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Covid mutant détecté aussi en Italie

L’Italie a détecté dimanche un premier cas de contamination par une nouvelle souche du coronavirus, soupçonnée d’être plus contagieuse et identifiée d’abord au Royaume-Uni, décidant de suspendre les vols en provenance de ce pays.

Avec AFP

Le ministère de la Santé italien a précisé, dans un communiqué diffusé dans la soirée du dimanche, qu’un patient contaminé par la nouvelle souche du coronavirus a été identifié en Italie auprès de l’hôpital militaire Celio de Rome.

Cet hôpital a mis en évidence «le génome du virus SARS-CoV-2 provenant d’un sujet qui a été testé positif à la variante (du virus du Covid-19, ndlr) rencontrée ces dernières semaines en Grande-Bretagne», indique le communiqué.

Le patient était rentré depuis peu de Grande-Bretagne par avion et lui et ses proches sont en isolement, selon la même source.

Plus tôt dans la journée l’Italie avait annoncé la suspension des vols en provenance du Royaume-Uni.

«J’ai signé une nouvelle ordonnance qui bloque les vols au départ de la Grande-Bretagne et interdit l’entrée en Italie aux personnes y ayant séjourné au cours des 14 derniers jours», a déclaré dans l’après-midi dans un communiqué le ministre de la Santé Roberto Speranza.

Variante en cours d’investigation

Baptisée «VUI 202012/01», pour «Variant Under Investigation», variante en cours d’investigation, la nouvelle souche comprend plusieurs mutations et entraînerait selon les premières évaluations une contagiosité jusqu’à 70% plus accrue du nouveau coronavirus.

Plus tôt ce dimanche, l’agence européenne de contrôle des maladies (ECDC), qui inclut une trentaine de pays dont les membres de l’UE et le Royaume-Uni, n’avait «pas exclu» que cette dernière circule en dehors du territoire britannique. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait de son côté appelé ses membres en Europe à «renforcer leurs contrôles» du fait de la nouvelle variante du coronavirus circulant au Royaume-Uni, a indiqué dimanche sa branche européenne à l’AFP.

Coronavirus: L’Italie va instaurer un couvre-feu mais pas de confinement

L’Italie va devoir durcir ses restrictions de déplacement pour freiner la propagation du nouveau coronavirus, sans aller toutefois jusqu’à un nouveau confinement national de la population, a annoncé lundi Giuseppe Conte.

Reuters

S’exprimant devant la Chambre des députés, le président du Conseil a déclaré que l’évolution de l’épidémie était «très préoccupante» et que les services de réanimation de 15 des 20 régions du pays seraient débordés d’ici un mois sans nouvelles mesures.

Il a annoncé que l’Italie allait être divisée en trois zones en fonction de leur situation sanitaire.

Les entrées et sorties des régions les plus touchées vont être limitées aux motifs professionnels, universitaires, sanitaires ou de première nécessité.

Au plan national, un couvre-feu nocturne va être imposé – quelques régions l’appliquent déjà – et le gouvernement pourra décider la fermeture des centres commerciaux le week-end.

Résurgence du virus en Europe: l’exception italienne

L’Italie, durement frappée par la première vague du coronavirus, fait aujourd’hui figure d’exception en Europe avec un nombre limité de nouveaux cas, un résultat obtenu au prix de strictes mesures anti-Covid saluées vendredi par l’OMS.

Alors que la France a par exemple enregistré jeudi un nombre record de 16.096 nouveaux cas de Covid-19 en 24 heures, le nombre de contagions quotidiennes en Italie, qui réalise plus de 120.000 tests par jour (contre 180.000 en France), reste depuis des semaines sous la barre des 2.000.

Comment expliquer cette spécificité italienne? Dans un entretien avec l’AFP, le professeur Massimo Andreoni, infectiologue de renom à l’hôpital romain de Tor Vergata, met en avant “plusieurs raisons”.

«L’épidémie a frappé plus tôt l’Italie, qui a été très sensibilisée à ce problème et a mis en place immédiatement un plan de confinement très sévère. L’Italie a été le premier pays européen à mettre en œuvre une fermeture totale qui a duré plusieurs semaines (…) et nous en bénéficions encore», souligne-t-il, tout en mettant en avant «la réouverture très progressive et très lente du pays, qui n’est même pas encore finie!».

«Les stades sont encore fermés, les discothèques ont été de nouveau fermées, les écoles ne sont pas encore toutes ouvertes…» énumère-t-il, alors que la rentrée scolaire a débuté le 14 septembre.

«En outre, les Italiens respectent assez bien les règles. Quand je vois les images d’autres villes européennes, je vois beaucoup plus de gens sans masques qu’en Italie. Ici, les mesures de précaution sont plutôt bien respectées», se félicite-t-il.

Un avis partagé par Benny Boas, un touriste new-yorkais de 28 ans en bermuda et T-shirt croisé à la fontaine de Trévi: «Ici les gens portent le masque, la police y veille, et c’est important”. “Je me sens très en sécurité ici en Italie (…) En Suède nous n’avons pas ces règles sur le port du masque», renchérit Louise Tietjens, une trentenaire aux grands yeux bleus en vacances à Rome avec son copain.

Bons élèves

Un exemple parmi d’autres de la mobilisation de l’Italie, pourtant souvent raillée pour son organisation chaotique et la pesanteur de sa bureaucratie: l’aéroport de Rome-Fiumicino (Italie) est devenu le premier au monde à recevoir la note maximale de cinq étoiles, décernée par l’organisme de notation Skytrax, pour sa gestion sanitaire du Covid-19.

La plateforme romaine a notamment été plébiscitée pour les contrôles de température, le port obligatoire du masque, la mise à disposition de gel hydroalcoolique, la distanciation physique et le contrôle du nombre de visiteurs dans les magasins.

«Je crois que les italiens essayent de suivre les règles le mieux possible», confirme Giacomo Rech, propriétaire de Green Tea, un restaurant de cuisine chinoise à deux pas du Panthéon en plein centre de Rome.

«On contrôle la température de tous les clients à leur arrivée, qui doivent se désinfecter les mains et remplir un formulaire avec leurs nom et coordonnées pour être contactés en cas de besoin. Les menus plastifiés sont désinfectés entre chaque client, les tables sont éloignées les unes des autres…» explique-t-il à l’AFP.

Malgré ce tableau rassurant, le Pr Andreoni se veut «prudent»: «dans deux ou quatre semaines, quand toutes les écoles auront rouvert (…) nous devrons voir quel en sera l’impact et si l’Italie réussira à maintenir ces niveaux bas (de contagion) ou si elle rejoindra les niveaux de la France et de l’Espagne».

«Pour savoir si nous avons été vraiment de bons élèves, il faudra attendre encore un mois», conclut-il.

Toujours est-il que cette politique jusqu’ici couronnée de succès a valu vendredi à l’Italie un coup de chapeau de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) : «Le gouvernement et la société, à tous les niveaux, ont réagi avec force et inversé la tendance avec une série de mesures fondées sur la science», a salué l’OMS dans un post sur Twitter, aussitôt retweeté par le Premier ministre Giuseppe Conte.

L’Italie envisagerait d’exclure Huawei de la 5G

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L’Italie étudie la possibilité d’exclure le groupe de télécommunications chinois Huawei des appels d’offres sur la construction de son réseau de téléphonie mobile de cinquième génération (5G), rapporte mercredi le quotidien La Repubblica, sans citer de sources. 

Huawei est au coeur d’un différend de longue date avec Washington qui tente de convaincre ses alliés d’exclure le géant chinois de la 5G en arguant du fait que ses infrastructures pourraient faciliter les activités d’espionnage chinoises. Le groupe rejette les accusations portées à son encontre. 

Aucune réaction n’a pu être obtenue dans l’immédiat auprès du gouvernement italien. Une source politique a déclaré que le sujet faisait l’objet de discussions. 

Selon La Repubblica, le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio s’est entretenu la semaine dernière à Rome avec l’ambassadeur des Etats-Unis au sujet de Huawei. 

«Le gouvernement italien prépare un changement de cap comme bon nombre de ses partenaires européens», écrit le quotidien, ajoutant que le ministre de l’Economie, Roberto Gualtieri, et le ministre de la Défense, Lorenzo Guerini, ont évoqué le sujet de manière informelle. 

D’après la source politique, Lorenzo Guerini est le plus favorable à la position américaine. 

Les membres du Mouvement 5 étoiles (M5S), composante de la coalition au pouvoir dirigée par le président du Conseil Giuseppe Conte, qui défendaient initialement Huawei, sont en train de revoir leur position, ajoute La Repubblica. 

Reuters

L’Italie veut que le «D-Day» du tourisme le 15 juin partout an Europe

L’Italie pousse à une reprise coordonnée des déplacements en Europe le 15 juin, qui pourrait devenir le «D-Day» du tourisme, a indiqué lundi soir son ministre des Affaires étrangères Luigi Di Maio.

«Nous travaillons afin de pouvoir repartir tous ensemble le 15 juin en Europe. Pour le tourisme, le 15 juin est un peu le D-Day européen», a souligné lundi soir le ministre dans une émission de la télévision Rai 1.

«L’Allemagne aspire à rouvrir le 15 juin (…) nous y travaillons avec l’Autriche et d’autres pays», a ajouté Luigi Di Maio.

Ses déclarations vont dans le sens d’un appel franco-allemand pour une réouverture le plus vite possible des frontières, lancé mardi par le président de l’Assemblée nationale française et son homologue allemand.

A ce jour, une réouverture des frontières est programmée à l’intérieur de l’Europe à partir de la mi-juin, mais jusqu’ici les annonces se font dans le désordre entre pays européens en dépit des appels de la Commission européenne à davantage de concertation.

Sur le front italien, Luigi Di Maio espère relancer l’arrivée des étrangers en donnant «des indications homogènes aux touristes» dans toutes les régions. Sinon «le touriste ne sait pas comment se déplacer d’une région à l’autre», a-t-il noté. «Nous devons sauver ce que nous pouvons sauver de l’été pour aider nos entrepreneurs», a-t-il souligné.

En théorie, les déplacements entre régions en Italie seront libres à partir du 3 juin. Mais une décision finale est attendue en fin de semaine, car le gouvernement reste préoccupé par la situation en Lombardie et au Piémont, dans le nord du pays, deux régions qui totalisaient lundi les deux tiers des nouveaux cas de contagion.

Lundi soir le nombre de nouveaux cas de contagion progressait toutefois seulement de 0,1% au niveau national, avec 300 nouveaux cas. Depuis le début de l’épidémie 32.877 personnes ayant contracté le coronavirus sont décédées (92 lundi), dont environ la moitié en Lombardie. Actuellement 55.300 personnes sont encore déclarées positives au virus en Italie.

AFP

Vidéo – L’Italie fête la Libération en chantant Bella Ciao aux fenêtres

Enfermés chez eux depuis un mois et demi, les Italiens se sont mis à la fenêtre samedi à l’occasion de la Fête de la Libération pour entonner leur hymne mais aussi la chanson des Partisans, «Bella Ciao».

Les avions de chasse ont lâché les couleurs tricolores au-dessus d’une Rome ensoleillée, aux rues vides pour cause de confinement en ces temps de pandémie de coronavirus.

Mais quelques minutes plutôt, des milliers d’habitants avaient entonné le Bella Ciao à l’occasion de cette fête qui marque la libération de Milan, Turin et Gênes en 1945, et la défaite des nazis dans la péninsule.

Le choix de cette chanson, très marquée à gauche, a suscité les grincements de dents d’Italiens qui ne s’y reconnaissent pas.

«Je respecte ceux qui ont donné dans le passé la vie pour la liberté de notre pays, mais je considère prioritaire en ce moment, plutôt que de chanter Bella Ciao, d’aider avec de l’argent les citoyens qui sont dans le besoin», a écrit sur Twitter Matteo Salvini, chef de la Ligue (extrême droite), le premier parti du pays. «Ce matin, un prêtre m’a dit qu’on l’empêchait de célébrer” la messe en public, “tandis que d’autres peuvent faire la fête», a-t-il poursuivi.

Le maire de Milan, Giuseppe Sala, élu de gauche dans une région acquise à la Ligue de Matteo Salvini, avait lui invité un ami, le musicien Saturnino, pour jouer «Bella Ciao» sur le balcon de l’hôtel de ville, devant de rares passants.

Le président de la République Sergio Mattarella a lui déposé une gerbe sur la tombe du soldat inconnu où il s’est rendu masque sur le visage, une cérémonie tenue en tout petit comité. Même son escorte est restée éloignée du tombeau.

Allié de l’Allemagne hitlérienne, le dictateur fasciste Benito Mussolini avait été renversé en juillet 1943, puis arrêté, avant d’être libéré par un commando allemand pour instituer à Salo (nord) un régime fantoche soutenu par les troupes nazies qui avaient alors renforcé leur présence dans la péninsule où les partisans étaient de plus en plus actifs au fil des mois.

Terrorisme et migration : Réunion à Lyon du G6 européen avec la participation du Maroc

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Rejoints par le procureur général des États-Unis, Jeff Sessions, qui a évité in extremis le limogeage à cause de sa supposée implication dans l’hypothétique immixtion russe dans les élections américaines, les ministres de l’Intérieur britannique, allemand, italien, espagnol, polonais et marocain, ainsi que la secrétaire américaine adjointe à la Sécurité intérieure, Claire Grady, tiennent depuis deux jours à Lyon, des discussions de haut niveau sur la lutte contre le terrorisme et le contrôle des migrations. Des échanges houleux ont eu lieu entre certains ministres européens de l’Intérieur et leur homologue italien, Matteo Salvini.

En présence d’une délégation marocaine de haut niveau, se tiennent depuis deux jours à Lyon les travaux du Sommet-G6 des ministres de l’intérieur des six grands pays de l’Union Européenne à savoir la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie et la Pologne, sur le terrorisme et la migration.

Le Maroc et les Etats-Unis sont les deux seuls pays invités à ce G6, auquel participent également le procureur général des Etats-Unis, les commissaires européens chargés des affaires intérieures et de la sécurité, et la vice-secrétaire américaine à la sécurité intérieure.

La délégation marocaine, conduite par le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit, est notamment composée Khalid Zerouali, wali, directeur de l’immigration et de la surveillance des frontières au ministère de l’Intérieur, et Mohamed Moufakkir, wali, directeur de la coopération internationale au service central.

Réuni à l’initiative de la France, et présidé par le premier ministre français Édouard Philippe, ministre de l’Intérieur par intérim suite à la démission de Gérard Collomb, ce Sommet de deux jours a permis aux différentes délégations d’aborder les enjeux de sécurité et de lutte contre le terrorisme et la gestion des flux migratoires irréguliers. Les échanges entre les délégations participantes ont également porté sur la coopération sécuritaire au Sahel, la lutte contre le terrorisme via internet et les techniques de communication.

Par ailleurs, les délégations participantes ont assisté à un exercice de grande ampleur sur la gestion d’un attentat terroriste. Organisée en marge du Sommet au Groupama Stadium de Lyon, cette démonstration, qui a fait intervenir plusieurs centaines de forces spécialisées et de figurants, a été suivie par une quarantaine de délégations techniques venues des pays participants.

Pour rappel, la ville de Lyon est également le siège de l’organisation internationale de police criminelle, Interpol, dont le directeur général, le chinois Meng Hongwei a mystérieusement disparu, avant que les autorités chinoises n’annoncent sa détention à Pékin pour une «affaire de corruption.»