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Syrie - Page 5

Vatican, une crise d’autorité

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Le Pape François s’est reuni ce lundi avec le Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE) qui réunit les présidents des épiscopats de l’Union européenne.

A l’ordre du jour de cette importante réunion, la situation en Syrie, en Irak et au Liban, ainsi que la sécurité dans le bassin méditerranéen à l’aune du processus politique en Libye engagé sur fond d’une guerre fratricide entre les différentes factions et régions déchiquetées du pays.

L’objectif de cette réunion du CCEE est d’étudier avec les instances européennes les moyens d’exfiltrer les minorités chrétiennes du bourbier moyen-oriental et de canaliser les flux migratoires.

Le pape François a également informé ses interlocuteurs de la gravité de la situation internationale et le rôle que doit jouer le Vatican, mais il a insisté sur la désormais fragilité de l’Eglise dans son influence dans le développement de la législation et des politiques européennes et mondiales, notamment après les multiples affaires de pédophilie qui ont secoué quelques représentations épiscopales à travers l’Europe.

La réunion du CCEE intervient au lendemain de la boucherie de Alep en Syrie où un hôpital pédiatrique a été visé par l’aviation syrienne sous couverture russe faisant des dizaines de morts et des centaines de blessés, principalement des enfants, et un silence incompréhensible du Vatican et de l’Eglise de Rome.

Abdellah El Hattach.

Maroc, Russie, la feuille de route en marche

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La visite officielle entreprise par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en République fédérale de Russie s’inscrit dans le cadre des relations multilatérales globales qui constituent la trame de la politique étrangère du Royaume du Maroc.

Elle est intervenue à un moment où la Russie cherche à tisser davantage son réseau régional à travers la nécessité de hisser le niveau de coopération avec Rabat à un degré d’échanges dans les secteurs de l’Agriculture, du commerce, du tourisme, du gaz et du pétrole qui seraient à la hauteur du potentiel des deux pays.

La Russie a renforcé ses alliances dans le monde arabo-musulman, et a gagné en influence en Syrie, en Iran, au Liban et en Egypte.

Il était donc important pour le Maroc de multiplier également ses alliances, car aucune amitié ne demeure ni aucune inimité. Ce qui demeure ce sont les intérêts. L’Occident doit assimiler cette nouvelle donne dans ses doctrines, même s’il n’a pas vu d’un bon œil le déplacement royal à Moscou. La visite de Sa Majesté en Russie ne s’est pas faite au détriment des intérêts d’autres pays, mais elle vient renforcer des liens historiques couronnés en 2002 par un partenariat stratégique.

Il est certain que la forte présence chinoise en Afrique, donne de l’appétit à la Russie qui cherchera sans aucun doute à lui damer le pion ou, au moins, à la concurrencer, et cela ne peut se faire qu’à travers le Maroc, le passage obligé vers l’Afrique subsaharienne.

Même sur le plan militaire, les russes sont de plus en plus présents en Mer Méditerranée, et ils ne peuvent davantage déployer cette force que par une coopération étroite avec Rabat qui détient les clés du Détroit de Gibraltar.

La Russie a également besoin des conseils et orientations du souverain, en sa qualité de Amir al-Mouminine, pour comprendre et réguler les phénomènes dits ‘islamistes’, notamment dans la région du Caucase et d’Asie centrale, et les mouvements des ‘djihadistes’ en Syrie, en Irak et au Yémen, et ce grâce à l’expérience marocaine probante dans le domaine de la lutte antiterroriste. D’ailleurs, dans leur Déclaration conjointe, le Maroc et la Russie entendent renforcer leur coopération dans le domaine religieux, y compris à travers l’envoi d’imams marocains en Russie pour l’échange d’expériences, ainsi que la formation d’imams russes dans les établissements marocains d’enseignement religieux.

La machine est désormais en branle : Rabat et Moscou ont décidé de prendre des mesures concrètes pour élargir la coopération dans le domaine de l’agriculture et de la pêche maritime : il s’agit de simplifier au maximum les procédures douanières à travers la mise en place d’un ‘corridor vert’ comme convenu dans la Déclaration conjointe. Et c’est dans ce cadre-là, que le ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, Aziz Akhannouch, a rencontré, en milieu de semaine, les exportateurs de fruits et légumes marocains avec, comme point essentiel à l’ordre du jour, la volonté du secteur agricole de mieux adresser le marché russe qui présente de grandes opportunités pour les opérateurs marocains. De son côté, le chef du gouvernement marocain, Abdelilah Benkirane, et le vice-ministre russe de l’industrie et du commerce, Victor Evtohov, ont discuté des moyens de promouvoir les échanges commerciaux entre les deux pays. L’axe Rabat-Moscou a été érigé pour demeurer dans le temps, il appartient donc aux Pouvoirs publics dans les deux pays de l’entretenir et de le développer.

Abdellah El Hattach.

La Syrie change son négociateur en chef

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Dans une dépêche de l’agence de presse italienne ANSA, on apprend que le gouvernement syrien pourrait procéder, dans les jours qui viennent, au changement de son négociateur en chef dans les discussions de paix qui se déroulent à Genève. Bashar al-Jaafari pourrait ainsi céder sa place au vice-ministre des Affaires étrangères Fayçal al-Miqdad.
Al-Miqdad, ancien ambassadeur de son pays à l’Onu est connu pour être un diplomate très courtois, affable et très malléable comme négociateur, contrairement à al-Jaafari de notoriété inflexible, ce qui cause, apparemment, des blocages dans l’avancée du processus de paix.
Moins proche de l’Iran qu’al-Jaafari, Fayçal al-Miqdad pourrait jouer un rôle central dans la période de transition, voire même dans l’après-Assad.

Abdellah El Hattach