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Saïd Amzazi

Amzazi / Huawei : une fidélité sans faille

Plus le temps passe, plus Saaïd Amzazi, ministre de l’Éducation nationale et porte-parole du gouvernement, confirme sa fidélité sans faille au très puissant et non moins controversé l’équipementier télécom chinois Huawei. En pleine pandémie, notre ministre a bravé les dangers de contamination pour se plier aux exigences de la stratégie de relations publiques du géant chinois.

Les responsables de Huawei ont eu leurs photos avec les ministres, leur dépêche MAP et un passage au JT de 2M et la SNRT, et ce avant la fin d’exercice. Leur mission de relation publique de l’année 2020 s’est finalement bien dénouée, malgré une pandémie qui a paralysé le système éducatif dans sa totalité et freiné de manière extrêmement brutale l’économie nationale.

La réussite de cette mission hautement stratégique pour le géant chinois, qui cherche coûte que coûte à redorer son image, à la veille du lancement de la 5G qui connait de fortes perturbations de l’autre côté de la Méditerranée, est due bien évidement à la persévérance légendaire des équipes du constructeur mais surtout à la fidélité et la disponibilité de notre ministre de l’Éducation, Saaïd Amzazi.

Rappelez-vous, qu’en juin dernier, le jour même de l’annonce de la phase 1 du déconfinement, notre super ministre a pu dégager du temps pour recevoir seul, en l’absence de son ministre de l’enseignement supérieur, le Directeur Général de Huawei Technologies, Zhao Guohui.

Cette réunion a donné lieu au déroulement du tapis rouge devant des portes grandes ouvertes des universités marocaines, afin de permettre au géant chinois d’y installer, entre autres, un système d’éducation cloud dont les serveurs sont hébergés en Chine.

La réunion, qui a coïncidé avec la violente charge du Pentagone américain contre Huawei en le déclarant être sous le contrôle de l’armée chinoise, était particulièrement intrigante.

Notre rédaction s’était interrogée, sur la position officielle du gouvernement marocain, au sujet de la guerre sino-américaine sur la 5G compte tenu du contexte de la tenue de cette en réunion et de la qualité de porte-parole du gouvernement qu’avait hérité Amzazi de l’ancien ministre de communication, Hassan Abyaba.

Depuis, la pandémie a fait son chemin. La deuxième vague a saturé notre système de santé et la situation sanitaire et économique semble avoir une seul et unique issue, le vaccin chinois Sinopharm.

Ce mardi 24 novembre, et comme on l’a annoncé plus haut, Saaïd Amzazi a organisé, en dépit de la virulence de la deuxième vague particulièrement virulente, une cérémonie en présentielle de remises des prix aux lauréats de la la Huawei ICT Competition 2020.

Une cérémonie à laquelle ont participé le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Driss Ouaouicha, le responsable de Huawei que la MAP a omis de citer ainsi que les équipes de l’ENSA de Berrchid, relevant de l’université Hassan I de Settat et de l’ENSA de Tétouan, de l’université Abdelmalek Essaâdi, lauréats du prix Huawei.

Coopérer avec Huwaei n’est pas un tabou ni un crime. Toutefois, ne pas disposer de stratégie et ne pas faire preuve de cohérence gouvernementale, est un manquement de devoir de ministre.

Cette activité de remise de prix, à laquelle le ministre Amzazi s’est particulièrement mobilisé, aurait pu être gérée par un responsable administratif qui aurait inhibé le caractère politique d’une rencontre avec un opérateur mondial catalogué comme le bras armée de l’influence politique, économique et de renseignement d’une puissance hégémonique.

D’ailleurs, ça n’a pas raté. Huawei a eu droit, le jour de la tenue de la cérémonie de Amzazi. à un publireportage de la MAP.

En effet, les équipes de Khalil Hachimi Idrissi ont publié ce mardi 24 novembre, une dépêche sous le titre «La 5G, une réponse urgente aux besoins de la télémédecine» dans laquelle la parole a été donnée au directeur marketing stratégique chez Huawei Maroc, Chakib Achour.

M. Achour n’a pas manqué l’occasion pour louer les bienfaits magiques de la technologie maison. «La 5G permet une combinaison magique entre plusieurs paramètres, pour générer des solutions intelligentes, concrètes et rationnelles au profit de la télémédecine» a-t-il déclaré à la MAP.

Au delà de la 5G, notre directeur marketing, s’est montré rassurant en évoquant la nécessité de couvrir les aspects de cybersécurité et de données personnelles.

« Cette réflexion doit aussi inclure les aspects de la cybersécurité, relatifs aux données personnelles de Santé. A ce titre, un système souverain de contrôle de l’accès et des usages de la donnée de Santé est requis afin de garantir la traçabilité des processus médicaux et le contrôle de l’intégrité de la donnée médicale.» a renchéri le responsable de Huawei.

Des aspects que Huawei dispose bien évidement dans son large éventail de services BtoG.

Amzazi ouvre les portes des universités marocaines au très controversé équipementier télécom chinois Huawei

Le jour même où le Pentagone américain épingle Huawei en le déclarant être sous le contrôle de l’armée chinoise, notre ministre de l’Education nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Saaïd Amzazi, reçoit en grandes pompes le Directeur Général de Huawei Technologies, Zhao Guohui pour lui dérouler le tapis rouge devant des portes grandes ouvertes des universités marocaines, afin d’y installer, entre autres, un système d’éducation cloud dont les serveurs sont hébergés en Chine.

Le gouvernement marocain, à travers son porte parole, a-t-il officiellement décidé de choisir le camps chinois malgré les pressions de l’administration Trump? Ou s’agit-il d’une énième preuve de la déliquescence du gouvernement Saad Eddine El Otmani qui n’arrête pas de briller par son cafouillage et son manque de cohérence laissant les départements ministériels proies faciles aux lobbies économiques et politiques?

L’autre danger d’un gouvernement aussi faible que celui de Saad Eddine El Otmani c’est qu’il ouvre l’appétit aux lobbies pour arracher une loi, un appel d’offre ou une position géopolitique. Le phénomène a été constaté au ministère de la Santé au sujet des équipements médicaux puis plus récemment concernant le projet d’amendement de l’article 29 de la loi 17.04 régissant la prescription du médicament générique.

Mercredi dernier, le porte-parole du gouvernement en sa qualité de ministre de l’Education nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a publié un communiqué sur sa page Facebook, repris par l’agence de presse gouvernementale MAP, dans lequel il annonce fièrement avoir tenu un point d’étape sur l’avancement de la coopération avec Huawei Technologies.

Le ministre Amzazi nous informe «qu’en présence du directeur général de Huawei Technologies, Zhao Guohui, lundi à Rabat, la lumière a été jetée sur les 14 ICT Academy installés dans les Universités, les 700 étudiants et les quelque 90 enseignants-chercheurs formés».

Il nous apprend également que «43 stagiaires issus des universités ont été retenus chez Huawei, après 35 roadshows dans 17 établissements universitaires qui ont donné lieu à la présélection de 2.000 étudiants. (Imaginez la data collectée!)

Après cette mise en bouche censée nous rassurer sur le sérieux et l’engagement de Huawei, la MAP va nous développer l’argumentaire «Relations Publiques» du géant chinois et nous expliquer son engagement social au Maroc et sa contribution à la lutte contre les effets de la pandémie. Un argumentaire qui bien évidement va contenir l’acronyme magique : «5G».

«Par ailleurs, dans le cadre du lancement du processus d’enseignement à distance, à la lumière de la propagation de la Covid-19, Huawei ICT Academy Maroc a lancé la campagne “GO Digital” de formation des étudiants à distance, a relevé Huawei Technologies dans un communiqué.» écrit l’agence gouvernementale.

«Ainsi, différents outils ont été déployés, notamment le site de l’académie, des groupes Facebook, des échanges avec les enseignants ou encore des Moocs.» poursuit la même source.

«En outre, et compte tenu de la situation particulière liée à la Covid-19, Huawei a également renforcé son programme de formations certifiantes pour les enseignants, explique l’entreprise chinoise, précisant que 81 formations ont été organisées pour la période allant d’avril à novembre 2020»…. Battement de tambour … : «Ainsi, pour le mois de juin, 44 enseignants ont été formés en 5G, 20 en Cloud Computing, 20 en Cloud Service et 6 en sécurité, conclut le communiqué», conclut la MAP.

Rencontre avec le ministre, post Facebook, dépêche MAP, photos à l’appui, la ou le responsable relations publiques de Huwaei peut demander une augmentation à Xi Jinping.

Contexte géopolitique

Le monde vit depuis le deuxième mandat de Barack Obama le début d’une guerre froide qui ne dit pas son nom. Une rivalité stratégique entre la superpuissance mondiale, les États-unis et l’outsider, la Chine.

Avec l’arrivée de Donald Trump l’affrontement est monté d’un cran. Le nouveau locataire de la Maison blanche va enchainer déclarations de guerre commerciale et pressions médiatiques.

En difficulté depuis l’éclatement de la pandémie du Covid-19, Trump va faire de la dénonciation de la Chine son principal argument électoral pour la présidentielle de novembre prochain. Il va également pousser son administration à exiger de l’ensemble de ses partenaires dans le monde de se prononcer officiellement sur le camps qu’ils vont choisir : Washington ou Pékin.

Mais la pandémie du Coronavirus semble avoir joué en faveur de la Chine. En effet, la crise économique majeure qui se profile et l’accélération du virage digital imposé par la propagande de l’industrie #StayHome, ont rendu les gouvernements peu chauds à signer un chèque en blanc à Washington. Surtout qu’elle persiste et signe qu’elle était décidée à prioriser le «Make America Great Again» au dépens de la coopération internationale.

Toutefois une dépendance technologique forte à la Chine, la 5G par exemple, couplée à la dépendance industrielle actuelle représentent une menace réelle à l’ensemble des économies du globe. Les gouvernements sont tiraillés entre l’apport évident de la 5G et d’autres équipements chinois sur la croissance mondiale et les risques de cyber-conflictualité et de guerre de l’information.

Dans le cadre de cette lutte, le Pentagon va pousser le bouchon encore plus loin en déclarant, ce mercredi, que Huawei et quatre autres sociétés chinoises avaient des liens directs avec l’armée chinoise. Washington va officiellement soupçonner l’entreprise de télécommunications d’espionnage au profit des autorités chinoises.

Au Canada par exemple, les dénonciations ont fusé dès la publication de l’information. Un ancien agent du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), s’est confié à la presse de son pays pour fustiger son gouvernement : « Le gouvernement canadien est coupable de n’avoir jamais sensibilisé le secteur privé aux dangers des vols d’informations que font régulièrement les Chinois», a-t-il déclaré.

« Est-ce que le réseau wifi du train et les caméras auront des portes cachées pour épier les passagers ? C’est une opportunité en or pour les services secrets chinois », a prévenu un autre spécialiste en cybersécurité Steve Waterhouse, réagissant au marché gagné par le fabricant chinois CRRC pour la livraison de wagons de trains.

En Europe, la Belgique a annoncé le jour même, sans la nommer, que Huawei sera exclue du cœur de notre futur réseau 5G. Sachant qu’en janvier 2019, l’Union Européenne avait mis en place une « boîte à outils » devant permettre aux États membres de poser les bons choix « dans les meilleures conditions de sécurité possible » en matière de 5G.

L’inquiétude s’étend aussi aux universités désormais identifiées aux États-unis comme un maillon faible de la sécurité nationale. « L’utilisation de collecteurs non traditionnels, en particulier dans le milieu universitaire – qu’il s’agisse de professeurs, de scientifiques ou d’étudiants – se retrouve dans presque tous les bureaux locaux du FBI », a déclaré le directeur du FBI, Christopher Wray, lors d’une audience du Comité sénatorial du renseignement en 2019.

Qu’en est-il du Maroc ?

Rabat a choisi de gérer avec prudence sa relation avec Pékin. Au moment où les relations diplomatiques et la coopération militaire ses sont renforcées avec Washington, les autorités marocaines ont décidé de ne pas intervenir dans les décisions des opérateurs économiques privés tout en gardant la bonne distance écologique qui s’avère être salutaire.

Sur la 5G par exemple le secteur privé à l’image des opérateurs télécoms ont annoncé depuis plusieurs mois être prêts pour adopter la technologie chinoise.

Concernant les acteurs publics, l’investissement dans la technologie Huawei n’est pas encore tranchée. Le cas de l’Administration des Douanes et Impôts Indirects est très parlant. En effet, même si elle a déjà opéré des tests pour adopter la technologie 5G pour profiter des économies et de la valeur ajoutée que pourrait lui procurer la mise en oeuvre de l’internet des objets, la décision finale sera politique. Huawei compte pour faire pencher la balance en sa faveur et se positionner sur les grands chantiers de transformation digitale du Royaume sur son partenaire Said Rkaibi, patron de MedTech Group, d’Omnidata et de Dial Technologies qui distribue dans depuis 2017 ses outils de vidéosurveillance.

Notons aussi que les grands projets chinois annoncés en grandes pompes n’ont pas encore vu le jour. On peut en citer, la Cité Mohammed VI Tanger Tech et la deuxième ligne à grande vitesse Marrakech-Agadir.

C’est dans ce contexte national et international particulièrement tendu et complexe que le porte-parole du gouvernement, qui jouit d’une bonne presse malgré un démarrage difficile, s’affiche et défend Huawei Technologies, objet de toutes les controverses.

Huawei a pour sa part réussi à marquer un point face à un Trump déchainé, en publiant son communiqué dans le fil des dépêches de l’agence de presse gouvernementale, MAP, le mercredi, le jour où elle est attaquée par le Pentagon. Sachant que la réunion avec Amzazi s’est déroulée deux jours plutôt.

Est-ce que Amzazi est dans son rôle ? Oui dirait-on. N’ayant aucun background politique, ni d’affiliation partisane et ne recevant aucune note, ni recommandation, ni de son Chef de gouvernement ni de son collègue aux affaires étrangères, oui il est tout à fait dans son rôle de ministre de trouver des solutions pour un secteur sinistré tel que l’Éducation.

Toutefois, comment a-t-il pu trouver du temps pour un sujet aussi peu prioritaire, à quelques jours des épreuves du bac ?

Pourquoi Driss Ouaouicha, ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, n’a pas assisté à la réunion alors qu’il est le premier concerné ? Américanophile, serait-il en désaccord avec son ministre sur le projet Huawei ICT Academy Maroc ?

Malheureusement il est peu probable qu’on sache davantage sur ce sujet. La communication n’est pas le fort de ce gouvernement et le parlement censé contrôler l’action gouvernementale ne joue plus son rôle depuis bien longtemps.

Vivement le changement!

Maroc : Pas de retour aux classes avant septembre

Les élèves ne retourneront en classe dans les établissements d’enseignement qu’en mois de septembre prochain, a annoncé, mardi, le ministre de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, porte-parole du gouvernement, Saaid Amzazi.

Les épreuves du baccalauréat seront maintenues, à savoir l’examen national de la deuxième année du baccalauréat qui sera organisé en juillet et l’examen régional de la première année du baccalauréat, qui aura lieu en septembre, a affirmé Amzazi lors de la séance hebdomadaire de la Chambre des conseillers.

Prépotence de la médiocrité, le coup de sang d’Ahmed Charaï

Après son cris d’alarme sur la défiance des jeunes vis-à-vis de la politique, qu’il a qualifiée de bombe à retardement régionale, fragilisant les institutions et jetant son ombre sur l’avenir, Ahmed Charaï, signe cette semaine un éditorial, paru sur l’Observateur du Maroc et d’Afrique, dans lequel il s’affranchit de sa retenue habituelle, pour dénoncer la gestion catastrophique de la crise des enseignants contractuels, par l’exécutif.
Dans son pamphlet, l’éditorialiste tire à boulets rouges sur la majorité gouvernementale qui en plus d’être en miette, a institutionnalisé la médiocrité, perdant systématiquement la bataille de l’opinion publique. Une médiocrité et un marasme qui menacent la marche des affaires, impactant systématiquement investissements et emploi. Ahmed Charai, appelle le gouvernement, qu’il le qualifie d’inaudible et d’aphone de reconnaître son entière responsabilité sur cette défiance croissante de la population et de la morosité ambiante, qui hypothèquent l’avenir du pays.

Vous trouverez ci-après l’intégralité de l’éditorial. Bonne lecture.

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Enseignement : Les contractuels durcissent le ton

Après l’échec de la rencontre du 9 mars dernier entre Saïd Amzazi et les syndicats les plus représentatifs qui n’a abouti à aucun accord, mais à une série de propositions. Chose qui a irrité les enseignants contractuels. La Coordination nationale des enseignants des AREF a décidé de prolonger le mouvement de grève d’une semaine.

Les propositions soumises par Saïd Amzazi aux syndicats devraient entrer rapidement en vigueur et de manière irréversible. Le ministre de tutelle a indiqué que chaque académie régionale recrutera et gèrera ses effectifs selon ses besoins et ses moyens. Les enseignants contractuels ne seront plus sous contrats. « Ils seront intégrés aux académies régionales, au même titre et dans les mêmes conditions que les effectifs de n’importe quel établissement public avec les mêmes avantages. Ils ne seront donc pas fonctionnaires. », indique un communiqué du département de l’Education nationale. Cette offre du gouvernement n’a pas plu aux syndicats présents lors de la réunion. Dans la nuit du samedi au dimanche, ils ont publié un communiqué annonçant leur désaccord avec le gouvernement et s’accrochent à leur devise « l’intégration à la fonction publique ou le blocage ».

Des concessions gouvernementales jugées insuffisantes

Près de 55.000 enseignants contractuels et des 15.000 autres en cours de formation sont concernés. Le ministre de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Said Amzazi a souligné que les propositions du gouvernement concernant le statut des AREF visent à rehausser la qualité du recrutement par contrat. Il a ajouté que ces propositions visent à améliorer le statut actuel basé sur le recrutement par contrat, en migrant vers une situation réglementaire similaire à celle des fonctionnaires soumis au statut particulier du personnel de l’Education nationale et ce, dans le cadre du recrutement par les AREF. M. Amzazi a affirmé que les propositions du gouvernement portent sur les axes de l’amendement des dispositions du statut des cadres des AREF et les droits qui y seront incorporés, ainsi que sur l’adoption de ces amendements. Il a précisé que l’axe d’amendement du statut concerne, notamment, l’abandon du système contractuel et la résiliation du contrat, qui n’est plus en vigueur. Plusieurs avantages dédiés aux fonctionnaires seront accordés au personnel des AREF y compris le droit à l’avancement de grade et d’échelle tout au long de leur carrière. Quelque temps avant la dite réunion, le Chef de gouvernement, Saâd Eddine El Othmani avait affirmé à la MAP, que l’Exécutif est soucieux de « fournir les conditions de stabilité et de sécurité professionnelles à ces enseignants », à l’instar de leurs collègues régis par le statut du ministère de l’Education nationale. Il a émis l’espoir de voir ce dialogue déboucher sur des résultats « positifs ».

Au terme de la rencontre, tenue avec les représentants du Syndicat national de l’enseignement, de la Fédération nationale des fonctionnaires de l’enseignement, de la Fédération autonome de l’enseignement et de la Fédération nationale de l’enseignement, M. Amzazi a assuré que les amendements nécessaires seront adoptés lors d’une session extraordinaire des conseils d’administration des AREF, prévue incessamment. Le gouvernement voit dans le recrutement régional un choix stratégique, inscrit dans le cadre de l’implémentation de la régionalisation avancée. Dans un communiqué, le ministère a affirmé veiller « à assurer aux cadres des AREF les conditions adéquates de stabilité et de motivation, au service de l’intérêt supérieur des élèves », tout en se déclarant disposé à poursuivre le dialogue avec les syndicats. Selon toute vraisemblance, ces bonnes intentions ne semblent pas contenter les contractuels ? Le bras de fer promet de continuer entre le ministère et les grévistes.