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Conseil de Paix et de Sécurité

Rabat décortique la position de la Commission africaine concernant le Sahara

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Dans un exercice didactique peu commun, le royaume du Maroc, via sa diplomatie, a tenu à faire une lecture analytique du rapport présenté aujourd’hui par Moussa Faki Mahamat aux chefs d’Etat et de gouvernement qui ont représenté leurs pays respectifs au sommet de l’Union africaine qui tient sa 31e édition dans la capitale mauritanienne Nouakchott.

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Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA adopte la proposition marocaine pour l’établissement d’un Observatoire Africain de la migration

Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine a adopté la proposition du roi Mohammed VI d’établir un Observatoire Africain de la migration. Cet observatoire, dont le travail sera basé sur le triptyque «comprendre, anticiper et agir», aura pour mission de collecter les informations et de développer l’échange d’informations ainsi que la coordination entre les pays africains sur les sujets inhérents à la Migration.

L’Observatoire voulu par le roi du Maroc et défendu avec force par le Maroc au sein des instances africaines, aura également pour tâche de créer des synergies avec les initiatives africaines relatives à la question de la migration à travers l’échange d’informations dans l’objectif de relever les défis inhérents aux flux migratoires en Afrique.

Le Conseil de Paix et de Sécurité relève, à cet égard, l’importance de la collaboration entre ledit observatoire et les initiatives existantes, dont le Centre opérationnel régional de Khartoum et l’Initiative pour la Corne de l’Afrique dans le but de développer la collaboration et l’échange d’informations et lutter contre les crimes liés à la migration.

Rappelons que, dans un message adressé au XXXe Sommet de l’UA, le roi Mohammed VI avait proposé, dans le cadre de l’Agenda Africain pour la Migration, la création d’un Observatoire Africain de la Migration.

Pour le Maroc, la sécurité du continent africain est une et indivisible

Depuis deux jours, Rabat abrite un séminaire portant sur «l’amélioration des méthodes de travail du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine.» Organisé par le ministère des Affaires étrangères en collaboration avec l’Université Mohammed V de Rabat, et la participation de diplomates, d’experts et chercheurs universitaires, ce séminaire arrive à point nommé et à un tournant de l’histoire du continent africain de ce début du XXIème, marqué par divers défis et conflits auxquels l’Afrique doit faire face non pas en rangs dispersés mais un esprit de solidarité.

Dans son allocution inaugurale, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita a été cartésien dans son discours et sa méthode pour réformer le CPS et l’UA pour être mieux armés à répondre aux défis et attentes du continent.

D’entrée de jeu, le ministre a annoncé la couleur en soulignant que l’organisation de ce séminaire s’inscrit dans une triple logique : célébrer notre retour à l’UA et l’entrée du Maroc au sein du CPS; créer un esprit de réflexion inclusive, portant sur les voies et moyens d’améliorer les méthodes de travail de ce Conseil et enfin, associer d’autres acteurs à cette réflexion.

Il a relevé à cet égard que l’élection du Maroc au CPS intervient dans un contexte particulier et, surtout, dans un délai record après le retour du Royaume au sein de sa famille institutionnelle, l’UA.

Il a ajouté que cette élection constitue à la fois une reconnaissance du leadership du roi Mohammed VI, un témoignage de confiance fort des Etats frères africains et une expression de l’appréciation de l’engagement concret et de longue date du royaume sur le continent africain.

La réforme du CPS ne peut être dissociée de la réforme plus large de l’Union Africaine

Le ministre a rappelé l’engagement pris par le souverain lors de la 28ème Sommet de l’UA, « Vous le constaterez : dès que le Royaume siègera de manière effective, et qu’il pourra apporter sa contribution à l’agenda des activités, son action concourra, au contraire, à fédérer et à aller de l’avant ».

Les priorités du continent africain ne se hiérarchisent pas

Bourita a précisé que l’entrée du Maroc au CPS n’est pas motivé par un souci sélectif ou avec un «menu à la carte ». Cette entrée émane d’un engagement total en indiquant qu’« aucune crise, aucune tension, aucun conflit n’est marginalisé, laissé de côté, ou relégué au second plan des priorités. Les priorités du continent africain ne se hiérarchisent pas. Elles bénéficient de la même attention car pour le Royaume la sécurité du continent est une et indivisible » a-t-il dit.

A cet égard, le ministre a rappelé le contexte de l’élection du Maroc au CPS, contexte marqué malheureusement par le sceau de l’insécurité, du terrorisme et de conflits.

Il a énuméré les divers maux dont souffre l’Afrique et ont pour nom : prolifération des conflits, multiplication des acteurs non étatiques menaçant la souveraineté et l’intégrité territoriale des Etats, exacerbation du terrorisme, changements climatiques, etc.

Le CPS ne peut être l’apanage d’un seul pays, c’est une propriété collective

En fait, des défis multidimensionnels qui interpellent, avec acuité, la capacité du CPS, à prévenir, préserver, maintenir et consolider la paix et la sécurité en Afrique, a encore souligné Bourita en relevant que la réforme du CPS ne peut être dissociée de la réforme plus large de l’Union Africaine. Et c’est, en ces termes, que le Maroc conçoit cet exercice, qui voit les réformes s’imbriquer, de manière complémentaire, globale et intégrée, a-t-il dit.

L’Afrique est aujourd’hui à la croisée des chemins et elle est condamnée dans le bon à lancer de manière résolue un aggiornamento des institutions panafricaines. Le processus de réforme engagé au sein de l’UA s’impose, en effet, comme une nécessité impérieuse a estimé le ministre.

Le rapport du Président rwandais Paul Kagamé est porteur d’une vision transformatrice

Il a rappelé à ce titre que la réforme doit porter en elle-même un élément de réponse à chaque défi qu’il soit sécuritaire, politique, environnemental ou autre. En fait il s’agit d’une réponse « personnalisée ».

Le chantier de la réforme doit poser les jalons d’une Union Africaine forte, fondée sur une volonté politique ferme et articulée autour d’une vision stratégique progressiste.

Les Etats africains doivent mettre en place une véritable « afrocratie » basée sur l’excellence au sein du service public africain

Le ministre en veut pour preuve à cette démarche le rapport du Président rwandais Paul Kagamé. Porteur d’une vision transformatrice, il pose, sans ambiguïté, les limites des structures de l’UA, et propose des recommandations concrètes et pragmatiques, visant à garantir l’avenir de l’organisation.

D’autre part, Nasser Bourita a mis en garde les participants et par ricochet les décideurs politiques africains en soulignant que la réforme de l’UA ne concerne pas uniquement son fonctionnement. Elle porte aussi sur sa gouvernance. Il faut impérativement éviter que la Commission de l’UA ne se transforme en « Etat dans l’Etat ». Pour cela, les Etats africains doivent mettre en place une véritable « afrocratie » basée sur l’excellence au sein du service public africain, qui sert l’ensemble des Etats africains, et dépasse, par la même, les seuls agendas nationaux a dit en substance le ministre. Le CPS ne peut être l’apanage d’un seul pays, c’est une propriété collective, a martelé Bourita.

Anti-terrorisme : Le Maroc au chevet des pays arabes

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Le Maroc a souligné sa disposition à mettre son expérience en matière de lutte anti-terroriste au profit des pays arabes en vue d’intensifier la coopération et d’échanger les expertises dans ce domaine. Dans ce sens, Rabat estime que les défis sécuritaires liés à toutes les formes du crime qui menacent la sécurité nationale des pays, plaident en faveur d’une action commune entre les pays arabes. C’est dans le cadre des travaux de la 35ème session du conseil des ministres arabes de l’Intérieur qui s’est ouverte mercredi à Alger, que Abdelouafi Laftit, ministre marocain de l’Intérieur, a affirmé qu’aucun pays ne peut prétendre combattre, à lui seul, le phénomène du terrorisme et le crime transfrontalier sans une coopération intense et efficace avec les différentes parties.

Conscient de la dimension internationale du phénomène du terrorisme et du crime organisé, le Maroc reste disposé à renforcer l’action commune entre les pays arabes dans tous les domaines sécuritaires, le Maroc ayant traduit cette approche dans les faits par la signature de 40 accords de coopération bilatérale dans ce domaine.

De plus, cette dynamique a pris une dimension plus profonde pour le Maroc en s’orientant vers le renforcement de la coopération entre les pays africains amis dont une grande partie constitue un prolongement géographique de la région arabe.

Il faut reconnaître que le Maroc, de part sa position géostratégique, n’est pas à l’abri de ces menaces, ce qui l’amène à développer constamment sa stratégie sécuritaire notamment en ce qui concerne la lutte contre l’émigration clandestine, le trafic de drogue et leur combinaison avec le crime organisé et transfrontalier. Et face à un contexte international et régional marqué par la recrudescence des vagues d’émigration clandestine, le Maroc connait de nouveaux changements en matière de flux humains, face auxquels les pouvoirs publics ont adopté une série de mesures, en conformité avec le droit international, parmi lesquelles les deux opérations de régularisation de la situation administrative en séjour irrégulier dans le pays.

Dans le même ordre d’idées, le ministre de l’intérieur a souhaité que la réunion d’Alger s’érige en mécanisme institutionnel de nature à promouvoir la coordination sécuritaire pour la hisser à un niveau avancé à l’instar du reste des expériences internationales réussies, ainsi qu’en force de proposition au sein des rencontres internationales et influentes dans les décisions internationales sécuritaires et ce, dans l’intérêt des pays arabes.

D’autre part, l’élection du Maroc au Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine est un signe de confiance des pays africains en les capacités de Rabat à exploiter ses potentialités pour servir les intérêts du continent et renforcer la paix et la sécurité au niveau international.

Le Maroc, qui juge que le temps est venu de donner un nouveau souffle à la coopération inter-arabe dans le cadre du partenariat sud-sud, estime également que ces défis nécessitent une prise de conscience collective loin de toutes surenchères en matière de traitement de la question de la sécurité des pays, en tirant les leçons des expériences de certains pays en vue de surmonter tous les différends et les calculs politiciens et géostratégiques étriqués et de développer les mécanismes de coopération et d’action commune.

D’ailleurs, les autorités marocaines n’ont eu de cesse d’exprimer leur conviction que chaque pays arabe avec des frontières nationales sécurisées, et attaché aux valeurs démocratiques et au droit des personnes au développement, dispose de tous les fondements qui l’habilite à soutenir le système sécuritaire arabe et devenir un acteur majeur dans la protection de la région des dangers qui la guette.

Seul en lice, le Maroc élu au Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA

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Sans grande surprise, le Maroc a été élu, vendredi à Addis-Abeba au Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine après le retrait de la candidature de l’Algérie et de la Tunisie. Alger a longtemps siégé dans cet organe important de l’Organisation panafricaine.

Lors de la seconde journée de la 32ème session ordinaire du Conseil Exécutif de l’Union Africaine, qui a vu la participation personnelle du ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, pourtant absent la veille lors de séance inaugurale, a vu le Maroc entrer au Conseil de Paix et de Sécurité pour occuper le siège réservé à l’Afrique du Nord et ce en vue d’un mandat de deux ans.

Le Conseil de paix et de sécurité, qui se réunit au moins deux fois par mois à Addis Abeba, a été créé en 2004 sur le modèle du Conseil de sécurité des Nations unies. Composé de 15 membres pour des mandats de 2 ou 3 ans, il a pour objectifs la promotion de la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique, l’anticipation et la prévention des conflits et l’élaboration d’une politique de défense commune.

Le Conseil de paix et de sécurité, qui a la latitude d’autoriser le déploiement d’une force africaine en périmètre africain, a aussi en charge de soumettre des recommandations aux des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Union Africaine, qui demeure l’instance suprême de l’Organisation, concernant les mesures à prendre quant à l’implication d’un Etat membre dans des crimes de guerre, génocide et les crimes contre l’humanité.

Le Conseil peut aussi autoriser l’organisation et le déploiement de missions d’appui à la paix, notamment dans les pays où des accords de paix ont déjà été signés, et entreprendre des activités de rétablissement et de la consolidation de la paix lorsque des conflits éclatent.

Disposant également d’un rôle d’anticipation et de prévention des conflits, le Conseil de paix et de sécurité a la charge de soumettre au sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement les sanctions à prendre à chaque fois qu’un changement anti-constitutionnel (coup d’Etat militaire par exemple) se produit dans un Etat membre.

Notons qu’en marge des travaux du sommet de l’Union africaine, les Forces armées royales tiennent, depuis le 10 janvier au siège de l’Organisation à Addis Abeba, une exposition retraçant l’histoire de l’action humanitaire du Maroc dans le monde et l’ensemble des interventions menées par les médecins militaires marocains en Afrique.