italie

L’Italie envisagerait d’exclure Huawei de la 5G

/

L’Italie étudie la possibilité d’exclure le groupe de télécommunications chinois Huawei des appels d’offres sur la construction de son réseau de téléphonie mobile de cinquième génération (5G), rapporte mercredi le quotidien La Repubblica, sans citer de sources. 

Huawei est au coeur d’un différend de longue date avec Washington qui tente de convaincre ses alliés d’exclure le géant chinois de la 5G en arguant du fait que ses infrastructures pourraient faciliter les activités d’espionnage chinoises. Le groupe rejette les accusations portées à son encontre. 

Aucune réaction n’a pu être obtenue dans l’immédiat auprès du gouvernement italien. Une source politique a déclaré que le sujet faisait l’objet de discussions. 

Selon La Repubblica, le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio s’est entretenu la semaine dernière à Rome avec l’ambassadeur des Etats-Unis au sujet de Huawei. 

«Le gouvernement italien prépare un changement de cap comme bon nombre de ses partenaires européens», écrit le quotidien, ajoutant que le ministre de l’Economie, Roberto Gualtieri, et le ministre de la Défense, Lorenzo Guerini, ont évoqué le sujet de manière informelle. 

D’après la source politique, Lorenzo Guerini est le plus favorable à la position américaine. 

Les membres du Mouvement 5 étoiles (M5S), composante de la coalition au pouvoir dirigée par le président du Conseil Giuseppe Conte, qui défendaient initialement Huawei, sont en train de revoir leur position, ajoute La Repubblica. 

Reuters

L’Italie veut que le «D-Day» du tourisme le 15 juin partout an Europe

L’Italie pousse à une reprise coordonnée des déplacements en Europe le 15 juin, qui pourrait devenir le «D-Day» du tourisme, a indiqué lundi soir son ministre des Affaires étrangères Luigi Di Maio.

«Nous travaillons afin de pouvoir repartir tous ensemble le 15 juin en Europe. Pour le tourisme, le 15 juin est un peu le D-Day européen», a souligné lundi soir le ministre dans une émission de la télévision Rai 1.

«L’Allemagne aspire à rouvrir le 15 juin (…) nous y travaillons avec l’Autriche et d’autres pays», a ajouté Luigi Di Maio.

Ses déclarations vont dans le sens d’un appel franco-allemand pour une réouverture le plus vite possible des frontières, lancé mardi par le président de l’Assemblée nationale française et son homologue allemand.

A ce jour, une réouverture des frontières est programmée à l’intérieur de l’Europe à partir de la mi-juin, mais jusqu’ici les annonces se font dans le désordre entre pays européens en dépit des appels de la Commission européenne à davantage de concertation.

Sur le front italien, Luigi Di Maio espère relancer l’arrivée des étrangers en donnant «des indications homogènes aux touristes» dans toutes les régions. Sinon «le touriste ne sait pas comment se déplacer d’une région à l’autre», a-t-il noté. «Nous devons sauver ce que nous pouvons sauver de l’été pour aider nos entrepreneurs», a-t-il souligné.

En théorie, les déplacements entre régions en Italie seront libres à partir du 3 juin. Mais une décision finale est attendue en fin de semaine, car le gouvernement reste préoccupé par la situation en Lombardie et au Piémont, dans le nord du pays, deux régions qui totalisaient lundi les deux tiers des nouveaux cas de contagion.

Lundi soir le nombre de nouveaux cas de contagion progressait toutefois seulement de 0,1% au niveau national, avec 300 nouveaux cas. Depuis le début de l’épidémie 32.877 personnes ayant contracté le coronavirus sont décédées (92 lundi), dont environ la moitié en Lombardie. Actuellement 55.300 personnes sont encore déclarées positives au virus en Italie.

AFP

Vidéo – L’Italie fête la Libération en chantant Bella Ciao aux fenêtres

Enfermés chez eux depuis un mois et demi, les Italiens se sont mis à la fenêtre samedi à l’occasion de la Fête de la Libération pour entonner leur hymne mais aussi la chanson des Partisans, «Bella Ciao».

Les avions de chasse ont lâché les couleurs tricolores au-dessus d’une Rome ensoleillée, aux rues vides pour cause de confinement en ces temps de pandémie de coronavirus.

Mais quelques minutes plutôt, des milliers d’habitants avaient entonné le Bella Ciao à l’occasion de cette fête qui marque la libération de Milan, Turin et Gênes en 1945, et la défaite des nazis dans la péninsule.

Le choix de cette chanson, très marquée à gauche, a suscité les grincements de dents d’Italiens qui ne s’y reconnaissent pas.

«Je respecte ceux qui ont donné dans le passé la vie pour la liberté de notre pays, mais je considère prioritaire en ce moment, plutôt que de chanter Bella Ciao, d’aider avec de l’argent les citoyens qui sont dans le besoin», a écrit sur Twitter Matteo Salvini, chef de la Ligue (extrême droite), le premier parti du pays. «Ce matin, un prêtre m’a dit qu’on l’empêchait de célébrer” la messe en public, “tandis que d’autres peuvent faire la fête», a-t-il poursuivi.

Le maire de Milan, Giuseppe Sala, élu de gauche dans une région acquise à la Ligue de Matteo Salvini, avait lui invité un ami, le musicien Saturnino, pour jouer «Bella Ciao» sur le balcon de l’hôtel de ville, devant de rares passants.

Le président de la République Sergio Mattarella a lui déposé une gerbe sur la tombe du soldat inconnu où il s’est rendu masque sur le visage, une cérémonie tenue en tout petit comité. Même son escorte est restée éloignée du tombeau.

Allié de l’Allemagne hitlérienne, le dictateur fasciste Benito Mussolini avait été renversé en juillet 1943, puis arrêté, avant d’être libéré par un commando allemand pour instituer à Salo (nord) un régime fantoche soutenu par les troupes nazies qui avaient alors renforcé leur présence dans la péninsule où les partisans étaient de plus en plus actifs au fil des mois.

Terrorisme et migration : Réunion à Lyon du G6 européen avec la participation du Maroc

/

Rejoints par le procureur général des États-Unis, Jeff Sessions, qui a évité in extremis le limogeage à cause de sa supposée implication dans l’hypothétique immixtion russe dans les élections américaines, les ministres de l’Intérieur britannique, allemand, italien, espagnol, polonais et marocain, ainsi que la secrétaire américaine adjointe à la Sécurité intérieure, Claire Grady, tiennent depuis deux jours à Lyon, des discussions de haut niveau sur la lutte contre le terrorisme et le contrôle des migrations. Des échanges houleux ont eu lieu entre certains ministres européens de l’Intérieur et leur homologue italien, Matteo Salvini.

En présence d’une délégation marocaine de haut niveau, se tiennent depuis deux jours à Lyon les travaux du Sommet-G6 des ministres de l’intérieur des six grands pays de l’Union Européenne à savoir la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie et la Pologne, sur le terrorisme et la migration.

Le Maroc et les Etats-Unis sont les deux seuls pays invités à ce G6, auquel participent également le procureur général des Etats-Unis, les commissaires européens chargés des affaires intérieures et de la sécurité, et la vice-secrétaire américaine à la sécurité intérieure.

La délégation marocaine, conduite par le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit, est notamment composée Khalid Zerouali, wali, directeur de l’immigration et de la surveillance des frontières au ministère de l’Intérieur, et Mohamed Moufakkir, wali, directeur de la coopération internationale au service central.

Réuni à l’initiative de la France, et présidé par le premier ministre français Édouard Philippe, ministre de l’Intérieur par intérim suite à la démission de Gérard Collomb, ce Sommet de deux jours a permis aux différentes délégations d’aborder les enjeux de sécurité et de lutte contre le terrorisme et la gestion des flux migratoires irréguliers. Les échanges entre les délégations participantes ont également porté sur la coopération sécuritaire au Sahel, la lutte contre le terrorisme via internet et les techniques de communication.

Par ailleurs, les délégations participantes ont assisté à un exercice de grande ampleur sur la gestion d’un attentat terroriste. Organisée en marge du Sommet au Groupama Stadium de Lyon, cette démonstration, qui a fait intervenir plusieurs centaines de forces spécialisées et de figurants, a été suivie par une quarantaine de délégations techniques venues des pays participants.

Pour rappel, la ville de Lyon est également le siège de l’organisation internationale de police criminelle, Interpol, dont le directeur général, le chinois Meng Hongwei a mystérieusement disparu, avant que les autorités chinoises n’annoncent sa détention à Pékin pour une «affaire de corruption.»

Crise libyenne ou comment Macron cherche à faire cavalier seul

/

Paris a accueilli le mardi 29 mai une réunion des différents protagonistes de la crise libyenne et les représentants de plusieurs pays concernés ou intéressées par ce conflit. Le but de Macron est d’accélérer la mise en place d’une feuille de route et un mode opératoire pour l’organisation d’élections présidentielles qu’il souhaite voir se dérouler d’ici la fin de l’année. Mais ni le leadership contesté que veut imposer unilatéralement le président français au nez et à la barbe de l’Italie et du Maroc sur ce dossier, ni la réalité militaire du terrain en Libye ne permettent un tel optimisme.

Lire ici

Italie : La Ligue et le Mouvement 5 Étoiles au gouvernement du « laboratoire politique de l’Europe »

//

Le président de la république italienne, Sergio Mattarella, a reçu ce mercredi au Palazzio Quirinale à Rome, Giuseppe Conte, et l’a désigné président du Conseil. Le président de la république a fait durer le suspense depuis le lundi en raison de doutes sur l’autonomie du nouveau chef de gouvernement vis-à-vis du Mouvement Cinq étoiles et de la Ligue qui forment cette coalition. Mais l’esprit de la démocratie a pris le dessus. Sergio Mattarella n’a eu d’autre choix que de se soumettre à la volonté populaire et à celle des urnes. La journaliste italienne basée en France, Arianna Poletti, spécialiste des questions de la zone MENA, a écrit pour LE1.ma sa vision sur la genèse de ce nouvel exécutif accusé de tous les maux bien avant de voir le jour.

Lire ici

Rome compte allouer 100 millions d’euros pour sa mission au Niger

//

La ministre italienne de la Défense, Roberta Pinotti, a déclaré que son pays comptait accorder un budget de 100 millions d’euros à son opération en cours au Niger en vue de gérer le flux des migrants et d’accompagner Niamey dans la lutte anti-terroriste. L’Italie, qui compte ainsi redéployer ses forces en Irak et en Afghanistan vers une plus grande présence au sud de la Méditerranée, maintient toujours des unités au Kosovo, au Liban et en Syrie.

Dans une communication conjointe au Sénat et la Chambre des représentants, la ministre Roberta Pinotti a précisé que le contingent italien au Niger, qui comptera à terme, quelque 470 éléments de l’Esercito italiano, devra porter assistance à ce pays fragile du Sahel qui accueille 150 000 réfugiés.

Roberta Pinotti, qui s’exprimait devant les Commissions des affaires étrangères et de la défense du Sénat et de la Chambre réunies conjointement, a exposé le rapport du gouvernement italien sur les progrès des différentes missions italiennes à l’international et exprimé le besoin d’une enveloppe de 100 millions d’euros pour mener à bien l’opération de stabilisation au Niger.

C’est en novembre dernier que Rome et Niamey s’étaient mis d’accord pour l’envoi de cette mission militaire.
Pour rappel, le président du Conseil italien, Paolo Gentiloni avait, lors de sa conférence de presse de fin d’année, fait part de l’intention de son pays d’envoyer une mission militaire au Niger en vue de contribuer à la formation des forces de sécurité de ce pays dans la lutte anti-terroriste et contre l’immigration illégale pour parer à la situation très précaire en Libye. Surtout que les combats qui ont éclaté lundi dans le secteur de l’aéroport de Mitiga près de Tripoli, à la suite de l’attaque d’un groupe armé, ont entraîné la suspension sine die de tous les vols dans le pays.

Paris en concurrence avec Rome

De son côté, la France a convoqué pour aujourd’hui une réunion des ministres de la Défense et des chefs d’état-major des armées des cinq pays de la région du G5 Sahel en vue de la construction d’une force conjointe, et ce en présence de huit pays contributeurs, de l’ONU, de l’Union africaine, et de l’Union européenne, et ce en préparation de la Conférence des donateurs qui aura lieu à Bruxelles le 23 février prochain.

En décembre dernier, le président français, Emmanuel Macron, avait réussi à obtenir de l’Arabie saoudite une contribution de 100 millions d’euros et 30 millions d’euros des Emirats arabes unis en faveur de la future force conjointe antiterroriste du G5 Sahel.