Mohammed Ben Salmane - Page 10

Urgent : Macron en Arabie Saoudite

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Emmanuel Macron a annoncé qu’il se rendait jeudi soir en Arabie saoudite pour des entretiens avec le prince héritier Mohammed ben Salmane.

Le Président français a fait cette annonce surprise lors d’une conférence de presse à Dubaï, le lendemain de sa participation aux côtés du Roi Mohammed VI à l’inauguration du Louvre Abu Dhabi. Une visite aux Emirats arabes unis qui a duré 24 heures .

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Le Cabinet Royal Saoudien lance un portail de dénonciation de corruption

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Trois jours après le décret Royal installant une commission anticorruption dirigée par le prince héritier et homme fort du royaume, Mohammed ben Salmane, le Cabinet royal saoudien met en ligne un portail de dénonciation de toute “suspicion de corruption ou de négligence émanant de n’importe quelle personne”.

Pour déposer ces plaintes, les citoyens saoudiens doivent s’identifier par leur numéro d’identité nationale, puis remplir un formulaire détaillant la nature et la qualité des personnes incriminées.

Pour rappel 11 princes et 30 ministres ont été arrêtés et leurs avoirs bancaires gelés en attendant l’enquête de la commission anticorruption présidée par MBS.

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La banque centrale d’Arabie Saoudite lève le gel des comptes des entreprises des princes arrêtés

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Le prince héritier Mohammed Ben Salmane a réuni aujourd’hui le Conseil des affaires économiques saoudien, pour statuer sur les mesures opérationnelles concernant les entreprises et organismes touchés par l’opération mains propres de grande envergure qui a secoué le Royaume.

En raison du poids très important des personnalités, arrêtés la nuit du samedi 4 novembre, et du poids de leurs avoirs et leurs entreprises dans l’économie nationale, régionale et internationale, le Conseil des affaires économiques saoudien, présidé par MBS, a décidé de lever le gel des comptes bancaires des entreprises et organisations détenus par les personnalités incriminées.

La Banque Centrale, SAMA, précise dans un communiqué, qu’elle a procédé à l’annulation des pouvoirs et des délégations des personnes poursuivies ainsi que le gel de leurs comptes bancaires (1300 comptes au total), dans le cadre du décret royal qui a institué une commission anticorruption dirigée par le prince héritier, Mohammed ben Salmane, et qu’en contrepartie, elle a informé les banques de procéder à la levée immédiate du gel des comptes sociaux et ce, afin de garantir les droits des clients, fournisseurs, salariés et autres actionnaires.

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Arabie Saoudite : Funérailles sous hautes tensions du prince Mansour Ben Moukrine

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Le décès tragique du prince saoudien Mansour ben Moukrine, fils de l’ancien prince héritier et vice-Premier ministre, Moukrine ben Abdelaziz, a plongé davantage l’Arabie Saoudite dans le doute et la psychose, surtout que ce décès survient le lendemain de l’arrestation de 11 princes et 30 ministres et anciens ministres pour corruption. Les rumeurs les plus folles se sont propagées, dès l’annonce du crash de l’hélicoptère qui transportait le prince et 6 autres hauts responsables de la localité de Assir ainsi que 3 membres de l’équipage, tous morts sur le coup.

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Pour apaiser cette vive tension qui secoue le pays n’ayant pas encore digérer la longue du samedi 4 novembre , le Prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS) s’est empressé de médiatiser à grande échelle sa visite et la présentation de ses condoléances ainsi que celles de son père, le Roi Salmane ben Abdelaziz, au domicile du père du prince décédé.

Il est à rappeler que Moukrine Ben Abdelaziz avait quitté l’Arabie Saoudite, pour s’installer dans un endroit gardé secret, depuis son éviction du poste de Prince héritier le 29 avril 2015. Il n’est retourné au pays que le 1er Octobre 2017. Il fera sa première apparition officielle, quelques jours plus tard, en accueillant le Roi Salmane au pied de l’avion qui le ramenait de sa visite officielle à Moscou.

Dans ce contexte extrêmement fragile et explosif, les funérailles des victimes du crash ont été un moment extrêmement sensible, car c’était l’occasion pour les membres de la famille régnante, non touchés par les accusations de corruption, de se retrouver dans un seul endroit, autour des anciens hommes forts du régime et anciens princes héritiers destitués, Moukrine ben Abdelaziz et Mohammed ben Nayef.

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Pronunciamiento en Arabie Saoudite : arrestation de dizaines de princes et de ministres

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Des dizaines de princes et de ministres saoudiens ont été arrêtés ce soir en Arabie saoudite pour des «affaires de corruption ». Cette opération mani pulite de grande ampleur intervient juste après la décision du Roi Salmane Ben Abdelaziz d’instaurer un Comité de lutte contre la corruption, mis en place samedi soir par décret royal et présidé par le puissant prince héritier Mohammed Ben Salmane.

Le Comité, qui compte notamment dans ses rangs le procureur général saoudien et le chef de la Sécurité de l’Etat, aura toute la latitude pour poursuivre toute personnalité, quel que soit son rang, prince, ministre ou général, formera une Force Task aux côtés du prince héritier en vue d’éradiquer la corruption dans le pays.

Parmi les personnalités de marque arrêtées ce soir, on compte l’ancien directeur de Saudi Airlines, accusé de corruption et de détournement de fonds, le président de la Saudi Telecom Company, accusé de corruption, établissement de contrats sur ses propres entreprises et détournement de fonds, l’ancien chef du protocole royal poursuivi abus de pouvoir, l’ancien ministre des Finances, accusé de corruption, l’ancien gouverneur de l’autorité d’investissement poursuivi pour corruption et faux et usage de faux, l’ancien Emir de Riyad, le ministre de l’Economie et du Plan, l’ancien chef de la Cour royale, sur des accusations de corruption et de corruption passive, le prince Meteb Ben Abdallah Ben Abdelaziz, patron de la Garde nationale, ainsi que plusieurs autres émirs, princes, ministres, généraux et hauts fonctionnaires.

Le magnat et prince milliardaire Al-Walid ben Talal ben Abdelaziz Al Saoud fait également partie des membres de la famille royale saoudienne arrêtés ce soir sur ordre du prince héritier saoudien MBS.

Ce putsch à l’intérieur des arcanes du pouvoir saoudien intervient le jour même de la «démission» du premier ministre libanais Saad Hariri, proche de la famille royale saoudienne et qui réside entre Ryad et Beyrouth.

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MBS au pied du mur…d’Aramco !

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Prévue initialement pour 2018, l’introduction en bourse du géant saoudien Aramco subit les soubresauts de contraintes juridiques internationales particulières et d’une situation géopolitique mondiale qui poussent vers un retard de quelques mois pour l’ouverture du capital de la compagnie pétrolière saoudienne. Cet étalement dans le temps vise également à ne pas provoquer de récession économique vu la lourde charge de l’opération. Valorisée à près de 2000 milliards de dollars, l’opération d’ouverture du capital, qui tient à coeur au prince héritier Mohammed Ben Salmane qui en fait son projet de règne pour financer la “Vision 2030”, risque de ne jamais voir le jour en raison d’une valorisation à la baisse du géant Armaco par certains fonds souverains qui ne sont pas prêts à mettre sur la table plus de 1000 milliards de dollars ( 1 trillion $ ), soit 50% de la valorisation initiale.


L’Arabie saoudite, qui espérait une ouverture en 2018 du capital de Aramco, a dû revoir son échéancier et table désormais sur 2019 ou 2020 sur ce qui allait être l’«entrée en bourse du siècle». Ryad tablait sur le placement de quelque 5% du capital de la compagnie, valorisée à près de 2000 milliards de dollars, ce qui aurait permis à Saudi Aramco de lever jusqu’à 100 milliards de dollars, un record historique.

Mais non seulement l’Arabie saoudite est confrontée aujourd’hui à un ralentissement de son économie sur fond de baisse du prix du pétrole mais aussi, et surtout, elle doit faire face au coût énorme des réformes de son plan géant de transformation de l’économie «Vision 2030» lancé et mené par le prince héritier Mohammed Ben Salmane Ben Abdelaziz en prévision de l’après pétrole.

Initialement, l’entrée en bourse d’Aramco ambitionnait une ouverture du capital dans les places financières de New York et de Londres mais la transparence de l’opération selon les lois et normes en vigueur aux Etats-Unis et au Royaume-Uni allait imposer au géant saoudien de divulguer et de rendre publique une quantité considérable d’informations, parmi lesquelles les niveaux de réserve, que les investisseurs ont hâte de connaître. Ryad n’étant pas prête à un tel niveau de transparence dans une cotation boursière internationale a préféré retarder l’opération et tenter une ouverture domestique sur Saudi Tadawul, la principale place saoudienne de Ryad, à titre transitoire ce qui permettra aux pouvoirs publics saoudiens de contrôler l’information et de procéder à une ouverture internationale crescendo pour éviter toute secousse ou turbulences.

Surtout qu’à New York, Aramco pourrait tomber sous le coup de la loi Jasta votée sous Obama et qui autorise les familles des victimes du 11-Septembre à poursuivre l’Arabie saoudite. Et toute ouverture du capital du géant saoudien pourrait être bloquée par n’importe quel juge américain qui, usant de ce pouvoir discrétionnaire, pourrait carrément causer la faillite du fleuron de l’Économie saoudienne. Ryad est en négociations avancées avec Washington sur ce dossier traité par MBS en personne avec les hauts responsables de la Maison Blanche et du Congrès américain.

Car il faut savoir que l’ouverture du capital de Aramco est la pierre angulaire de la «Vision 2030» en vue de remodeler l’économie saoudienne et réduire sa dépendance au pétrole.

Et même appréhension à Londres. Les saoudiens craignent qu’une cotation à la City ne débouche sur des procès en cascade de la part de la société civile britannique qui pourrait, éventuellement, traîner Aramco en Justice car appartenant à un gouvernement qui «viole les droits de l’Homme» et «ne respecte pas les droits des femmes».

Conseillée par un conglomérat de prestigieux cabinets comme JPMorgan Chase & Co., Morgan Stanley, HSBC Banque Plc, Moelis & Co. et Evercore Partners Inc., Ryad, par Saudi Aramco interposée, mène des négociations de haut niveau avec Londres et Washington pour lever tout équivoque sur la plus importante capitalisation de l’histoire et la mener en douce, sans soubresauts.

L’année 2018 est donc décisive. L’Arabie saoudite pourrait ainsi proposer des montages avec des Fonds souverains pour garder une certaine confidentialité de l’opération et éviter tout étalage au grand jour. Sauf que ces offres, auxquelles pourraient s’adjoindre les chinois et les russes, ne dépassent pas les 1000 milliards de dollars soit 50% de moins que le montant sur lequel tablait MBS, un coup dur pour le jeune prince saoudien. La Chine se dit prête à jouer un rôle clé dans cette opération étant donné son statut de gros investisseur mondial en hydrocarbures, mais toute offre en-deçà de 2000 milliards de dollars ruinerait les espoirs de MBS de voir se concrétiser «sa» «Vision 2030».

Le prince Mohammed Ben Salmane en a fait une affaire personnelle. Il tient fort à ce projet car il s’agit de l’élément fondamental de la «Vision 2030» qui lui tient à cœur : c’est le projet de son futur règne. Tout échec lui retournerait à la face tel un effet boomerang et signerait la fin précoce d’un prince ambitieux, surtout que toute la famille royale saoudienne n’est pas de son côté et ne le soutient pas nécessairement. D’ailleurs, le retour aux devants de la scène de l’ancien héritier au Trône, le prince Moqren Ben Abdelaziz, est un signal fort de l’aile dure de la famille régnante : tout faux mouvement du jeune MBS impliquerait systématiquement échec et mat pour ce dernier.

Abdellah El Hattach

L’Arabie saoudite féminise ses représentations diplomatiques

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En droite ligne avec la Vision 2030 initiée par le prince héritier et ministre de la Défense de l’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salmane Ben Abdelaziz, visant à procéder à une véritable révolution culturelle dans la société saoudienne, les pouvoirs publics saoudiens ont engagé un processus de féminisation de la diplomatie saoudienne. Le dernier en date est le choix de la jeune diplomate Manal Radwan pour présider la délégation saoudienne aux travaux du Conseil de sécurité de l’ONU consacrés mercredi 18 octobre à l’Iran.

Il ne s’agit pas d’un précédent, car Manal Radwan est déjà intervenue en plénière en 2015 pour le compte de son pays, mais c’est un gage politique majeur de Ryadh, et un signal fort à l’opinion publique internationale, que l’Arabie saoudite a réellement fait le choix de l’ouverture et de la modernité. Surtout que les sorties de Manal Radwan se font de plus en plus fréquentes jusqu’à faire qu’elle pourrait, à terme, succéder à l’ambassadeur Abdallah Al-Mouallimi, actuel représentant permanent de l’Arabie saoudite aux Nations unies.

Il y a quelques semaines, le Roi Salmane Ben Abdelaziz avait décrété l’autorisation des femmes saoudiennes à conduire alors que c’était formellement interdit pour ne pas dire péché pour certains prédicateurs ultra-conservateurs. L’annonce du souverain saoudien a eu l’effet d’un électrochoc car sa décision est en passe de bouleverser les mœurs des saoudiens et de leurs us et coutumes hérités d’une autre ère.

Lors de la réunion ce mercredi du Conseil de sécurité de l’ONU, la délégation américaine était présidée par Nikki Haley, ambassadeur-représentante permanente des Etats-Unis aux Nations unies.

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