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Coupe du monde 2022 : Associated Press accuse le Qatar d’avoir engagé d’anciens espions pour faire taire l’ex-patron du football allemand

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L’agence de presse américaine Assosiated Press (AP) a publié dimanche soir une longue enquête sur le «Projet Riverbed» visant à atténuer les critiques de l’ancien président de la Fédération allemande, Theo Zwanziger au sujet de l’organisation de la coupe du Monde de football au Qatar. AP révèle que Doha a fait appel à une société américaine, Global Risk Advisors (GRA), fondée par un ancien agent de la CIA, Kevin Chalker, qui aurait usé de méthodes d’espionnage musclées sous couvert de mission de veille et de lobbying. «Projet Riverbed» aurait coûté à ce pays du Golfe 27 millions de dollars. Associated Press affirme  que la mission est un échec puisque l’allemand Theo Zwanziger continue à critiquer l’organisation de la Coupe du Monde au Qatar.

En sa qualité de responsable de la fédération allemande de football et membre du comité exécutif de la FIFA, Theo Zwanziger a fait partie des acteurs footballistiques les plus virulents contre la décision d’attribuer la Coupe du monde 2022 au Qatar. Les droits de l’homme et la chaleur torride du désert étaient ses principaux griefs contre cette décision.

«La richesse infinie de ce petit pays qu’est le Qatar se propage presque comme un cancer à travers le football et le sport», avait déclaré Zwanziger, exhortant l’instance dirigeante du football mondial, FIFA, à revenir sur sa décision de 2010.

Le gouvernement qatari était tellement accablé par les critiques de Zwanziger qu’il a décidé d’agir, écrit Associated Press dans son enquête. Il a ainsi fait appel à une société employant d’anciens agents de la CIA pour une opération d’influence secrète de plusieurs années, sous le nom de code «Project Riverbed», selon des documents internes de la société consultés par AP.

Faire taire Zwanziger en usant de pratiques d’espionnage

Les documents dont fait référence Associated Pres indiqueraient que le but de l’opération était d’utiliser l’espionnage pour faire taire Zwanziger. 

«Ce fut un échec», estime l’agence de presse américaine.

«C’est un sentiment très, très étrange lorsque vous êtes impliqué dans le sport et que vous êtes attaché aux valeurs du sport, d’être suivi et de subir toute une campagne d’influence», a déclaré Zwanziger à l’AP dans une interview réalisée la semaine dernière.

La Coupe du monde du Qatar, dont le coup d’envoi est maintenant prévu en novembre, est l’aboutissement de plus d’une douzaine d’années d’efforts et de milliards de dollars dépensés pour «aider à propulser la petite nation du désert sur la scène mondiale», ironise l’AP.

«Ce projet a longtemps été entaché d’allégations de corruption et de malversations» poursuit la même source. Des procureurs américains ont déclaré en 2020 que des pots-de-vin avaient été versés à des membres du comité exécutif de la FIFA pour obtenir leur vote.

Le Qatar a nié tout acte délictuel, écrit AP.

Des documents examinés par l’agence de presse révèlent de nouveaux détails sur les efforts déployés par le Qatar pour décrocher et conserver le tournoi, en particulier sur le contrat passé par le pays avec l’ancien officier de la CIA Kevin Chalker et sa société, Global Risk Advisors. Les documents s’appuient sur les rapports précédents d’AP concernant le travail de Chalker pour le Qatar.

Les responsables qataris n’ont pas répondu aux demandes de commentaires, souligne l’Associated Press (AP).

Chalker a admis dans une déclaration que Global Risk Advisors (GRA) a bel et bien travaillé sur le «Projet Riverbed», mais a précisé qu’il s’agissait uniquement «d’un projet de surveillance des médias mené par des stagiaires et supervisé par un employé à temps plein, qui étaient chargés de lire et de résumer les articles de presse».

«Le récit de l’AP pour cet article est basé sur de fausses informations provenant de sources non identifiées», indique la déclaration de l’ancien agent de la CIA.

Kevin Chalker fondateur de Global Risk Advisors

Le porte-parole de Chalker, David Wells, a déclaré qu’il n’était pas en mesure de dire qui était le client du «Projet Riverbed» ou de fournir d’autres détails, comme la durée du projet ou le nom des employés qui y ont travaillé. L’avocat de Chalker, Brian Ascher, a déclaré que Zwanziger n’avait jamais fait l’objet d’une campagne d’influence secrète de la part de Global Risk Advisors

«Les dossiers examinés par AP indiquent tout le contraire», écrit l’agence de presse.

«L’objectif principal du Projet Riverbed était de neutraliser les critiques de Theo Zwanziger concernant la Coupe du monde 2022 au Qatar et ses tentatives de contraindre la FIFA à retirer la Coupe du monde au Qatar», indique un document de la société GRA consulté par l’AP.

Associated Press affirme avoir examiné des centaines de pages de documents provenant des entreprises de Chalker, y compris un rapport final, des mémos et des documents budgétaires, que des sources ayant un accès autorisé lui ont fourni. Lesquels sources ont déclaré qu’elles étaient troublées par le travail de Chalker pour le Qatar et ont requis l’anonymat par crainte de représailles.

«AP a entrepris plusieurs démarches pour vérifier l’authenticité de ces documents», souligne L’Agence de presse américaine. Il s’agit notamment de confirmer les détails de divers documents auprès de différentes sources, comme d’anciens associés de Chalker, et d’examiner les métadonnées des documents électroniques, ou l’historique numérique, lorsqu’ils sont disponibles, pour vérifier qui a créé les documents et quand.

«Les documents du “Projet Riverbed” mettent en évidence les efforts d’espionnage musclés que des entrepreneurs privés comme Chalker peuvent fournir à des pays riches comme le Qatar, qui ne disposent pas de leur propre service de renseignement. Cette tendance a incité certains membres du Congrès à proposer de nouveaux contrôles sur le type de travail que les agents de renseignement américains peuvent effectuer après leur retraite» écrit Associated Press.

Kevin Chalker poursuivit pour piratage et espionnage

Elliott Broidy, un ancien responsable de levées de fonds pour le compte de l’ancien président américain Donald Trump, a intenté un procès à Kevin Chalker, l’accusant de monter une vaste campagne de piratage et d’espionnage à la demande du Qatar. 

Broidy reproche à Chalker et sa société GRA de cibler Zwanziger par une campagne d’influence occulte telle que celle décrite dans les documents examinés par l’AP. Pour sa défense, l’équipe juridique de Chalker estime que le procès n’est pas fondé, et que la plainte déposée par Broidy a été rejetée.

«Kevin Chalker ont utilisé des pirates informatiques ayant une expérience des forces spéciales et des services de renseignement américains pour promouvoir la politique étrangère de l’État du Golfe et ont même « intercepté des informations sensibles et privées de citoyens américains», d’après la plainte fédérale de Elliott Broidy .

Un «réseau d’influenceurs»

Le «Projet Riverbed a démarré en janvier 2012 et s’est terminé à la mi-2014. «Des techniques de renseignement traditionnelles complexes pour cibler des individus dans le cercle d’influence de Zwanziger et modifier le sentiment associé à la Coupe du monde du Qatar, ont été utilisées», avance l’AP cotant un document résumant la mission de Global Risk Advisors (GRA).

Cela revenait à créer un «réseau d’influenceurs» composé de personnes proches du responsable du football allemand qui lui transmettraient des opinions favorables concernant l’accueil de la Coupe du monde par le Qatar. La société GRA envoyait une «source» ou un «rabatteur» pour parler aux influenceurs de telle manière qu’ils ne soupçonneraient pas faire partie  d’une campagne de communication organisée.

«Ces diverses interactions ont duré quelques secondes, quelques minutes ou quelques heures», indique le rapport. «Quel que soit le temps investi, l’interaction véhiculait toujours un message cohérent : la Coupe du monde 2022 au Qatar était bonne pour les affaires, rapprochait le Moyen-Orient et l’Occident, et était bénéfique pour le monde entier.»

GRA a déclaré dans l’un des ses mémos que des milliers de ces interactions ont eu lieu avec le réseau de Zwanziger. 

La société a utilisé une «approche à volets multiples» axée sur quatre cibles qui transmettaient sans le savoir des messages pro-Qatar à Zwanziger : 

  1. la FIFA et ses associés,
  2. la fédération allemande de football et ses associés,
  3. la communauté internationale du football
  4. la propre famille de Zwanziger

«C’est certainement quelque chose qui va bien au-delà de tout lobbying auquel nous nous attendions», a déclaré à l’AP l’avocat de Zwanziger, Hans-Jörg Metz.

Theo Zwanziger, une cible toute désignée et pas la seule

«Compte tenu de son rôle clé au sein des instances dirigeantes du football, Zwanziger était une cible toute désignée. Avocat de profession, il était très respecté pour avoir dirigé les réformes de la fédération allemande de football, l’une des plus grandes associations sportives du monde» écrit Associated Press.

Lorsqu’il a été question de l’organisation de la Coupe du monde par le Qatar, il avait des opinions bien arrêtées et ne s’est pas privé de les partager, allant même jusqu’à remettre en question la moralité des responsables de la FIFA sur fond d’allégations d’achat de votes et de corruption.

«Je n’ai jamais pu comprendre cette décision. C’est l’une des plus grandes erreurs jamais commises dans le sport», a déclaré Zwanziger dans une interview de 2013.

Zwanziger n’est pas le seul haut fonctionnaire de la FIFA à avoir été la cible d’un espionnage financé par le Qatar, indique AP.

Chalker a également aidé à superviser l’espionnage de l’ancien membre du comité exécutif de la FIFA, Amos Adamu, pendant la Coupe du monde 2010 à Johannesburg, selon les nouveaux dossiers examinés par l’AP. 

Cette mission a consisté à utiliser plusieurs équipes de surveillance pour suivre et photographier secrètement Adamu et les personnes qu’il rencontrait pendant plusieurs jours, selon les nouveaux dossiers. Il s’agissait également d’obtenir les enregistrements du téléphone portable d’Adamu et de recruter un agent de sécurité de l’hôtel et un journaliste local comme sources, selon les documents.

Adamu, qui a été banni deux fois par la FIFA pour conduite contraire à l’éthique, a refusé de commenter ces informations. Tandis que Chalker a nié avoir été impliqué dans une mission d’espionnage d’Adamu, rapporte l’AP.

Le Nigérian Amos Adamu suspendu trois ans en 2010 et deux ans en 2017 pour corruption par la Fifa

Des méthodes sorties des films d’espionnage

Pour le «Projet Riverbed», Chalker a engagé des chargés de mission et des chefs de projet en Allemagne et à Londres, dont certains avaient déjà travaillé pour la CIA, affirme l’agence de presse américaine se basant les documents à sa disposition.

Les dossiers du GRA regorgent d’un langage opaque et fleuri qui semble tout droit sorti des pages d’un roman d’espionnage : GRA mettrait en place des entités «Cover for Action» qui pourraient être utilisées par le personnel de GRA pour travailler sous couverture, ainsi que des bureaux «Blancs» et «Noirs» – officiels et non officiels – pour gérer les tâches administratives. Broidy a également prétendu dans son procès que de tels efforts de dissimulation ont été utilisés contre Zwanziger.

Les cibles que le Qatar aurait espionné à travers la société Global Risk Advisors

«Projet Riverbed» un budget de 27 millions de dollars et peu de résultats

Les documents de la GRA indiquent que le «Projet Riverbed» avait été initialement approuvé pour un budget de 27 millions de dollars et que le Qatar avait pris du retard dans ses paiements et n’avait pas apporté tous les fonds. Le défaut de paiement a entraîné une rotation du personnel et des dépenses inutiles, telles que des frais juridiques et administratifs pour la création de bureaux qui n’ont jamais été utilisés, selon les documents.

Malgré les contraintes budgétaires, GRA a déclaré que le «Projet Riverbed» était un succès.

Le rapport de synthèse de GRA indique que le projet a « atténué les critiques de Zwanziger » et modifié le sentiment de l’avocat allemand «à un point tel qu’il ne constitue plus une menace pour le maintien du Qatar dans l’organisation de la Coupe du monde 2022.»

«Zwanziger pense désormais que le Qatar devrait conserver la Coupe du monde 2022 afin que la communauté internationale prenne davantage conscience des conditions des travailleurs migrants au Qatar et fasse pression pour une réforme en profondeur des droits de l’homme et des travailleurs qataris», indique la GRA dans sa note de synthèse.

«L’entreprise avait tort», écrit Associated Press.

Ancien président de la fédération allemande de football et ancien membre du comité exécutif de la FIFA

« La conclusion du rapport du «Projet Riverbed» a été : “nous avons désormais rallié Zwanziger à notre cause”. Dans le fond, bien sûr, je ne l’ai jamais été», a déclaré Zwanziger à AP.

Dans une interview avec une radio allemande en juin 2015 – un an après l’achèvement supposé du «Projet Riverbed» – Zwanziger a répété son affirmation selon laquelle le «Qatar était un cancer du football mondial.»

La Fédération qatarie de football a alors intenté une action civile contre Zwanziger afin de l’empêcher de tenir de tels propos à l’avenir. L’affaire a été rejetée par le tribunal régional de Düsseldorf, qui a décidé que Zwanziger était dans son droit à la liberté d’expression.

Zwanziger a connu d’autres difficultés juridiques plus tard, lorsque lui et des membres du comité d’organisation de la Coupe du monde 2006 en Allemagne ont fait face à des enquêtes de corruption à Francfort et en Suisse. Zwanziger a nié tout acte répréhensible et, en août 2019, a accusé les procureurs suisses d’avoir délibérément fait une mauvaise interprétation des éléments de preuve. Le procès suisse s’est terminé en avril 2020 sans jugement.

«Zwanziger a déclaré qu’il était tout à fait justifié d’apprendre à présent qu’il était la cible d’une campagne de manipulation avortée» conclut l’enquête de l’angce américaine Associated Press..

Accord Israël/Hamas pour mettre fin à un mois d’échanges de tirs à Gaza

Le mouvement islamiste palestinien Hamas et les autorités israéliennes ont annoncé lundi soir un accord pour mettre un terme à près d’un mois d’échanges de tirs quasi-quotidiens dans et autour de la bande de Gaza.

« Au terme de dialogues et de différents contacts, le dernier en date avec l’émissaire du Qatar Mohammed el-Emadi, un accord a été conclu pour contenir l’escalade et mettre fin à l’agression sioniste contre notre peuple », a indiqué dans un communiqué le bureau du chef politique du Hamas à Gaza, Yahya Sinouar.

L’armée israélienne bombarde presque toutes les nuits depuis le 6 août dernier la bande de Gaza en représailles à des lancers de ballons incendiaires, voire des tirs de roquettes, depuis ce territoire palestinien vers Israël.

Ces échanges avaient fait quelques blessés mais aucun mort direct hormis quatre combattants du Jihad islamique, second groupe islamiste armé de Gaza, décédés dans l’explosion d’une bombe qu’ils destinaient à Israël.

En réponse aux ballons incendiaires, qui ont déclenché plus de 400 incendies en Israël selon une compilation des bilans des services des pompiers, l’Etat hébreu avait aussi resserré son blocus de Gaza en vigueur depuis plus d’une décennie.

Les autorités israéliennes avaient notamment interdit ces dernières semaines l’accès à la Méditerranée aux pêcheurs gazaouis, fermé Kerem Shalom, seul point de passage des marchandises vers Gaza depuis Israël, et stoppé les livraisons de carburant à ce territoire palestinien, ce qui a obligé la seule centrale électrique de la bande de Gaza à fermer.

Cette montée des tensions à Gaza s’est doublée dans la dernière semaine de premiers cas de Covid-19 hors des « centres de quarantaine » locaux, faisant craindre une propagation rapide du virus sur un territoire réduit, densément peuplé et où la moitié des deux millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté, de surcroît bombardé et privé d’électricité.

Dans la foulée de l’annonce du Hamas, le Bureau de coordination des activités du gouvernement israélien dans les Territoires palestiniens (Cogat) a confirmé la réouverture de Kerem Shalom, la livraison dès mardi de carburant à Gaza, et la reprise de la pêche en Méditerranée à l’intérieur de 15 milles nautiques.

Médiateurs qataris et égyptiens

Selon une source au sein du Hamas requérant l’anonymat, la livraison de carburant permettra de mettre en marche dès mardi la centrale électrique de Gaza.

Toujours selon cette source, l’ensemble des factions palestiniennes présentes dans la bande de Gaza ont convenu de cesser les tirs de ballons incendiaires et de projectiles.

« Si le Hamas, qui est responsable de toutes les mesures prises dans la bande de Gaza, échoue à (remplir) ses obligations (de restaurer le calme), Israël agira en conséquence », ont prévenu lundi soir les autorités israéliennes.

Une délégation égyptienne s’était rendue il y a deux semaines à Gaza et à Tel-Aviv pour tenter de calmer le jeu entre le Hamas et Israël qui se sont déjà livré trois guerres (2008, 2012 et 2014).

Puis la semaine dernière, l’émissaire du Qatar pour la bande de Gaza, Mohammed el-Emadi avait mené un nouveau round de pourparlers pour éviter que la situation ne dégénère à nouveau.

Lundi, il a salué le rôle majeur de la direction du Hamas dans la conclusion d’un accord. Le mouvement a pris en compte « les conditions de vie difficiles des habitants de Gaza, surtout au regard de la propagation du coronavirus », a souligné l’émissaire qatari dans un communiqué.

35 millions de dollars par mois pour le Hamas payé par le Qatar

Sous l’égide du Qatar, de l’Egypte et de l’ONU, le Hamas et Israël avaient convenu l’an dernier d’un accord de trêve qui prévoit une aide mensuelle de 30 millions de dollars, payée par les Qataris, à Gaza, ainsi qu’une série de projets économiques pour juguler le chômage qui y dépasse les 50%.

Selon une source au sein du mouvement, le financement du Qatar passera de 30 à 35 millions de dollars par mois. Et selon le bureau de Yahya Sinouar, des « projets » seront plus tard annoncés.

Le Hamas souhaite notamment l’extension d’une zone industrielle à Gaza et une hausse des permis permettant à des ouvriers gazaouis d’aller travailler en Israël, séparé de l’enclave par une barrière hautement sécurisée.

L’an dernier, l’Etat hébreu avait accordé environ 5.000 permis de travail à des Gazaouis. Et lors de discussions via le Qatar, le Hamas a dit vouloir doubler ce nombre une fois traversée la crise du nouveau coronavirus.

Tamim et MBS en course pour l’organisation des Jeux asiatiques 2030

Doha, capitale du Qatar, et Riyadh, capitale de l’Arabie saoudite, ont soumis des offres officielles pour accueillir les 21es Jeux asiatiques avant la date limite du 22 avril de l’OCA. Le dossier de candidature du Comité National Olympique de chaque pays était accompagné de lettres de soutien de la ville et des gouvernements respectifs.

Le Conseil Olympique d’Asie, COA, a annoncé jeudi qu’il avait reçu deux offres pour accueillir son événement phare, les Jeux asiatiques, en 2030. Il s’agit de deux villes du Golfe, Doha et Riyadh.

Le COA rappelle que contrairement à l’Arabie saoudite qui n’a jamais organisé d’événement multisports asiatique, Doha avait pour sa part accueilli en décembre 2006, les 15èmes Jeux asiatiques.

Le président du Conseil olympique d’Asie, le koweitien Ahmad Al-Fahad Al-Sabah, a déclaré que le COA était ravie de recevoir deux offres solides pour les Jeux asiatiques en 2030.

«Cela démontre la confiance dans le Mouvement olympique en Asie et renforce davantage notre réputation d’accueillir des événements sportifs de classe mondiale et à grande échelle.»

Les 19e Jeux asiatiques auront lieu à Hangzhou, en Chine, en 2022 et la 20e Asiad se tiendra à Aichi-Nagoya, au Japon, en 2026.

«Avec ces deux candidatures pour les Jeux asiatiques de 2030, nous avons maintenant la stabilité et la continuité dans notre mouvement sportif pour la prochaine décennie», a ajouté Sheikh Ahmad.

La désignation de la ville hôte des 21es Jeux asiatiques en 2030 aura lieu à l’occasion de l’Assemblée générale du COA le 29 novembre 2020, en marge des 6es Jeux asiatiques de plage à Sanya, en Chine.

Les Jeux asiatiques ont eu lieu pour la première fois en 1951 à New Delhi, en Inde, bien que les racines de l’événement multisports international du continent remontent au premier championnat d’Extrême-Orient à Manille, aux Philippines, en 1913.

Candidatures sur fond de rivalité régionale

https://twitter.com/saudiolympic/status/1253335789078851592

Le 5 juin 2017, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte décrétaient un embargo terrestre, aérien et maritime contre le Qatar. Les quatre pays sous influence de Mohammed ben Zayed accusent Doha de de soutenir des organisations extrémistes et lui reprochent aussi sa proximité avec l’Iran.

Alors que le Qatar et l’Arabie Saoudite montraient fin 2019 des signes de rapprochement, la relation avec les Emirats arabes unis n’a jamais été aussi tendue.

Au Qatar, le nombre de cas du Coronavirus passe subitement de 24 à 262

Le ministère de la Santé du Qatar a annoncé mercredi 238 nouveaux cas confirmés de coronavirus (COVID-19). Il s’agit d’expatriés qui ont été en contact avec les trois cas déclarés infectés dimanche dernier et qui habitaient dans le même complexe résidentiel.

Dans son communiqué diffusé par l’agence de presse officielle du Qatar, le ministère de la Santé publique a expliqué que les nouveaux cas enregistrés correspondaient aux personnes qui étaient en quarantaine par mesure de précaution depuis la découverte des trois cas infecté dimanche dernier. Une mesure qui les a empêché d’infecter d’autres membres de la communauté, rassure le ministère. Ce qui porte le nombre de cas confirmés de coronavirus dans le pays à 262 cas à ce jour.

Les autorités sanitaires du pays ont également déclaré qu’il était probable que le nombre de personnes infectées par le virus augmentera parmi les proches des patients précédemment annoncés qui sont actuellement en quarantaine, appelant les membres de la communauté à ne pas s’inquiéter. L’ensemble des cas confirmés seraient en bon santé et recevaient des soins médicaux au Centre des maladies transmissibles de Doha, rassure la même source.

Abdellatif Hammouchi reçoit le n°2 du ministère de l’intérieur du Qatar

Abdellatif Hammouchi a présidé mardi 3 décembre une réunion de haut niveau, à Rabat, avec une délégation sécuritaire du Qatar menée par le n°2 du Ministère de l’Intérieur du Qatar, le Secrétaire Général du ministère et Directeur Général de la Sureté Nationale Qatari, le Général Major Saad Bin Jassim Al Khulaifi.

Une délégation composée de hauts responsables de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) a participé également aux travaux de cette réunion.

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Premier grand format avec Al Jazeera : Bourita affirme la clarté et l’indépendance de la diplomatie marocaine

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Dans son premier grand format avec la chaîne panarabe Al Jazeera, le ministre marocain des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita, était l’invité, mercredi soir, de l’émission phare et à grande audience, «bila houdoud» [Sans frontières]. La crise entre les pays du Golfe, l’Iran, le Yemen, le Sahara, la relation avec l’Algérie, l’Afrique, la Syrie et la question palestinienne, tels sont les principaux sujets discutés lors de cette rencontre qui a duré une quarantaine de minutes.

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Le retrait du Qatar de l’OPEP bouleversera la géopolitique mondiale

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A la surprise générale, le Qatar quitte l’OPEP. Les motifs avancés par ce dernier sont loin d’expliquer cette volte-face. Du coup, beaucoup d’analystes ont fait le lien entre la domination saoudienne au sein du cartel et la décision qatarie. Le Qatar aura beau dire que sa décision de quitter l’Organisation des pays exportateurs de pétrole n’est pas politique, elle en a tout l’air. Le 3 décembre dernier, le ministre qatari de l’Energie, Saad Sherida Al-Kaabi, a annoncé lors d’une conférence de presse à Doha, le retrait de son pays de cette organisation à partir de janvier prochain et dont il est membre depuis 1961. Officiellement, cette décision n’a rien à voir avec l’embargo imposé depuis juin 2017 par l’Arabie saoudite, les Emirats Arabes Unis, l’Egypte et le Bahreïn. Selon Saad Al-Kaabi, le Qatar souhaite « concentrer ses efforts » sur le gaz. Premier producteur mondial de gaz naturel liquéfié, le Qatar ambitionne d’augmenter sa production de 40% au cours des prochaines années.

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Note souveraine du Maroc : Standard & Poor’s projette une perspective «négative» pour le royaume

L’agence de notation Standard & Poor’s a révisé à la baisse la note de crédit du Maroc à «A-3» pour sa dette à court terme, tout en maintenant à «BBB-» la dette à long terme avec une perspective négative de la notation souveraine du royaume. Cette projection alarmiste pour l’économie marocaine déclinée par la filiale de McGraw-Hill s’explique par le fait que le gouvernement marocain s’est éloigné de manière significative de son objectif de déficit budgétaire de 3% du PIB en 2018, en raison d’une croissance moins élevée que prévue et de tensions budgétaires plus fortes. En poste depuis seulement 10 semaines, le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Benchaâboun, hérite là d’un lourd passif de son prédécesseur, Mohamed Boussaid, dont la gouvernance, tout au long de son ministère, a été un fiasco sur toute la ligne.

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The Times : «Les jours de MBS au titre d’héritier du trône saoudien sont comptés»

L’éminent écrivain et historien britannique Michael Burleigh s’est fendu, dans The Times, d’un éditorial au vitriol sur la situation politique et institutionnelle en Arabie saoudite. D’emblée et sans ambages, l’auteur décrète que les espoirs que le prince héritier Mohammed Ben Salmane soit un réel réformateur capable de prémunir la région des maux qui la rongent n’ont rien donné. Michael Burleigh croit savoir que le roi Salmane Ben Abdelaziz émet désormais de très forts doutes sur les capacités intrinsèques de son héritier.

Tout d’abord, la fragile décision d’imposer un blocus sur le Qatar imputée par l’auteur à MBS, a échoué faisant voler en éclats tout le Conseil de coopération du Golfe. Sans oublier l’arrestation de centaines de princes et autres hommes d’affaires au Ritz-Carlton qui a fait fuir les capitaux étrangers devenus réticents à investir dans le royaume.

Dans son argumentaire, Michael Burleigh explique que les initiatives politiques et militaires de Mohammed Ben Salmane ont réduit à néant la renommée de l’Arabie saoudite tout en détruisant l’aura médiatique dont se targuait MBS.

D’ailleurs, le roi Salmane a vite fait d’annuler la mise en vente du géant saoudien des hydrocarbures, Aramco, opération considérée pourtant comme la pierre angulaire de la Vision 2030 du jeune prince héritier.

L’enlisement de Ryadh dans la guerre du Yémen qui coûterait quelques 6 milliards de dollars par mois aux saoudiens, l’économie du Qatar qui a absorbé le choc du blocus qui lui a été imposé, et ce grâce à ses relations internationales privilégiée, l’administration américaine qui s’est éloignée de son soutien inconditionnel à MBS, sont les facteurs saillants de l’échec du prince héritier dans sa politique.

La minorité chiite à l’est du royaume étant toujours sujette à la répression, à laquelle les dignitaires religieux sunnites n’ont pas échappé, parmi lesquels l’éminent Cheikh Salman al-Awda, fait dire à Michael Burleigh que le roi est plus réformateur que son fils. L’écrivain britannique prévoit que Salmane Ben Abdelaziz peut changer son prince héritier à n’importe quel moment et lui retirer ses prérogatives, notamment en raison du mécontentement croissant parmi les membres de la famille régnante.

Ni l’autorisation offerte aux femmes d’accéder au permis de conduire, ni les monts et merveilles qu’on a fait miroiter aux saoudiens n’ont permis d’atténuer la fronde au sein de la famille royale et dans la rue qui, à bout de souffle, se retrouve au bord de l’explosion.

Le 29e Sommet arabe dominé par l’Iran

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Le Sommet de la Ligue des Etats arabes, réuni en sa 29e édition, se tient, ce dimanche, dans la ville saoudienne de Dhahran sur fond de tensions régionales, et au lendemain des frappes aériennes de la coalition tripartie occidentale (Etats-Unis, France, Royaume uni) contre la Syrie.

Selon Hossam Zaki, Secrétaire général adjoint de la ligue arabe chargé de l’information, 17 chefs d’Etat ou de gouvernement participeront à cette réunion. Le Qatar, qui est en brouille depuis dix mois avec l’Arabie saoudite, sera représenté par son représentant permanent auprès de la ligue au Caire.

A l’ordre du jour, pas moins de 18 questions seront examinées, allant de la question palestinienne, cette grande oubliée, et la décision du président américain Donald Trump de transférer son ambassade de Tel-Aviv à Al-Qods occupée, la guerre au Yémen, le dossier libyen, le dossier syrien en l’absence de Bashar Assad et dont le pays a été suspendu depuis 2011, et le soutien à la candidature du Maroc pour abriter la Coupe du Monde 2026 de football.

Mais selon les observateurs, ce sommet sous emprise saoudienne, sera surtout dominé par l’Iran et les menaces qu’il fait planer sur la stabilité et la sécurité dans le Golfe à travers l’armement des milices houties et les tirs à répétition de missiles balistiques contre le territoire saoudien. Il sera également question du retour à la souveraineté émiratie des trois îles d’Abou Moussa, Petite et Grande Tomb, envahies et occupées par l’Iran depuis le 30 novembre 1971.


Le différend opposant le Qatar à l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ne sera pas discuté. Il a été évacué sur le Conseil de coopération du Golfe mais sera à coup sûr réglé sur intervention de Donald Trump.

Parmi les chefs d’Etat arrivés samedi soir, figurent le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le président tunisien Béji Caïd Essebssi, le président libanais Michel Aoun accompagné du premier ministre Saad Hariri. Le roi Mohammed VI est représenté par le prince Moulay Rachid.

Et comme les sommets arabes nous ont habitués à des résolutions sans lendemain à l’image du plan arabe de paix adopté à Fès le 9 septembre 1982,  à telle enseigne que par ses « Sommets », le monde arabe est devenu la région la plus montagneuse du globe et à chaque fois pour accoucher d’un chamelon !

En fait, la véritable question est à quoi sert cette Ligue arabe ? Une institution budgétivore qui ne fait pratiquement que ruminer et réactualiser les mêmes communiqués à des variantes près. Rien que son site en dit long !!

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