans l’œuf.»

Enfin il n’y a pas meilleure conclusion pour que cette chute du même Aziz Boucetta : «Inutile de demander au chef du gouvernement d’intervenir, il est (occupé) ailleurs, mais un jour, une fois que l’on aura arrêté le décompte des morts Covid – et pourquoi pas, avant ? –, le Professeur Khalid Aït Taleb risquera bien de rendre des comptes, et de boire le calice jusqu’à la lie. A notre Santé !»

Les hôpitaux marocains gonfleraient-ils le nombre des décès Covid?

La légende urbaine n’a cessé d’enfler depuis mi-juillet : «hôpitaux et cliniques comptabiliseraient systématiquement toutes les victimes d’arrêts cardiaques, d’AVC et de complications du diabète en décès Covid». Une légende qui prend une nouvelle tournure avec la multiplication d’images partagées sur les réseaux sociaux montrant les morts du coronavirus transportés, entassés les uns sur les autres. Des images souvent accompagnées par des scènes de colère et d’hystérie de familles désarmées, à qui on a demandé de ne rien payer si la cause de la mort est déclarée Covid.

Il a fallu moins de deux mois pour que la rumeur s’installe dans les foyers marocains. Des récits relatant la rapidité surprenante avec laquelle la mort de proches a été comptabilisé «Coronavirus», ont occupé les réunions de famille durant l’été.

Puis une nouvelle rumeur va circuler : «Les hôpitaux gagnent des milliers de dollars pour chaque décès Covid déclaré». De peur de poursuites judicaires et dans l’absence de toute preuve, personne n’en parlait publiquement mais tout le monde y croyait dans l’absence totale d’une communication officielle, transparente et rassurante.

Cependant ce qui va provoquer la levée de boucliers sur le sujet c’est la nouvelle procédure d’inhumation qui semble être devenue la règle dans certains établissements de santé. Le transport des morts ne se fait plus de manière individuelle. Désormais l’ambulance porte quatre corps entassés l’un sur l’autre. Une pratique qui a été documentée dans la vidéo ci-après.

Il est probable que comme le coût de l’inhumation soit pris en charge par l’hôpital et non la famille, un transport collectif permettrait à l’établissement de faire des économies.

Le COVID-19 est aussi une urgence de communication

«Le COVID-19 n’est pas seulement une urgence de santé publique, c’est aussi une urgence de communication», a déclaré le Secrétaire Général des Nations-Unies, Antonio Guterres mercredi dans un message à l’occasion d’une réunion de l’Organisation mondiale de la Santé sur la gestion de l’infodémie.

Le gouvernement marocain fait malheureusement partie de ces pays qui n’ont pas fait de la communication une urgence durant cette pandémie. Les décisions incohérentes du dimanche soir et les chiffres bruts lancés quotidiennement sans explications, ni conseil ni pédagogie ont laissé le champ libre à toutes les rumeurs et à toutes les pratiques.

Préoccupés par les affaires, les élections à venir et leurs carrières les ministres se sont tous déresponsabilisés de la gestion de la pandémie laissant le ministère de l’Intérieur et la DGSN seuls face à des citoyens désemparés.

Covid19 – L’hôpital de campagne de Sidi Yahya toujours le même enfer

Les témoignages accablants se succèdent depuis des semaines sur l’enfer de l’hôpital de Sidi Yahya dans l’absence totale de réaction des autorités sanitaires. Destiné à l’accueil des porteurs asymptomatiques du coronavirus, ce camps est devenu l’emblème des déficiences du système de santé marocain face à une pandémie qui s’intensifie.

Trop occupé à gérer les appels d’offres douteux de son département et à mener une guerre intestine contre son collègue de l’Industrie, le ministre de la santé marocain Khalid Aït Taleb confirme jour après jour qu’il est dans un costume de ministre bien trop large. Comment cet homme pieux qui prône fièrement sur son bureau deux exemplaires de Coran, arrive à fermer l’oeil alors que des milliers de marocains de tous âges souffrent le martyre dans ses hôpitaux à l’allure de camps de concentration? Comment peut-il prétendre endiguer la pandémie sans prévoir un dispositif de désinfection et de nettoyage de ses hôpitaux ? Comment peut-il avoir la conscience tranquille alors que les patients du camps de Sidi Yahya qui ne savent pas s’ils ont été guéris ou pas du covid sont jetés dans la rue loin de leurs domiciles à 03h00 ?

Ci-après un nouveau témoignage d’une jeune femme dont la soeur a passé 9 jours de torture dans le camps Sidi Yahya. Les mêmes constatations reviennent : insalubrité, insécurité, traitement médical douteux et torture psychologique.

Notre seul espoir est que les responsables de cette torture collective devront tôt ou tard rendre des comptes.

Ait Taleb et Yacoubi inaugurent un nouvel espace pour les cas du Coronavirus à l’hôpital Ibn Sina de Rabat

Le ministre de la santé Khalid Ait Taleb et le Wali de la région de Rabat-Salé-Kénitra ont inauguré jeudi, à l’hôpital Ibn Sina, un nouvel espace doté de tous les moyens techniques, médicaux et humains, dont un total de 84 lits de réanimation, pour traiter les patients atteints du nouveau coronavirus.

«Dès le début de la crise du coronavirus, l’hôpital Ibn Sina a mis en place une cellule de crise pour assurer l’organisation scientifique de l’établissement», a déclaré à la presse le directeur de l’hôpital, Dr Hrora Abdelmalek, au cours d’une cérémonie en présence du ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, et du Wali de la région de Rabat-Salé-Kénitra, Mohamed Yacoubi.

La capacité litière est en effet passée de 30 à 84 lits de réanimation, tandis que la capacité litière en termes de confinement est de 234 lits, avec une possibilité d’extension de 70 lits, a-t-il ajouté, soulignant que toutes les conditions ont été mises en place pour une prise en charge optimale des personnes malades.

«Conformément à la stratégie régionale de Rabat-Salé-Kénitra, les patients atteints du Covid-19, sont transférés à l’hôpital de Salé», mais les cas en réanimation ne sont pas concernés par ce transfert, a expliqué Hrora Abdelmalek, également professeur de chirurgie viscérale.

Le chef du service de la réanimation des urgences chirurgicales de l’Hôpital Ibn Sina et professeur d’Anesthésie-Réanimation, Faroudy Mamoun, a de son côté indiqué que dans le cadre du plan de riposte au coronavirus, notamment pour les soins liés aux formes graves du Covid-19, trois sous-unités ont été mises en place pour la prise en charge des cas critiques souffrant de difficultés respiratoires.

«Grâce à l’effort de tout le personnel soignant, des locaux d’hospitalisation ont été aménagés et convertis en lits de réanimation», a relevé le professeur, précisant que ces locaux ont été dotés de cloisonnements, de systèmes d’extraction de l’air et de circuits afin de limiter les risques de contamination aussi bien pour les patients que pour le staff médical.

Selon les données de l’hôpital Ibn Sina, près de 124 cas suspects ont été admis dans cet établissement, dont 23 se sont révélés positifs.