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Minurso

Sahara : Horst Köhler n’a pas démissionné pour des raisons de santé

Horst Köhler a pris la décision de quitter ses fonctions d’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU au Sahara au lendemain du vote de la résolution 2468 (2019). Et pour cause, le Maroc a réussi à faire barrage à toute tentative d’intégration du contrôle des droits de l’Homme aussi bien dans les prérogatives de la Minurso que dans les missions de l’Union Africaine. Sachant que la question des droits de l’Homme au Sahara était défendue, entre autres, par l’Allemagne et son ancien président Horst Köhler, cet état de fait a été vécu par ce dernier, comme un échec personnel. De plus, la déconfiture du pouvoir algérien, désormais considéré par la communauté internationale comme partie prenante du dossier, et la grande préoccupation de l’Allemagne quant à la survie de l’Europe sous sa forme actuelle suite aux élections européennes à haut risque de ce dimanche, autant d’éléments qui n’ont fait qu’accélérer le départ de Horst Köhler.

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Le Polisario agonise au-dessus de ses moyens

Le Polisario agonise. Son parrain et son hébergeur, l’Algérie, est trop occupé par la révolution populaire qui menace la pérennité du régime. L’Espagne, son ancien soutien, est plongé dans une crise politique chronique et tétanisé par le risque migratoire africain. Les régions de Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Eddahab n’ont jamais été aussi intégré à l’économie internationale. Les femmes et les hommes sahraouis n’ont jamais été aussi libres de piloter et d’investir leur territoire. La misère de Tindouf, documenté par la dernière enquête de Médi1TV, contraste avec la prospérité des provinces du Sud du Maroc. Et dans un dernier souffle, le mouvement séparatiste s’acharne à vouloir déployer un dispositif de propagande contre le Maroc. Ce qui ne va pas sans nous rappeler la célèbre dernière parole d’Oscar Wilde, qui en prenant connaissance de la note d’honoraires salée de son médecin, s’est exclamé : « Docteur, je meurs au-dessus de mes moyens ! ».

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Nasser Bourita rencontrera Mike Pompeo et John Bolton mercredi à Washington

Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, est attendu mercredi dans la capitale fédérale américaine Washington. Selon notre confrère elaphmorocco qui rapporte l’information en citant des «sources concordantes », le chef de la diplomatie marocaine rencontrera le Secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, ainsi que le Conseiller à la Sécurité nationale, John Bolton.

Le site d’information panarabe, généralement très bien informé, rappelle que la visite de Nasser Bourita à Washington intervient une semaine après celle du ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, durant laquelle le responsable algérien avait rencontré de hauts responsables de l’administration américaine.

À Washington DC, Nasser Bourita s’entretiendra avec les dirigeants américains, notamment, des derniers développements de la question du Sahara à l’aune du calendrier établi par Horst Köhler pour un nouveau round de discussions entre les parties concernées, ainsi que l’avenir de la Minurso à moins de trois mois de la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies.

D’autre part, nous apprenons que Nasser Bourita, qui avait participé lundi à Bruxelles à la réunion ministérielle «Union européenne – Ligue arabe », conduira à Washington la délégation marocaine aux réunions des ministres des Affaires étrangères de la Coalition mondiale contre Daech.

Sahara : Le Quai d’Orsay salue la tenue de la table ronde de Genève sans émettre de position claire sur l’intégrité territoriale du Maroc

Dans un communiqué publié vendredi par le ministère français des Affaires étrangères, Paris a salué la tenue de la table ronde sur le Sahara, réitérant «son plein soutien» aux efforts des Nations unies en vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement agréée au sujet de cette question. Alliée et amie du Maroc, la France, qui est membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, n’a pas exprimé de position claire sur la marocanité du Sahara. Utilisant un vocabulaire diplomatique policé, frôlant parfois la langue de bois, Paris cherche souvent à épargner Alger, évitant d’irriter son ancien département colonial, tout en cédant aux caprices du polisario, à l’image de la ligne éditoriale de médias relevant pourtant du Quai d’Orsay.

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Table ronde de Genève : Briser la glace ne doit pas être une fin en soi

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Lors d’un point de presse tenu jeudi à Genève à l’issue des travaux de la table ronde sur le Sahara, le président de la région Laâyoune-Sakia el-Hamra, Sidi Hamdi Ould Errachid, a expliqué que la population sahraouie est les élus qui la représentent dans les instances locales et régionales sont solidairement impliqués dans la construction et le développement des provinces du sud, et participent activement à l’œuvre d’une société moderne et évoluée, avec des résultats concrets et palpables, sur le terrain, au bénéfice de la population locale, démentant ainsi, jour après jour, les thèses adverses. Si rien n’est plus à prouver sur ce volet, la participation du Maroc aux pourparlers de Genève avait un triple objectif : 1) Confirmer la responsabilité directe de l’Algérie dans ce conflit et l’impliquer dans le processus politique de règlement de la question du Sahara ; 2) Impliquer les élus marocains sahraouis dans la table ronde en leur qualité de véritables représentants des populations locales et casser le mythe du Polisario comme leur représentant légitime ; 3) Soutenir l’application de la résolution onusienne 2440 qui conforte le plan crédible de sortie de crise proposé par le Maroc, le projet d’autonomie.

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Sahara : Trois mois décisifs

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Avec un riche mois d’octobre qui connaîtra une réunion cruciale du Conseil de sécurité, précédée il y a deux jours par le rapport du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et un mois de novembre qui sera rythmé par un important discours royal à l’occasion du 43ème anniversaire de la Marche Verte, tous les yeux seront braqués sur le mois de décembre qui verra la réunion, les 4 et 5 à Genève, d’une table ronde qui permettra une reprise des pourparlers entre parties intéressées et concernées, afin «d’échanger les vues sur les derniers développements et sur le processus politique, mené sous les auspices exclusifs de l’ONU, et d’examiner les aspects régionaux de ce différend». Ces pourparlers proposés par l’ONU sur le Sahara, arriveront-ils à sortir de l’impasse un dossier qui perdure depuis plus de quatre décennies. L’accord du Maroc et du Polisario d’y assister est un signe encourageant, mais que feront l’Algérie et la Mauritanie, en froid avec le Maroc sur ce sujet depuis des années ?

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Sahara : Horst Köhler en visite dans la région

L’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara, Horst Köhler, entamera une visite dans la région avant la fin du mois de juin. Il est annoncé à Rabat, à Laayoune et dans les camps de Tindouf.

Cette nouvelle tournée du responsable onusien intervient moins de deux mois après le vote par le conseil de sécurité de l’ONU de la résolution 2414 qui a prorogé le mandat de la Minurso de six mois et précède de quelques semaines la réunion du sommet de l’Union africaine qui se tiendra à Nouakchott au mois de juillet et qui discutera dans son ordre du jour de l’affaire du Sahara.

Selon plusieurs sources concordantes, le royaume, qui a reçu il y a une dizaine de jours le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, sera représenté à ce sommet par une délégation de très haut niveau. Le roi Mohammed VI pourrait faire le déplacement mais aucune confirmation dans ce sens n’a été fournie par les autorités marocaines.

Le Maroc condamne les actions de provocation du Polisario à Tifariti et réclame une enquête internationale sur la situation à Tindouf

Le Royaume du Maroc « condamne vigoureusement les actions de provocation récentes menées par le Polisario ans la localité de Tifariti, à l’Est du dispositif de défense au Sahara Marocain » et « considère qu’il s’agit là d’une nouvelle violation caractérisée du cessez-le-feu et d’un défi flagrant à l’autorité du Conseil de sécurité de l’ONU », indique samedi soir un communiqué du ministère des Affaires Etrangères et de la coopération internationale.

« Acculés après la dernière résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara marocain, et visiblement embarrassés par la confirmation des liens avec le Groupement terroriste du Hezbollah, l’Algérie et le Polisario ont choisi la fuite en avant et la logique du pourrissement, à travers la multiplication des agitations puériles et irresponsables » dit en préambule le communiqué de la diplomatie marocaine.

C’est dans ce contexte que le Royaume du Maroc condamne vigoureusement les actions de provocation récentes menées par le Polisario dans la localité de Tifariti, à l’Est du dispositif de défense au Sahara.

Le Royaume du Maroc considère qu’il s’agit là d’une nouvelle violation caractérisée du cessez-le-feu et d’un défi flagrant à l’autorité du Conseil de sécurité de l’ONU.

Le Maroc, qui a saisi officiellement, à ce sujet, le Président du Conseil de Sécurité et ses membres, le Secrétaire Général des Nations Unies et la Minurso, leur demande d’assumer leurs responsabilités et de prendre les mesures nécessaires contre ces agissements inacceptables.

« Au moment où le Conseil de Sécurité appelle à la relance du processus politique en vue de parvenir à une solution réaliste, pragmatique et durable au différend régional sur le Sahara marocain, ces actes de provocation des autres parties sapent sérieusement les efforts des Nations Unies » lit-on dans le communiqué.

Le Maroc regrette que cette escalade se déploie avec la bénédiction et la complicité d’un pays voisin, membre de l’UMA, mais dont il viole doublement la charte : «En fermant les frontières et en abritant sur son sol un mouvement armé qui menace l’intégrité territoriale d’un autre membre. Ce pays, au lieu de respecter les valeurs du bon voisinage et les impératifs de stabilité régionale, s’entête à encourager ses mercenaires du Polisario dans leur action déstabilisatrice, en violation de la légalité internationale. »

Loin de s’estomper, la responsabilité de l’Algérie et du Polisario face à la communauté internationale, ne fait que s’aggraver. Le Maroc demande officiellement aux instances onusiennes concernées, de diligenter une enquête internationale pour jeter la lumière sur la situation dans les camps de Tindouf administrés par le Polisario sur le territoire algérien, où nos compatriotes et frères marocains sont séquestrés dans des conditions dégradantes et inhumaines, et où l’aide humanitaire fournie par la communauté internationale est détournée pour être vendue sur les marchés du pays hôte aux fins d’enrichissement personnel de la nomenclature du Polisario.

Le Maroc réitère sa détermination irréfragable à défendre son intégrité territoriale et son unité nationale sur l’ensemble du territoire du Sahara marocain, et demande aux Nations Unies, et plus particulièrement à la Minurso, de remplir son mandat face aux violations répétées du cessez-le-feu, conclut le communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale.

De son côté, le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a mis en garde samedi soir contre toute action « susceptible de modifier le statu quo » eu égard à la question du Sahara.

Dans un communiqué de son porte-parole, Stéphane Dujarric, Antonio Guterres a dit suivre « de près l’évolution de la situation au Sahara » et rappelé que « conformément à la résolution 2414 du Conseil de sécurité adoptée le 27 avril 2018, et afin de maintenir un environnement propice à la reprise du dialogue sous les auspices de son Envoyé personnel, Horst Köhler, le Secrétaire général appelle à la plus grande retenue. »

Antonio Guterres a souligné, à cet égard, qu’«aucune action susceptible de modifier le statu quo ne doit être entreprise. »

Sahara : Le Conseil de sécurité tient le bâton par le milieu

Le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé de proroger de six mois, ce vendredi 27 avril, le mandat de la MINURSO jusqu’au 31 octobre 2018 sur la base d’une résolution rédigée par les Etats-Unis. La Résolution 2414 a été votée par 12 voix pour et trois abstentions à savoir la Russie, la Chine et l’Ethiopie. Un mandat de 6 six mois au lieu de 12 est le véritable grand changement qu’apporte le texte, ce qui signifie que l’affaire du Sahara sera étudiée plus d’une fois en cette année 2018.

Par ce vote, le Conseil de sécurité réuni à New York, consacre une fois de plus une place de choix à l’initiative marocaine d’autonomie présentée par le Maroc en 2007, tout en se félicitant « des efforts sérieux et crédibles » déployés par le Royaume pour trouver une issue à un conflit créé de toute pièce autour du Sahara marocain.

La résolution renouvelle l’appel au retrait du Polisario d’El Guerguerat, située dans une zone tampon au sud-ouest près de la frontière mauritanienne, et de s’abstenir de déménager des bureaux à Bir Lahlou, dans le nord-ouest. C’est ce passage, qui n’était pas de l’avis de Moscou, qui a poussé la Russie, suivie par la Chine et l’Ethiopie, à s’abstenir dans l’opération de vote. La Russie n’était pas non plus d’accord pour renouveler le mandat de la Minurso.

Le Conseil de sécurité a insisté sur l’importance de l’engagement renouvelé des parties à aller de l’avant dans le processus politique en préparation à un cinquième round de négociations sans fixer de calendrier, processus qui doit être empreint de réalisme et compromis pour aller de l’avant.

La résolution appelle les parties concernées à œuvrer à la reprise des négociations pour arriver à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable du conflit.

Par la même occasion, la résolution appelle les parties en conflit et les Etats voisins à coopérer davantage aussi bien avec l’ONU qu’entre eux pour arriver à une solution politique, relevant que le renforcement de la coopération entre les Etas membres de du Maghreb arabe contribuerait à la stabilité et à la sécurité, génératrices de croissance, de création d’emplois et de retombées économiques au profit de l’ensemble des peuples du Sahel.

La première réaction à l’adoption de cette résolution est venue de la bouche de l’ambassadeur Omar Hilale, représentant permanent du Maroc à l’ONU, qui a souligné lors d’une conférence de presse que le Conseil de sécurité conforte la position du Maroc et sa fermeté à l’égard des récentes provocations du Maroc du polisario à l’Est du dispositif de sécurité et dans la zone tampon d’El Guergarate.

“Le Conseil de Sécurité, tant dans ses délibérations aujourd’hui, que celles de la semaine dernière, ainsi que dans les dispositions de sa résolution, a opposé un rejet catégorique aux tentatives des séparatistes du polisario de changer les réalités sur le terrain, ce que le Conseil considère comme une violation du cessez-le-feu, et une menace sérieuse au processus politique que l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général, M. Horst Köhler, s’active à relancer”, a relevé Omar Hilale.

Il a également souligné que “les injonctions du Conseil de sécurité aux séparatistes du polisario constituent un démenti cinglant à leurs élucubrations et propagandes au sujet d’un prétendu contrôle à l’Est du dispositif de sécurité, ou d’une entité chimérique qui n’existe que dans leurs esprits et dans celui de leur géniteur algérien”.

Le premier pays à réagir à cette résolution est la France, principal soutien du Maroc au Conseil de sécurité. Ainsi, l’ambassadeur de France à l’ONU, François Delattre, a affirmé que le renouvellement pour six mois seulement du mandat de la Minurso “doit rester une exception”.

Pour le diplomate français, le maintien d’un cadre annuel “garantit en effet la stabilité des opérations de maintien de la paix”. François Delattre a, en outre, soutenu que le texte voté ce vendredi détermine un horizon qui “doit permettre collectivement de prévenir tout risque d’escalade, de soutenir le travail irremplaçable de la MINURSO et d’encourager une dynamique constructive sur le processus politique”.