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Sahara - Page 11

Résolution 2285 du Conseil de Sécurité – Brahim Fassi Fihri:  la  crise évolue vers une situation d’opportunité pour le Maroc

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Le vote aujourd’hui de la Résolution 2285 du Conseil de Sécurité, avec un résultat de 10 voix pour, 2 voix contre et 3 abstentions, vient clôturer le deuxième chapitre de la crise qui oppose le Maroc au Secrétariat de l’ONU, depuis son déplacement en Algérie et à l’Est du mur début mars dernier.

Il est important de prendre acte du fait que cette Résolution représente une rupture, sur le fond et sur la forme avec celles qui l’ont précédée

Il est important de prendre acte du fait que cette Résolution représente une rupture, sur le fond et sur la forme avec celles qui l’ont précédée. Sur le fond d’abord, jamais un projet de Résolution – au-delà du draft américain d’avril 2013 qui avait proposé l’extension à la Minurso du monitoring des Droits de l’Homme au Sahara – n’a été aussi hostile au Maroc avant qu’il soit proposé au « Groupe des Amis du Sahara » et aux autres membres du Conseil de Sécurité. Sur la forme ensuite, jamais le Conseil n’a été aussi divisé lors d’un vote d’une Résolution sur la question du Sahara. C’est la première fois, en effet, depuis 1988, qu’une Résolution du Conseil de Sécurité n’a pas été votée à l’unanimité. Au-delà de l’abstention de la Nouvelle-Zélande, de l’Angola et de la Russie, les votes contre du Venezuela et de l’Uruguay rompt le consensus historique du Conseil sur cette question.

Grâce notamment au soutien indéfectible de la France et à la bienveillance de la Chine, sans oublier le rôle joué par des membres non permanents alliés du Royaume, comme le Sénégal, l’Espagne et l’Egypte, le contenu de la Résolution a été au maximum « épuré » depuis le draft présenté au « Groupe des Amis du Sahara » lundi dernier. En effet, la publication par un site spécialisé des deux projets de Résolution nous permet clairement de souligner les changements importants qui ont été portés au texte 2285 du Conseil de Sécurité voté ce jour.

Le draft, proposé lundi dernier, a tenté dans la partie préambule (PP7) d’investir la MINURSO de nouvelles attributions, en élargissant ses prérogatives à la « promotion d’une solution politique mutuellement acceptable ». Pis, dans le paraphe PP14 du projet, le texte faisait mention aux « deux » parties » affirmant ainsi, pour la première fois dans un projet de résolution, que le Polisario est la partie exclusive face au Maroc. Le draft s’est également contenté « de prendre note » au lieu de « se féliciter » des « récentes mesures et initiatives prises par le Maroc » en matière de promotion des Droits de l’Homme au Sahara. Enfin, le dernier paragraphe de la partie préambule du draft, « regrette avec préoccupation l’expulsion » des composantes civiles et politiques de la Minurso, s’alignant avec les positions pourtant partiales du Secrétaire Général de l’ONU et épousant très clairement les thèses de l’Algérie, de l’Union Africaine et du Polisario.

Il n’est donc pas étonnant que le draft propose dans son dispositif opératif (OP2 et OP3) le retour « immédiat » des 84 agents de la Minurso ayant quitté le Maroc le mois dernier. Il a également fixé un délai de 60 jours pour « envisager des mesures immédiates pour faciliter la réalisation de cet objectif ». Le contenu de ces deux paragraphes tranche, clairement, avec la pratique du Conseil de Sécurité sur la question du Sahara, où l’esprit de consensus et de compromis prime, excluant toute imposition d’une option ou d’une proposition. En effet, si les OP2 et OP3 n’avaient pas été modifiés dans la Résolution 2285, cette dernière aurait fait office de précédent, trahissant l’esprit du Chapitre VI de la charte de l’ONU. Le contenu du draft de lundi, préparé et présenté par les Etats-Unis, démontre que ce pays a mis tout son poids dans la balance, pour assurer un retour complet des composantes civiles et politiques de la Minurso, et ce malgré les garanties apportées par le Maroc quant au fonctionnement normal de sa composante militaire.

Tout en saluant de nouveau les efforts menés par la France, nous devons, malgré le fait que le contenu de la Résolution 2285 ne satisfasse pas totalement et dans sa globalité le Maroc

Tout en saluant de nouveau les efforts menés par la France, nous devons, malgré le fait que le contenu de la Résolution 2285 ne satisfasse pas totalement et dans sa globalité le Maroc, nous féliciter des profonds changements et évolutions qu’a connus le texte par rapport au contenu hostile présent dans le draft initial. En effet, la Résolution 2285 dans sa partie préambule, n’altère pas le mandat le Minurso, « se félicite » des efforts déployés par le Maroc en matière de promotion des Droits de l’Homme au Sahara, fait référence « aux parties » sans exclusive et n’utilise pas le terme « expulsion » pour qualifier le départ des membres de la Minurso.

Dans sa partie opérative, paragraphes OP 2 et OP 3, même si la Résolution 2285, souhaite le « retour » du plein fonctionnement de la Minurso, le caractère immédiat n’est plus mentionné. De plus, et c’est certainement la principale évolution du texte par rapport au draft initial, l’OP 3 demande uniquement au Secrétaire Général de briefer le Conseil si la Minurso « n’a pas retrouvé son plein fonctionnement » sans pour autant envisager des mesures immédiates pour le réaliser.F Il s’agit en cela d’un succès important pour le Maroc, qui n’est donc aucunement contraint d’accepter le retour des 84 membres de la Minurso ayant quitté le pays en mars dernier.

Dans leurs explications de vote, le Venezuela et l’Uruguay, qui ont voté contre, et l’Angola qui s’est abstenu, connus tous les trois pour leur hostilité totale contre l’intégrité territoriale du Maroc, ont déclaré que la Résolution 2285 était « faible » et que le Conseil n’a pas assumé sa responsabilité en « n’imposant pas, immédiatement et sans conditions, le retour des composantes civiles et politiques » de la Minurso. Allant plus loin, ils déclarent « qu’il n’aurait pas été inenvisageable d’imposer des sanctions au Maroc ». Ces trois pays, en plus de la Nouvelle-Zélande ont également regretté le rôle joué par le « Groupe des Amis au Sahara » ainsi que l’absence de mention de « referendum » dans la Résolution votée ce jour.

Les explications de vote des quatre pays, ajoutées à celle de Samantha Power, la Représentante américaine à l’ONU, qui déclare que « la situation actuelle de la Minurso n’est pas tenable », tout en soulignant que le rôle du Conseil de Sécurité est « de défendre toutes les Missions onusiennes de maintien de la Paix », démontre, tout compte fait que le Royaume ressort renforcé de ce nouvel épisode de la gestion de la question du Sahara par le Conseil de Sécurité.

A l’issue du vote de la Résolution 2285, un nouveau chapitre s’ouvre. Au-delà de l’absence de décisions contraignantes pour le Maroc, les discussions et le vote de la Résolution ont fait apparaitre un certain nombre d’éléments distincts :

Il existe aujourd’hui une fracture importante au sein des membres (y compris entre membre permanents) du Conseil de Sécurité sur la question du Sahara. Si la France a été un soutien majeur pour le Maroc, les Etats-Unis ont montré une certaine contradiction dans leur approche. Si les responsables américains ont, en effet, publiquement déclaré qu’ils soutenaient l’Initiative marocaine d’autonomie, qu’ils jugent sérieuse et crédible, ils ont, pourtant au nom, selon eux, du principe de préservation et de soutien aux Opérations de maintien de la Paix, été à l’origine du premier draft de Résolution, imposant au Maroc le retour de la composante politique et civile de la Minurso. Les Etats-Unis se sont par la suite montrés plus flexibles quant à l’évolution du texte pour arriver au contenu voté aujourd’hui et qui peut être considéré conciliant vis-à-vis du Maroc.

Les Etats-Unis se sont par la suite montrés plus flexibles quant à l’évolution du texte pour arriver au contenu voté aujourd’hui et qui peut être considéré conciliant vis-à-vis du Maroc.

Les votes contre du Venezuela et de l’Uruguay, grands soutiens du Polisario, démontrent clairement que le contenu de la Résolution 2285 ne satisfait absolument pas les adversaires de notre intégrité territoriale. D’abord parce qu’il n’impose pas un retour immédiat des composantes civiles et politiques de la Minurso et ensuite parce qu’il ne fait pas évoluer les paramètres et le cadre des négociations comme aurait pu le faire croire les prises de position partiales du Secrétaire Général de l’ONU.

L’abstention de la Russie, membre permanent du Conseil, doit pouvoir interpeller le Maroc. Elle est d’autant plus surprenante que le contenu de la Déclaration conjointe à l’issue de la Visite officielle de SM le Roi en mars dernier à Moscou, affirmant que la Russie était attachée aux paramètres actuels de négociations sur la question du Sahara, illustrait le soutien russe au Maroc. Le contenu de la Résolution 2285 affirme très clairement, comme l’a démontré l’ensemble des réunions du Conseil depuis le début de la crise entre le Maroc et le Secrétariat de l’ONU, que le Conseil se désolidarise totalement de Ban Ki-moon suite à ses différentes déclarations et postures. Pis, les principales lignes de son Rapport, n’ont pas été suivies par le Conseil. En demandant au Secrétaire Général, en fin de mandat et en rupture totale avec le Maroc, de se présenter devant le Conseil dans 90 jours, dans le cas, très probable, que les composantes civiles et politiques de la Minurso ne soient pas autorisées par le Royaume à reprendre du service, le Conseil, met Ban devant ses responsabilités, en le tenant pleinement coupable de la situation actuelle.

Malgré une très forte hostilité de la part du Secrétariat de l’ONU, des adversaires de notre intégrité territoriale et de la part de certains pays membres du Conseil de Sécurité, le Maroc ressort globalement renforcé des discussions du Conseil. Il devient aujourd’hui évident que le Royaume est celui qui prend l’initiative et qui dicte le tempo sur la question du Sahara, et ce dans un environnement extrêmement hostile, au gré des conjonctures du Conseil de Sécurité, où les alliés du jour deviennent les adversaires du lendemain.
Dans l’histoire du conflit du Sahara et de sa gestion par l’ONU, les mois de mars et avril 2016 vont constituer indéniablement une rupture. Nous pouvons aujourd’hui avancer que la crise évolue vers une situation d’opportunité pour le Maroc. Au Royaume désormais de transformer définitivement l’essai, en actant définitivement le projet d’autonomie du Sahara, déjà engagé à travers la régionalisation avancée et les élections du 4 septembre 2015. La proposition présentée en 2007 doit dépasser le simple cadre du projet et être mise en œuvre sur le terrain. Le Maroc sera renforcé de facto dans le processus de négociation et confirmera son sérieux et sa crédibilité, rappelés dans la Résolution 2285, ainsi sa bonne foi à la communauté internationale.

Par Brahim FASSI FIHRI

Président Fondateur de l’Institut Amadeus

 

John Kerry, un va-t’en guerre?

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A la rencontre des parrains de la politique du chaos – George Bush père, artisan des 2 guerres du Golfe, et James Baker architecte de la 3ème voie au Sahara Marocain, synonyme d’indépendance -, John Kerry serait-il aussi un va-t’en guerre ?


… et la compréhension de la religion musulmane ainsi que l’implication des acteurs religieux, sont-elles pour Kerry des clés pour gagner ces nouvelles croisades?

#le1

Le discours vérité du Roi Mohammed VI au sommet Maroc -CCG

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Le texte intégral du Discours prononcé par SM le Roi Mohammed VI, mercredi 20 avril 2016 à Ryad, à l’occasion du sommet Maroc-CCG:

«Louange à Dieu.
Paix et salut sur le Prophète.
Sa famille et Ses compagnons.
Mes Frères, Vos Majestés, Vos Altesses, Excellences,
Je viens aujourd’hui, le cœur plein d’affection et de fierté, celles-là mêmes que Je ressens chaque fois que je Me rends dans la région du Golfe arabe.
Mais Je voudrais, tout d’abord, exprimer Mes remerciements à notre frère, le Serviteur des deux Saintes Mosquées, le Roi Salmane bin Abdelaziz Al-Saoud, qui a bien voulu accueillir cet important Sommet, ainsi qu’à tous les Chefs d’Etat des pays du Conseil de Coopération du Golfe, qui y participent.
Je tiens également à vous dire combien je suis fier et sensible au soutien matériel et moral que vous apportez au Maroc, dans la réalisation de ses projets de développement et la défense de ses justes causes.
En effet, notre rencontre aujourd’hui traduit la profondeur des liens de fraternité et de considération qui nous unissent, et la solidité des relations de coopération et de solidarité qui existent entre nos pays.
Nonobstant les distances géographiques qui séparent nos pays, nous demeurons unis, grâce à Dieu, par des liens solides, qui ne reposent pas seulement sur la langue, la religion ou la civilisation, mais qui s’appuient également sur un attachement commun aux mêmes valeurs et principes et aux mêmes orientations constructives.
Nous partageons aussi les mêmes défis et faisons face aux mêmes menaces, surtout dans le domaine sécuritaire.
Mais pourquoi ce Sommet, le premier du genre? Et pourquoi aujourd’hui précisément?
Mes frères, Vos Majestés, Vos Altesses,
Nous sommes parvenus, grâce à notre volonté commune, à poser les solides fondations d’un partenariat stratégique, issu d’un processus fructueux de coopération au niveau bilatéral.
En effet, le partenariat entre le Maroc et les pays du Golfe n’est pas le produit d’intérêts conjoncturels ou de calculs éphémères. Il puise plutôt sa force dans la foi sincère en la communauté de destin et la concordance des vues concernant nos causes communes.
Nous nous réunissons donc aujourd’hui pour donner une forte impulsion à ce partenariat, qui a atteint un tel degré de maturité que nous nous devons, désormais, d’en développer le cadre institutionnel et les mécanismes opérationnels.
C’est la meilleure démonstration que l’Action arabe commune ne se réalise pas à coups de réunions et de discours, ni au moyen de Sommets périodiques de forme, ou de résolutions toutes prêtes, mais inapplicables.
En revanche, elle requiert des efforts soutenus et une coopération tangible, ainsi que le renforcement et l’exploitation judicieuse des expériences réussies, dont et au premier chef, l’expérience pionnière du Conseil de Coopération des Etats du Golfe Arabe.
C’est un message d’espoir pour nous-mêmes, et un signal fort pour nos peuples quant à notre capacité à élaborer des projets mobilisateurs communs.
Majestés, Altesses,
Ce Sommet se tient dans une conjoncture délicate. La région arabe vit, en effet, au rythme de tentatives de changement de régimes et de partition des Etats, comme c’est le cas en Syrie, en Irak et en Libye, avec tout ce que cela comporte comme tueries, exodes et expulsions d’enfants de la patrie arabe.
Après ce qui fut présenté comme un printemps arabe qui a occasionné tant de ravages, de désolations et de drames humains, nous voilà vivre aujourd’hui un automne calamiteux, avec le dessein de faire main basse sur les ressources des autres pays arabes et de briser les expériences réussies d’autres Etats, comme le Maroc, en portant atteinte à son modèle national original qui le distingue.
Nous respectons la souveraineté des Etats et respectons leurs choix et leurs orientations, pour établir et développer leurs relations avec les partenaires qu’ils veulent. Nous ne sommes pas ici pour demander, les uns aux autres, des comptes sur nos choix politiques et économiques.
Il y a cependant de nouvelles alliances qui risquent de conduire à des divisions et à une redistribution des cartes dans la région. Ce sont, en réalité, des tentatives visant à susciter la discorde et à créer un nouveau désordre n’épargnant aucun pays, avec des retombées dangereuses sur la région, voire sur l’état du monde.
Pour sa part, tout en restant attaché à la préservation de ses relations stratégiques, le Maroc n’en cherche pas moins, ces derniers mois, à diversifier ses partenariats, tant au niveau géopolitique qu’au plan économique.
Et c’est dans ce cadre que s’inscrit Notre visite réussie en Russie, le mois dernier, visite marquée par le développement de nos relations hissées au niveau de partenariat stratégique approfondi et par la signature d’accords structurants dans de nombreux domaines vitaux.
Nous nous acheminons également vers le lancement de partenariats stratégiques avec l’Inde et la République Populaire de Chine, où Nous nous rendrons en visite officielle bientôt, si Dieu le veut.
Le Maroc est libre dans ses décisions et ses choix et n’est la chasse gardée d’aucun pays. Il restera fidèle à ses engagements à l’égard de ses partenaires, qui ne devraient y voir aucune atteinte à leurs intérêts.
C’est dire que la tenue de ce Sommet n’est dirigée contre personne en particulier, surtout parmi nos alliés. C’est une initiative naturelle et logique de la part d’Etats qui défendent leurs intérêts, comme le font tous les Etats. Il est un fait que nos frères du Golfe supportent le coût et les conséquences des guerres successives que connaît la région.
Majestés, Altesses,
La situation est grave, surtout au regard de la confusion patente dans les prises de position et du double langage dans l’expression de l’amitié et de l’alliance, parallèlement aux tentatives de coups de poignard dans le dos.
Que veulent-ils de nous?
Nous faisons face à des complots visant à porter atteinte à notre sécurité collective. Ceci est clair et n’a pas besoin d’analyse. Ils en veulent à ce qui reste de nos pays, qui ont pu préserver leur sécurité, leur stabilité et la pérennité de leurs régimes politiques.
J’entends par là, les Etats du Golfe arabe, le Maroc et la Jordanie, qui constituent un havre de paix et de sécurité pour leurs citoyens, et un élément de stabilité dans leur environnement.
Nous faisons face aux mêmes dangers, aux mêmes menaces, si variées qu’en soient les sources et les manifestations.
En effet, la défense de notre sécurité n’est pas uniquement un devoir commun, elle est une et indivisible. De fait, le Maroc a toujours considéré que la sécurité et la stabilité des pays du Golfe Arabe sont indissociables de la sécurité du Maroc. Ce qui vous porte préjudice nous affecte aussi et ce qui nous touche vous touche également.
Il s’est toujours attaché à le montrer en tous temps et en toutes circonstances en contrecarrant toutes les menaces auxquelles la région est confrontée, que ce soit lors de la première guerre du Golfe ou à l’occasion de l’opération de restauration de la légalité au Yémen, outre la coopération continue en matière de sécurité et de renseignement.
Mes Frères, Vos Majestés, Vos Altesses,
Les plans d’agression attentatoires à notre stabilité se poursuivent toujours et ne cesseront pas. En effet, après avoir morcelé et détruit nombre de pays du Machreq Arabe, les voilà qui s’en prennent aujourd’hui à son flanc occidental. Le dernier en date concerne les manœuvres orchestrées contre l’intégrité territoriale de votre deuxième pays, le Maroc.
Rien de nouveau, puisque les adversaires du Maroc déploient tous les moyens, directs et indirects, dans leurs menées flagrantes.
Ils tentent, selon les conjonctures, soit de délégitimer la présence du Maroc dans son Sahara, soit d’appuyer l’option de l’indépendance et la thèse séparatiste, ou encore d’affaiblir l’Initiative d’autonomie dont la communauté internationale atteste le sérieux et la crédibilité.
Avec la persistance de ces manigances, le mois d’avril, qui coïncide avec les réunions du Conseil de Sécurité sur l’affaire du Sahara, est devenu un épouvantail qu’on agite à la face du Maroc et, parfois, un moyen de pression ou d’extorsion.
Majestés, Altesses,
Nous saisissons cette occasion pour vous exprimer la fierté et la considération que nous inspire votre soutien constant à notre pays dans la défense de son intégrité territoriale. En effet, les pays du Golfe ont toujours fait leur l’affaire du Sahara marocain et cela ne nous surprend guère de votre part.
Car, déjà, en 1975, ont participé à la Marche Verte lancée à l’époque pour la récupération de nos provinces du Sud, des délégations d’Arabie Saoudite, du Koweït, du Qatar, du Sultanat d’Oman et des Emirats, avec la présence marquante de Notre Frère, Son Altesse Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nehyane, Prince Héritier d’Abou Dhabi, qui avait 14 ans à l’époque.
Depuis lors, les Etats du Golfe n’ont ménagé aucun effort pour faire triompher notre Cause juste et défendre la souveraineté du Maroc sur l’ensemble de son territoire. Une position que vous avez réaffirmée pendant la dernière crise avec le Secrétaire général des Nations Unies.
Mais cette fois-ci, la situation est grave et inédite dans l’histoire de ce conflit artificiel suscité autour de la marocanité du Sahara.
Les choses en sont arrivées au point d’engager une guerre par procuration où le Secrétaire général des Nations Unies est instrumentalisé pour essayer de porter atteinte aux droits historiques et légitimes du Maroc concernant son Sahara, comme en témoignent les déclarations partiales du responsable onusien et ses agissements inacceptables afférant au Sahara Marocain.
Mais ne vous en étonnez pas car dès lors qu’on connait les raisons, il n’y a plus de mystère. En effet, que peut faire le Secrétaire général alors qu’il admet ne pas avoir une connaissance complète du dossier du Sahara Marocain, comme c’est le cas pour de nombreuses autres affaires? Mieux encore, il ignore le détail des développements et les véritables dessous du dossier.
Par ailleurs, que peut faire le Secrétaire général alors qu’il est l’otage de certains de ses collaborateurs et de ses conseillers, auxquels il délègue la supervision de la gestion de nombre de dossiers importants, en se contentant, lui, d’appliquer les propositions qu’ils lui présentent?
L’on sait aussi que certains parmi ces fonctionnaires ont des parcours nationaux et des backgrounds politiques particuliers, et qu’ils servent les intérêts d’autres parties, sans respect de l’obligation de neutralité et d’objectivité à laquelle ils sont tenus du fait de leur appartenance à l’Organisation des Nations Unies, et qui se trouve être le fondement de l’action onusienne.
En effet, le Secrétaire général, en dépit de l’estime personnelle que Nous lui portons, n’est en définitive qu’un homme. De ce fait, il lui est impossible deºcerner toutes les affaires soumises aux Nations Unies et de trouver les solutions qu’il faut à toutes les crises et à tous les différends qui éclatent dans le monde.
Je tiens ici à souligner que le Maroc n’a aucun problème ni avec les Nations Unies dont il est un membre actif, ni avec le Conseil de Sécurité dont il respecte les membres avec lesquels il interagit en permanence. Le problème est, plutôt, avec le Secrétaire général, et plus particulièrement avec certains parmi ses collaborateurs en raison de leurs positions hostiles au Maroc.
Le Maroc a toujours coordonné, au sujet ce conflit artificiel suscité autour de son intégrité territoriale, avec ses amis traditionnels, comme les Etats Unis d’Amérique, la France et l’Espagne, et avec ses frères arabes, notamment les pays du Golfe, et africains comme le Sénégal, la Guinée, la Côte d’Ivoire et le Gabon.
Mais le problème reste posé avec les responsables des administrations qui changent en permanence dans certains de ces pays.
A chaque changement, il faut déployer de grands efforts pour informer ces responsables du dossier du Sahara Marocain, de toutes ses dimensions et de ses véritables dessous et leur rappeler que ce conflit, qui dure depuis plus de quarante ans, a fait de nombreuses victimes et occasionné d’importants coûts matériels, et que le dossier du Sahara est l’affaire de tous les Marocains, et non seulement celle du Palais Royal.
Majestés, Altesses,
L’heure de la sincérité et de la vérité a sonné. Le monde arabe traverse une période critique car ce que vivent certains pays n’est pas une exception, mais il s’inscrit plutôt dans le cadre de plans programmés qui nous visent tous.
En effet, le terrorisme ne fait pas que nuire à la réputation de l’islam et des musulmans. Certains s’en servent aussi comme un prétexte pour diviser nos pays et pour y semer la zizanie.
Cette situation exige d’ouvrir un débat franc et profond entre les différents rites pour corriger les mystifications, mettre en lumière la véritable image de l’Islam et réactiver les valeurs de tolérance qui sont les nôtres.
Il ne s’agit pas d’une affaire liée à un pays donné, mais bien de notre besoin d’une prise de conscience collective par rapport à ces défis et d’une volonté réelle de renouveler notre pacte stratégique scellé avec nos partenaires selon des termes bien définis devant régir nos relations pour les décennies à venir.
Nous vivons une période charnière entre ce que nous voulons et ce que les autres veulent que nous soyons.
Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de positions unies et claires rassemblant tous les pays arabes. Car, soit nous nous agrégeons les uns aux autres comme une seule entité et à l’image d’une structure bien charpentée, soit nous serons à l’inverse de ce que nous voulons être.
Puisse Dieu guider nos pas dans l’intérêt bien compris de nos peuples et de notre Oumma.
Wassalamou Alaïkoum Warahmatullahi Wabarakatuh.»

Manama, Paris, Ryad, Moscou, épicentres de l’influence diplomatique marocaine

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Le Conseil de la Coopération des pays du Golfe, réuni au complet à Manama au Bahreïn, au niveau des ministres des Affaires étrangères, a tenu une rencontre au Sommet avec le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, avant le déplacement de ce dernier en Irak. A l’ordre du jour de cette réunion, figuraient la situation en Syrie, la crise gouvernementale au Liban et le rapprochement entre Washington et Téhéran.

En marge de cette rencontre hautement stratégique, le Conseil a tenu à rappeler au Secrétaire d’Etat américain, le soutien du CCG à la marocanité du Sahara et son appui au Plan d’autonomie présenté par le Maroc concernant ses provinces du Sud.

Cet engagement politique d’une grande valeur diplomatique, intervient après la tournée du Conseiller de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Fouad Ali El Himma, dans plusieurs capitales du Golfe, dont Ryad où il a rencontré le souverain d’Arabie saoudite et Manama, qui a accueilli la rencontre CCG-Kerry, où il a été reçu par le Roi de Bahreïn. La navette de Fouad Ali El Himma, accompagné de la cheville ouvrière du département des Affaires étrangères et de la Coopération, Nacer Bourita, a donné ses fruits, surtout qu’elle a été précédée par la communication téléphonique entre Sa Majesté Mohammed VI et John Kerry, entretien axé essentiellement sur la question du Sahara.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Salaheddine Mezouar, était, jeudi soir, l’invité à dîner, au Quai d’Orsay, de son homologue français, Jean-Marc Ayrault. En plus de la discussion des dossiers relatifs aux relations bilatérales et à la préparation de la COP22, les deux ministres ont abordé les derniers développements de la question du Sahara ainsi que le rapport que comptait présenter le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, au Conseil de sécurité de l’Onu. Les discussions entre les deux chefs de la diplomatie interviennent également au lendemain de la visite de Jean-Marc Ayrault à Alger et à la veille de celle, en Algérie, du premier ministre Francais, Manuel Valls.

Il est clair que l’ordre du jour des discussions entre Mezouar et Ayrault était très dense et comportait aussi la préparation de l’importante réunion de la mi-avril à New York, de la Conférence des Parties sur le climat, une sorte de station d’étape entre la COP21 et la COP22. La situation au Proche-Orient est tout aussi cruciale dans ces échanges, notamment avec la tournée que compte effectuer le président Français, François Hollande, au Liban, en Égypte et en Jordanie et le déplacment du Roi Salmane Ben Abdelaziz en Égypte.

De son côté, MBarka Bouaida, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a eu jeudi, des entretiens avec son homologue de la République islamique d’Iran, Amir Abdellahyane, signal politique très fort de Rabat qui, avec son engagement historique aux côtés des monarchies du Golfe, adopte une neutralité dans la crise entre Ryad et Téhéran, voire de jouer un rôle de médiation entre les deux capitales.

Par ailleurs, le Maroc, partenaire stratégique de la Russie, elle-même alliée centrale de l’Iran, a atteint un degré de maturité diplomatique tel, qu’il est non seulement capable de tenir ces rôles de réconciliations multilatérales globales, mais également de s’imposer comme un acteur majeur de la Paix dans le concert des Nations. Et la dernière visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à Moscou en est la meilleure preuve.

Abdellah El Hattach 

Lobbying : 40 congressmen américains soutiennent le Maroc contre Ban Ki-Moon

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La première chaîne nationale marocaine – Al Aoula- a annoncé, dans son journal principal du soir, que 40 sénateurs américains ont dénoncé les propos du Secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon sur le Sahara.

L’usage du terme occupation pour qualifier le recouvrement des provinces du sud par le Maroc, constituent des faits sans précédents – Congressional Morocco Caucus

Dans un document publié lundi 4 avril 2016 à Washington, les sénateurs membres du Comité d’amitié avec le Maroc, ont fustigé la partialité de Ban Ki-Moon et son alignement sur les thèses séparatistes en violation totale des résolutions du Conseil de Sécurité de l’Onu et des statuts de l’Assemblée générale. Les sénateurs, Démocrates et Républicains, se sont également adressés à la Maison Blanche, lui demandant de soutenir le royaume du Maroc et sa proposition (Ndlr Projet de large autonomie) pour le règlement du conflit du Sahara.

La lettre a été signée par les congressmen Carlos Curbelo, Gerald E.Connolly, Bennie G.Thompson, and Joe Wilson, qui coprésident le Congressional Morocco Caucus.

Le Conseil de sécurité dévoile son calendrier pour le Sahara

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Les agendas du mois d’avril 2016 s’annoncent bien remplis pour les 15 membres du Conseil de Sécurité de l’Onu. En effet, le Conseil a validé vendredi soir la déclinaison du  calendrier se ses travaux sur le Sahara marocain. Ainsi, est-il prévu que le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, soumette le vendredi 8 avril, son rapport au Conseil de sécurité, à la lumière de la tournée qu’il a effectuée dans la région au mois de mars, et à l’aune du rapport qui lui a été remis par son envoyé spécial, Christopher Ross.

Une semaine plus tard, soit le 15 avril, ce sera le tour de la composante militaire de la MINURSO de statuer sur la situation du cessez-le-feu. Les discussions des membres du Conseil de sécurité resteront ouvertes, officiellement et officieusement, solennellement et dans les coulisses, via les diplomates ou à travers les lobbyistes et ce, jusqu’au 27 avril, date de l’ouverture des délibérations, phase finale avant le vote d’une nouvelle résolution sur le Sahara qui est attendue avant le 30 avril – fin du mandat de la MINURSO et qui doit être prorogé-, probablement le 28 avril.

Dégel des relations entre l’Algérie et la Mauritanie

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L’Algérie et la Mauritanie ont convenu de normaliser leurs relations après une période de froid qui a duré plusieurs mois. Cette décision est intervenue après l’audience accordée par le président Mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz, à Abdelkader Messahel émissaire du président algérien et numéro 2 de la diplomatie algerienne qui lui a remis une missive de Abdelaziz Bouteflika.

Christopher Ross s’oppose aux thèses séparatistes

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Des sources concordantes  ont indiqué à #LE1 que l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies, Christopher Ross, aurait informé l’Algérie et la direction du Polisario de l’impossibilité d’aller dans la voie de l’indépendance du Sahara ou la création d’un Etat dans la région. Une position qui conforte le Maroc dans sa proposition qui est celle d’une large autonomie sous souveraineté marocaine. D’ailleurs, et pour appuyer cette orientation, plusieurs anciens ambassadeurs américains à Rabat ont insisté, dans une lettre adressée au Secrétaire d’Etat, John Kerry, sur l’impératif d’un «soutien sans équivoque» des Etats-Unis aux relations avec «notre plus ancien allié» (Ndlr le Maroc), suite aux dérapages du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, en violation de la neutralité des Nations Unies. D’autre part, le Directeur du Centre international des études sur le terrorisme (ICTS), relevant du prestigieux Think Tank américain “Potomac Institute for Policy Studies”, Yonah Alexander, a indiqué qu’une «solution autre que le Plan d’autonomie prôné par le Maroc est inapplicable » et dangereuse pour toute la région, car le Maroc «a réussi à mettre en place une approche holistique et multidimensionnelle qui s’attaque aux causes profondes favorisant l’émergence du terrorisme et de l’extrémisme violent.»

L’esprit d’une marche transgénérationnelle pour la Légalité

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Le 16 octobre 1975, la Cour internationale de justice de La Haye rendait un avis consultatif sur le droit applicable dans l’affaire du Sahara. Elle a précisé dans ses attendus  que le territoire occupé par l’Espagne ne pouvait être considéré comme terra nullius, estimant que Seguia el-Hamra et le Rio de Oro étaient habités par des tribus ayant une organisation sociale et politique et, surtout ayant des liens d’allégeance avec les différents sultans du Maroc.

Fort de cette référence, feu Sa Majesté Hassan II s’adressait le jour même à son peuple pour lui exprimer Sa décision d’organiser une Marche Verte à destination du Sahara marocain pour recouvrer les droits inaliénables du Royaume du Maroc sur ses territoires méridionaux. Son vœu le plus cher était de prendre personnellement la tête de cette Marche pacifique. Mais le devoir d’un chef, comme il aimait à le répéter, était de rester à son poste de commandement, afin de veiller à l’exécution des ordres et de demeurer en contact permanent avec toutes les provinces du Royaume.

Il s’agissait, en fait, d’un véritable pari psychologique sur lequel tout reposait. En effet, faire affronter à des centaines de milliers de volontaires, aux mains nues, les champs de mines, les tanks et les légions de l’armée franquiste, c’était les envoyer à la mort. Mais pour Hassan II, c’était aussi risquer de se retrouver devant une alternative suicidaire : reculer en perdant la face ou se lancer dans une guerre perdue d’avance.

Le soir même à New York, au siège des Nations Unies, et à la demande de l’Espagne qui qualifiait cette Marche d’« invasion », le Conseil de Sécurité adoptait la résolution 377 qui demandait aux parties de faire preuve de retenue et de modération. Mais c’est dans la ferme résolution du Maroc et sa farouche énergie, ainsi que l’indomptable détermination de toutes les composantes du pays au service de la cause de leur Nation, que feu Hassan II a puisé toutes les forces pour rejeter catégoriquement cette résolution.

Et ni les résolutions 379 du 2 novembre 1975 et 380 du 6 novembre, ni le ton menaçant du président du Conseil de Sécurité, l’ambassadeur russe Yakov Malik appelant le Maroc à stopper immédiatement la Marche, n’ont pu arrêter la volonté d’un Roi et d’un peuple. Hassan II répondait au Conseil de Sécurité «la Marche continuera son chemin pour atteindre ses objectifs définis».

Son successeur, le Roi Mohamed VI, tout en demeurant dans l’esprit et dans la lettre de la Marche Verte, a proposé une nouvelle approche moderniste et volontariste qui fait de l’Initiative d’autonomie un projet concerté, pertinent et conforme à la légalité internationale, et ce en rupture avec la thèse unilatérale d’autodétermination basée exclusivement sur l’option du référendum.

Et alors que les ennemis de la Nation ne cessent de brandir des thèses dépassées pour faire dévier le processus de négociations de son cheminement normal, les campagnes médiatiques qui les accompagnent sont orchestrées dans le sillage d’un embarras excessif, d’une escalade agressive des adversaires et un état de trébuchement sans précédent.

Et tout comme le 6 novembre 1975, où, dans une discipline impeccable, et selon une organisation magistrale, Hassan II venait de faire la preuve, en face du monde entier, qu’il était le souverain d’un peuple capable de la plus grande marche pacifique de l’histoire contemporaine, Sa Majesté Mohammed VI traite, aujourd’hui, avec un esprit constructif les résolutions onusiennes dans le but de réunir les conditions appropriées pour une négociation sérieuse seule à même de garantir une issue politique et pacifique à un faux problème qui n’a que trop duré. Le souverain a également réussi à défaire le Maroc du Plan Baker II et du projet de scission soufflé par Abdelaziz Bouteflika, et a pu stopper les manœuvres visant à faire élargir à tort les prérogatives de la Minurso aux volets dits des ‘Droits de l’homme’ dans un pays devenu incontestablement un modèle de société démocratique dans le monde arabe et qui s’est engagé, depuis plusieurs décennies, dans le processus de la démocratisation, de la modernité et de l’égalité.

Ce même élan de ferveur populaire spontané s’est exprimé par une Marche de 3 millions de marocains qui, d’une seule voix, ont représenté tout un pays pour refuser catégoriquement et condamner les dérapages dangereux du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon.

Marche

En tout état de cause, le Royaume, fort du consensus de l’ensemble des composantes de la Nation autour de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale, demeure confiant en la sagesse des membres du Conseil de Sécurité et des Grandes Puissances, et en leur capacité à trouver les formules appropriées pour préserver le processus politique de toutes dérives aux conséquences lourdes et néfastes pour la stabilité de toute la région.

Abdellah El Hattach

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