Elon Musk

Vous devez écouter Elon Musk et laisser tomber WhatsApp pour Signal

L’homme le plus riche du monde et l’une des voix les plus influentes du monde de l’entrepreneuriat technologique, a incité jeudi matin ses 41,5 millions de followers sur Twitter d’utiliser Signal. Depuis, l’application de messagerie est saturée par les nouvelles inscriptions.

L’appel d’Elon Musk sur Twitter d’utiliser Signal a créé une déferlante d’inscriptions à l’application de messagerie réputée pour être la plus sure du marché. A tel point que la société basée à San Francisco a publié un communiqué demandant à ses utilisateurs de patienter pour la réception de la confirmation de leur inscriptions en raison de la forte demande.

«Les codes de vérification sont actuellement retardés chez plusieurs providers car beaucoup de nouvelles personnes essaient de s’inscrire sur Signal en ce moment. Nous travaillons avec nos partenaires pour résoudre ce problème le plus rapidement possible. Accrochez-vous.» a publié Signal sur twitter.

Une heure plus tard, la société a publié un nouveau tweet annonçant le rétablissement de l’inscription.

«Tout le monde devrait pouvoir s’inscrire à nouveau sans délai. Merci à tous les opérateurs qui ont inversé les bons commutateurs pour que les gens puissent continuer à basculer (vers la Signal)».

Elon Musk vs Mark Zuckerberg

Elon Musk, le patron du constructeur de véhicules électriques haut de gamme Tesla, qui s’est hissé, jeudi 7 janvier, au rang d’homme le plus riche du monde grâce à l’envolée des actions en Bourse, a tweeté ce jeudi une phrase en deux mots «Utilisez Signal», juste après que des changements aient été apportés à la politique de confidentialité de WhatsApp qui conduirait à davantage de partage de données avec sa société mère Facebook.

Plus tôt dans la journée, Musk a également tweeté un mème «effet domino», dans lequel il a laissé entendre que le début de Facebook était responsable du chaos et de la violence qui ont eu lieu au Capitole américain à Washington.

Ce jeudi soir, Musk a publié un autre mème sur twitter avec la photo de «Q Chaman», l’homme déguisé au milieu des partisans de Trump qui ont dévasté le Congrès à Washington mercredi soir, avec l’inscription : «C’est ce qui se passe quand on annule Burning Man».

Burning Man est un festival de sable et de feu, qui se tient chaque année dans le désert de Black Rock au Nevada pendant neuf jours.

La charge de Musk contre WhatsApp n’ont surpris personne. Ces antécédents de désaccords avec le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, sont souvent partagés sur Twitter. D’ailleurs, il a été la tête de file de la campagne #DeleteFacebook de 2018, après la révélation du scandale Cambridge Analytica. Le patron de Tesla n’avait pas seulement supprimé sa propre page personnelle, mais aussi celles de Tesla et SpaceX.

iMessage et Signal alternatives à WhatsApp

Cette semaine, WhatsApp a mis à jour sa politique de confidentialité informant les utilisateurs que l’application partagera leurs données personnelles avec sa société mère, Facebook, et qu’il n’y aura plus d’option de désinscription.

Depuis cette annonce, les utilisateurs de Twitter se sont passés le mot pour basculer vers iMessage d’Apple. Pour ceux qui sont sur Android, c’est Signal qui est désormais l’application de messagerie de prédilection.

Signal est une application de messagerie connue pour être axée sur la confidentialité, largement utilisée par les experts en sécurité, les chercheurs en confidentialité, les universitaires et les journalistes du monde entier. Le protocole Signal sous-tend également le cryptage de bout en bout de WhatsApp, bien qu’une différence essentielle soit que Signal est open source, alors que WhatsApp ne l’est pas.

En février 2020, la Commission européenne a recommandée Signal à ses équipes, en particulier pour sécuriser les échanges avec des personnes extérieures à l’organisation. Les journalistes de l’AFP témoignent également d’installations massives chez les politiques, et – dans une moindre mesure – parmi leurs sources judiciaires ou policières, rapportait Ouest-France en février de l’année écoulée.

L’application concurrente Telegram est considérée comme risquée car leur code source reste propriétaire, alors que Signal est libre et ne peut être taxé de partisanisme vis-à-vis de tel ou tel État. L’image de l’application russe, qui avait séduit les partis politiques de tous bords, a été entachée par sa large utilisation par des djihadistes et ses relations troubles avec le pouvoir russe.

Les origines de Signal remontent à 2010, elle était baptisée RedPhone, une appli développée par Whisper System qui sera racheté plus tard par Twitter. L’un de ces chercheurs, Matthew Rosenfeld (un hackeur-navigateur aux dreadlocks blondes plus connu sous le pseudonyme de Moxie Marlinspike) fonde à San Francisco en Californie l’organisation Open Whisper Systems pour continuer le développement d’une messagerie libre.

Il va lancer Signal en 2015, financée totalement par des dons, sans campagne marketing ni budget de communication.

Gratuite, l’application devient populaire parmi les lanceurs d’alertes et les journalistes, notamment grâce au soutien public d’Edward Snowden, à l’origine des révélations sur les procédés des services secrets américains pour surveiller les télécommunications.

Snowden qui a déclaré utiliser Signal chaque jour grâce au chiffrement de bout en bout proposé par cette application qui est selon lui, le meilleur moyen de contrer les programmes de surveillance massive dont il a révélé l’existence en 2013.

Ouganda: Un pilote de 7 ans fan d’Elon Musk fait sensation dans l’aviation

Un très jeune pilote amateur ougandais de 7 ans fait sensation dans son pays et au-delà grâce à ses connaissances précoces en matière d’aviation.

Gratifié du titre de «capitaine» par la presse et sur les réseaux sociaux, Graham Shema a été interviewé par la télévision locale et l’ambassadeur et le ministre des Transports allemands ont souhaité le rencontrer.

Passionné de mathématiques et de sciences, le pilote en herbe a volé trois fois en tant que stagiaire sur un Cessna 172, un avion de tourisme monomoteur à quatre places.

Graham Shema dit vouloir devenir pilote et astronaute, et avoir l’intention de se rendre un jour sur Mars.

«Mon modèle est Elon Musk», dit le garçon, vêtu d’une chemise blanche de pilote et d’un pantalon noir.

«J’aime Elon Musk parce que je veux apprendre avec lui sur l’espace, l’accompagner dans l’espace et aussi lui serrer la main.»

Elon Musk qui a fondé SpaceX, une société privée spécialisée dans l’astronautique et le vol spatial, a récemment lancé deux Américains en orbite et espère un jour envoyer des humains sur Mars.

C’est après avoir été témoin d’un incident impliquant un hélicoptère que le jeune pilote a développé sa curiosité autour de l’aviation.

Lorsqu’il avait 3 ans et alors qu’il jouait dehors, un hélicoptère de la police a volé si bas qu’il a fait s’envoler le toit de la maison de sa grand-mère, à la périphérie de la capitale ougandaise Kampala.

«Cela a déclenché quelque chose dans son esprit», a déclaré sa mère, Shamim Mwanaisha, une agente de voyage de 29 ans. Son fils a commencé à lui poser des questions sans fin sur le fonctionnement des avions, a-t-elle raconté.

L’année dernière, elle a contacté une école d’aviation locale et son fils a commencé à étudier chez lui les pièces d’avion et le vocabulaire de l’aviation. Après cinq mois de cours, Shamim Mwanaisha lui a financé des cours de pilotage.

«Je me sentais comme un oiseau qui s’envole», a déclaré Graham Shema à propos de son premier vol, lui qui n’avait jamais mis les pieds dans un avion.

Entre janvier et mars, il a pu voler trois fois comme copilote avant que la pandémie ne suspende sa pratique.

Depuis, il se concentre sur la théorie et s’immerge dans des vidéos sur l’aviation et l’exploration spatiale avec son casque de réalité virtuelle.

Les deux astronautes transportés par Elon Musk arrivés à bord de la station spatiale internationale ISS

Les deux astronautes de la Nasa transportés par la capsule de SpaceX sont entrés dimanche dans la station spatiale internationale, une nouvelle étape franchie avec succès pour cette mission qui marque le retour des transports américains vers l’ISS après neuf ans d’interruption.

Bob Behnken et Doug Hurley, qui avaient décollé à bord d’une fusée Falcon 9 la veille depuis la Floride, sont les premiers astronautes à rejoindre la station, à 400 km de la Terre, grâce à un véhicule d’une société privée.

La capsule Crew Dragon s’est amarrée à l’ISS à 14H16 GMT, quelques minutes en avance sur l’horaire prévu, après environ 19 heures de voyage. Après de nombreuses vérifications, environ trois heures plus tard, l’écoutille de la capsule a été ouverte.

Les deux meilleurs amis, d’anciens pilotes militaires, ont alors retrouvé les habitants actuels de la station, un compatriote et deux astronautes russes, pour une photo collective.

«Le monde entier a suivi cette mission et nous sommes tellement, tellement fiers de tout ce que vous avez fait pour notre pays, et en réalité pour inspirer le monde», les a félicité depuis la Terre le patron de la Nasa, Jim Bridenstine, juste après leur arrivée.

Il s’agit d’une des rares bonnes nouvelles de la période pour les Etats-Unis, en pleine pandémie de coronavirus et alors que des manifestations embrasent les villes américaines pour protester contre la mort d’un Afro-Américain, George Floyd, aux mains de policiers blancs.

Certains internautes ont d’ailleurs partagé la chanson de Gil Scott-Heron, «Whitey On The Moon», datant de 1970, après la mission Apollo 11 sur la Lune. Les paroles juxtaposent les injustices vécues par les Afro-Américains avec la réussite du programme spatial américain, très coûteux.

3 milliards de dollars, accordés depuis 2011 par la Nasa à Elon Musk

Depuis la fin des navettes spatiales en 2011, seules des fusées russes envoyaient les Américains vers l’ISS, qui file à 27.000 km/h autour de la Terre.

«Ce fut un honneur de faire partie de cet effort de neuf ans depuis la dernière fois qu’un véhicule américain s’est amarré à la station spatiale internationale», a déclaré Doug Hurley, 53 ans, après l’accomplissement de cette opération ultra-délicate.

La Nasa a chargé SpaceX de développer un nouveau taxi spatial, et si la mission actuelle –qui pourrait durer jusqu’en août– est certifiée sûre, les Américains ne dépendront plus des Russes pour accéder à l’espace.

Pour trois milliards de dollars, accordés depuis 2011 dans le cadre d’un contrat à prix fixe, SpaceX a promis à la Nasa six allers-retours vers l’ISS, avec quatre astronautes à bord.

Le chef de l’agence spatiale russe, Dmitri Rogozine, a félicité dimanche sur Twitter Jim Bridenstine, ainsi que le fondateur de SpaceX, Elon Musk: «Je souhaite aux équipes de la Nasa de finir avec succès de reconstruire son système de transport national», a-t-il écrit.

SpaceX acheminait déjà des cargaisons vers l’ISS depuis 2012, mais c’est la première fois que la Nasa lui confie sa ressource la plus précieuse: ses astronautes.

Interrogé sur le déroulement du voyage comparé aux navettes, que les deux astronautes ont aussi utilisées, Bob Behnken a toutefois indiqué que le vol était moins fluide avec la capsule Crew Dragon, notamment jusqu’à atteindre la mise en orbite.

«Nous étions effectivement en train de voler ou de chevaucher un dragon», s’est amusé l’astronaute de 49 ans.

L’avenir appartient à l’industrie spatiale privée

Le lancement d’aujourd’hui démontre que l’avenir appartient à l’industrie spatiale privée“, a déclaré samedi Donald Trump, qui a assisté en personne au décollage de la fusée depuis le centre spatial Kennedy.

Le président américain a fait applaudir le fondateur de SpaceX, qui s’est montré très ému lors de la conférence ayant suivi le lancement. «J’ai du mal à parler, cela fait 18 ans que nous travaillions avec cet objectif. J’ai du mal à croire que c’est arrivé», a déclaré Elon Musk.

Pour cet entrepreneur visionnaire, obsédé par la planète rouge, il s’agit là «d’une première étape dans notre voyage pour établir une civilisation sur Mars», et faire de l’humanité une «espèce multiplanétaire».

L’ex-start-up a battu Boeing, groupe lui aussi chargé par la Nasa d’acheminer à l’avenir des astronautes vers l’ISS, mais dont la capsule Starliner a raté un vol d’essai à vide l’an dernier.

La météo changeante avait failli menacer une seconde fois le décollage de Falcon 9 samedi, alors que des risques de foudre avaient déjà forcé son report mercredi.

La fusée construite près de Los Angeles avait finalement décollé sans problème dans un ciel largement bleu, à 15H22 (1922 GMT), sous les yeux de dizaines de milliers de personnes installées le long des plages de la zone.

Avec AFP

SpaceX lance ce soir son premier vol habité avec la Nasa

Une fusée SpaceX, avec deux astronautes américains de la Nasa à bord, doit décoller ce mercredi de Cap Canaveral, en Floride, la première de ce type pour la compagnie d’Elon Musk et la première mission spatiale avec équipage depuis le sol américain en neuf ans.

Une fusée SpaceX, avec deux astronautes américains de la Nasa à bord, doit décoller ce mercredi de Cap Canaveral, en Floride, la première de ce type pour la compagnie d’Elon Musk et la première mission spatiale avec équipage depuis le sol américain en neuf ans. 

La fusée SpaceX Falcon 9 doit lancer à 20H33 GMT , depuis le Centre spatial Kennedy, la nouvelle capsule Crew Dragon vers la Station spatiale internationale (ISS) avec à son bord les astronautes Doug Hurley et Bob Behnken, si les conditions météorologiques sont favorables. 

Ils doivent décoller de la même rampe de lancement utilisée en 2011 par Doug Hurley lors du dernier vol habité effectué par la Nasa avant l’arrêt de son programme de navettes spatiales. Le président Donald Trump et le vice-président Mike Pence sont attendus sur place. 

Pour Elon Musk, ce lancement représente une étape importante dans le développement des fusées réutilisables imaginées par le groupe pour alléger le coût des vols spatiaux et accroître leur fréquence. C’est aussi la première fois que des astronautes américains sont transportés en orbite par des véhicules spatiaux développés, détenus et exploités par un groupe privé et non la Nasa. 

Boeing, qui produit ses propres lanceurs spatiaux, concurrents de ceux de SpaceX, devrait lancer en 2021 son véhicule CST-100 Starliner avec des astronautes à bord. 

La Nasa a accordé près de huit milliards de dollars à SpaceX et Boeing pour construire des fusées et des systèmes de capsules capables d’emmener des astronautes en orbite.

Avec Reuters

Elon Musk prêt à se faire «arrêter» pour rouvrir son usine Tesla en Californie

Après avoir menacé de quitter la Californie si on persistait à lui refuser de rouvrir son usine, Elon Musk a annoncé lundi sur son compte Twitter la reprise de l’activité de ses unités de production en défiant les autorités de l’arrêter.

« Tesla reprend la production aujourd’hui, contre les règles du comté d’Alameda. Je serai dans les rangs avec tout le monde. Si quelqu’un est arrêté, je demande que ce soit moi, et moi seul », a tweeté le fondateur de Tesla.

« Aujourd’hui, le 11 mai, nous avons appris que l’usine Tesla de Fremont avait rouvert au-delà du minimum autorisé », a réagi, dans un communiqué, le comté situé près de San Francisco, où se trouve l’usine fermée depuis la mi-mars.

Recours en justice de Tesla

Samedi, le constructeur de voitures électrique, Tesla a attaqué en justice les autorités californiennes, après que son directeur général Elon Musk, ait menacé de quitter la Californie pour le Texas ou le Nevada, si le comté où se trouve son unique usine de production de voitures électriques aux Etats-Unis ne l’autorisait pas à reprendre partiellement ses activités. 

Le comté d’Alameda, où se trouve l’usine de Fremont en Californie, a annoncé au constructeur de voitures électriques qu’il ne pouvait pas rouvrir son usine de Fremont, près de San Francisco, les mesures de confinement étant encore en vigueur. 

Tesla a qualifié le maintien des restrictions de «prise de pouvoir» par le comté depuis que le gouverneur de Californie a déclaré jeudi que les fabricants de l’État seraient autorisés à rouvrir. 

Plus tôt dans la journée, Elon Musk avait menacé de quitter l’état. «Franchement, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Tesla déménagera immédiatement son siège social et ses futurs programmes au Texas ou au Nevada. Si nous devions garder encore une activité de production à Fremont, ça dépendrait de la façon dont Tesla est traitée», avait-il écrit sur Twitter. 

Le directeur général de Tesla avait annoncé à ses salariés que l’usine rouvrirait de façon limitée vendredi après-midi. 

Tesla produit 415.000 voitures par année sur le site. Un déménagement total de ses unités de production pourrait prendre entre 12 et 18 mois, selon Dan Ives, un analyste du cabinet de conseil Wedbush à Los Angeles. 

Le comté d’Alameda a déclaré samedi qu’il travaillait avec Tesla pour mettre au point un plan «permettant la réouverture de l’usine tout en garantissant la santé et le bien-être des milliers d’employés» sur le site et pensait parvenir à un accord rapidement. 

Elon Musk a critiqué à plusieurs reprises les mesures de confinement imposées par les autorités pour lutter contre l’épidémie de coronavirus, les qualifiant de “menaces sérieuses” pour l’économie américaine et les jugeant «inconstitutionnelles».

Avec Agences

Tom Cruise, Elon Musk et la Nasa projettent de tourner un film dans l’espace

L’acteur américain Tom Cruise prépare le tournage d’un film à bord de la Station spatiale internationale, a déclaré mardi sur Twitter le patron de la NASA, l’agence spatiale américaine. 

«Nous avons besoin de médias populaires pour inspirer une nouvelle génération d’ingénieurs et de scientifiques afin de faire des projets ambitieux de la NASA une réalité», a ajouté Jim Bridenstine. 

Il n’a donné aucune précision mais son message sur les réseaux sociaux a fait suite à un article du site Deadline, spécialiste de l’actualité de Hollywood, selon lequel Tom Cruise collaborait avec Elon Musk, patron de Tesla et de SpaceX (Space Exploration Technologies), dans l’optique de produire le premier long-métrage tourné dans l’espace. 

Cruise, 57 ans, star de la franchise «Mission: Impossible», est réputé pour ses films d’action spectaculaires et pour effectuer lui-même les cascades.

Après la Chine, Israël s’invite à la course vers la Lune

Deux mois après l’exploit incroyable de la Chine qui lui a permis d’être la première nation à se poser sur la face cachée de la Lune, Israël affiche à son tour ses ambitions lunaires et lance sa première sonde spatiale à destination de «l’astre mort» visant à devenir le quatrième pays à réussir un alunissage.

Elle porte le nom de Beresheet, qui signifie «Genèse» en hébreu. Elle est la première sonde israélienne lancée à destination de la Lune, et l’espoir d’Israël de devenir le quatrième pays à réussir un alunissage. Développée par la société privé israélienne, SpaceIL, Beresheet qui a démarré son périple vers la Lune, le 21 février 2019 a été lancée, depuis la base de lancement Cap Canaveral en Floride, par une fusée Falcon 9 de la société spatiale américaine SpaceX, d’Elon Musk.

Ce lancement a été suivi en direct depuis Israël par le premier ministre Benjamin Netanyahu, qui agitait devant les caméras des drapeaux israéliens depuis le centre de contrôle de la société aérospatiale Israeli Aerospace Industries (IAI), partenaire du projet.

Onze jour après sa mise en orbite, SpaceIL diffusera une photo prise à 23 000 kilomètres de la terre avec une “caméra selfie” installée sur la sonde Beresheet, sur laquelle on peut voir l’Australie en arrière plan mais également une plaque installée à l’extérieur de l’atterrisseur lunaire qui illustre le drapeau israélien ainsi que les phrases «Am Yisrael Chai» (le peuple d’Israël vit) et «Petit pays, grands rêves».

Sueurs froides en Israël

La mission spatiale israélienne a connu la semaine dernière de sérieux problèmes suite à un bug informatique qui a donné des sueurs froides à SpaceIL mais également à Netanyahu pour qui l’échec de la mission impacterait négativement ses chances dans les présidentielles du 9 avril prochain. Tout succès de l’alunissage qui va coïncider le démarrage des élections israéliennes, fera entrer dans l’Histoire aussi bien Israël que son Netanyahu.

Le selfie, largement diffusée dans le monde entier, a fait taire les critiques et calmer les inquiétudes quant à l’issue de la mission lunaire.

L’engin a déjà battu un record de vitesse israélien, parcourant 10,5 kilomètres à la seconde, selon Opher Doron, directeur général de la division spatiale d’Israël Aerospace Industries.

Le Beresheet à quatre pieds, qui a à peine la taille d’une machine à laver, entourera la Terre de boucles toujours plus grandes, jusqu’à ce qu’il soit capturé par la gravité lunaire et se mette en orbite autour de la lune.

La Chine bouleverse le programme spatial américain

Face à la maturité du programme lunaire chinois, les Etats-unis ont été obligé de se remobiliser et de revoir leur programme spatial. Alors que mars était leur but ultime de l’exploration spatiale, Donald Trump puis la Nasa ont relancé, automne 2018, la course vers la Lune, qualifiant l’astre mort d’étape intermédiaire, avant d’aller encore plus loin.

Pour cela, la Nasa a alloué un budget de 21,5 milliards de dollars, au programme « lunar gateway », une sorte de petite ISS (la station spatiale internationale) mais en orbite lunaire. « Elle permettra d’aller et de venir entre la station et la lune de manière durable pour apprendre à utiliser les ressources lunaires et découvrir une planète dont on a longtemps cru qu’elle n’avait pas d’eau ».