Mohammed Ben Salmane - Page 9

Le prince Al-Walid fête son retour auprès de son oncle le roi

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Le prince saoudien et milliardaire Al-Walid Ben Talal a fait aujourd’hui sa première apparition officielle aux côtés du roi Salmane Ben Abdelaziz et la deuxième depuis sa libération le 27 janvier.

«Arrêté» durant trois mois à l’hôtel Ritz-Carlton de Ryadh, dans le cadre d’une campagne d’«assainissement» initiée par l’homme fort du pays, le prince héritier Mohammed ben Salmane, le prince Al-Walid est apparu aux côtés du roi Salmane lors des cérémonies du 32ème Festival de Janadriyah.

Libéré de sa prison de luxe suite à un arrangement financier avec le prince héritier Mohammed Ben Salmane, le prince Al-Walid Ben Talal est apparu amaigri mais en forme et souriant. Il s’est même prêté à quelques pas dansants avec son oncle le roi.

Le Festival de Janadriyah, qui dure deux semaines, est le plus célèbre événement culturel d’Arabie Saoudite. Présidé historiquement par le roi en personne, le Festival présente l’ensemble des aspects de la culture saoudienne : le talent des artisans et leurs produits, course de chameaux, troupes et danseurs folkloriques, en plus d’un parcours d’aventure sous forme de village historique. Et une apparition aux côtés du souverain saoudien lors de cet événement phare du pays signifie la fin de la disgrâce.

D’ailleurs, dans cette ambiance festive et de détente, leurs altesses Moulay Abdallah, Lalla Aicha et Lalla Hala, enfants du prince Moulay Ismaïl, cousin du roi Mohammed VI et cousin germain d’Al-Walid, ont pris des photos de famille avec le frère de ce dernier, le prince Khalid Ben Talal Al-Saud.

ARAMCO, une société par actions

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Depuis le 1er janvier, l’Arabie saoudite a procédé à la modification des statuts de la compagnie pétrolière nationale Aramco. Le géant mondial des hydrocarbures est désormais une société par actions selon le bulletin officiel du royaume, certainement en prévision d’une prochaine introduction en bourse du mastodonte saoudien.

Ce changement de statut annonce que le processus de cotation en Bourse, malgré les spéculations de marché selon lesquelles il pourrait être reporté, voire abandonné, est bel et bien en marche et pourrait voir le jour au courant de cette année, et rapporter quelques 100 milliards de dollars au royaume, la plus grosse IPO de l’histoire.

L‘Etat restera bien sûr le premier actionnaire et conservera le pouvoir en dernier ressort de décider des niveaux et de la capacité de production de pétrole du groupe.

Ce projet d‘IPO, qui est au coeur du programme “Vision 2030” visant à diversifier l’économie saoudienne afin de réduire sa dépendance au pétrole, pourrait porter sur 5% du capital d’Aramco.

Aramco dispose désormais d’un capital social entièrement libéré de 13,3 milliards d’euros, et le bulletin officiel saoudien précise que son introduction en bourse sera conforme à la réglementation du marché international.

D’ailleurs, les investisseurs s’interrogent toujours si Aramco pouvait être réellement évaluée à 2000 milliards de dollars, chiffre annoncé par le prince héritier MBS, qui cherche à réunir des fonds suffisants pour financer des investissements nécessaires à même de permettre à  l’Arabie saoudite de s’affranchir d’une dépendance totale du pétrole.

La mort de Ali Abdallah Saleh fragilise l’axe MBS/MBZ

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Moins de quarante-huit heures après l’annonce de son ralliement à l’Arabie saoudite et la rupture avec les rebelles houthis, l’ex-président yéménite a été tué ce lundi dans une attaque de son convoi blindé qui le transportait à la ville de Ma’rib. En tendant la main à Ryad, Ali Abdallah Saleh a payé cash ce que ses opposants et alliés de la veille appellent une «félonie».

Depuis samedi, jour où l’ex-président yéménite a proposé à la Coalition arabe, qu’il combattait depuis plus de deux ans aux côtés des houthis, de «tourner la page», l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis sont euphoriques, jubilant pour cette «grande prise». Pour Riyad et Abu Dhabi, le ralliement de Ali Abdallah Saleh signifiait un coup dur pour les rebelles houthis et leur supposé allié iranien.

Les saoudiens et émiratis avaient ouvert ces derniers mois plusieurs canaux de discussion avec le président déchu notamment à travers son propre fils, Ahmed Ali Abdallah Saleh. Ce dernier, ambassadeur du Yémen aux Emirats arabes unis de 2013 à 2015, avait été limogé par Abdrabbo Mansour Hadi, homme des saoudiens et nouveau président de la République du Yémen.

Ambitieux, Ahmed Ali Abdallah Saleh, 43 ans, qui réside toujours à Abu Dhabi, comptait sur le ralliement de son père à la Coalition arabe pour retrouver la tête de la Garde républicaine yéménite qu’il dirigeait d’une main de fer avant le déclenchement de la Guerre civile dans son pays.

Avec la mort de Ali Abdallah Salah, c’est toute la chaîne de commandement de la faction des Salah, emmenée par le Congrès général du peuple, qui est aujourd’hui réduite à néant. Car tout reposait sur le défunt président de 75 ans.

Mais qui avait intérêt à voir le président déchu éliminé de la scène d’une manière aussi violente ? Il y a tout d’abord les houthis qu’il a trahis quarante-huit heures auparavant. Il y a aussi ses propres combattants dont une large frange ne veut pas s’allier à l’Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis. Mais il y a également une partie du pouvoir saoudien qui ne désirait nullement voir ressusciter les démons d’un Ali Abdallah Saleh qui n’en savait que trop sur les Al-Saoud. Le crime profite donc à plusieurs acteurs mais il est certain qu’il mènera la région vers l’inconnu.

L’axe composé des hommes forts d’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis, Mohammed Ben Salmane Ben Abdelaziz et Mohammed Ben Zayd Al-Nahyane, qui cherche à gagner la guerre au Yémen par le K.O. se trouve aujourd’hui dans une impasse : 1) Les Nations unies et plusieurs puissances mondiales les incitent à trouver une issue au drame humanitaire qui se déroule au Yémen au vu et au su de la Communauté internationale ; 2) Ils viennent de perdre en Ali Abdallah Saleh l’acteur central qui allait renforcer considérablement le front de la Coalition arabe ; 3) A la veille du sommet du CCG prévu au Koweït, et que Riyad et Abu Dhabi considéraient comme une formalité avec l’éventualité de le boycotter à cause de la présence confirmée du Qatar, MBZ et MBS sont tenus aujourd’hui de revoir leurs cartes au risque de voir Doha, appuyée par l’Iran, reprendre de l’influence dans le dossier yéménite.

La tentative des houthis de frapper Abu Dhabi par un missile balistique Cruise, après celle, le mois dernier, d’atteindre Riyad, qui avait réellement secoué les capitales arabes et les chancelleries occidentales qui y sont représentées, vient profondément reconsidérer l’équilibre militaire et géopolitique et le jeu des alliances de toute la région. Il y va certainement aussi de l’avenir même de la Coalition arabe dont la mission et les objectifs sont voués à être repensés de fond en comble.

Le Roi Mohammed VI attendu ce dimanche au Qatar

Dans un contexte politique et diplomatique sous haute tension, le Roi Mohammed VI entame dimanche une visite officielle au Qatar à l’invitation du Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani.

Banni et placé sous blocus par les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, le Qatar reprend du poil de la bête sur le plan diplomatique depuis que Riyad s’est embourbée dans sa “campagne Anti-corruption” menée par l’homme fort du pays, le prince héritier MBS; opération considérée par plusieurs parties comme étant une véritable “purge” dans les rangs des opposants au jeune ministre de la Défense saoudienne, au sein même de la famille royale n’épargnant ni prince, ni ministre, ni haut dignitaire, civil ou militaire.

Et c’est dans cette ambiance que le Roi du Maroc est attendu à Doha. Et il n’est pas écarté que le souverain joue un rôle d’intermédiation entre le Qatar et les EAU sachant qu’à la veille de son déplacement officiel chez les Al-Thani, Mohammed VI a eu deux entretiens avec Mohammed Ben Zayed Al-Nahyane. Un en tête-à-tête et l’autre dans le cadre d’une réunion élargie à laquelle ont assisté les Conseillers du souverain, Fouad Ali El Himma, Yasser Znagui et Abdellatif Menouni, et le MAECI, Nasser Bourita. Il est fort probable, qu’en plus du dossier libanais et yéménite, les deux parties ont discuté du cas du Qatar, surtout que le Maroc continue à maintenir avec ce dernier d’excellentes et solides relations.

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#FactCheck : Al-Walid ben Talal a-t-il bien pris un selfie au Ritz ?

Une photo montrant les princes saoudiens déchus dans leur geôle dorée du Ritz-Carlton induit en erreur plusieurs sites d’information

Une scène montrant les princes saoudiens déchus dans leur geôle dorée du Ritz-Carlton induit en erreur plusieurs sites d’information.

Plusieurs photos circulent depuis ce soir sur le net montrant le prince Al-Walid Ben Talal et un certain nombre d’autres princes saoudiens -déchus par MBS- allongés sur des matelas de fortune dans leur lieu de détention à Riyadh.
Mais un simple coup d’œil initié peut en déduire qu’il est question d’un fake. Il s’agit plutôt d’une émission satirique programmée sur la chaîne libanaise, Al Jadeed mettant en scène les princes saoudiens déchus par leur cousin héritier du trône.

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Hassan Nasrallah : «L’Arabie saoudite a demandé à Israël de frapper le Liban»

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Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a révélé que l’Arabie saoudite aurait incité Israël à frapper le Liban et a précisé qu’il détenait des informations précises à ce sujet. D’autre part, le patron du Hezbollah est convaincu que Saad Hariri est assigné à résidence en Arabie Saoudite.

Hassan Nasrallah, qui s’exprimait en direct vendredi après-midi à l’occasion du quarantième jour de la «Journée du Martyr» et dont l’allocution a été retransmise par la chaîne du Hezbollah Al-Manar, a précisé que ces accusations n’étaient en rien des «analyses» mais qu’il s’agissait d’«informations» précises que son mouvement détenait. Le secrétaire général du Hezbollah a même accusé l’Arabie saoudite d’avoir proposé des «dizaines de milliards de dollars» à Israël pour mener cette guerre contre le Liban.

Hassan Nasrallah a aussi révélé que l’Arabie saoudite était derrière la guerre contre le Liban en juillet 2006 et que la force de frappe israélienne à l’époque ne faisait que répondre à une demande saoudienne expresse, ajoutant que Riyadh faisait pression sur Israël pour ne pas arrêter les attaques.

En s’adressant aux dirigeants saoudiens, Hassan Nasrallah s’est interrogé : «Est-ce que vous cherchez le ‘bien’ des libanais comme celui que vous avez voulu pour les yéménites» en référence aux drames que vivent les populations du Yémen. Hassan Nasrallah a mis en garde contre toute «folie» israélo-saoudienne dans ce sens, menaçant l’Etat hébreux de «représailles dépassant toute imagination».

S’agissant de la «démission» (forcée selon Nasrallah) du Premier ministre libanais, le patron du Hezbollah a assuré que Saad Hariri était assigné à résidence en Arabie saoudite. Hassan Nasrallah a appelé à cet égard les Libanais «à l’unité face au complot saoudien contre le Liban», tout en saluant la gestion sage du chef de l’Etat, le général Michel Aoun. Et d’ajouter : «l’humiliation du Premier ministre libanais est une humiliation pour tous les Libanais» appelant à «agir pour sa libération.»

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Macron à MBS : Considérez-moi comme votre frère

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Dans une vidéo postée sur le compte twitter d’Emmanuel Macron, on voit le Président français, à l’aéroport de Riyad, serrant de ses deux mains celles du Prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane, et on l’entend répéter à l’homme fort du Royaume: “Considérez-moi comme un de vos  amis, votre frère. Je suis heureux que vous ayez accepter de me consacrer un peu de votre temps”.

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