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L’appel royal pour l’engagement social du secteur privé, Al Mada donne l’exemple

Le vendredi 12 octobre 2018, jour de la rentrée parlementaire qui a connu le lancement par le roi Mohammed VI d’un appel à la mobilisation générale, est celui qu’ont choisi les cadres dirigeants d’Al Mada, ex-SNI, pour tenir l’édition 2018 de leur séminaire annuel. Une occasion fortement symbolique d’un des plus grands acteurs économiques du royaume, pour dérouler l’esprit du slogan “Positif Impact” en annonçant la création d’un nouveau véhicule qui portera son engagement citoyen et social : “La Fondation Al Mada”, dont le comité d’orientation est présidé par Mohammed Mounir El Majidi. Cet événement a connu la participation de 150 cadres dirigeants aux côtés d’invités internationaux prestigieux, dont l’ancien vice-premier ministre du Portugal, Paulo Portas, et l’ex-directeur du Renseignement de la DGSE, Alain Juillet, qui ont ciblé leurs interventions respectives sur les questions de géopolitique internationale et de cyber-défense.

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Exclusif – Bendidi rejoint Forafric, mais pour combien de temps ?

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Saad Bendidi qui a quitté le groupe Saham en Septembre 2017, vient de prendre ses nouvelles fonctions en qualité de « Numéro 2 » du minotier Forafric qui commercialise, entre autres, les produits phares Maymouna et Tria. Désigné vice-président exécutif, il succède ainsi à Khalid Assari qui jette l’éponge, laissant derrière lui une entreprise dans une situation financière et commerciale compliquée.

Comme nous l’anticipions il y a une année déjà sur ces mêmes colonnes, l’ambition démesurée du patron du fonds d’investissement Ycap de faire de Forafric un champion africain, semble tomber à l’eau. Annoncée en grande pompe, l’hypothétique opération du contrôle de trois actifs du groupe Mimran, dont les Grands Moulins de Dakar et les Grands Moulins d’Abidjan, a subi un fâcheux revers. N’ayant vu que du feu à l’offre d’Atzal Holding ( Groupe Chaouni) qui a pris le contrôle de trois fleurons de l’agroalimentaire africaine à travers un montage via le géant américain de la farine Seaboard Corporation, contre un chèque de 317,6 millions d’euros, Yariv Elbaz a perdu dans une partie de poker perdue vouée d’avance à l’échec. Lire ici

L’ancien patron d’inwi rebondit chez Orange Cameroun

L’ancien patron de inwi qui a perdu sa place à cause, entre autres, de l’arrivée d’Orange sur le marché marocain, se retrouve deux années plus tard à la tête de l’antenne de ce même opérateur au Cameroun. Frédéric Debord remplace Elisabeth Medou Badang, propulsée directrice de zone et porte-parole du Comité de direction d’Orange pour le Moyen-orient et l’Afrique. Un jeu de chaises musicales qui aura probablement un impact direct sur notre écosystème Télécom national.

C’est un joli coup d’Orange de rapatrier en Afrique un de ses anciens cadres et pas n’importe lequel, celui qui a lancé la marque inwi au Maroc pour le compte de la filiale du groupe SNI.

L’annonce de la nomination de Frédéric Debord a été faite ce mercredi à l’issue du conseil d’administration de la filiale camerounaise d’Orange. «Le conseil d’administration félicite Monsieur Frédéric Debord pour sa nomination et lui souhaite également plein succès dans la mission qui lui est confiée de continuer à faire d’Orange Cameroun un acteur majeur du développement socio-économique du pays », indique le communiqué de la structure rendu public le mercredi 14 février.

Frédéric Debord succède ainsi à la camerounaise Elisabeth Medou Badang, qui cumulera désormais les fonctions de directrice de zone et porte-parole du Comité de direction d’Orange pour le Moyen-Orient et l’Afrique.

L’ancienne directrice générale a d’ailleurs choisi Twitter pour annoncer ses nouvelles fonctions. Elisabeth Medou avait révélé dans la surprise générale qu’elle allait arrêter d’occuper ses fonctions au sein d’Orange Cameroun pour se diriger vers de nouveaux horizons et de nouveaux défis. Elle a également précisé que ses nouvelles fonctions au sein du Groupe Orange lui permettront de poursuivre ces actions dans d’autres pays africains, et continuer de porter haut le flambeau du Cameroun.

Frédéric Debord chez le concurrent, une mauvaise nouvelle pour inwi ?

Durant la réunion de présentation au Conseil d’administration d’Orange, Frédéric Debord a fait du « Debord » en se vantant d’avoir “accompli sa mission avec le lancement de la 4G au Maroc”. Bien sûr il a omis de donner le détail de son départ mouvementé et sur l’état pas très reluisant de son compte charges. Une situation économique que son successeur, Nadia Fassi Fehri, a réussi, d’une main de fer, à redresser. Aujourd’hui les comptes inwi sont au vert et l’opérateur est tout à fait armé pour passer à la vitesse supérieure.

Toutefois, en recrutant l’ancien patron de la filiale de SNI, Orange marque une posture agressive vis-à-vis de ses concurrents marocains, probablement se prépare-t-elle à une éventuelle offensive Made in Morocco sur le continent africain.

Exclusif : Noureddine Bensouda pressenti pour Bank al-Maghrib

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Plusieurs articles de presse ont fait état dans les semaines écoulées d’une éventuelle nomination de Salaheddine Mezouar ou Hassan Bouhemou à la tête de Bank al-Maghrib en remplacement de Abdellatif Jouahri qui a atteint la limite d’âge. Mais nombre de contraintes font que ce choix ne sera peut-être pas possible. Alors que plusieurs éléments vont dans le sens de la désignation de Noureddine Bensouda en qualité de futur Gouverneur de la Banque centrale.

La fonction de Gouverneur de l’Institut d’émission nécessite indépendance, intégrité et probité intellectuelle et morale. Qualités réunies chez Abdellatif Jouahri qui, malgré les quelques couacs en fin de mission, a continué à jouir d’un certain consensus dans les rangs des opérateurs économiques et des partenaires institutionnels.
Son successeur devra bénéficier des mêmes qualités et aptitudes pour pouvoir diriger la Banque d’Etat. Le nom de Salaheddine Mezouar a beaucoup circulé dans les salons et repris par certains médias. De même que le nom de Hassan Bouhemou, ex-patron de SNI.

L’ancien ministre de l’Economie et des Finances, qui a sans aucun doute les compétences requises pour diriger un grand groupe financier ou tout autre établissement public d’envergure, ne peut vraisemblablement pas être investi Gouverneur de Bank al-Maghrib pour une raison très simple : il est étiqueté politiquement et a dirigé une formation politique dont il est toujours membre du Bureau politique. Il n’est donc ni indépendant ni autonome. Il a en outre beaucoup d’intérêts politiques, énormément d’adversaires et certainement autant d’amis, alors que le Gouverneur de la Banque centrale doit être nécessairement neutre et impartial.

De plus, Salaheddine Mezouar, n’a pas encore soldé le dossier du crédit personnel qu’il traîne avec BMCE Bank of Africa et impliquant ses deux enfants et ce dans l’affaire dite «Sindibad Beach Resort» (cf. LeConfidentiel by le1.ma , N°1, Mars 2017), ce qui rend l’ancien chef de la diplomatie inéligible à cette haute fonction.

De son côté, l’ancien président de la SNI, Hassan Bouhemou, s’il a l’avantage de son jeune âge et sa grande capacité de travail, pèche lui aussi par son défaut d’indépendance vu qu’il demeure organiquement lié à une nébuleuse d’opérateurs économiques et de personnalités influentes qui viendraient biaiser sa liberté de trancher quand il faudra trancher.

Fait insolite, au lendemain des premières rumeurs sur sa désignation en tant que Gouverneur de Bank al-Maghrib, Hassan Bouhemou a vite fait créer une page Wikipédia relatant son parcours et sa carrière et le désignant candidat à la direction de l’OCP ou la CDG.

En revanche, l’actuel trésorier général du Royaume, Noureddine Bensouda, serait le mieux placé pour hériter de ce poste sensible et stratégique. L’ancien camarade de classe de Mohammed VI au Collège royal n’est pas apparenté politiquement et a toujours su garder des rapports équidistants avec les différents partenaires et opérateurs économiques ou institutionnels.

Et onze ans à la tête de la direction générale des Impôts, ont permis à Noureddine Bensouda de se forger le profil idoine pour succéder à Abdellatif Jouahri qui a beaucoup de sympathie pour lui. Lors d’un événement récent, l’échange d’amabilité entre les deux hommes n’a pas laissé indifférent et peut-être même que Jouahri a clairement manifesté sa préférence quant à l’identité de son successeur.

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Exclusif : Le puissant Secrétaire général de Marjane démis de ses fonctions

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L’influent Secrétaire général du Groupe Marjane, Mohamed Rais, a été poussé vers la sortie de la holding pour faute grave. Conduit manu militari en dehors du siège du Groupe, Mohamed Rais a été contraint à la démission.

 

La «démission» de Mohamed Rais du Secrétariat général du Groupe Marjane, à la tête duquel il est demeuré plus de huit ans, a secoué le microcosme initié casablancais. Et c’est apparemment le président du Groupe Ayoub Azami, connu pour avoir dans son tableau de chasse plus de quatre dirigeants «fauteurs» du groupe Sonasid, qui a lui-même conduit cette opération mani pulite, exigeant de Mohamed Rais d’émarger sa démission et de quitter illico presto les locaux de la 1ère compagnie de distribution du Royaume. Il faut dire qu’aucune information n’a filtré de l’enquête interne menée in personam et discrètement par le président Azami ni sur les causes de cette décision qui en a surpris plus d’un.

Le quasi-inamovible Mohamed Rais a démarré dans le groupe comme directeur des Systèmes d’information et organisation, logistique et approvisionnement, c’est-à-dire au coeur du réacteur de la détermination des marges bénéficiaires du Groupe Marjane. Promu en 2009 en tant que Secrétaire général, il est connu par ses collègues comme puissant et indéboulonnable : il a effectivement survécu à trois présidents successifs, Tajeddine Guennouni remplacé en 2010, Mohammed El Amrani remercié en 2015, et Abdellah Tabat congédié en 2015.

Associé au shift stratégique malheureux qui a fait éloigner Marjane de son coeur de métier, la distribution, vers la promotion immobilière et hôtelière, Mohamed Rais partage ainsi en partie la responsabilité d’une décision qui a fait perdre à Marjane holding des années de développement face à une concurrence étrangère redoutable: le turc BIM et le français Carrefour.

LE1

Un séisme dans les assurances nommé Allianz

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En rachetant à 2 milliards de dirhams le géant Zurich, soit deux fois le prix proposé par Wafa assurance ou RMA, Allianz, le géant allemand de l’assurance, ne cherche pas rester en queue du peloton du secteur de l’Assurance marocain. Il veut jouer dans la cour des grands quitte à arracher des parts de marché à ses concurrents confortablement installés, prenant certainement exemple sur Saham Assurance. Pour ce faire, Allianz a pris son temps pour préparer une étude détaillée de son portefeuille ainsi qu’une grille tarifaire agressive. Elle n’attendrait que le retour de l’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) qui s’apprêterait à répondre favorablement à la requête du nouvel entrant. Car avec cette grille tarifaire, que l’assureur allemand veut rendre très compétitive – surtout dans l’Automobile, Allianz exaucerait un vœu pieu de la ACAPS, à savoir casser l’entente tacite sur les tarifs des produits automobiles qui seraient, selon les experts, trois à quatre fois plus chers que leur valeur économique. Allianz souhaiterait également revaloriser les tarifs des produits “Entreprise” vendus à hauteur d’à peine un tiers de leur valeur économique en raison de la rude concurrence sur ce segment.

La perspective d’une réponse favorable à la requête de l’assureur allemand fait trembler le marché. Car en cassant les prix de l’assurance-auto, ce sont les opérateurs les plus exposés sur ce segment qui seront les plus impactés, et c’est Saham Assurance qui devrait trinquer.

En effet, après la fusion avec Saada, le groupe a déployé une stratégie commerciale agressive aussi bien sur la capillarité de ses agents mais également sur la richesse de l’offre de service sur le segment automobile qui représente aujourd’hui près de 40% de son chiffre d’affaire. Une baisse des marges serait douloureuse pour le groupe de Moulay Hafid Elalamy sachant que le “gras” des autres segments ainsi que de son résultat financier, est déjà ponctionné par la rémunération des actionnaires (fonds d’investissement) et de l’investissement consenti pour financer la croissance. Moulay M’hammed Elalamy, du haut de ses 27 ans, fera certainement face, les prochains mois, à la première sérieuse épreuve de sa jeune carrière de patron de Saham Assurance qui, en plus d’un probable retournement du marché, devra trouver, dans les quatre ans, des ressources suffisantes pour payer les premières échéances de l’emprunt de 800 millions dhs contracté en 2007 sur 15 ans, auprès Fonds de solidarité des assurances qui a servi à financer le redressement de Saada. Tout ceci en respectant les nouvelles conditions de solvabilité qui seront imposées sur le secteur.

AXA et RMA pour une “libéralisation” des tarifs, Wafa assurance ignore le risque

Sur le marché, ce sont deux opérateurs historiques qui devraient être préparés à faire face à cette nouvelle donne du marché. Il s’agit du français AXA, avocat historique de la baisse des tarifs auto, qui sur le plan commercial serait prêt à affronter Allianz à armes égales et de RMA du groupe finance Com. Cette dernière, qui avait été prise la main dans le sac, utilisant le réseau bancaire de son groupe pour vendre de l’assurance l’automobile a, selon nos sources, commencé à casser l’entente sur le prix sur les segments d’entreprise pour le renouvellement des contrats “Entreprise” concernant les polices de plus d’1 million de dirhams. Une agressivité commerciale unilatérale qui aurait contrarié son concurrent et qu’il aurait, en représaille, attaqué dans la presse, semant le doute sur la viabilité de ses fondamentaux. Par ailleurs, la RMA devrait également gérer la contrainte d’un très probable changement de management en raison du départ imminent à la retraite de son Président Zouhair Bensaid, lequel se préparerait déjà à cette éventualité.

Quant au leader du secteur, Wafa assurance, la compagnie du Groupe SNI, n’aurait pas, aux dernières nouvelles, inscrit l’automobile dans sa cartographie des risques stratégiques. Il est vrai que le «gras» dont elle dispose grâce, entre autres, à la structure de son portefeuille et les plus values latentes de ses actifs financiers, peut amortir le choc des baisses des marges sur l’automobile. Néanmoins, les prochaines années seront pour le management, qui a succédé il y a exactement 3 ans à Ramses Arroub, un test sérieux et un exercice délicat de réactivité commerciale et d’optimisation financière.

Le marché des assurances marocain est à la veille d’une transformation importante, aussi bien sur le plan de sa structure que de son offre. Une offre qui serait plus compétitive et plus riche ce qui ne va pas sans déplaire au citoyen et à l’entreprise marocaine.

Les managers des big 4 seront mis à rude épreuve, des stars naîtront et des success stories s’écriront.


Le Groupe Allianz en chiffres

  • 86 millions de clients particuliers et entreprises dans plus de 70 pays.
  • 140.000 collaborateurs en 2016.
  • 122,4 milliards d’euros de CA en 2016 et un bénéfice opérationnel de 10,8 milliards d’euros.
  • 653 milliards d’euros en portefeuille d’investissement gérés par le groupe

 

Abdellah El Hattach

 

Rachat Barclays Egypt – Qui croire? Mes yeux ou Economie & Entreprises?

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Qui croire ? Mes yeux ou Economie & Entreprises ? C’est par ces propos que s’est exclamé Ismail Douiri, DG du Groupe Attijariwafa bank sur son compte Twitter, après la publication sur les réseaux sociaux du teasing de l’article du mensuel Economie-Entreprises sur un supposé blocage de Bank Al Maghrib de la transaction du rachat de la filiale de Barclays Egypte par Attijariwafa bank, pourtant entériné par Autorité du marché financier égyptien en grande pompe le 3 Mai dernier.

Economie-Entreprises dont le directeur de publication, Hassan Alaoui, entretenait des relations particulièrement tendues avec l’actionnaire de référence d’Attijari, le Groupe SNI, a en effet publié comme à son accoutumée sur son site internet, un teasing de son dossier chaud du mois, et en l’occurrence cette fois-ci au sujet du rachat de Barclays Egypt par la banque marocaine. Un article que le mensuel a choisi de titrer : « BAM suspend le deal Attijari/Barclays. »

L’article n’étant encore pas disponible au moment où nous rédigeons ce papier, nous ne pouvons que nous interroger sur la véracité de cette information sachant que les autorités du marché financier égyptien ont d’ores et déjà conclu et entériné l’opération d’acquisition de Barclays Egypt. Une cérémonie de passation a même été tenue devant les collaborateurs d’Attijari Egypt en présence du Président Mohamed El Kettani et une grande délégation marocaine.

 


Il est vrai que le Groupe Attijariwafa bank, avec cet investissement très important plus 400 millions de dollars, prend un certain risque opérationnel en raison des spécificités locales égyptiennes, mais l’opération a le mérite d’ouvrir le développement de la filiale de la SNI au Moyen-Orient et en Afrique de l’Est et donner également accès à l’économie et la finance marocaine à un marché énorme qui, en plus des retombées économiques, enrichirait le tissu entrepreneurial marocain en termes de diversité culturelle et managériale.

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Mohammed VI ordonne l’audit des filiales africaines d’Attijariwafa Bank

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Branle-bas de combat au sein des filiales africaines d’Attijariwafa Bank. Le Roi Mohammed VI aurait commandité lui-même, dès son retour de sa tournée subsaharienne, un audit interne visant à éplucher les comptes et scruter les activités du réseau africain de la filiale du groupe SNI. L’information révélée par nos confrères de Maghreb Confidentiel coïncide avec la publication du rapport de l’agence de notation Fitch Rating mettant en garde les banques marocaines contre les risques de leurs investissements massifs dans le continent. Elle coïncide également avec l’annonce du limogeage, pour cause d’abus de confiance, de Mohamed Krisni, président de la SCB, la filiale camerounaise d’Attijariwafa bank.

Mohamed Krisni qui a succédé, en octobre 2015, à Jamal Ahizoune, actuel DGA de la Banque de Détail à l’International et frère de Abdeslam Ahizoune, président de Maroc Telecom, a été pointé du doigt par les auditeurs de la SNI qui auraient révélé des irrégularités dans les comptes de la SCB et surtout des opérations irrégulières de sortie de devises vers des banques parisiennes. Sur la base de ces enquêtes, le top management d’Attijariwafa Bank accuserait Mohamed Krisni, le P.-D.G. de la Société Commerciale de Banque, d’abus de confiance.

L’enquête en cours viserait aussi à examiner à la loupe les pratiques de Mohamed Krisni à la Banque internationale du Mali (BIM) dont il était le Président-Directeur Général. En effet, les enquêteurs de la SNI sont revenus sur l’affaire des taxis maliens qui avait fait scandale en 2011.

En effet, en vue de promouvoir le transport urbain, et sur l’initiative du Président de la République du Mali, la BIM avait participé au financement d’une grande opération de renouvellement du parc des taxis de la capitale malienne. Mohamed Krisni serait soupçonné d’avoir utilisé des prêtes-noms pour soumissionner et remporter l’appel d’offre relatif à cette opération dite des taxis de Bamako.

En plus du conflit d’intérêt posé par le statut du Président de la BIM, ordonnateur, prêteur et payeur, Mohamed Krisni n’aurait pas livré la commande des véhicules à leurs propriétaires qui, paraît-il, se seraient regroupés devant le siège de la banque malienne réclamant leur dû.

Ces remous au sein du Groupe Attijariwafa bank, dont a eu vent le souverain, impliqueront sans aucun doute, une refonte du dispositif du contrôle et de pilotage de l’institution, ainsi que de la politique des ressources humaines au sein des filiales africaines du groupe, en vue d’insuffler une nouvelle dynamique à ce mastodonte de la finance africaine en vue de faire face aux défis du Maroc dans son environnement continental et régional.

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Le chinois Wanbao mining prend le contrôle de la filiale congolaise de Managem

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C’est par augmentation de Capital que Managem et Wanba mining se sont mis d’accord pour se renforcer sur le marché congolais en injectant dans Lamikal SA, 56 millions de dollars permettant au groupe international chinois de monter à hauteur de 61,2% du capital de la filiale congolaise de Managem.

Le groupe Managem a accepté de perdre le contrôle de sa filiale en RDC créée en 2006, pour mieux allouer ses actifs et mieux se renforcer dans le pays, mais également de se doter des ressources permettant l’atteinte d’un niveau de production important et diversifié et d’exploiter au mieux le potentiel de la mine détenue par Lamikal qui vient d’être revalorisée à plus de 660.000 tonnes de cuivre.

Ce partenariat, qui intervient quelques jours après le lancement du méga-projet de la Cité Mohammed VI Tanger-TECH en association avec le géant chinois HAITE, est qualifié de “stratégique” par le Groupe minier marocain, et offre la perspective de constituer un acteur minier de référence en République Démocratique du Congo, et conforte l’étroite coopération entre Rabat et Pékin dans les secteurs sensibles à fort potentiel.

Le PDG de Managem Imad Toumi juge que cet accord avec Wanba mining, impactera positivement les résultats 2017 du Groupe, et permettra de développer un projet cuprifère de taille importante. Le successeur de Abdelaziz Abarro, qui signe avec cet accord sa première grande opération après une année de ses prises de fonctions, reste très optimiste sur les potentialités de la République Démocratique du Congo et assure du maintien du pays dans le scope de Managem et ce à travers d’autres filiales détenant notamment des permis de Cobalt, d’Étain et de Coltan en phase d’exploration. Les deux parties ambitionnent, en effet, d’atteindre une production annuelle cible de 50 000 tonnes de cuivre à horizon 2019.

Suite à cette annonce, la cotation des titres de capital du groupe marocain Managem est suspendue à la Bourse des Valeurs de Casablanca.

Pour rappel le quotidien l’Economiste avait révélé dans ses bonnes sources du lundi 27 mars que les commissaires aux comptes de Managem avaient attiré l’attention sur la situation financière de certaines filiales laissant apparaître des moins-values latentes. Il s’agit d’Akka Gold Mining (AGM), de Compagnie minière de Guemassa (CMG) et de Compagnie minière d’Oumejrane (CMO). Une information que le management du groupe, n’a pas jugée inquiétante étant donné que les résultats et les perspectives d’évolution de ces filiales sont favorables. Tout en assurant que ces participations ne devraient pas nécessiter de dépréciation.

 

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#FIAD2017: SNI sponsor officiel

En l’absence du Président Mohamed El Kettani, membre de la délégation officielle accompagnant le Roi Mohammed VI dans sa tournée africaine, qui signait deux importants Protocoles d’Accord entre le groupe Attijariwafa bank et le Ministère de la Défense de Côte d’Ivoire, Boubker Jai, DG du Groupe a présidé, lundi 27 février 2017, une conférence de presse annonçant l’organisation, sous le Haut Patronage Royal, de la 5ème édition du Forum International Afrique Développement, les 16 et 17 mars 2017, à Casablanca.

#FIAD2017 : Montée en puissance de la SNI

Le Forum International Afrique Développement, outil d’influence pensé et orchestré par Mohammed Mounir El Majidi en 2008, connait cette année une rupture nette dans son organisation. En effet, le Forum qui s’est imposé en 4 éditions comme le Davos Africain, et dont a émané, en 2016, le Club Afrique Développement -un réseau BtoB déployé dans 13 pays du continent-, cherche à accroître son efficience. C’est pour cela que les organisateurs du Forum ont décidé de mettre fin à la gratuité de participation ainsi qu’à la co-organisation avec Maroc Export, qui tourne au ralenti après l’annonce en juin 2016 du projet de sa fusion avec l’AMDI et l’OFEC.

L’édition 2017 du FIAD est marquée également par la montée en puissance de la SNI. En effet, avec sa participation en tant que sponsor officiel, associant par la même occasion ses filiales Managem et Nareva, le fonds d’investissement panafricain, décide de capitaliser davantage sur la puissance de l’événement et de l’envergure de sa visibilité, pour porter sa stratégie et son engagement intra-africain.

Plus de 1 500 opérateurs économiques et institutionnels africains et internationaux de plus de 20 pays sont attendus à cette édition autour du thème « Les nouveaux modèles de croissance inclusive en Afrique » qui sera examiné en 3 workshops « animés par des experts de haute facture “-promet le communiqué du Groupe Attijariwafa bank :

  • Le rôle des acteurs privés dans la création de valeur partagée en Afrique,
  • L’Urbanisation de la fracture au levier de la croissance et de l’inclusion : les opportunités d’investissement,
  • Comment accélérer inclusion financière?

Outre les rencontres BtoB et BtoG et les Trophées de la Coopération Sud-Sud, sera maintenu le marché de l’investissement, composante centrale du Forum mettra 8 pays à l’honneur (Burkina Faso, Madagascar, Rwanda, République du Congo, Tunisie, et l’Egypte). Leurs délégations officielles respectives présenteront les plans nationaux de développement et leurs projets d’investissements.

La concurrence veut chacune son FIAD

Devant la réussite du Groupe Attijariwafa bank et de son actionnaire de référence la SNI à imposer le FIAD comme L’ÉVÉNEMENT PANAFRICAIN majeur du continent, et devant l’implication croissante des opérateurs financiers marocains dans des projets d’investissement accompagnant la stratégie d’intégration régionale du Royaume dans le continent, la concurrence cherche inlassablement à organiser des événements de même dimension que le FIAD. 

C’est dans cette dynamique, que la BMCE dont le Président Othman Benjelloun a été impliqué dans plusieurs projets d’investissement en Afrique de l’Est, a décidé de capitaliser sur l’expérience de Maroc Export acquise lors de sa co-organisation des 4 dernières éditions du FIAD, pour annoncer l’African Business Connect, une mission d’affaires BtoB au Rwanda, Tanzanie et Madagascar du 2 au 8 Avril 2017.

 

La Banque Centrale Populaire -moins efficace en Afrique- n’arrive pas encore à oser le pas et lever le défi de l’organisation d’événements de cette envergure, serait en passe d’accompagner timidement à travers des rencontres BtoB, le Salon Made In Morocco du Groupe Rahal prévu pour fin mai à Abidjan.

Nawfal LAARABI