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Sahara Marocain - Page 11

Alger réfléchirait à expulser des diplomates marocains et à cesser la coopération sécuritaire avec Rabat

L’Algérie envisage de réduire la représentation diplomatique avec le Maroc en réponse à ce qu’elle considère comme une « campagne » marocaine qui la ciblerait depuis plusieurs semaines, selon une source diplomatique citée ce jeudi par l’agence d’information turque Anadolu.

La même source a déclaré sous couvert de l’anonymat, que le ministère algérien des affaires étrangères « a adressé plusieurs recommandations au président Abdelaziz Bouteflika concernant la crise avec le Maroc voisin ».

L’une des recommandations est de « réduire la représentation diplomatique avec le Maroc en expulsant un certain nombre de diplomates marocains travaillant en Algérie et en fermant des branches consulaires ».

La source diplomatique algérienne a ajouté que d’autres recommandations ont été soumises par le ministère des affaires étrangères à la présidence pour une décision.

Parmi les recommandations, figure une tournée dans des pays arabes et occidentaux pour démentir les déclarations de Rabat sur la présence d’experts libanais du Hezbollah dans les camps de Tindouf, en Algérie.

L’agence ajoute que « les recommandations comprennent également la cessation de la coordination sécuritaire avec le Maroc dans le cadre des organisations internationales de sécurité, dont le groupe 5 + 5, qui comprend les pays du Maghreb et ceux européens de la Méditerranée occidentale. »

La source a souligné que « les autorités algériennes ne coopèrent absolument pas avec le Hezbollah, bien qu’elles refusent de le considérer comme un groupe terroriste mais un mouvement de résistance et lui reconnaissent également le droit de résister à l’occupation ».

Pour rappel, le Maroc a rompu le 1er mai 2018 ses relations diplomatiques avec l’Iran en raison des graves connivences militaires entre son protégé le Hezbollah libanais avec le Polisario par l’intermédiaire des autorités algériennes et l’ambassade iranienne à Alger.

Sahara : Le Conseil de sécurité tient le bâton par le milieu

Le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé de proroger de six mois, ce vendredi 27 avril, le mandat de la MINURSO jusqu’au 31 octobre 2018 sur la base d’une résolution rédigée par les Etats-Unis. La Résolution 2414 a été votée par 12 voix pour et trois abstentions à savoir la Russie, la Chine et l’Ethiopie. Un mandat de 6 six mois au lieu de 12 est le véritable grand changement qu’apporte le texte, ce qui signifie que l’affaire du Sahara sera étudiée plus d’une fois en cette année 2018.

Par ce vote, le Conseil de sécurité réuni à New York, consacre une fois de plus une place de choix à l’initiative marocaine d’autonomie présentée par le Maroc en 2007, tout en se félicitant « des efforts sérieux et crédibles » déployés par le Royaume pour trouver une issue à un conflit créé de toute pièce autour du Sahara marocain.

La résolution renouvelle l’appel au retrait du Polisario d’El Guerguerat, située dans une zone tampon au sud-ouest près de la frontière mauritanienne, et de s’abstenir de déménager des bureaux à Bir Lahlou, dans le nord-ouest. C’est ce passage, qui n’était pas de l’avis de Moscou, qui a poussé la Russie, suivie par la Chine et l’Ethiopie, à s’abstenir dans l’opération de vote. La Russie n’était pas non plus d’accord pour renouveler le mandat de la Minurso.

Le Conseil de sécurité a insisté sur l’importance de l’engagement renouvelé des parties à aller de l’avant dans le processus politique en préparation à un cinquième round de négociations sans fixer de calendrier, processus qui doit être empreint de réalisme et compromis pour aller de l’avant.

La résolution appelle les parties concernées à œuvrer à la reprise des négociations pour arriver à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable du conflit.

Par la même occasion, la résolution appelle les parties en conflit et les Etats voisins à coopérer davantage aussi bien avec l’ONU qu’entre eux pour arriver à une solution politique, relevant que le renforcement de la coopération entre les Etas membres de du Maghreb arabe contribuerait à la stabilité et à la sécurité, génératrices de croissance, de création d’emplois et de retombées économiques au profit de l’ensemble des peuples du Sahel.

La première réaction à l’adoption de cette résolution est venue de la bouche de l’ambassadeur Omar Hilale, représentant permanent du Maroc à l’ONU, qui a souligné lors d’une conférence de presse que le Conseil de sécurité conforte la position du Maroc et sa fermeté à l’égard des récentes provocations du Maroc du polisario à l’Est du dispositif de sécurité et dans la zone tampon d’El Guergarate.

“Le Conseil de Sécurité, tant dans ses délibérations aujourd’hui, que celles de la semaine dernière, ainsi que dans les dispositions de sa résolution, a opposé un rejet catégorique aux tentatives des séparatistes du polisario de changer les réalités sur le terrain, ce que le Conseil considère comme une violation du cessez-le-feu, et une menace sérieuse au processus politique que l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général, M. Horst Köhler, s’active à relancer”, a relevé Omar Hilale.

Il a également souligné que “les injonctions du Conseil de sécurité aux séparatistes du polisario constituent un démenti cinglant à leurs élucubrations et propagandes au sujet d’un prétendu contrôle à l’Est du dispositif de sécurité, ou d’une entité chimérique qui n’existe que dans leurs esprits et dans celui de leur géniteur algérien”.

Le premier pays à réagir à cette résolution est la France, principal soutien du Maroc au Conseil de sécurité. Ainsi, l’ambassadeur de France à l’ONU, François Delattre, a affirmé que le renouvellement pour six mois seulement du mandat de la Minurso “doit rester une exception”.

Pour le diplomate français, le maintien d’un cadre annuel “garantit en effet la stabilité des opérations de maintien de la paix”. François Delattre a, en outre, soutenu que le texte voté ce vendredi détermine un horizon qui “doit permettre collectivement de prévenir tout risque d’escalade, de soutenir le travail irremplaçable de la MINURSO et d’encourager une dynamique constructive sur le processus politique”.

Pêche : Rabat et Bruxelles ouvrent une nouvelle page de leur coopération

Le Maroc et l’Union européenne entameront, demain à Rabat, de nouvelles négociatons en vue du renouvellement du protocole de partenariat dans le domaine de la pêche. Ce nouveau round de pourparlers a été précédé aujourd’hui par une rencontre élargie entre le gouvernement marocain, représenté par Nasser Bourita, Aziz Akhannouch et Mbarka Bouaida et l’Union européenne représentée par son ambassadeur au Maroc, Claudia Wiedey.

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L’armée algérienne fait l’acquisition du système sophistiqué Polyana D4M1 pour verrouiller son espace aérien

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Incontestablement, le premier pilier de la relation algéro-russe est l’armement. Depuis l’indépendance de l’Algérie, Moscou reste le partenaire privilégié d’Alger en termes de commerce des armes aussi bien en Afrique que la région de l’Afrique du nord et du Moyen-Orient.

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L’Espagne décore deux généraux Algériens

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La ministre espagnole de la Défense, Maria Dolores De Cospedal Garcia, a procédé mercredi, au siège de son département à Madrid, à la décoration de plusieurs généraux de différents pays. Parmi eux deux généraux de l’Armée algérienne.

Il s’agit du général de division Mohammed Hammadi et du général de Brigade Fatma Boudouani représentant l’Armée nationale populaire d’Algérie décorés de la Grand-Croix du Mérite Aéronautique de l’Armée espagnole.

La coïncidence malheureuse a voulu que cette cérémonie se déroule au moment même où avait lieu le crash de l’avion militaire algérien qui s’est abîmé dans la région de Boufarik faisant 257 morts.

La décision de décorer ces hauts responsables militaires étrangers a été prise en Conseil des ministres au mois de janvier dernier, sous la présidence de Mariano Rajoy. Outre les deux généraux algériens, elle concerne également le Lieutenant Général Janusz Adamczak, de Pologne; les généraux de division Eric André Hautecloque-Raysz, de France, et Hanena Ould Sidi, de Mauritanie; le brigadier général Bart Laurent, de Belgique; le général Birame Diop, du Sénégal; et Antonio José de Matos Branco, du Portugal.

Gaïd Salah s’entretient avec la ministre de la Défense espagnole María Dolores de Cospedal García

Le 3 d’avril 2018, le Général de Corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah, Vice-ministre algérien de la Défense Nationale et chef d’Etat-major de l’Armée Nationale Populaire, avait reçu la ministre de la Défense espagnole, Maria Dolores De Cospedal Garcia, en marge de la visite qu’a effectuée Mariano Rajoy en Algérie.

Maroc-UE : Le gouvernement espagnol plaide pour la négociation d’un nouvel accord de pêche dans les meilleurs délais

Le gouvernement espagnol soutient que les négociations avec le Maroc pour la modification de l’accord de pêche et le renouvellement du protocole commenceront dès que possible, afin d’éviter une période de suspension du protocole qui pourrait avoir des conséquences négatives sur le secteur de la pêche et les personnes qui bénéficient de cette activité économique, rapporte ce jeudi 12 avril le site spécialisé dans la pêche Fish Information & Services.

La ministre espagnole de l’Agriculture et des Pêches, de l’Alimentation et de l’Environnement, Isabel García Tejerina, a déclaré le mercredi 11 avril au Sénat que le gouvernement de Madrid maintient un dialogue constant avec le secteur et les communautés autonomes concernées. Dans le même temps, des travaux sont menés avec les autorités de l’Union européenne et avec le gouvernement du royaume du Maroc pour assurer la protection de la flotte espagnole, le respect du droit international et le bénéfice mutuel de l’accord.

Dans son discours, García Tejerina a souligné que la Cour de justice de l’UE a déclaré en février la validité de l’accord de pêche avec le Maroc, bien que ni ledit accord ni son protocole ne soient applicables aux eaux adjacentes du Sahara. De cette façon, l’accord demeure en vigueur jusqu’au 14 juillet 2018.

La ministre espagnole a expliqué que pour renouveler l’accord et l’adapter aux dispositions de la décision dudit tribunal, un nouveau mandat de négociation sera discuté au sein du groupe Pêche du Conseil, qui sera présenté au Conseil des ministres des pêches la semaine prochaine pour son approbation.

Ce mandat comprend l’accès aux eaux adjacentes au Sahara sous certaines conditions et à titre provisoire. Cependant, ce mandat serait soumis à une solution possible à la question du Sahara dans le cadre des Nations Unies.

De même, García Tejerina a souligné que tant le mandat que les directives de négociation doivent prendre comme référence la formule qui a permis l’approbation, en mai 2017, du mandat de négociation de l’accord agricole.

De cette façon, la ministre espère que les négociations avec le Maroc débutent bientôt. Aux dernières nouvelles, celles-ci débuteront par un round préparatoire le vendredi 13 avril entre les responsables marocains et des représentants du comité européen ad hoc. La deuxième phase débutera le 16 avril en parallèle avec la réunion des ministres des pêches du Conseil de l’Europe.

Mme Mounia Boucetta, Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères recevant à Rabat Mme Battaini Dragoni, Secrétaire générale adjointe du Conseil de l’Europe

D’autre part, notons que la Secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Mounia Boucetta, a eu des entretiens aujourd’hui à Rabat avec la Secrétaire générale adjointe du Conseil de l’Europe, Battaini Dragoni. Les deux responsables, qui ont appelé à opérer un saut qualitatif dans les relations des deux parties, encouragent à consolider le dialogue politique à différents niveaux sur des sujets d’intérêt commun et renforcer ainsi la opérationnelle et technique dans les domaines prioritaires.

Il est à rappeler que la visite de Battaini Dragoni s’inscrit également dans le cadre du dialogue politique régulier entre le Maroc et le Conseil de l’Europe; elle permet de faire le bilan de la relation qui lie les deux parties dans les domaines des droits de l’Homme, de l’Etat de droit et de la démocratie et d’évoquer les perspectives de coopération future.

Le général Louarak conduit une délégation militaire marocaine à Washington

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Washington abrite depuis hier, et sur trois jours, les réunions du Xème Comité consultatif de la défense Maroc-États-Unis, qui se tiennent au siège du Pentagone, à Arlington en Virginie, dans la banlieue de la capitale fédérale américaine. La délégation marocaine est conduite par le général de corps d’armée Abdelfattah Louarak, inspecteur général des Forces armées royales.

A la tête d’une importante délégation militaire comprenant les trois corps d’armée des FAR, le général Abdelfattah Louarak se trouve actuellement en visite à Washington D.C. pour y représenter le Maroc aux réunions du Xème Comité consultatif de la défense Maroc-États-Unis.

L’objectif de ce Comité stratégique est de renforcer la coopération militaire entre les armées des deux pays alliés.

Les Etats-Unis sont membres et dirigeants de l’OTAN alors que le Maroc est allié stratégique non-membre de l’Organisation transatlantique.

Des manœuvres militaires conjointes -African Lion 2018- entre les Forces Armées Royales et l’US Army sont prévues au mois de mai dans le sud du Maroc.

Le général Gaïd Salah interrompt ses activités et se rend sur le lieu du crash de l’avion militaire

Le vice-ministre algérien de la défense et chef d’état-major de l’armée algérienne, le général Gaïd Salah, a dû interrompre son discours truffé de messages codés à l’encontre du Royaume du Maroc devant les officiers de la 2e Région militaire à Oran, pour se rendre sur le lieu du crash de l’avion militaire transportant entre autres plusieurs membres du polisario.

Le ministère de défense algérien a confirmé dans un communiqué le crash d’un avion de transport militaire assurant le vol Boufarik-Tindouf-Béchar. Selon le communiqué, l’avion s’est écrasé « le matin du 11 avril 2018 dans le périmètre de la Base Aérienne de Boufarik dans un champ agricole inhabité. » Le communiqué du ministère annonce également que le vice-ministre de la Défense Nationale et Chef d’Etat-Major de l’Armée Nationale Populaire, le Général de Corps d’Armée, Gaïd Salah, « a interrompu sa visite d’inspection de la 2ème Région Militaire et s’est immédiatement déplacé sur les lieux, pour s’enquérir de l’ampleur des dégâts et prendre les mesures nécessaires dans de pareilles situations où il a ordonné la désignation immédiate d’une commission d’enquête afin de déterminer les circonstances de l’accident. »

Ce crash, qui d’après un premier bilan officiel a fait 257 morts, intervient dans un très mauvais moment pour le général Gaïd Salah, en pleine campagne de propagande contre le Maroc et au même moment où le chef d’état-major martelait à ses officiers de l’importance de la préparation au combat et la qualité de la performance opérationnelle ! Un général qui semble mal gérer la pression diplomatique et le haussement du ton du Royaume las de l’ingérence de son voisin.

Le comble c’est que ce malheureux incident, qui fait au moins 26 victimes du polisario, confirme le rôle pernicieux de l’Algérie au Sahara Marocain et conforte la position du Maroc face à l’opinion internationale et la lettre envoyée par le roi Mohammed VI lui-même aux Nations unies, à son Secrétaire-général, accusant l’Algérie de financer, armer, abriter et soutenir diplomatiquement le polisario.