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Gazprom

La société suisse qui gère le gazoduc Nord Stream 2 déclare faillite

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La société Nord Stream 2, en charge du projet de gazoduc entre la Russie et l’Allemagne, s’est déclaré en faillite suite aux sanctions internationales décrétées après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Nord Stream 2 AG, enregistrée en Suisse, propriété du géant russe Gazprom, est visée par des sanctions américaines depuis que Vladimir Poutine a reconnu le 21 février dernier l’indépendance des républiques séparatistes autoproclamées de l’est de l’Ukraine.

Le département américain du Trésor a ordonné, par décret deux jours plus tard, l’arrêt d’ici au 2 mars des transactions impliquant Nord Stream 2 AG ou toute entité dans laquelle Nord Stream 2 AG possède, directement ou indirectement, une part d’au moins 50% du capital.

Les responsables Nord Stream 2 AG se sont depuis engagés dans une course contre la montre pour tenter de régler des créances avant la date limite fixée par les États-Unis, comme l’a révélé une dépêche Reuters de ce mardi matin.

« Nord Stream 2 AG travaillait avec un conseiller financier pour réduire une partie de son passif avant d’entamer formellement une procédure d’insolvabilité et s’empressait à mettre fin aux contrats de ses employés» a annoncé Reuters.

Sauf que la pression politique a du être trop forte, la société suisse a dû déclaré officiellement faillite ce mardi.

Nord Stream 2 AG a achevé l’an dernier la construction du gazoduc, un chantier de 11 milliards de dollars (9,8 milliards d’euros) dont Gazprom a payé la moitié des travaux, mais l’exploitation commerciale n’a toujours pas débuté, les autorités allemandes ayant gelé la procédure de certification en raison de la crise ukrainienne.

140 employés licenciés

Lundi, dans les médias suisses, le ministre de l’Economie de la Confédération, Guy Parmelin, a déclaré que tout le personnel de Nord Stream qui travaillait pour la société dans la ville de Zoug, soit plus de 140 employés, avait été licencié.

«Nous avons appris que tout le personnel de Nord Stream (…) à Zoug, soit plus de 140 personnes, a été licencié», avait déclaré lundi soir le ministre de l’Economie à la RTS.

Après l’annonce de la faillite de Nord Stream 2 AG, la directrice du département d’Economie du canton de Zoug, Silvia Thalmann-Gut, a accordé un interview à la télévision suisse dans lequel elle a confirmé que plus de 100 personnes avaient perdu leur emploi.

Selon la responsable cantonale entre 100 et 110 collaboratrices et collaborateurs sont touchés par ce dépôt de bilan qui intervient suite aux sanctions internationales décrétées après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Gerhard Schröder, président de conseil de Nord Stream 2

La société Nord Stream 2 AG était dirigée par l’allemand Matthias Warnig, ex-membre de cabinet ministériel de la RDA. Tandis que m’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder occupait quant à lui le poste de président du conseil d’administration.

Dans le cadre de ce projet, Nord Stream 2 a signé des contrats de financement avec les entreprises française Engie, autrichienne OMV, anglo-néerlandaise Shell et allemandes Uniper et Wintershall Dea.

On ignore encore si toutes les entités liées à Nord Stream 2 AG seront fermées ou comment Gazprom comptera procéder pour assurer la maintenance de l’infrastructure, longue de 1.230 km, écrit Reuters.

Maroc-Russie : Un accord sur le nucléaire civil sur le point d’être signé et Gazprom entre en jeu

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La visite de travail de Dimitri Patrouchev, ministre de l’Agriculture de la Fédération de Russie au Maroc a été une occasion de renforcer les relations bilatérales et de montrer l’intérêt des deux parties à développer leurs intérêts. Les deux pays, qui cherchent à développer les échanges agricoles au regard du grand potentiel de coopération dans ce secteur, se préparent aussi à signer un accord dans le nucléaire civil et dans le domaine des transports. Pour l’anecdote, le site Sputnik, proche des centres de décision russes, a estimé que le « Maroc a froissé ses partenaires serbes et indirectement russes» quand le chef du gouvernement marocain Saâd Eddine El Othmani a rencontré le Chef de la diplomatie du Kosovo en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Mais il semble que Moscou a oublié cette «maladresse».

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Bientôt un oléoduc pour relier l’Iran et Oman

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La république islamique d’Iran et le sultanat d’Oman devraient parvenir incessamment à un accord final sur un projet d’oléoduc offshore visant à relier les deux pays en vue de fournir du gaz iranien à cette monarchie du Golfe et limiter la dépendance énergétique de Téhéran d’Islamabad.

Selon le ministre iranien du Pétrole, dont le pays est un membre influent de l’Opep, l’accord devrait être signé d’ici la fin juin. Le ministre Bijan Namdar Zanganeh a précisé, lors de son séjour à Muscate il y a deux jours, que l’accord sera finalisé en deux étapes : la première devrait être conclue fin mai et la deuxième partie sera signée fin juin.

Bijan Namdar Zanganeh a rencontré dans la capitale omanaise plusieurs hauts responsables du sultanat et s’est engagé dans ce sens à poursuivre les pourparlers avec son homologue omanais Mohammad Ben Hamad al-Rumhi jusqu’à la conclusion de l’accord final.

L’oléoduc sous-marin aura une capacité de 20 millions de mètres cubes de gaz naturel par jour. La durée du contrat est de 25 ans pour un budget total de 60 milliards de dollars.

Plusieurs multinationales participeront à la réalisation de ce projet, notamment le géant pétrolier et gazier français Total S.A., la Royal Dutch Shell, la compagnie énergétique allemande Uniper SE, le japonais Mitsui et le sud-coréen  Korea Gas Corporation. En 2017, Téhéran a émis le souhait de voir le russe Gazprom prendre  part à ce projet.

Un projet stratégique pour l’Inde

Pour essayer de minimiser sa dépendance énergétique du Pakistan, New Delhi a élaboré un projet de pipeline venant d’Iran depuis plus de deux ans déjà.

En effet, en mars 2016, la chaîne iranienne Press TV a rapporté que des représentants des entreprises énergétiques indiennes, GAIL et Indian Oil Corporation, se sont rencontrés à Téhéran pour négocier les détails de la construction d’un oléoduc sous-marin venant de l’Iran et traversant le golfe d’Oman et la mer d’Arabie.

Le montant du projet est estimé à 4,5 milliards de dollars. Le tube, à la capacité de 31 millions de mètres cubes de gaz naturel par jour, connectera à termes l’Iran à l’Inde en contournant le Pakistan.

Ce n’est pas le seul projet indien visant à établir une indépendance énergétique de son voisin pakistanais. L’Iran compte déployer un autre pipeline de 1.400 km au Turkménistan, afin d’accéder au « carburant bleu » de l’Asie centrale à travers l’Iran. Il s’agit du projet TII: Turkménistan — Iran — Inde.