Mohammed Ben Salmane - Page 11

Le Roi Salmane à Moscou, Erdogan à Téhéran, Samir Geagea à Ryad : un chassé croisé qui en dit long sur la reconfiguration de la région

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L’Histoire est un éternel recommencement. En 1914, suite à l’assassinat en Serbie de l’héritier du trône de l’empire austro-hongrois le prince François-Ferdinand, l’Autriche-Hongrie qui veut utiliser l’attentat pour écraser la Serbie protégée par la Russie, lance un ultimatum à la Serbie qui le rejette. A cette époque, l’Empire austro-hongrois est allié de l’Empire allemand et de l’Italie, alors que la Serbie est alliée à la Russie, elle-même alliée à la France et au Royaume-Uni. Après l’ultimatum, l’Empire austro-hongrois déclare la guerre à la Serbie. A son tour, la Russie déclare la guerre à l’Autriche-Hongrie quelques jours après. Dans la foulée, l’Allemagne déclare la guerre à la Russie et à la France, alliée de cette dernière. Enfin, le Royaume-Uni déclare la guerre à l’Allemagne pour aider ses alliés russes et français. Ce jeu de domino géopolitique va donner lieu à un des plus grands désastres de l’histoire de l’Humanité. Et c’est exactement ce même scénario qui est entrain de se dérouler devant nous au Moyen-Orient.

Le roi Salmane Ben Abdelaziz, souverain d’Arabie saoudite, pays ami et allié des Etats-Unis d’Amérique, est en visite chez l’adversaire russe ex-communiste et principal soutien de l’axe Téhéran-Damas, chez qui aucun roi saoudien ne s’est rendu en 85 ans. La Russie est un allié et ami fidèle du régime syrien de Bachar al-Assad lequel est l’ennemi juré de Ryad et du régime wahhabite. D’ailleurs, un des bras armés de l’Arabie saoudite sur le terrain en Syrie et opposant à Bachar, Tahrir al-Sham, a vu son chef, Mohammad al-Julani, grièvement blessé lors d’un raid millimétré des forces russes sur le quartier général du mouvement, tuant presque 60 de ses hauts dignitaires, le jour même de l’arrivée à Moscou de leur protecteur et financier, le roi Salmane Ben Abdelaziz.

Au même moment, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, ennemi juré de Bachar al-Assad, se trouve à Téhéran, grand allié et protecteur du régime syrien. La Turquie, allié stratégique des Etats-Unis et membre de l’OTAN, et l’Iran, listé pays terroriste par Washington, tentent de parvenir à un accord sur leur refus conjoint de toute fragmentation de l’Irak suite au référendum pour l’indépendance du Kurdistan irakien.

Les relations entre Téhéran et Ankara, apparaissent nettement meilleures qu’elles ne l’étaient il y a quelques mois, et vont vers davantage de pragmatisme. A une époque récente, Erdogan accusait l’Iran de chercher à dominer la région l’appelant à retirer toutes ses forces du Yémen, de la Syrie et de l’Irak. Aujourd’hui, les deux pays, en plus de l’Irak, mettent en place une nouvelle structure de trilatérale afin de créer la stabilité et la sécurité dans la région et contrer les actions sécessionnistes. Sur ce point, les quatre pays sont d’accord avec la Syrie de Bachar.

Ainsi, les trois principaux alliés de Washington dans la région, à savoir l’Irak, l’Arabie saoudite et la Turquie, se retrouvent dans le giron des «ennemis» des Etats-Unis, l’Iran et la Russie, lesquels ont les clés du dossier syrien, notamment à travers le puissant et influent Hezbollah libanais. Le Liban, dont le sunnite et milliardaire Saad al-Hariri représentait le cordon ombilical avec le royaume d’Arabie saoudite, a dépêché cette fois-ci à Ryad, Samir Geagea, président des Forces Libanaises, pour y rencontrer le prince-héritier saoudien et vice-roi, Mohammed Ben Salmane. C’est un signal fort dans la relation des deux pays que le chrétien Samir Geagea, condamné pour crimes, se retrouve en terre saoudienne pour chercher une issue au dossier syrien avec l’ennemi juré de ce dernier.

Avec la Chine et Israël aux aguets, ce schmilblick géopolitique, à l’instar du jeu des coalitions durant la première guerre mondiale, est annonciateur de changements profonds dans les alliances d’hier et précurseur de graves bouleversements non seulement au Moyen-Orient mais aussi dans d’autres régions du monde.

Abdellah El Hattach

Le roi Salmane à Moscou, délègue ses pouvoirs à son fils MBS

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Le roi d’Arabie saoudite, Salmane Ben Abdelaziz, entamera demain une visite historique en Russie à l’invitation du président Vladimir Poutine. C’est sa première visite à Moscou en tant que souverain, sa deuxième après celle de 2006 alors qu’il était prince héritier. Avant de quitter Ryad, le Roi Salmane a délégué tous ses pouvoirs à son fils le prince héritier et ministre de la Défense, Mohammed Ben Salmane.


Trois points fondamentaux seront à l’ordre du jour des rencontres de haut niveau entre les deux délégations : 1. Dossier syrien ; 2. Coopération économique ; 3. Energie.

La présence personnelle du Roi Salmane Ben Abdelaziz chez le principal allié du régime de Bachar al-Assad, lui (Roi Salmane) le fervent opposant à ce dernier et principal soutien de l’opposition syrienne, est un signal majeur de la détente entre Moscou et Ryad, et une confirmation que l’Arabie saoudite a revu profondément ses priorités géopolitiques dans la région. En lâchant l’opposition syrienne et en tombant dans les bras des russes, l’Arabie saoudite donne le cap de sa nouvelle orientation en termes de relations internationales : d’une pierre deux coups, Ryad lâche Washington sur le dossier syrien et ouvre une possibilité de normalisation avec Bachar al-Assad, option encore impensable il y a quelques semaines.

Sur le plan économique, les deux pays envisagent de mettre en place un fonds doté de huit milliards de dollars pour investir dans des projets de dernière génération dans le cadre des efforts déployés par Ryad et Moscou pour accroître leur coopération. La Russie est intéressée par la Vision 2030 voulue et portée par MBS qu’elle encourage en apportant son expertise technique et technologique.

Concernant la coopération énergétique, l’Arabie saoudite et la Russie, qui ont joué un rôle de premier plan dans la conclusion en janvier dernier d’un accord entre pays membres et non membres de l’Opep pour réduire la production afin de relever les cours du pétrole sur le marché mondial, doivent discuter de la prolongation des réductions de production de pétrole pour stimuler le cours du baril. Quelques sept milliards de dollars seront investis en Russie par les saoudiens dans des projets à caractère énergétique.

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URGENT – Le Roi Salmane Ben Abdelaziz autorise les femmes saoudiennes à conduire

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Dans une ordonnance royale signée ce mardi soir, le Roi d’Arabie saoudite, Salmane Ben Abdelaziz, a officiellement autorisé les femmes de son pays à conduire.


En Arabie Saoudite, où la gent féminine doit avoir l’autorisation de son responsable légal masculin (père, frère ou mari) pour exercer nombre de ses activités, n’avait pas, jusqu’à présent, le droit de conduire –seule ou même accompagnée- un véhicule.

L’ordre royal vient mettre fin à cette interdiction. Il entrera en vigueur au mois de juillet 2018.

L’Arabie saoudite, sous l’ère du nouveau prince héritier Mohammed Ben Salmane, est engagée dans une révolution culturelle sous l’auspice de la Vision 2030 qui cherche à sortir le royaume wahhabite de sa rigidité sociale.

La dernière décision d’envergure dans le cadre de cette ouverture est l’autorisation des femmes saoudiennes à accéder aux stades.

Washington salue un pas dans la bonne direction


Première réaction à cette “révolution”, elle parvient de Washington où le Département d’Etat américain a “accueilli favorablement” cette décision, en déclarant qu’il s’agit là, d’ “un pas dans la bonne direction”.

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L’Arabie Saoudite inonde twitter avec des émojis spécialement conçus pour la fête nationale

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Mohamed Ben Salmane a misé gros sur le digital pour marquer les festivités du 87ème anniversaire de la fondation du Royaume saoudien, se préparant à accéder au trône dans les prochaines semaines. Un émoji inédit, probablement le premier de son genre, a été conçu spécialement pour l’occasion et validé par Twitter.


Associé à plusieurs hashtags, l’émoji sous forme d’une illustration en noir et blanc des portraits du Roi Salmane Ben Abdelaziz et son fils et prince héritier Mohammed Ben Salmane, a été largement relayé sur les réseaux sociaux par les citoyens saoudiens et boosté par les opérations marketing des plus grandes marques et des opérateurs économiques du Royaume.

Depuis l’avènement du Roi Salmane à la tête du Royaume, l’Arabie Saoudite a axé toute sa stratégie digitale sur Twitter. D’ailleurs le compte twitter du nouveau roi a été mis en ligne le soir même du décès du roi Abdallah avant même son intronisation officielle.

Le mobile au cœur des festivités du 87ème anniversaire de la fête nationale

En plus de twitter, le mobile a été au cœur de la stratégie de communication déployée par MBS. Les Trois opérateurs télécom présents dans le royaume, Mobily, STC, et Zain ont remplacé le nom de leur réseau respectif qui apparaît en haut des smartphone :
STC : Love U KSA

Mobily : KSA 4 EVER

Zain: PROUD TO BE SAUDI


Gratuités, jeux et messages patriotiques

Les Emirats #Forever-Together


Jamais une célébration d’une fête nationale saoudienne n’a eu autant de retentissement aux Émirats arabes unis comme ce fut le cas dans ce 87ème anniversaire.

MBZ a souhaité donner un signal politique et géopolitique fort quant à l’engagement de son pays dans son alliance stratégique avec l’Arabie Saoudite. Le digital et twitter ont été également au cœur de cette stratégie de communication et d’influence. Les Emirats ont déployé tout un dispositif autour du message #Forever_Together : un hashtag twitter, un changement du nom de son réseau mobile…

Le Maroc à la traîne dans la communication digitale

Au niveau de ses institutions le Maroc n’exploite pas suffisamment la puissance du digital pour la promotion de son image. La seule fois où le Maroc a eu recours à l’émoji Twitter était à l’occasion de la COP22 du mois de novembre 2016. Il est vrai que les moyens financiers de l’Arabie Saoudite permettent de peser sur des plateformes comme Facebook, Twitter et Google, -Mohammed Ben Salmane le futur Roi, avait rencontré récemment Marck Zuckerberg (Facebook) Tim Cook et Satya Nadella (Microsoft) et Al-Walid Bin Talal est le 2ème actionnaire de Twitter. Mais le Maroc reste à la traîne et tarde à mettre en place une stratégie numérique nationale l’aidant à mieux vendre et préserver la marque Maroc et les institutions souveraines du Royaume.

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Une révolution : Les saoudiennes accèdent aux stades

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La révolution culturelle et sociale du temple du wahhâbisme est en marche. Le prince héritier saoudien et homme fort du régime, Mohammed Ben Salmane, a donné un signal fort et concret à la communauté internationale, quant à sa détermination à mettre en œuvre sa vision 2030, en autorisant les femmes à accéder, pour la première fois, à l’enceinte du stade “Roi Fahd” pour participer aux festivités haut en couleurs à l’occasion du 87e anniversaire de la fondation du Royaume d’Arabie saoudite.

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En plus de permettre aux femmes d’assister à une opérette au stade de Riyad le samedi soir, un concert musical a été programmé par les équipes de MBS à Jeddah. 11 musiciens arabes y ont participé, en plus des feux d’artifice, des acrobaties aériennes et des spectacles traditionnels de danse folklorique.

Les drapeaux saoudiens et des affiches géantes vertes, portant souvent le visage du roi Salmane et de son fils, le prince héritier Mohammed, ont  Riyad cette semaine. La nuit tombée les gratte-ciel ont tous été habillé d’animations lumineuses vertes.

Des opérateurs Télécom aux magasins de meubles, passant par les fasts-food  ont lancé des campagnes marketing à thème patriotique offrant des réductions durant tous ces jours fériés.

En 4 jours de festivités , 1,5 millions de participants sur 17 villes


L’agence gouvernementale qui organise les festivités du jour national s’attend à ce que quelque 1,5 million de Saoudiens participent à des événements dans 17 villes sur quatre jours.

Parmi les objectifs des réformes de la  Vision 2030 lancée par Mohammed Ben Salmane, c’est la capture d’1/4 des 20 milliards de dollars actuellement dépensés à l’étranger par les Saoudiens, qui sont habitués à voyager à l’étranger pour voir des spectacles et visiter des parcs d’attractions comme les centres touristiques de Dubaï, Sharm El Sheikh en Egypte ou en Turquie.

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Donald Trump «organise» un entretien téléphonique entre l’Emir du Qatar et le prince héritier saoudien #MBS

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Près de cent jours après le déclenchement de la crise du Golfe qui a donné lieu à un blocus économique sur le Qatar par ses pairs saoudiens et émiratis en particulier, un premier canal de discussion a été entrouvert ce soir entre Doha et Ryad à travers un entretien téléphonique entre l’Emir du Qatar, Tamim Ben Hamad Al-Thani, et le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salmane Ben Abdelaziz.

Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salmane Ben Abdelaziz, a eu, ce soir, un entretien téléphonique avec l’Emir du Qatar, Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani. L’échange a porté essentiellement sur la crise que connaît le Conseil de la coopération du Golfe depuis que l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Bahreïn ont décidé d’imposer un blocus économique sur le Qatar.

Depuis plusieurs semaines, l’Emir du Koweït, Cheikh Sabah al-Ahmed al-Jabir al-Sabah, tente des missions de bons offices entre les différentes capitales du Golfe et du monde arabe. De son côté, le Secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, a également mené des contacts de haut niveau avec les différentes parties en conflit.

Armé d’un rapport détaillé sur toute la genèse de la crise, le président américain, Donald Trump, a pesé de tout son poids pour rétablir une certaine sérénité dans une région du monde souffrant déjà de multiples facteurs d’instabilité.

L’Emir du Qatar et le prince héritier saoudien ont convenu, lors de l’entretien téléphonique, «de privilégier le dialogue dans l’intérêt de la pérennité du CCG.»

Les deux parties ont également convenu de la désignation d’«émissaires» pour discuter en profondeur «des points de discorde» tout en respectant la souveraineté des pays composant le CCG.

D’autre part, l’Emir du Qatar, Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, a eu un entretien téléphonique avec le président américain, Donald Trump, dans lequel les deux chefs d’Etat ont discuté de l’initiative de l’Emir du Koweït, Cheikh Sabah al-Ahmed al-Jabir al-Sabah, qui a permis de briser la glace et d’entrevoir cette perspective de dialogue.

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Israël favorable à une intervention de l’Egypte en Syrie pour limiter l’influence de l’Iran

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Terrain militaire et diplomatique privilégié de la Russie, de la Turquie, de l’Iran et de l’Arabie saoudite, la Syrie voit entrer, pour la première fois, l’Egypte en tant qu’acteur actif dans les négociations diplomatiques entre les parties belligérantes dans la guerre qui déchire le pays depuis six ans. Sur instigation américaine et saoudienne et avec l’aval de Moscou, cette intervention du Caire est très bien acceptée voire encouragée par Israël qui ne désire pas que la solution passe uniquement par l’axe Ankara-Téhéran sous égide russe. Partenaire privilégié de Tel-Aviv dans la lutte anti-terroriste, aux côtés de Ryad et de Amman, Le Caire tente de juguler la menace iranienne sur les intérêts israéliens et stopper toute hégémonie future de l’Iran sur la Syrie.

Les négociations entre les milices rebelles et le régime syrien à Ghouta al-Sharqiya et les quartiers nord de la ville de Homs sont du fait des services secrets égyptiens qui ont réussi à obtenir un accord de cessez-le-feu dans cette partie sensible et importante du pays.

Et le Mossad israélien suit de très près et protège ces mouvements égyptiens notamment depuis la rencontre entre Benjamin Netanyahu et le président russe Vladimir Poutine et suite à la rencontre à Washington du patron des services secrets israéliens au Pentagone et au siège de la CIA. Yossi Cohen a tenté de convaincre ses partenaires américains de faciliter l’action égyptienne en Syrie en vue de couper la voie à l’Iran qui règne en maître presqu’absolu dans le pays de Bachar al-Assad.

«Assad fait partie de la solution»

C’est le leitmotiv cher au Rais égyptien, le maréchal Abdelfattah al-Sissi. Pour lui, l’Egypte continue de soutenir «les armées nationales dans la résolution des crises et le maintien de la sécurité dans la région», un appui clair au régime de Bachar al-Assad et de son armée.

Déjà, en octobre 2016, le patron des services secrets égyptiens avait reçu au Caire son homologue syrien, Ali Mamlouk. Et, plus récemment, une délégation d’hommes d’affaires égyptiens se trouvait à Damas pour y rencontrer le ministre syrien des Affaires étrangères. Il s’agit d’un signal diplomatique clair en faveur du pouvoir en place malgré le boycott des pays arabes.

Une réhabilitation de la République arabe unie ?

Il serait peut-être prétentieux de penser à une réhabilitation de la défunte et éphémère République arabe unie qui a réuni entre 1958 et 1961, et en un seul Etat, les régimes socialistes pro-Moscou en Syrie et en Egypte. Mais le rapprochement aujourd’hui entre ces deux pays peut annoncer la réactivation de l’axe Damas-Le Caire tant sur le plan militaire que diplomatique. Sauf veto israélien, le projet est viable techniquement.

Même l’Arabie saoudite ne réclame plus le départ de Bachar al-Assad comme condition sine qua non de la résolution de la crise en Syrie. Depuis le limogeage du puissant prince héritier saoudien Mohammed Ben Nayef et son remplacement par son cousin Mohammed Ben Salmane, la politique de Ryad vis-à-vis du dossier syrien a changé de fond en comble.

Le rapprochement des points de vue entre Ryad et le Caire sur ce dossier-là est intervenu quand l’Egypte s’est alignée sur la position de l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis dans les sanctions contre le Qatar et, aussi, pour réduire l’influence iranienne grandissante en Syrie et celle de la Turquie qui occupe une partie non négligeable du territoire syrien dans le cadre d’une alliance tripartite entre la Turquie, l’Iran et la Russie, dans laquelle l’Arabie saoudite, comme les États-Unis, tentent, difficilement, de se frayer une place. Mais grâce à l’intercession de Tel-Aviv, Ryad et Washington se permettent un léger droit de regard sur le dossier syrien, avec bien sûr l’indulgence de Bachar al-Assad qui réclame, en contrepartie, un rôle fondamental en tant qu’acteur de la solution, ce qu’il a presque obtenu, du moins sur le terrain.

Abdellah El Hattach