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Global Media Holding

Paul Packer : «En tant que juif américain, je me sens plus en sécurité en marchant dans les rues du Maroc que dans celles des États-unis»

Paul Packer, capital-investisseur et ancien président de la Commission des États-Unis pour la préservation du patrimoine américain à l’étranger a fait sensation à Marrakech. Invité d’honneur de la première édition marocaine du Forum Mondial de l’Investissement, organisé par Global Media Holding et The Jerusalem Post, M. Packer a affirmé qu’il avait plus peur, en étant juif, de marcher dans les rues de New York que dans les rues de Casablanca ou Marrakech. «Un état de fait qui ne date pas de la signature des Accords d’Abraham mais le fruit de la vision de tolérance et de paix du Roi Mohammed VI» a-t-il souligné.

L’interview en tête-à-tête de l’homme d’affaires américain Paul Packer avec le rédacteur en chef du Jerusalem Post, Yaakov Katz à Marrakech restera gravée dans les annales du Global Investment Forum. Un événement organisé par le journal israélien suscité, le groupe média marocain GMH fondé par M. Ahmed Charaï et le journal anglophone émirati Khaleej Times.

Paul Packer était invité au prestigieux forum, en sa qualité de dirigeant de Globis Acquisition Corp, une société d’investissement américaine qui a fait sa première opération à l’international en dehors d’Israël, en prenant le contrôle d’une entreprise marocaine. Il s’agit de la société Forafric qui deviendra peu de temps, la première société agroalimentaire africaine et la première société basée au Maroc à s’introduire en bourse aux États-unis.

Ses actions ordinaires sont cotées au Nasdaq sous le symbole «AFRI» et sa capitalisation boursière d’élève à 301.61 million $.

De part l’originalité et le succès de ce «use case» qui a brisé le plafond de verre en matérialisant des ponts d’affaires entre le Maroc, les États-unis et Israël, son architecte Paul Packer a été le premier participant au Forum de Marrakech à répondre aux questions du rédacteur en Chef du célèbre journal The Jerusalem Post.

Le cadre de l’entretien était «Banque, Finance et Fintech. Le Maroc, porte d’entrée de l’Afrique». Les questions du journalistes se sont attardées sur le climat des affaires au Maroc et les opportunités d’investissement dans le Royaume.

M. Packer a assuré que son expérience entant que dirigeant de Foraric, lui a démontre que le Maroc est bel et bien la porte d’entrée de l’Afrique. «Au cours des dix prochaines années, le Maroc atteindra 2 milliards de personnes avec des accords de libre-échange avec 100 pays», a-t-il déclaré. «C’est quelque chose sur lequel nous sommes prêts à parier et à investir. Le Maroc est prêt à accueillir les capitaux occidentaux.». L’homme d’affaires a ajouté que Casablanca n’est qu’à six heures d’avion de New York.

Packer a partagé sa fascination du niveau élevé de l’éducation que propose l’Université de Benguerir qu’il avait visité la veille du Forum. Il a souligné que chaque année, l’UM6P formait 500 ingénieurs. «C’est un joyau caché ici au Maroc», a-t-il déclaré. «Ce sont les jeunes ingénieurs marocains qui pourraient vraiment être un  » 1+1=4″ pour les investissements» a-t-il ajouté.

«Pour un juif américain, les rues de Casablanca et de Marrakech sont plus sures que celles de New York»

En réponse à la question du rédacteur en chef du Jerusalem Post, Yaakov Katz, sur le climat des affaires au Maroc, Packer a répondu qu’il se sentait plus en sécurité en marchant dans les rues de Casablanca et de Marrakech qu’en marchant à New York, louant les efforts et la vision du roi Mohammed VI.

Ci-après la retranscription exacte de cet échange qui a marqué cette première édition marocaine du Global Investment Forum.

Yaakov Katz : Je suis curieux de savoir ce que ça fait de faire des affaires ici (Maroc). Les gens pourraient dire que le Maroc, c’est dur. C’est beaucoup de bureaucratie et de paperasserie. Je suppose que certains de vos amis de Wall Street pensent qu’en tant qu’éminent juif américain, c’est étrange que ce soit vous qui que vous veniez ici pour faire des affaires. Comment vous expliquez cela ? Qu’est ce que vous leur dites ?

Paul Packer : «Je leur dit, qu’en tant que juif américain, je me sens beaucoup plus en sécurité en marchant dans les dans les rues du Maroc que dans les rues de n’importe où à New York en ce moment ou en Amérique. Vous savez c’est quelque chose qui existait même avant les Accords d’Abraham. C’est grâce à sa majesté le roi Mohammed VI, sa vision pour la tolérance mais pas seulement ! Aussi une vision pour les droits de l’Homme et les droits de la Femme ici au Maroc».

«A tous ceux qui m’ont demandé :  n’avez-vous pas peur au Maroc ? »

«Peur au Maroc ?! J’ai plus peur de marcher en Amérique en tant que juif que de marcher dans les rues de Casablanca, Marrakech ou n’importe quelle autre ville du Royaume».

«Non seulement nous sommes bien accueillis, je suis bien accueilli, mais une fois qu’ils entendent que tu es juif nous ne sommes pas des cousins nous sommes des frères !

C’est quelque chose pour laquelle je dois vraiment remercier le roi Mohammed VI.»

Global Investment Forum. Ali Seddiki fait honneur au Maroc

Ali Seddiki, DG de l’AMDIE, a fait briller de mille feux le Maroc, devant un parterre d’hommes d’affaires et de décideurs israéliens et américains venus nombreux pour participer aux travaux de la première édition marocaine du Global Investment Forum. Son allocution, diffusée juste après celle du président israélien Isaac Herzog, était agréable, simple, fluide et surtout sincère. Ali Seddiki nous rendu fiers et nous a donné de l’espoir quant à l’avenir de notre pays.

Ali Seddiki, Directeur Général de l’AMDIE, a gratifié les participants au Global Investment Forum, qui s’est tenu à Marrakech les 16 et 17 novembre, d’une allocution de haute facture. Une prestance qui a octroyé une forte crédibilité à son plaidoyer pour investir au Maroc.

Du haut de ses 37 ans, M. Seddiki a pris la parole avec efficacité lors d’un discours captivant, tout en adoptant une posture ouverte, rassurante et fière.

Avec des silences bien choisis, une attitude avenante et une phrase de fin marquante, il a réussi à dépeindre une image attrayante du Royaume sur le plan de la stabilité, de la paix, et de la durabilité.

Les 4 raisons d’investir au Maroc

Il y a au moins quatre raisons d’investir au Maroc maintenant, selon Ali Seddiki, Directeur Général de l’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations :

Le Maroc est un pays stable, démocratique et doté d’une vision claire à long terme. «La stabilité politique est assurée par notre monarchie».

Le pays est stratégiquement situé au bord de la mer Méditerranée et sert de porte à l’Afrique. Le Maroc bénéficie de 50 accords de libre-échange, ce qui en fait également un lien avec l’Europe, les États-Unis et le reste du Moyen-Orient.

Le port Tanger Med est le plus grand port de la Méditerranée. Il sert de point d’escale aux entreprises de transport maritime par conteneurs, notamment entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe.

Près de 40% du mix énergétique marocain est issu d’énergies vertes et le pays vise à dépasser les 50% d’ici 2030. Le Maroc attire de nombreux investisseurs internationaux pour mettre en œuvre des projets d’énergie renouvelable.

Transformer les paroles en actions

M. Seddiki a ensuite appelé le public à aider le Maroc à «transformer ces paroles en actions concrètes sur le terrain».

«Le Maroc a l’ambition d’aller plus loin tout en étant le pays le plus attractif pour les investissements dans la région», a conclu Seddiki. «Le Maroc vit un tournant».

Transcription intégrale de l’allocution de Ali Seddiki

Ci-après la traduction de l’allocution intégrale du DG de l’AMDIE Ali Seddiki au Global Investment Forum, qui s’est tenu à Marrakech les 16 et 17 novembre.

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais tout d’abord saluer le Forum mondial de l’investissement pour avoir pris cette initiative et pour tous les efforts déployés pour faire de cet événement un grand succès sous la Direction de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Le Maroc a entrepris de nombreuses réformes aux niveaux politique, économique et social afin d’améliorer son environnement des affaires, de construire une plateforme manufacturière compétitive et à faible émission de carbone et de développer une infrastructure de classe mondiale. Ces réformes ont sans aucun doute aidé le Maroc à gagner la confiance des investisseurs internationaux et ont placé le royaume du Maroc comme un acteur fort aux niveaux régional et international.

«Morocco Now» reflète la vision du Royaume : le dynamisme de sa jeunesse, son innovation industrielle, l’agilité de ses entrepreneurs, son ouverture historique et le potentiel de croissance que le Maroc offre à vos affaires.

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de souligner certains des facteurs qui font du Maroc l’une des meilleures destinations pour investir le royaume est un pays stable et démocratique avec une vision claire et à long terme.

Notre stabilité politique est assurée par notre monarchie, notre institution démocratique, la paix et la sécurité.

Notre position stratégique, associée à plus de 50 accords de libre-échange, permet au Maroc de relier l’Europe, l’Afrique, le Moyen-Orient et les États-Unis. Cet emplacement est soutenu par le premier port de la mer Méditerranée, TangeMed, au carrefour des principales routes maritimes internationales.

Le Maroc accorde une grande importance à la durabilité : près de 40 % de son mix énergétique provient des énergies vertes et l’objectif d’ici 2030 est de dépasser les 50 %.

L’empreinte économique marocaine en Afrique reflète l’extension continentale du Royaume en tant que premier investisseur africain en Afrique de l’Ouest et deuxième sur le continent.

Mesdames et Messieurs,

Nous devons transformer ces paroles en actions concrètes sur le terrain et nous devons mettre en œuvre des projets d’investissement qui peuvent avoir un impact positif pour l’économie marocaine et ses citoyens.

Le Maroc a l’ambition d’aller plus loin en étant la destination la plus attractive pour investir dans la région.

L’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations est impatiente de vous assister et prête à vous soutenir dans vos investissements.

Le Maroc vit un momentum.

C’est le Maroc. Maintenant.

Global Media Holdings et le Jerusalem Post organisent le Forum Global de l’Investissement à Marrakech

Le 16 et 17 novembre courant, une forte délégation israélienne composée d’homme d’affaires et de responsables gouvernementaux participera aux travaux du «Global Investment Forum» qui se tiendra à Marrakech. C’est évènement est co-organisé par le marocain Global Media Holdings, éditeur de «l’Observateur du Maroc et de l’Afrique» et de «Pouvoir d’Afrique» et par l’israélien The Jerusalem Post Group, en partenariat avec l’émirati The Khaleej Times.

Après le succès de l’édition du juin 2021 à Dubaï, le Forum israélien « The Global Investissement Forum» pose ses valises à Marrakech. Organisé par The Jerusalem Post en partenariat avec Global Media Holdings et The Khaleej Times, l’évènement se veut une occasion de nouer des relations d’affaires et le développement d’opportunités d’investissement entre le Maroc et Israël en particulier.

Pas moins de 21 personnalités israéliennes prendront la parole lors de cet évènement qui se distingue par quatre formats d’échanges : La plénière, l’Interview, le Ted Talk et le Panel.

Parmi ces invités israéliens, on note la présence des trois hauts dirigeants de la puissante Compagnie nationale des eaux d’Israël «Mekorot» :

  • YITZHAK AHARONOVICH : Président de la société nationale des eaux Mekorot
  • AMIT LANG : PDG de la société nationale des eaux Mekorot et président du conseil d’administration de l’initiative EMS Mekorot
  • AVRUM (AVRAHAM) BEN-JOSEF : Vice-président de l’ingénierie des systèmes pour la compagnie nationale des eaux Mekorot

D’autres hommes d’affaires et responsables gouvernementaux pas moins influents participeront au Forum, notamment :

  • PAUL PACKER : PDG de Globis Capital Management. (Société de fonds spéculatifs basée à New York, aux États-Unis. Elle a moins de 150 millions de dollars d’actifs sous gestion et exploite 2 fonds privés)
  • EITAN NEISHLOS : Fondateur et président de Fondation Neishlos et Neishlos Capital. (Fonds d’investissement spécialisé dans les entreprises privées et publiques opérant principalement dans les secteurs de la finance et des fintechs)
  • YOSSI ABU : PDG de NewMed Energy. (Principal acteur énergétique d’Israël dans le domaine de l’exploration, du développement, de la production et de la vente de gaz naturel et de condensats)
  • AVI COHEN : PDG – Eilat Economic Company. ( Bras financier de la municipalité d’Eilat, fondé en 1984)
  • EYAL HAIMOVSKY : Directeur général de l’Autorité de développement de Jérusalem. (JDA, créée en 1988, promeut, planifie et encourage le développement économique de Jérusalem)
  • WOJTEK SOCZEWICA : PDG Fondation Auschwitz-Birkenau, Varsovie, Pologne. ( La Fondation vise à rassembler et à gérer des dons de dotation qui financeront le programme de préservation globale et à long terme du site commémoratif d’Auschwitz-Birkenau ).

The Jerusalem Post sera également présent en force au Forum. Outre le Directeur de publication Yaakov Katz, la PDG du groupe Inbar Ashkenazi, fera également le déplacement à Marrakech. La femme de fer du du célèbre journal israélien, l’a annoncé elle-même sur sa page Facebook.

Le forum sera également diffusé en direct sur les sites web et les canaux de médias sociaux du Jerusalem Post (jpost.com), L’Observateur du maroc et d’Afrique (https://lobservateur.info/) et du Khaleej Times (khaleejtimes.com). Lors de cet événement, les panélistes et les intervenants discuteront des collaborations et encourageront les investissements de capitaux mondiaux dans les domaines de la fintech, de la cybernétique, de la santé, du tourisme, des énergies renouvelables et de l’eau. Les travaux du forum s’articuleront autour de 11 sujets :

  1. Finance – Banque, Finance & Fintech : Le Maroc comme porte d’accès à l’Afrique
  2. Eau – De nouvelles solutions pour un vieux problème : Comment résoudre le stress hydrique
  3. Eau – Récolter les nuages : Comment faire de l’eau à partir du brouillard
  4. Economie – Comment construire ensemble l’avenir des affaires
  5. Economie – La synergie entre la philanthropie et les affaires
  6. Energie – Quelles sont les alternatives viables pour faire face à la crise énergétique
  7. Sociologie – Unique en son genre : Le business de la construction de la tolérance
  8. Tourisme – Établir un line : l’Industrie du tourisme
  9. Climat – Réparer l’environnement, une innovation à la fois
  10. Innovation – L’avenir, c’est maintenant : l’art de l’aérospatiale
  11. Sociologie – Puissantes femme entrepreneuses

PROGRAMME PROVISOIRE DU GLOBAL INVESTMENT FORUM

  • 7:30 a.m. Welcome and breakfast
  • OPENING REMARKS
    Yaakov Katz, Editor-in-Chief, Jerusalem Post
    Robert Silverman, Managing Editor & Columnist, Jerusalem Strategic Tribune
    Poonam Chawla, Head of Content Partnerships, Events & Conferences, the Khaleej Times
    President Isaac Herzog, President of the State of Israel (video address)
    Ambassador Alona Fisher-Kamm, Representative of the Ministry of Foreign Affairs of the State of Israël at the Liaison Office in Rabat
    Ali Seddiki, General Director, Moroccan Agency for Investment and Export Development (video address)
  • BANKING, FINANCE & FINTECH: MOROCCO AS A GATEWAY TO AFRICA
  • TedTalk:
    Khalid Nasr, Executive General Manager, Bank of Africa/BMCE Group
  • Interview:
    Paul Packer, CEO, Globis Capital Management, with Robert Silverman, Managing Editor & Columnist, Jerusalem Strategic Tribune
  • Ted Talk: Economic Opportunities in the Sea
    Amine Laghidi, International Expert Foreign Trade and Economic Diplomacy
  • NEW SOLUTIONS FOR AN OLD PROBLEM: HOW TO SOLVE WATER STRESS
  • TedTalk:
    Amit Lang, CEO, Mekorot
  • TedTalk:
    Abderrahim EL Hafidi, Director General, ONEE, the National Office of Electricity and Drinking Water
  • Panel discussion:
    Avraham Ben Yosef, Vice President – Systems Engineering, Mekorot National Water Company
    Yitzhak Aharonovich, Chairman, Mekorot National Water Company
    Salma Bougarrani, Co-founder and CEO, Green Watech
    Moderated by Yaakov Katz, Editor-in-Chief, The Jerusalem Post
  • HOW TO BUILD THE FUTURE OF BUSINESS TOGETHER
  • Interview:
    Dr. Raphael Nagel, Chairman and Founder of the Abrahamic Business Circle with Maayan Hoffman, Head of Conferences, The Jerusalem Post
  • Panel discussion:
    Medi Tazi, Vice President General, The General Confederation of Moroccan Enterprises
    Tami Dayan, Creative Business Consultant
    Christophe Bachelet, Country Manager – Morocco, DLA Piper
    Yann Assor, Vice-President, Morocco-Israel Business Council
    Moderated by Maayan Hoffman, Head of Conferences, The Jerusalem Post
  • THE SYNERGY BETWEEN PHILANTHROPY AND BUSINESS
    Eitan Neishlos, Founder and President Neishlos Foundation and Neishlos Capital
    Revital Yakin, Deputy CEO, International March of the Living
    Wojtek Soczewica, CEO, Auschwitz-Birkenau Foundation, Warsaw, Poland
    Moderated by Tamar Uriel-Beeri, Managing Editor, jpost.com
  • COFFEE BREAK
  • INNOVATION 2022 AND BEYOND
  • Panel discussion:
    Youseef El Bari, Director of the Investment and Innovation Division of the Innovx-OCP Group
    Einat Levi, Consultant to the Israeli Ministry of Regional Cooperation and Start-up Nation Central
    Mehdi Alaoui, Ceo & Founder of LaStartupStation & Member of the Board of Directors of Moroccan National Federation of IT and Offshoring – APEBI
    Moderated by Poonam Chawla, Head of Content Partnerships, Events & Conferences, the Khaleej Times
  • WHAT ARE THE VIABLE ALTERNATIVES TO FACE THE ENERGY CRISIS?
  • Interview:
    Said Mouline, President, Moroccan Agency for Energy Efficiency with Eran Lerman, Editor-in-chief, Jerusalem Strategic Tribune
  • Panel discussion:
    Badr Ikken, Executive Chairman, GI3
    Moundir Zniber, President, Gaia Energy
    Yossi Abu, CEO, NewMed Energy
    Ali Zerouali, Head, Cooperation & International Development, Masen; Vice President African Commission, CGEM; Co-President, International Commission, Moroccan Green H2 Cluster; and Energy Transition Expert, United Nations
    Moderated by Eran Lerman, Editor-in-chief, Jerusalem Strategic Tribune
  • ONE OF A KIND: THE BUSINESS OF BUILDING TOLERANCE
  • TedTalk:
    Jonathan Riss, Director of Operations, Museum of Tolerance
  • Interview:
    Oren Hazan, Former Knesset Member and Deputy Speaker of the Israeli Knesset with Maayan Hoffman, Head of Conferences, The Jerusalem Post
  • MAKING A CONNECTION: THE TOURISM INDUSTRY
  • TedTalk:
    Matan Beeri, Deputy Mayor of the City of Eilat
  • Panel discussion:
    Jalil Benabbès-Taarji, Former President, Moroccan National Association of Investors in Tourism
    Matan Beeri, Deputy Mayor of the City of Eilat
    Moderated by Tamar Uriel-Beeri, Managing Editor, jpost.com
  • Interview:
    Eyal Haimovsky, CEO, Jerusalem Development Authority with Tamar Uriel-Beeir, Managing Editor, jpost.com
  • LUNCH
  • REPAIRING THE ENVIRONMENT ONE INNOVATION AT A TIME
  • Panel discussion:
    Ahmed al Bouari, Director, Department of Irrigation and Agriculture and Spatial Planning, Ministry of Agriculture (translator)
    Udi Gat, Marine Aqualculture Project Manager, City of Eilat
    Abed Masarwa, Vice President – Products, Netafim
    Moderated by Mohammed Zainabi, Editor-in-Chief, L’Observateur Du Maroc & D’Afrique and Maayan Hoffman, Head of Conferences, The Jerusalem Post
  • THE FUTURE IS NOW: THE ART OF AEROSPACE
  • Panel discussion:
    Karim Cheikh, President, Moroccan Aerospace Industries Association
    Moderated by Robert Silverman, Managing Editor & Columnist, Jerusalem Strategic Tribune
  • POWERFUL WOMEN ENTREPNEURS
    Fleur Hassan Nahoum, Founder, UAE-Israel Business Council (Israel)
    Leila Doukkali, President, Association of Women Entrpreneurs of Morocco (Morocco)
    Shekha Nadia Aldoseri, CEO & Founder, NDA Global (Bahrain)
    H.E Laila Rahhal El Atfani, The Royal House of Sheba Crown Senator and President & Founder Business Gate & I AM AFRICA Platform
    Moderated by Maayan Hoffman, Head of Conferences, The Jerusalem Post
  • HARVESTING THE CLOUDS: HOW TO MAKE WATER FROM FOG
  • TedTalk:
    Jamila Bargach, Founder and Anthropologist, Dar-Si-Hmad NGO
  • COCKTAIL RECEPTION

Sponsors marocains

Sponsors Israéliens

[Analysis Paper] Ahmed Charaï plaide pour une «Biden’s own policy» libérée des poids du passé

Depuis l’installation de Joe Biden à la Maison Blanche, le monde entier suit avec attention et souvent avec appréhension, les moindres paroles, faits et gestes du président américain mais aussi de sa task-force diplomatique. Si la Chine constitue une priorité géostratégique pour les États-Unis, c’est sur le Moyen-Orient que les projecteurs sont braqués. Biden découvre une région transformée mais dont le processus de reconfiguration n’est pas totalement abouti. Les décisions se font attendre et les quelques actions entreprises souvent timides accentuent l’inquiétude de par le monde. «Biden est tiraillé par son positionnement électoral anti-Trump, par l’ombre persistante de Barack Obama et par le risque de reconduction de solutions peu adaptées au contexte actuel», analyse Ahmed Charaï dans deux éditoriaux publiés sur les prestigieuse revues américaines, National Interest et The Hill. Par ailleurs, International Crisis Group, ONG internationale à but non lucratif, dont la mission est de prévenir et d’aider à résoudre les conflits meurtriers grâce à un travail de recherche sur le terrain, des analyses et des recommandations indépendantes, et dans laquelle siège M. Charaï, a disséqué pour sa part les dernières évolutions du dossier du Sahara appelant un réengagement de l’administration Biden. Ces réflexions et productions intellectuelles «dépassionnées» est un apport important à la compréhension des enjeux géostratégiques dans notre région du monde.

  1. Ahmed Charai a publié un analysis paper sur la revue américaine «The Hill» dont laquelle il met en gade sur le risque d’une politique de Biden au Moyen-Orient marquée uniquement par de l’anti-trumpisme et/ou d’une répétition de celle d’Obama.
  2. Sur The National Interest, M. Charaï réalise une monographie de l’équipe diplomatique de Joe Biden, met en avant sa compétence incontestée et s’interroge sur le poids de son expérience passée dans ses décisions futurs concernant le Moyen-Orient.
  3. M. Charaï estime que se contenter uniquement de faire le contraire de l’administration Trump, risque de faire reculer certaines réalisations positives et d’affaiblir les États-Unis aux yeux du monde.
  4. L’éditorialiste note que la guerre au Yémen s’est nourrie des excès des deux administrations antérieures. Il s’interroge par ailleurs sur l’efficacité de la décision de retirer les Houthis de la liste des organisations terroristes du département d’État américain.
  5. Tout en reconnaissant une certaine témérité de MBS qui s’est manifestée tragiquement au Yémen ainsi que sur sa «responsabilité morale» concernant le meurtre de Khashoggi, M. Charai met en garde sur la volonté américaine de «réinitialisation» de l’Arabie Saoudite. Une pression excessive qui la pousserait à se tourner vers Moscou et Pékin.
  6. Au sujet des accords d’Abraham, l’éditorialiste présente le rapprochement entre Israël et les E.A.U comme une fusion de deux écosystèmes, donnant lieu à un modèle de modernité, d’économie diversifiée et de tolérance interreligieuse
  7. Sur le dossier du Sahara, les experts de l’International Crisis Group excluent tout revirement de Biden sur la reconnaissance de l’administration sortante de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur le Sahara.

Le plus grand défi de l’équipe de politique étrangère de Biden: peuvent-ils adapter les solutions de leur expérience antérieure sans y être piégés?

Ahmed Charaï : «L’équipe de politique étrangère de Joe Biden est la plus expérimentée réunie par n’importe quel président»

«Les partisans de Joe Biden ont l’espoir que la nouvelle politique étrangère soit équivalente à une troisième administration d’Obama. La nomination d’anciens de l’équipe du prédécesseur de Trump semble répondre à cette aspiration.» écrit Ahmed Charaï dans The The National Interest.

En effet, à Washington il y a un courant qui pousse le candidat puis le président Biden à s’inscrire dans un projet global de revenir au statu quo ante pré-Trump, celui d’Obama.

«Un danger» selon M. Charaï qui y voit un gaspillage inutile d’énergie et de temps. «Le monde n’est pas resté immobile de 2016 à 2020, de nombreuses réalités fondamentales et vérités de terrain ont complètement changé» a-t-il écris sur «The National Interest».

L’éditorialiste marocain s’inscrit donc en faux à cette projection simpliste qui réduirait le Président Biden en un intendant de son ancien patron. « C’est oublier qu’Obama était la recrue politique et son vice-président le Washingtonien aguerri », rappelle M.Charaï.

Et d’ajouter « L’hypothèse selon laquelle les anciens piliers d’Obama qui ont été reconduit sous Biden, pousseraient à adopter les mêmes politiques, faisant fi des leçons du passé, est très peu envisageable. Des diplomates chevronnés comme Bill Burns et Tony Blinken et des professionnels de la sécurité et du renseignement comme Jake Sullivan et Avril Haines ont tous un point commun: une carrière d’ouverture et d’évolution».

«Biden dispose de l’équipe de politique étrangère la plus expérimentée jamais réunie par n’importe quel président», reconnait M. Charaï. Une dream team qui est désormais confrontée à plusieurs dossiers brûlants, notamment au Moyen-Orient : l’Iran, le Yémen, l’Arabie Saoudite et les accords d’Abrahams.

« Le monde a radicalement changé au cours des quatre dernières années, peut-être plus qu’au cours des trente dernières années. Le plus grand défi de l’équipe de politique étrangère de Biden: peuvent-ils adapter les solutions de leur expérience antérieure sans y être piégés? » s’interroge notre éditorialiste.

Homme d’état aguerri et pragmatique, Biden peut façonner sa propre politique étrangère libérée des poids du passé

«La plus grande source de préoccupation réside dans la question de savoir si le mépris pour l’héritage de Trump devient le propre guide de l’administration Biden» alerte Ahmed Charaï. « Faire le contraire de l’administration qu’elle a vaincu, risque de faire reculer certaines réalisations positives et d’affaiblir les États-Unis en montrant au monde que leurs politiques ne durent pas», poursuit-il dans son éditorial paru sur The Hill.

Selon notre analyste, au milieu des crises internationales en cascade, la nouvelle direction doit tenir compte de tous les précédents valables sans se soucier de qui les a créés, trouver des moyens d’en assurer la continuité lorsque cela est possible et tracer une voie parfaitement adaptée au moment.

M. Charai reconnait que cet exercice d’équilibriste est peu enviable. Certes, poursuit-il, les engagements envers les alliés étrangers et les promesses aux partisans américains peuvent parfois se heurter, mais d’innombrables amis des États-Unis à travers le monde pensent que Biden et son équipe sont à la hauteur du défi.

Hier comme aujourd’hui, Biden possède toute une vie d’expérience et de leadership. Le président américain a un esprit qui lui est propre, écrit M. Charaï.

Les chantiers brûlants qui attendent le président Biden au Moyen-Orient

Dans son argumentaire, le président du groupe média GMH a identifié et disséqué 4 dossiers brûlants sur le bureau de Joe Biden.

1. L’Iran : devrions-nous réduire les problèmes avec l’Iran au seul problème nucléaire ?

«Certes, l’Iran est un grand pays, une grande civilisation avec laquelle il faudrait négocier, mais devrions-nous réduire les problèmes avec l’Iran au seul problème nucléaire?», s’est interrogé Ahmed Charaï sur les colonnes de «The National Interest» au sujet de l’Iran, premier dossier traité par la nouvelle administration Biden.

L’Iran est un problème difficile, poursuit l’éditorialiste. Les responsables américains devront d’abord affronter l’avenir de l’accord nucléaire, mais tôt ou tard, Téhéran et Washington devront parler de la poussée expansionniste de l’Iran dans la région au sens large et de ses missiles balistiques.

Biden a la possibilité de tirer profit des deux politiques de ses prédécesseurs, «pression maximale» de Donald Trump et «l’accord sur le nucléaire» d’Obama.

«Si Washington renouvelle la diplomatie directe ou négociée par l’Europe avec Téhéran, les leçons de deux administrations appellent à une nouvelle approche holistique» écrit Ahmed Charaï.

«Les démocrates estiment que la politique de Trump n’a pas dissuadé les iraniens de construire leur bombe, n’empêche que celle d’Obama n’a fait qu’encourager les milices par procuration iraniennes disséminées dans toute la région créant une vive tension chez les alliés vitaux des États-Unis» analyse M. Charaï.

«Israël, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis restent méfiants à l’égard des intentions de l’Iran. Ils ont d’ailleurs signifié qu’ils ne seraient ouverts à un accord avec l’Iran que s’il allait bien au-delà du précédent – régulant son programme de missiles balistiques, son ingérence dans d’autres pays, et les milices qu’il soutient en Irak , au Liban, au Yémen et ailleurs, en plus de son programme nucléaire.» souligne M. Charaï.

«A ce titre, les États-Unis devraient faciliter et soutenir la maîtrise de l’Iran et ses proxys au Moyen-Orient en limitant leurs missiles grâce à un contrôle régional des armements et à la construction d’une architecture de sécurité régionale.» recommande M. Charaï.

2. Yémen : S’attendre à une solution facile, basée en grande partie sur les compromis américains et alliés, est une erreur

Biden a raison de vouloir mettre fin à la misère humaine au Yémen, reconnait M. Charaï. Plus d’un quart de la population nationale est déplacée. La maladie et la faim frappent les survivants de l’un des conflits les plus brutaux de la région depuis la guerre Iran-Irak des années 80.

«Mais en retirant les Houthis de la liste des organisations terroristes du département d’État américain, qu’ont-ils fait en réponse? Les rebelles houthis ont poursuivi leur offensive, mettant en péril plus d’un million de personnes, dont beaucoup étaient déjà déplacées ailleurs au Yémen, et menaçant de nouvelles catastrophes humanitaires.» s’est désolé l’éditorialiste.

S’attendre à une solution facile, basée en grande partie sur les compromis américains et alliés, est une erreur, estime M. Charaï. Ce que l’équipe chevronnée de Biden doit faire, c’est définir une position commune entre les alliés de l’Amérique et s’y tenir simplement, recommande-t-til. Finalement, l’Iran se lassera de financer sa coûteuse guerre au Yémen.

3. Arabie Saoudite : «Froideur» d’Obama, «Etreinte sans précédent» de Trump et «opération réinitialisation» de Biden

Le royaume pétrolier est un allié fidèle des États-Unis depuis près de cent ans, écrit Ahmed Charaï sur The National Interest. Ce n’est pas le pétrole qui a scellé cette alliance, mais le temps et des objectifs communs. Cependant, avoir des objectifs partagés ne veut pas nécessairement dire avoir des valeurs partagées.

«La témérité du prince héritier Mohammed ben Salmane s’est manifestée tragiquement à une échelle massive au Yémen et ailleurs dans la région, ce qui suscite de graves inquiétudes quant à ce que des décennies de son règne apporteront encore», souligne M. Charaï dans son éditorial du The Hill. Et de poursuivre, Biden a eu raison de réintroduire les principes des droits de l’homme dans la discussion de la politique saoudienne et d’envoyer un message dur à la monarchie sur le penchant de Mohammed ben Salmane pour la brutalité.

Toutefois, le réalisme oblige également les États-Unis à accepter certains faits saoudiens, affirme M. Charaï. Quel que soit le résultat d’une enquête, étrangère ou nationale, poursuit-il, le prince héritier continuera de régner et deviendra éventuellement roi lui-même. Soit l’Amérique a une relation de travail avec l’énergique jeune homme, soit elle l’évite et tente d’influencer, le poussant à se tourner vers la Chine et la Russie. Ce qui coûtera à l’Amérique un allié clé au cœur du Moyen-Orient.

«L’administration Biden doit penser à la réforme en Arabie saoudite» estime M. Charaï. Les réalités intérieures saoudiennes exigent une grande prudence de la part des États-Unis. L’administration américaine devrait à ce titre, se concentrer sur la défense de la cause des groupes saoudiens prônant la démocratie, les droits de l’homme et la tolérance religieuse.

«Riyad peut être pardonnée d’avoir été malmenée par les administrations américaines : la froideur de l’administration Obama envers le royaume a cédé la place à une étreinte sans précédent de celle Trump, puis à une nouvelle « réinitialisation saoudienne » sous Biden. Toutefois, le Royaume doit assumer sa part de responsabilité dans ces changements» synthétise M. Charaï.

4. Accord d’Abraham : Sans le soutien actif de l’administration Biden, il sera beaucoup plus difficile de forger les mêmes gains récoltés avec Abu-Dhabi dans les pays arabes les plus peuplés

«Israël et les Émirats arabes unis sont deux écosystèmes qui fusionnent» affirme M. Charaï. Cette ouverture est un élément clé de la stratégie de croissance des EAU pour ce millénaire. La pays envisage de devenir le modèle arabe de modernité, de tolérance intra-religieuse et d’une économie diversifiée.

La nouvelle administration Biden peut aider en adoptant une nouvelle approche du rétablissement de la paix qui tire les leçons de la nouvelle vague de résultats diplomatiques, considère-t-il. Il est temps de mettre à profit la promesse des nouveaux accords – pour tous leurs signataires, les Palestiniens et la région au sens large. Si la vague de rétablissement de la paix se traduit par un avantage tangible pour la jeunesse arabe, le soutien panarabe à la paix avec Israël ne fera que croître.

«Plus de 130.000 Israéliens ont visité les EAU depuis la signature des accords de paix. Les partenariats et le volume des échanges se développent à une échelle qui éclipse ceux des accords de «paix froide» ratifiés avec la Jordanie et l’Égypte le siècle dernier», recense M. Charaï.

«Il sera beaucoup plus difficile de forger les mêmes gains dans les pays arabes les plus peuplés – en particulier si l’administration Biden ne soutient pas activement le processus. Ne pas le faire, privera des millions de jeunes de la promesse d’un avenir meilleur que le partenariat avec Israël et ses alliés peut apporter» alerte-t-il.

Un appui de Biden à ces accords et à la réalisation des promesses économiques qui ont découlent, inspirera les jeunes Arabes du bassin de la mer Rouge et du Sahel, où les conditions sont mûres pour des relations diplomatiques israélo-arabe, d’exiger que leurs dirigeants rejoignent le cercle de la paix, considère M. Charaï.

Néanmoins, l’éditorialiste tire la sonnette d’alarme au cas où la Maison Blanche dédaignerait ou désavouerait les accords d’Abraham, comme le veulent certains partisans de Biden. Le retour en arrière pourrait annuler une percée historique et diminuer la crédibilité américaine dans la région.

Rapport de Crisis Group sur le Sahara : Biden ne reviendra pas sur la reconnaissance des États-Unis de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur le Sahara.

«Réengager des efforts internationaux au Sahara occidental» est le titre d’un rapport de vingt et une pages élaboré par International Crisis Group (ICG), publié le 11 mars en trois langues. ICG est une ONG internationale à but non lucratif, dont la mission est de prévenir et d’aider à résoudre les conflits meurtriers grâce à un travail de recherche sur le terrain, des analyses et des recommandations indépendantes dont laquelle Ahmed Charaï siège depuis janvier 2019.

«Fidèle à sa vocation d’outil de réflexion pour la prévention et la résolution des conflits armés, l’International Crisis Group (ICG) a livré une analyse actualisée du conflit du Sahara, qu’il qualifie de «dormant» tout en le jugeant «menaçant». Ses experts préviennent d’une escalade entre le Maroc et le Polisario, qui aurait, selon eux, des conséquences désastreuses non seulement au Maghreb, mais dans toute la région du Sahel», résume l’Observateur du Maroc et d’Afrique la portée du rapport du très influent Think Tank américain dans son édition du 11 mars.

Le Briefing Moyen-Orient et Afrique du Nord de Crisis Group N°82 sur le Sahara a été construit autour de trois axes :

  1. Historique du conflit
  2. Menaces et opportunités
  3. Recommandations

En rapportant avec fidélité l’historique du conflit, les analystes de l’ICG ont bien identifié les parties prenantes du dossier du Sahara. A ce titre, on peut lire sur le rapport « L’administration Biden, en étroite collaboration avec la France, la Russie et l’Algérie, les principaux acteurs extérieurs du conflit, devraient inciter les deux parties à accepter une trêve et à reprendre les négociations».

Si le rôle de la Mauritanie a été reconsidéré par l’ICG après la démission soudaine à l’envoyer spécial de l’ONU de Horst Köhler en mai 2019, mettant fin aux tables de rondes de Genève, les experts du think tank ont bel et bien pointé du doigt l’ingérence militaire de l’Algérie qui risque d’intensifier la menace d’un conflit armée.

«Les combats pourraient s’intensifier au moindre incident militaire, tel qu’une ingérence algérienne – par exemple, des transferts d’armes plus importants entre Alger et le Polisario – ou un changement de tactique militaire au sein du mouvement indépendantiste», a mis en garde le rapport de Crisis Group.

«Le moment de se réengager» : l’appel de Crisis Group à l’attention de l’administration Biden et du Conseil de sécurité de l’ONU

«La faible intensité du conflit au Sahara occidental ne devrait pas justifier l’inaction. Le risque d’une forte escalade militaire entre le Maroc et le Front Polisario reste limité, mais il n’est pas négligeable pour autant», analyse le rapport.

Alors que l’administration Biden et le Conseil de sécurité semblent peu pressés à prendre en main le dossier, l’ICG met en garde la communauté internationale sur les menace du statut-quo.

«Le désintérêt de la communauté internationale pour ce conflit pourrait également avoir des conséquences à long terme pour la stabilité régionale. Sans solution diplomatique, les Sahraouis désabusés, surtout les jeunes, pourraient contraindre le Front Polisario à changer de tactique» alerte le rapport.

L’ICG revient également sur la reconnaissance des États-Unis de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur le Sahara. Le think tank estime que l’administration Biden est réticente à Réengager des efforts internationaux au Sahara à l’idée de revenir sur la reconnaissance par l’administration Trump de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.

Les experts de Criss Group ont évalué par ailleurs les réalisations diplomatiques du royaume. «Le Maroc a accéléré sa politique du fait accompli. La stratégie principale de Rabat était d’inviter des Etats amis d’Afrique et du Moyen-Orient à ouvrir des consulats au Sahara occidental», souligne le rapport.

Crisis Group juge cette offensive marocaine d’ouverture des consulats comme étant une résultante d’une stratégie marocaine ambitieuse visant à renforcer les liens politiques et économiques avec l’Afrique subsaharienne. Ces
dernières années, rappelle-t-il, Rabat a fortement intensifié ses investissements et ses relations commerciales avec le reste du continent, surtout avec l’Afrique de l’Ouest.

Le dossier du Sahara n’est pas moins important que d’autres sujets brûlants que la communauté internationale dirigée par le nouveau président est appelée à considérer sérieusement. A l’image de toute la stratégie américaine au Moyen-Orient, le retour au statu quo ante pré-Trump sur ce dossier, serait une erreur, pire un danger.

A la complexité politique et sécuritaire de la géopolitique mondiale s’ajoute les effets de la crise sanitaire. Biden dispose de tous les leviers et de toutes les compétences pour déployer sa propre politique étrangère. Une politique à son image, juste, éclairée et pragmatique.

L’Observateur du Maroc et The Jerusalem Post scellent un partenariat stratégique et organisent un évènement «historique» en 2021

«Ce partenariat témoigne de la vague de paix qui déferle actuellement dans toute la région» ainsi a qualifié Yaakov Katz, l’annonce de la signature du partenariat stratégique entre The Jerusalem Post dont il est le Rédacteur en Chef et L’Observateur du Maroc, fondé et dirigé par Ahmed Charaï.

Suite à la signature de la Déclaration Conjointe entre le Maroc, les États-Unis et Israël, mardi, au palais royal de Rabat, annonçant l’engagement des trois pays à œuvrer pour la paix au Moyen-Orient et la prospérité économique dans le territoire du Sahara et en Afrique subsaharienne, plusieurs accords structurants ont été signés entre le gouvernement marocain, le gouvernement israélien et l’agence de développement américaine, DFC. Plus de 8 milliards de dollars d’investissement ont été ainsi engagés pour l’ouverture d’une ère nouvelle dans les relations entre le Royaume du Maroc et l’Etat d’Israël.

Cette feuille de route ambitieuse ne pouvait être complète sans un accompagnement médiatique à même d’informer, d’expliquer et de rapprocher les idées entre les dirigeants et l’opinion publique des deux rives.

C’est à ce tire qu’une s’inscrit le partenariat stratégique signé ce mercredi 23 décembre entre l’un des médias les plus influents en Israël et dans le monde, The Jerusalem Post et L’Observateur du Maroc, hebdomadaire francophone, du groupe media influent Global Media Holding (GMH), dirigé par Ahmed Charaï, l’un des fins observateurs et analystes marocains des scènes politiques américaine et israélienne.

«The Jerusalem Post et L’Observateur du Maroc, deux des organisations médiatiques les plus en vue d’Israël et du Maroc, ont annoncé mercredi la mise en place d’un nouveau partenariat stratégique.» indique le communiqué de presse publié par le journal israélien.

JP et L’Obs Maroc annoncent une conférence conjointe «HISTORIQUE» en 2021

«À l’issue de la normalisation récemment annoncée des relations entre les deux pays, le partenariat entre The Jerusalem post et L’Observateur du Maroc consistera en une syndication et un échange de contenu, ainsi qu’en organisant une conférence conjointe historique.» annonce le communiqué.

«Nous sommes ravis de cette opportunité de nous associer à l’une des principales organisations de presse marocaines», a déclaré le Rédacteur en Chef du Jerusalem Post, Yaakov Katz, à l’annonce du partenariat.

«C’est un témoignage de la vague de paix qui déferle actuellement dans toute la région et il n’y a pas de meilleur moyen d’illustrer cela que de faire en sorte que deux organisations de presse établies comme les nôtres travaillent ensemble.» poursuit M. Katz.

«Je suis heureux de ce partenariat, qui témoigne de notre engagement en tant que groupe médiatique pour les valeurs de tolérance et de paix entre les peuples», a déclaré Ahmed Charai, président de Global Media Holdings (GMH) éditeur de l’Observateur du Maroc.

«J’espère que cela aidera à briser les barrières invisibles» poursuit M. Charaï.

L’annonce de ce partenariat a été partagé par l’assistant personnel de Donald Trump et son représentant spécial pour les relations internationales, Avi Berkowitz, sur son compte Twitter.

https://twitter.com/aviberkow45/status/1341707435204030465?s=20

The Jerusalem Post est un quotidien israélien en langue anglaise créé en 1932 sous le nom de Palestine Post. Il a adopté son nom actuel en 1950. Il est actuellement le plus grand quotidien de langue anglaise du pays et son portal web est le site d’information en langue anglaise le plus visité en Israël.

Journal du matin paru tous les jours sauf samedi, The JPost a traditionnellement mis l’accent sur les informations étrangères, en accordant une attention particulière aux relations arabo-israéliennes.

Au début du 21e siècle, son tirage quotidien s’élevait à environ 11 000 exemplaires en Israël et 26 000 aux États-Unis. Une édition hebdomadaire en langue française a touché 3 000 lecteurs en France. L’édition populaire du week-end du journal sert de base à une édition internationale intitulée The Jerusalem Post Weekly.

Le Journal est connu pour organiser des évènements importants depuis 10 ans. Sa conférence annuelle à New York a été l’une des principales plates-formes pour aborder les problèmes critiques auxquels Israël et le monde juif sont confrontés.

Maroc-Israël : le coup médiatique de Global Media Holding

A la veille de la rencontre historique entre la délégation américano-israélienne de haut niveau et les responsables marocains dans le cadre des «Abraham Accords», Ahmed Charaï, signe, en exclusivité nationale, deux interviews coup sur coup, le premier avec Jared Kushner, Conseiller spécial du président américain Donald Trump et Meir Ben-Shabbat, chef du Conseil national de sécurité d’Israël.

Jared Kushner, gendre et conseiller de Donald Trump, empruntera demain, mardi 22 novembre, le vol LY555 de la compagnie aérienne israélienne El Al Airlines, premier vol commercial direct reliant Tel-Aviv à Rabat, pour souligner la normalisation des relations entre Israël et le Maroc. L’avion sera décoré de la main de Fatma, dite Khmissa dans le dialecte marocain, accompagnée des drapeaux des trois pays (Maroc, Israel et USA) et du mot paix écrit en trois langues, arabe, anglais et hébreu.

M. Kushner présidera une délégation conjointe américano-israélienne de haut niveau à laquelle participera, côté israélien, le Chef du Conseil national de sécurité de l’Etat hébreu, Meir Ben-Shabbat.

Cette visite suscite d’ores et déjà un intérêt médiatique mondial de par les implications géopolitiques de la reprise des relations diplomatiques entre le Royaume du Maroc et Israël. C’est dans ce contexte, que le groupe Global Media Holding qui détient MedRadio ainsi que plusieurs supports notamment, L’Observateur du Maroc, Pouvoirs d’Afrique, Al Ahdath Al Maghribia et Kifache.com crée l’évènement en annonçant la réalisation de deux interviews avec les présidents des délégations américaines et israéliennes respectifs.

Dans un teaser publié sur YouTube publié ce lundi après-midi, on apprend que Moulay Ahmed Charaï, président du Groupe média a conduit les deux interviews.

La vidéo révèle que dans ces interviews qui seront publiés sur tous les supports du groupe à partir de ce lundi minuit, Jared Kushner explique comment les conseils du Roi Mohammed VI ont participé à l’accélération du processus de paix entre Israël et quelques pays arabes et comment Meir Ben-Shabba serait particulièrement fier de ses origines marocaines.