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Pour soigner son image en France, Ryad conseillée par Publicis, Image 7 et Edile Consulting

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L’Arabie Saoudite fait appel à plusieurs agences de communication pour améliorer son image dans l’hexagone.  Les missions confiées à ces agences de relations publiques sont variées : Publicis assure par exemple un service de relations presse auprès du ministre des Affaires étrangères, Adel Jubeir. Edile Consulting, qui a été sollicitée après les attentats du 13 novembre, remplit également une mission de relations presse. Quant à la société de conseil en communication, Image 7, vient de permettre à trois journalistes de couvrir un exercice militaire important dans le nord-est du pays.

Les Saoudiens nous ont demandé de faire une opération pour montrer la guerre qu’ils livrent aux terroristes, précise Anne Méaux. Ils veulent que leur pays soit mieux compris et disent que nos pays ont des cultures différentes, qu’il faut respecter cela.

Cette nouvelle approche s’explique par le changement de génération à la tête du pays depuis l’accession au trône du roi Salmane en janvier 2015 explique cette nouvelle approche :

  • Nomination du fils du roi, le prince Mohammad Bin Salmane, 30 ans, comme Vice-prince héritier du royaume. Ce dernier, qui est aussi ministre de la Défense, est présenté comme le nouvel homme fort d’Arabie Saoudite.
  • Le chef de la diplomatie saoudienne, Adel Jubeir, 54 ans, spécialiste de la communication, ancien ambassadeur d’Arabie Saoudite à Washington, fait aussi partie de ces dirigeants saoudiens prompts à communiquer.
  • Autre signe de ce changement d’époque : la nomination en janvier 2015, de l’ancien directeur de la chaîne de télévision Al-Arabiya, Adel Al-Toraifi, 36 ans comme nouveau ministre de l’information.

Maroc, Russie, la feuille de route en marche

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La visite officielle entreprise par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en République fédérale de Russie s’inscrit dans le cadre des relations multilatérales globales qui constituent la trame de la politique étrangère du Royaume du Maroc.

Elle est intervenue à un moment où la Russie cherche à tisser davantage son réseau régional à travers la nécessité de hisser le niveau de coopération avec Rabat à un degré d’échanges dans les secteurs de l’Agriculture, du commerce, du tourisme, du gaz et du pétrole qui seraient à la hauteur du potentiel des deux pays.

La Russie a renforcé ses alliances dans le monde arabo-musulman, et a gagné en influence en Syrie, en Iran, au Liban et en Egypte.

Il était donc important pour le Maroc de multiplier également ses alliances, car aucune amitié ne demeure ni aucune inimité. Ce qui demeure ce sont les intérêts. L’Occident doit assimiler cette nouvelle donne dans ses doctrines, même s’il n’a pas vu d’un bon œil le déplacement royal à Moscou. La visite de Sa Majesté en Russie ne s’est pas faite au détriment des intérêts d’autres pays, mais elle vient renforcer des liens historiques couronnés en 2002 par un partenariat stratégique.

Il est certain que la forte présence chinoise en Afrique, donne de l’appétit à la Russie qui cherchera sans aucun doute à lui damer le pion ou, au moins, à la concurrencer, et cela ne peut se faire qu’à travers le Maroc, le passage obligé vers l’Afrique subsaharienne.

Même sur le plan militaire, les russes sont de plus en plus présents en Mer Méditerranée, et ils ne peuvent davantage déployer cette force que par une coopération étroite avec Rabat qui détient les clés du Détroit de Gibraltar.

La Russie a également besoin des conseils et orientations du souverain, en sa qualité de Amir al-Mouminine, pour comprendre et réguler les phénomènes dits ‘islamistes’, notamment dans la région du Caucase et d’Asie centrale, et les mouvements des ‘djihadistes’ en Syrie, en Irak et au Yémen, et ce grâce à l’expérience marocaine probante dans le domaine de la lutte antiterroriste. D’ailleurs, dans leur Déclaration conjointe, le Maroc et la Russie entendent renforcer leur coopération dans le domaine religieux, y compris à travers l’envoi d’imams marocains en Russie pour l’échange d’expériences, ainsi que la formation d’imams russes dans les établissements marocains d’enseignement religieux.

La machine est désormais en branle : Rabat et Moscou ont décidé de prendre des mesures concrètes pour élargir la coopération dans le domaine de l’agriculture et de la pêche maritime : il s’agit de simplifier au maximum les procédures douanières à travers la mise en place d’un ‘corridor vert’ comme convenu dans la Déclaration conjointe. Et c’est dans ce cadre-là, que le ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, Aziz Akhannouch, a rencontré, en milieu de semaine, les exportateurs de fruits et légumes marocains avec, comme point essentiel à l’ordre du jour, la volonté du secteur agricole de mieux adresser le marché russe qui présente de grandes opportunités pour les opérateurs marocains. De son côté, le chef du gouvernement marocain, Abdelilah Benkirane, et le vice-ministre russe de l’industrie et du commerce, Victor Evtohov, ont discuté des moyens de promouvoir les échanges commerciaux entre les deux pays. L’axe Rabat-Moscou a été érigé pour demeurer dans le temps, il appartient donc aux Pouvoirs publics dans les deux pays de l’entretenir et de le développer.

Abdellah El Hattach.

Nouakchott accueille la réunion du Sommet des Chefs d’Etat Arabes

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C’est désormais officiel. Le Sommet des Chefs d’Etat de la Ligue Arabe, qui devait initialement se tenir au Maroc au mois de mars, se réunira à Nouakchott, capitale de la République islamique de Mauritanie, les 25 et 26 juillet prochain. C’est un communiqué du ministère mauritanien des Affaires étrangères, publié samedi soir, qui en a fait l’annonce. Selon le texte du communiqué, «les préparatifs vont bon train pour offrir les meilleures conditions de réussite pour cette rencontre ». C’est la première fois que la Mauritanie accueille cet évènement.

Rappelons que le Maroc avait annoncé qu’il n’accueillerait pas le Sommet arabe prévu dans le pays en mars, les conditions pour en garantir le succès n’étant pas réunies. Le ministre  des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar avait informé le chef de la Ligue arabe Nabil al-Arabi de la décision du Maroc de « céder son droit d’organiser » le sommet, et ce « au regard des défis auxquels fait face le monde arabe aujourd’hui », le Maroc refusant que le « sommet arabe ne devienne une fin en soi ou se transformer en une simple réunion de circonstance ». Le Maroc avait expliqué craindre la tenue d’un sommet où les discours donnent « une fausse impression d’unité et de solidarité dans un monde arabe qui traverse une période difficile ».

La Syrie change son négociateur en chef

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Dans une dépêche de l’agence de presse italienne ANSA, on apprend que le gouvernement syrien pourrait procéder, dans les jours qui viennent, au changement de son négociateur en chef dans les discussions de paix qui se déroulent à Genève. Bashar al-Jaafari pourrait ainsi céder sa place au vice-ministre des Affaires étrangères Fayçal al-Miqdad.
Al-Miqdad, ancien ambassadeur de son pays à l’Onu est connu pour être un diplomate très courtois, affable et très malléable comme négociateur, contrairement à al-Jaafari de notoriété inflexible, ce qui cause, apparemment, des blocages dans l’avancée du processus de paix.
Moins proche de l’Iran qu’al-Jaafari, Fayçal al-Miqdad pourrait jouer un rôle central dans la période de transition, voire même dans l’après-Assad.

Abdellah El Hattach

Dégel des relations entre l’Algérie et la Mauritanie

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L’Algérie et la Mauritanie ont convenu de normaliser leurs relations après une période de froid qui a duré plusieurs mois. Cette décision est intervenue après l’audience accordée par le président Mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz, à Abdelkader Messahel émissaire du président algérien et numéro 2 de la diplomatie algerienne qui lui a remis une missive de Abdelaziz Bouteflika.

L’architecte de la réunification allemande tire sa révérence

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L’ancien ministre allemand des Affaires étrangères Hans-Dietrich Genscher, père de l’«Ostpolitik» et architecte de la réunification du pays en 1990, est décédé le 31 Mars 2016, à l’âge de 89 ans.

L’ex-responsable du parti libéral allemand et chef d’orchestre de la diplomatie allemande pendant près de vingt ans a succombé à un arrêt cardiaque, «entouré de sa famille», dans sa maison de Wachtberg-Pech, dans l’ouest du pays, ont précisé ses services dans un communiqué.

« Il fut l’un des grands acteurs de la réunification et aura marqué par ses qualités tant politiques qu’humaines cette période majeure de l’histoire de l’Europe », a ajouté le communiqué.

Al-Arabiya ferme ses bureaux au Liban pour des raisons de sécurité

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La chaîne de télévision à capitaux saoudiens, Al-Arabiya, a annoncé vendredi la fermeture de ses bureaux au Liban pour des raisons de sécurité, un nouveau signe de la tension croissante entre l’Arabie saoudite et le puissant mouvement armé libanais Hezbollah.

Les bureaux dans la capitale libanaise de la chaîne d’information en continu et ceux d’Al-Hadath, une chaîne soeur spécialisée dans les directs, ont été fermés, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la télévision. Al-Arabiya n’a plus de correspondants au Liban, a-t-il ajouté sous le couvert de l’anonymat à Dubaï, siège de cette télévision.

L’Arabie saoudite lance un méga-fonds de 2000 milliards de dollars (2 trillions $) pour l’après-pétrole

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Le fonds permettrait l’acquisition des quatre plus grandes entreprises du monde

La première étape consisterait en la vente des parts d’Aramco d’ici 2018, selon le vice prince héritier du Royaume d’Arabie Saoudite, Mohammed Ben Salmane Ben Abdelaziz

L’Arabie saoudite se prépare à l’après pétrole par la création d’un fonds souverain regroupant ses meilleurs actifs, et sera considéré comme le plus grand au monde.

Selon le prince Mohammed Ben Salmane Ben Abdelaziz, ce fonds contrôlera plus de 2000 milliards de dollars et permettra au royaume de faire face à la pénurie de pétrole qui se profile dans les années à venir.

La stratégie avancée par le vice prince héritier, consiste en la cession par le royaume d’une partie de ses parts dans ARAMCO et la transformation de ce géant du pétrole en un conglomérat industriel. La première offre publique sera lancée probablement l’année prochaine, au plus tard en 2018, et portera sur  la cession d’environ 5 pour cent de la holding.

La cession des parts d’ARAMCO en faveur d’un fonds public d’investissement, permettrait techniquement de rendre les investissements comme la source majeure des revenus du gouvernement saoudien en lieu et place des revenus pétroliers. Dans 20 ans, cela rendra l’économie saoudienne indépendante des aléas du pétrole.

80 ans après la découverte du premier puits de pétrole au royaume, le vice prince héritier ambitionne de transformer ARAMCO -le plus grand exportateur de pétrole au monde- en un conglomérat diversifié, et l’économie de son pays en une économie multisectorielle. La stratégie mise en place est bien ficelée, et la rapidité avec laquelle s’opérera ce changement ambitieux pourrait choquer la société conservatrice saoudienne.

Avec 2 trillions $, le megafonds pourrait racheter les 4 plus grandes entreprises publiques aux Etats Unies !
Avec 2 trillions $, le megafonds pourrait racheter les 4 plus grandes entreprises publiques aux Etats Unies !

La cession d’ARAMCO et le fonds qui en découlera, joueront un rôle primordial dans l’économie saoudienne à travers des investissements majeurs au royaume et à l’international.

Le fonds a pour ambition d’augmenter la part des investissements étrangers à 50% d’ici 2020 au lieu de moins de 5% actuellement.

revenus non-pétroliers
Evolution des revenus non-pétroliers de l’Arabie Saoudite à l’horizon 2020

Abdellah El Hattach avec Bloomberg

‘Missiles vs Négociations’ quand Ayatollah Ali Khamenei recadre l’ex Président Rafsanjani

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Dans un discours daté du 30 Mars dernier, le guide suprême de l’Iran, Ayatollah Ali Khamenei, a critiqué ouvertement ceux qui disaient que « le monde de demain est un monde de dialogue, pas de missiles ».
En accusant cette déclaration d’acte de de traitrise, M. Khamenei faisait référence à peine voilée à un tweet daté du 23 Mars publié par l’équipe média de l’ex-président, Ayatollah Ali Akbar Hashemi Rafsanjani, qui disait que : «Le monde de demain est un monde de dialogue pour la Révolution islamique, et non des missiles balistiques intercontinentaux et des armes atomiques. »

Quelques heures après le discours de Khamenei, et une semaine après le tweet en question, le compte Twitter de Rafsanjani a été corrigé, affirmant que le tweet d’origine était tronqué et ne contenait qu’une partie des déclarations de l’ex-président.

tweet
Le tweet de l’ex-président Rafsanjani après correction

Malgré la correction hâtive par les équipes de Rafsandjani du tweet, les leaders iraniens opposés aux signaux de rapprochement de Rafsanjani envers les Etats-Unis et les pays occidentaux ont profité de l’incident pour attaquer ces hommes d’État iraniens vieillissant et pour imposer une ligne dure concernant les missiles iraniens.

La Jordanie annonce son soutien à la coalition militaire des pays musulmans

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Dans un communiqué du Cabinet royal hachémite, la Jordanie a annoncé son soutien à l’alliance militaire, dirigée par l’Arabie saoudite dans la guerre contre le terrorisme n pointant sur la profondeur des relations entre les deux pays frères. Le communiqué a rappelé que la Jordanie a été l’un des premiers partisans et participants à cette alliance et a souligné l’importance de faire face à la menace du terrorisme à travers la promotion de l’action arabe commune et musulman.

Le communiqué publié par l’Agence de presse officielle “Petra » a dénoncé les attaques dont a fait objet le Roi Abdullah II Bin Al-Hussein qui étaient destinées à offenser la Jordanie et ses relations avec les pays frères et amis.

– source : Petra

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