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Gardiens de la Révolution

Vidéo : L’Iran lance son premier satellite militaire

L’Iran a annoncé le lancement «avec succès» mercredi d’un premier satellite militaire, deux mois après l’échec de la mise en orbite d’un satellite scientifique et dans un contexte de tensions avec Washington qui perdurent malgré la pandémie de nouveau coronavirus.

L’annonce a été faite par les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique qui a salué sur son site internet «une grande réussite et un nouveau développement dans le domaine de l’espace pour l’Iran islamique».

Le satellite, baptisé Nour, a été «lancé avec succès ce matin à partir du lanceur Qassed depuis le désert de Markazi (centre) en Iran »» a indiqué le site Sepahnews, organe des Gardiens.

Le satellite Nour (Lumière en persan) a «orbité autour de la Terre à 425 km», selon la même source.

La télévision d’Etat a diffusé des images de ce qu’elle a présenté comme étant le satellite, monté sur une fusée pour le lancement de mercredi.

Le fuselage de la fusée porte le nom de l’engin, baptisé Qassed (Messager en persan). Et sur un côté on pouvait lire l’inscription: « Gloire à Dieu qui a mis cela à notre disposition ».

Il n’y avait aucun moyen de vérifier de manière indépendante ce lancement.

Disant avoir visité le site de lancement il y a trois semaines, le ministre iranien des Télécommunications Mohammad Javad Azari Jahromi a salué mercredi «une grande réalisation nationale», exprimant ses « sincères félicitations à la force aérospatiale des Gardiens »

«Ils sont excellents», a-t-il ajouté sur Twitter, en allusion au satellite et au «lanceur à combustible solide à trois étages» utilisé pour l’opération.

Ce lancement survient plus de deux mois après l’échec le 9 février de la mise en orbite d’un satellite d’observation scientifique, baptisé Zafar (Victoire en persan).

Le lancement du Zafar avait été condamné par la France et les Etats-Unis qui ont accusé Téhéran de vouloir renforcer ses compétences dans le domaine des missiles balistiques par le biais du lancement de satellites.

Les Etats-Unis avaient qualifié notamment le tir par Téhéran d’une fusée chargée du lancement d’un satellite en janvier 2019 de «provocation» et de violation de la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU.

Cette résolution appelle l’Iran à «ne mener aucune activité liée aux missiles balistiques conçus pour pouvoir emporter des charges nucléaires, y compris les tirs recourant à la technologie des missiles balistiques».

Affirmant n’avoir aucun projet de se doter de l’arme atomique, Téhéran assure que ses programmes balistique et spatial sont licites et ne violent pas la résolution.

En pleine pandémie

L’hostilité de longue date entre Téhéran et Washington a été exacerbée depuis que Washington a décidé en mai 2018 de dénoncer unilatéralement l’accord international sur le nucléaire iranien (conclu en 2015) et de rétablir des sanctions économiques punitives contre Téhéran.

Les tensions ont atteint un nouveau pic après l’élimination du puissant général iranien Qassem Soleimani, tué dans une frappe de drone américaine à Bagdad le 3 janvier.

Et tout récemment, un nouvel incident a mis face à face le 15 avril l’US Navy et les Gardiens de la Révolution dans les eaux du Golfe.

L’Iran se considère comme le gendarme du Golfe et dénonce la présence militaire occidentale dans ce bras de mer crucial pour l’approvisionnement mondial en pétrole.

L’annonce du lancement du satellite militaire mercredi intervient sur fond de grave crise sanitaire en Iran, pays parmi les plus touchés par la pandémie du nouveau coronavirus.

La République islamique accuse les États-Unis de «terrorisme économique», Téhéran devant faire face à la fois à l’épidémie et aux sanctions américaines qui étouffent son économie depuis leur retour en 2018.

Depuis plusieurs semaines, l’Iran estime que les sanctions américaines contre Téhéran affaiblissent sa capacité à lutter contre la pandémie.

Celles-ci asphyxient financièrement le pays et restreignent ses capacités à emprunter sur le marché international.

Sur le papier, les biens humanitaires (médicaments, équipements médicaux notamment) échappent aux sanctions, mais en réalité, les banques internationales préfèrent généralement refuser une transaction impliquant l’Iran, quel que soit le produit concerné, plutôt que de courir le risque de s’exposer à des représailles des Etats-Unis.

Téhéran a annoncé en mars avoir demandé au Fonds monétaire international (FMI) une ligne de crédit d’urgence pour un montant pouvant s’élever à environ 5 milliards de dollars.

Mais Washington, qui mène une campagne de « pression maximale » contre l’Iran, a indiqué n’avoir aucune intention d’autoriser un tel prêt, accusant Téhéran d’utiliser ses ressources pour financer « le terrorisme à l’étranger ».

L’Iran a enregistré officiellement près de 5.300 morts du nouveau coronavirus et environ 85.000 cas de contamination, soit le bilan le plus lourd du Moyen-Orient.

Certains, à l’étranger comme à l’intérieur du pays, estiment que ces chiffres sont sous-estimés, évoquant quatre à cinq fois plus de morts.

Bachar el-Assad récupère son compte Instagram

La présidence syrienne a déclaré mercredi que son compte Instagram avait été réactivé, un jour après sa suspension. Ce compte constitue un moyen de communication stratégique de Bachar el-Assad, il est couramment utilisé par le gouvernement syrien pour publier des déclarations et des photos du président et de sa famille. Le gouvernement syrien a considéré que cet acte s’inscrit dans le cadre d’une «guerre douce» que mène les États-Unis contre la Syrie.

Suite à la désignation par Donald Trump des Gardiens de la révolution iranienne comme organisation terroriste, Instagram s’est empressé à fermer plusieurs comptes appartenant à cette organisation. «Nous travaillons avec les autorités gouvernementales d’une manière adéquate pour nous assurer que nous respectons nos obligations légales, notamment celles relatives à la récente désignation par Washington des Gardiens iraniens comme organisation terroriste étrangère» a déclaré à l’AFP le porte-parole d’Instagram.

 

Une semaine après, le compte «Syrian Presidency» a été bloqué à son tour ainsi qu’un bon nombre de comptes du gouvernement syriens. La présidence syrienne a vivement critiqué cette décision de fermer les chaînes officielles du gouvernement syrien et ses comptes sur les réseaux sociaux. Des fermetures «sans avertissement préalable ni justification logique» de «délibérée», faisant partie du «siège grandissant» imposé à la Syrie depuis le début du conflit en 2011.

 

 

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Au lendemain de sa suspension par le réseau social, le compte Instagram de la présidence syrienne a été réactivé. «Par contre d’autres comptes nationaux sont toujours suspendus», a déploré la présidence syrienne.

Iran : L’Ayatollah Javadi-Amoli met en garde contre une possible chute du régime des mollahs

L’Ayatollah et homme politique conservateur iranien, Abdollah Javadi-Amoli a mis en garde contre un soulèvement du peuple iranien en raison de la détérioration de la situation dans le pays en affirmant que «si le peuple se soulève, les dignitaires religieux et les responsables n’auront pas un endroit pour s’échapper et les révoltés les jetteront à la mer». Selon le site Tabnak des « Gardiens de la Révolution », Javadi-Amoli a mis l’accent, lors d’une rencontre avec le ministre du travail, Ali Rabii, sur la nécessité de la conjugaison des efforts de tout le monde afin de trouver une solution aux problèmes et griefs auxquels fait face le peuple iranien, tout en le conseillant d’être très prudent.

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Israël accuse téhéran d’armer le hezbollah via des vols civils

L’ambassadeur d’Israël à l’ONU a adressé une lettre au Conseil de sécurité dans laquelle il accuse l’Iran d’envoyer des armes au Hezbollah via des vols commerciaux.

Danny Danon, représentant permanent d’Israël aux Nations unies, explique dans cette missive que les « Gardiens de la Révolution » en Iran auraient acheminé des armes au Hezbollah libanais via des vols civils.

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D’autre part, et selon le Jerusalem Post, Tel Aviv accuse expressément Téhéran d’emprunter des compagnies aériennes telles que Mahan Air pour fournir des armements à la Résistance libanaise. Danny Danon a également prétendu que ces avions auraient transféré ces armes au Hezbollah directement de l’aéroport de Beyrouth ou de celui de Damas.

Pour le diplomate israélien, l’Iran violerait ainsi les résolutions du Conseil de sécurité 1071 et 2231. Pour le moment, Téhéran, d’habitude prompt à réagir, n’a pas encore souhaité répondre à ces accusations.