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Saloua Karkri-Belkeziz

Il est grand temps de dissoudre l’APEBI

Après le départ de Saloua Karkri Belkeziz et la sortie de l’Outsourcing, l’APEBI n’est plus que l’ombre d’elle même. L’organisation qui jadis était un partenaire sérieux, respecté et écouté se retrouve otage d’un duo de mercenaires, l’un sans emploi et l’autre organisateur d’évènements. Outre les rumeurs sur des comptes non encore certifiés de la fédération, le président et son adjoint ont entrainé la Ministre de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration, Ghita Mezzour, dans le plus grand scandale de l’histoire de l’APEBI. Dans leur fuite en avant, le duo s’active pour rempiler pour un second mandat dans une course contre la montre indigne des valeurs la fédération. Il est grand temps que l’ensemble des parties prenantes entament la réflexion sur le devenir de l’APEBI et envisagent toutes les possibilités y compris la dissolution. Le risque du laisse faire est de voir se dilapider les efforts de toute une génération de pionniers de la technologie au Maroc.

Tout est parti de l’organisation de l’évènement de lancement de la marque digital pays #MoroccoTech par la ministre de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration, Ghita Mezzour.

Dans un précédent article, nous avons mis le doigt sur l’absurdité de cette stratégie et nous avons relevé que le nom de domaine de la marque en question, MoroccoTech.org n’était pas la propriété du Royaume du Maroc mais celle de la société Media Mobility, détenue par le vice-président de l’APEBI, Mehdi Alaoui.

Aujourd’hui, il s’avère que l’APEBI a procédé au dépôt auprès de l’OMPIC, le 04 janvier 2022, en son nom, de la marque #MoroccoTech sensée être la propriété de l’Etat Marocain. Et cela dix jours exactement avant la tenue de l’évènement de lancement de la dite marque.

L’escroquerie n’aurait finalement pas échappé à la vigilance des responsables de l’Office puisqu’ils ont jugé la demande irrecevable. Une fin de non-recevoir qui a fait le tour des médias et des réseaux sociaux révélant au grand jour le plus grand scandale de l’histoire de l’Apebi et engageant la responsabilité directe de la Ministre Ghita Mezzour, désormais complice.

#MoroccoTech, la Casa de Papel

Rappelons le contexte.

Janvier 2020, Saloua Karkri-Belkeziz qui venait de réaliser l’acquisition de Capital consulting, et qui siégeait au Conseil de la concurrence, décide de se retirer de la présidence de l’APEBI après 4 mandats de hautes factures. Son expérience, son sérieux et le respect dont lui vouait la profession et le gouvernement, donnait à l’APEBI un poids important et un rayonnement international.

Soucieuse de donner sa chance aux jeunes surtout avec la place que commençait à prendre le digital dans l’écosystème IT, elle encourage des candidatures d’une nouvelle génération d’acteurs technologiques.

C’est finalement la candidature d’un duo composé de Amine Zarouk, DG d’Alten Delivery Center Maroc et Mehdi Alaoui, fondateur de Media Mobility, Screendy et LaFactory.

Le Covid se déclare et l’année qui durant laquelle le secteur des nouvelles technologies devait être en première ligne, s’est transformée en une année où l’avenir de l’Apebi a été mis en équation.

Mené par Ghita Lahlou, vice-présidente de la CGEM et DG de Phone assistance, un groupement des professionnels de l’outsourcing s’est constitué pour «vider l’Apebi de l’outsourcing» – une expression tirée d’un article du LeDesk paru le 25 septembre 2009-.

Inaudible, insignifiant et dépourvu de tout capital d’influence, e président de l’APEBI Amine Zarouk ne faisait pas le poids face à des opérateurs d’un secteur qui pèse pas moins de 14 milliards de dirhams en chiffre d’affaires. Ghita Lahlou va le terrasser devant les membres du Conseil d’administration de la CGEM tenu le 23 septembre 2020. C’est l’humiliation de toute l’Apebi.

Le 25 janvier 2021, soit quatre mois plus tard, et comme cadeau d’anniversaire pour la première année du duo Zarouk/Alaoui à l’APEBI, la CGEM annonce officiellement la cooptation de la Fédération Marocaine de l’Externalisation des Services (FMES) en tant que Fédération sectorielle statutaire externe.

5 millions de dirhams de subvention pour la promotion de l’outsourcing s’évaporent.

Ghita Lahlou et Youssef Chraibi exultent, Amine Zarouk et Mehdi Alaoui se morfondent.

Et comme un malheur ne vient jamais seul, le même mois, le président de l’Apebi apprend son licenciement. IL tait l’information jusqu’en mars où il va se payer une campagne RP annonçant son départ d’Alten et la création de deux Startups.

Le 10 septembre 2021, Ghita Mezzour est nommée Ministre de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration. Les deux responsables de l’APEBI prennent attache avec elle. Ils déterrent un dossier que Moulay Hafid Elalamy avait refusé d’administrer, la création d’un label marocain du digital #MoroccoTech.

Alignement d’étoiles, Aziz Akhannouch sous pression et en manque de réalisations concrètes pour le bilan des 100 premiers jours de son gouvernement, donne son accord pour le lancement de #MoroccoTech.

L’idée du jackpot du siècle commence à se dessiner. Le plan du Mehdi Alaoui, alias le Professeur, et Amine Zarouk, alias Berlin, est de faire mainmise sur la stratégie digitale nationale. Ghita Mezour, alias Lisbonne, qui n’a que 15 jours pour lancer l’initiative est prête à tout pour organiser l’évènement dans les délais.

Comme l’appétit vient en mangeant, et comme les deux responsables de l’APEBI se sont rendus compte que la ministre et son patron étaient des pigeons, ils vont décider d’aller plus loin et de s’approprier la marque. Ils commencent par acheter le nom de domaine MoroccoTech.org.

Si le dépôt de la marque à l’Ompic a été fait au nom de l’Apebi, le nom de domaine n’a pas été acheté ni au nom du ministère, ni au nom de la fédération, ni au nom de Lafactory, ni au nom de Screendy mais au nom d’une société en veilleuse de Mehdi Alaoui, Media Mobility. Une société qui avait développé la première application de 2M. Une expérience douloureuse pour la chaine qui a très rapidement changé de prestataire.

D’après nos informations, Ghita Mezzour a demandé à l’Apebi de participer à l’organisation de l’évènement de lancement de #Moroccotech en contrepartie de les impliquer dans la mise en oeuvre de la stratégie. Ils débloquent un budget pour financer le studio d’enregistrement de l’évènement.

Toujours selon nos indiscrétions, Amine Zarouk répétait à tout bout de champs et qui veut entendre qu’il était sur une liste de nomination royale et qu’il avait l’appui de la ministre Ghita Mezzour.

La suite on la connait, ça devient tellement gros et tellement flagrant que la presse en parle, les langues se délient, le CESE invite la ministre et la recadre et l’Ompic fait tomber son couperet et refuse le dépôt de la marque au nom de la fédération.

Faute d’homogénéité des métiers, d’engagement de ses membres fondateurs, Il est grand temps de dissoudre l’APEBI

Le 17 janvier 2020, soit trois jours après le MoroccoTech, Mehdi Alaoui et Amine Zarouk envoient aux membres de l’APEBI, un email annonçant le lancement des candidatures pour le renouvellement du bureau de la fédération.

Comme la situation comptable de leur mandat serait, selon les rumeurs, pas très reluisante, qu’ils viennent de réussir leur coup en co-organisant avec le gouvernement le lancement de MoroccoTech, que Zarouk dit avoir besoin du poste pour pouvoir toujours espérer la nomination royale, ils se devaient de rempiler pour un deuxième mandat.

Pour le faire, ils vont encore une fois faire les malins. Ils fixent pour la réception des candidatures une période de quatre jours seulement, le jour de l’envoi du courriel, le mardi 17 janvier, inclus. Puis ils attendent le dernier jour du délai, soit le jeudi 20 pour déposer leur candidature. Et ils sont seuls en course.

Dans un exercice démocratique qui leur est propre, ils ont faire jouer l’alternance, mais entre eux. Mehdi Alaoui, postule pour président et son ancien président postule pour vice-président.

De l’histoire de l’Apebi jamais le niveau n’a été aussi bas.

Au delà des personnes, de leur inconscience, leur opportunisme et leur ignorance des enjeux et des risques, ce qui ce passe aujourd’hui est le résultat de la fin d’un cycle. Le cycle de femmes et d’hommes, des pionniers qui ont investit un secteur complexe et très technique et qui se sont organisés pour défendre leur métier et porter haut et fort le flambeau du savoir-faire du royaume.

Commençant par feu Kamil Benjelloun fondateur de CBI et de l’Apebi, passant par Doss Bennani d’Attijariwafa bank, Fouad Brini Président de la Fondation Tanger Med, Bachir Rachdi, président de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption, Mohammed Horani président HPS jusqu’à Saloua Karkri Belkeziz. Tous reconnus et récompensés pour leurs probité, intégrité, sérieux, profesionalisme et patriotisme.

Ce nivellement par le bas que vit l’Apebi est aussi une résultante d’une part du peu d’implication des membres fondateurs et d’autre part d’un changement structurel de l’écosystème technologique.

La révolution numérique a un impact global et systémique sur l’ensemble des chaines de valeurs. La technologie ne peut plus se définir comme un ilot à part. Elle fait désormais partie intégrante de tout les autres secteurs. La santé, devient HealthTech, l’agriculture devient Agritech et la finance devient Fintech.

De plus, l’arrivée progressive aux postes de décision de jeunes managers nés dans le digital âge, la fonction numérique n’est plus l’exclusivité des ingénieurs et des DSI.

Dans le cas de l’Apebi, ce constat est vérifiable auprès de la CGEM. En effet, la voix de la commission Start-ups et Transformation digitale de la confédération a depuis le départ de Mme Belkeziz gagné des galons. Elle est plus écouté et plus influente que toute l’Apebi réunie. Pourtant, la Commission n’a pas de budget et sa présidente, Mme Meriem Zairi, n’est pas une informaticienne, elle est financière.

Le phénomène s’accélère de jour en jour. La sortie de l’offshoring est certes dû entre autres à un lobbying efficace mais répond à une réalité économique certaine et un exécution à des menaces réelles qui planent sur le secteur à cause de politiques européennes de plus en plus protectionnistes. Cet évènement majeur aurait dû alerter les membres de l’Apebi et les pousser à enclencher une réflexion sérieuse sur son avenir.

La transition numérique a besoin de bâtisseurs d’infrastructures, d’innovateurs deeptech, de la souveraineté des données, de la maitrise des flux financiers, de la cyberdéfense et surtout une gouvernance agile.

Ce n’est pas avec les hackathons, les keynotes, l’événementiel qu’on va y arriver.

On en appelle à un sursaut des membres fondateurs et des sages de la fédération, à l’intervention du ministre de tutelle, M. Ryad Mezzour, au Président de MedZ, M. Omar EL Yazghi, au Président de la CGEM, M. Chakib Alj et aux partenaires Inwi et Orange.

C’est officiel : Capital Consulting est tombé dans l’escarcelle de Saloua Karkri Belkeziz

La Présidente de GFI Maroc vient de confirmer sur son compte Linkedin la signature finale du deal d’acquisition d’un des plus grands cabinets de conseil en stratégie du Maroc, Capital Consulting. Saloua Karkri-Belkeziz vient ainsi de réaliser une importante opération au profit de son groupe qui met la main ainsi sur un grand prescripteur et confirme le statut de GFI Maroc comme un incontournable intégré capable de conduire les projets de transformation stratégique au Maroc et en Afrique.

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Le «CQP» l’initiative ingénieuse de l’APEBI pour surmonter la pénurie des profils IT

Il s’agit d’un concept innovant, audacieux et ambitieux de l’APEBI pour remédier à la rareté des profils qui menace la compétitivité des entreprises. Et c’est grâce au concours de l’ANAPEC et la toute nouvelle #ADD que va naitre le CQP, Certificat de Qualification Professionnelle, un cercle vertueux de formation et d’insertion de jeunes diplômés scientifiques.

Le 4 mars dernier, l’APEBI et l’ANAPEC ont tenu au Technopark de Casablanca une réunion d’information pour débattre des solutions susceptibles de remédier à la rareté des profils IT au Maroc. Les deux institutions ont signé à l’issue de cette rencontre, avec le concours de l’Agence du Digitale, une convention qui va non seulement permettre une formation de pointe aux public concerné mais également un accompagnement spécifique pour une rapide insertion professionnelle.

Il est à rappeler que chaque année, plus de 600 ingénieurs quittent le Maroc pour aller travailler sous d’autres cieux. Un phénomène qui s’est accéléré les derniers mois en raison de la demande mondiale croissante des profils digitaux qualifiés. L’impact sur le marché national commence à se faire sentir et la pénurie des profils IT s’est durablement installée, malgré les 8.000 profils IT formés par an. Pire, la fuite des cerveaux hypothèque les chances de réussite de la transformation digitale, matrice de la révolution industrielle qui s’annonce.

Lors de la rencontre du 4 mars dernier à Casablanca, la Présidente de l’APEBI, Saloua Karkri-Belkeziz, tout en rappelant les chiffres des départs d’ingénieurs marocains à l’étranger, a affirmé que « Les grands opérateurs IT estiment que 3 entreprises étrangères viennent tous les 15 jours pour recruter une dizaine d’ingénieurs marocains. Il y a un grand manque de ressources humaines dans le secteur des nouvelles technologies. La situation est inquiétante. ».

Pour surmonter cette situation que la Fédération marocaine des technologies de l’information de télécommunication et de l’offshoring (APEBI) et l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) ont accéléré la naissance d’un dispositif qui vise, d’une part, à former plus de compétences marocaines et d’autres part de recruter des profils étrangers. 

A la demande de l’APEBI, l’ANAPEC a décidé d’ouvrir le marché de l’emploi IT à des compétences étrangères de niveau bac+5 en informatique, lorsqu’il y a un manque de compétences marocaines. Un ressortissant étranger pour être recruté devra suivre un processus en ligne sur le site Taechir.travail.gov.ma pour l’obtention de l’attestation d’activité de l’ANAPEC et le visa du ministère du Travail. La durée et les frais de visa ont été revus également à la baisse. Le second volet de la convention concerne le renforcement des capacités d’emploi du marché marocain avec le lancement du certificat de qualification professionnelle (CQP) de développeur en nouvelles technologies.

Piocher dans la réserve existante des BAC+3 

Cette certification s’adresse aux jeunes issus du système scolaire universitaire Bac+3 diplômés des filières scientifiques et les demandeurs d’emploi inscrits à l’ANAPEC. Cette dernière se chargera de la sélection, du financement des actions de formes et de l’insertion professionnelle. D’après Abdelmounaim El Madani, Directeur Général de l’ANAPEC, « les ressources humaines dans le secteur des technologies de l’information se font rares. C’est une situation aberrante pour un secteur stratégique et producteur. Pour combler ce déficit, nous avons décidé en concertation avec l’APEBI de lancer le certificat CQP qui permettra aux professionnels de répondre immédiatement à leurs besoins ». Selon l’ANAPEC, 2.000 diplômés BAC+3 scientifiques sont disponibles immédiatement. Grâce à ce certificat, les métiers sous tension pourront disposer de profils adaptés à leurs besoins. D’une durée de 9 mois, la formation sera en alternance (3 mois en entreprise) et comprendra cinq unités. Dans une première phase, elle sera lancée à titre pilote dans cinq régions prioritaires : Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra, Souss-Massa, Fès-Meknès et le Nord, avant d’être étendue aux 12 régions. Le Maroc arrivera-t-il ainsi à combler son déficit ou bien devra-t-il mettre en place d’autres mécanismes ?

Deal GFI-Capital Consulting, le coup de maître de Saloua Karkri-Belkeziz

C’est officiel, GFI Maroc dirigé par Saloua Karkri-Belkeziz, acteur incontournable en matière d’intégration et de mise en œuvre de progiciels de gestion, s’est porté acquéreur de 70% du cabinet de conseil, Capital Consulting, un des leaders nationaux dans le conseil en stratégie. Ses deux fondateurs, Hicham Chebihi Hassani et Abdelmounaim Faouzi, avaient engagé, depuis plusieurs mois, l’ouverture du capital de leur cabinet à de grands groupes internationaux. Ce rachat, qui attend la validation finale du tout nouveau Conseil de la Concurrence présidé par Driss Guerraoui, permettra à GFI Maroc et sa maison mère française GFI informatique qui est elle même détenue par la société qatarie, Mannai Corporation, de mettre la main sur un prescripteur de premier plan agissant au Maroc et en Afrique. Un gisement d’affaires important qui offrirait des perspectives de développement prometteuses.

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Les professionnels du secteur des nouvelles technologies s’insurgent contre leur exclusion de l’Agence du Digital

En marge de l’Assemblée Générale élective du nouveau bureau de la Fédération des Nouvelles technologies de l’Information, des Télécommunications et de l’Off-shoring, l’APEBI, s’est tenue mardi 23 janvier, la présentation de la feuille de route de l’Agence du Digital. Moulay Hafid Elalamy, retenu en raison de la cérémonie d’installation des nouveaux ministres, c’est le secrétaire d’Etat chargé de l’Investissement, Othman El Ferdaous, qui l’a représenté. Un exercice périlleux, pour le jeune ministre devant une assistance constituée de vieux routiers du secteur qui ont vu succédé sur une vingtaine d’année, plusieurs gouvernements avec leurs lots de projets de modernisation des services publics, d’informatisations, qui n’ont pas été de tout succès.

Les revendications populaires, trame de fond de la stratégie digitale

Othman El Ferdaous a planté le décor dès l’ouverture de cette réunion en projetant la photo d’une manifestation montrant des jeunes portant des pancartes revendiquant le droit à une vie meilleure et digne. Sur ces pancartes, le ministre va superposer ses solutions, une sorte de modélisation à la problématique sociale et économique : pour assurer une vie meilleure aux jeunes et aux marocains cela passe par la création d’emplois donc de la productivité, et pour assurer une vie digne, cela passe par un Etat intelligent, interprété par ce modèle par de la confiance. Othman El Ferdaous conclut que la productivité et la confiance sont les éléments qui peuvent être atteints rapidement par la digitalisation.

Cette mise en scène constituera le fil conducteur de la présentation de OEF, pseudo que le ministre chérit particulièrement. Durant son intervention, il n’a cessé de marteler : je ne veux pas de modèle californien, ni d’indicateurs étrangers ; la technologie doit répondre aux revendications des marocains.

Par ailleurs, Othman El Ferdaous a prouvé être décomplexé par rapport aux nouvelles tendances numériques mondiales : Intelligence Artificielle, Blockchain, Réalité Virtuelle, tout en livrant des illustrations concrètes de leur utilisation dans la vie courante du marocain normal, de l’autoentrepreneur et de la PME.

Concernant l’Agence du Développement du Digital, dont la Directrice générale par intérim était présente à l’évènement, Othman El Ferdaous a partagé l’objectif premier de son département quant à la réussite de la mission de l’Agence, à savoir ne pas faillir dans l’opération de recrutement des ressources humaines dont une partie sera constituée probablement des cadres de la direction du numérique qui ont postulé pour rejoindre l’ADD. OEF a également précisé à l’assistance que le recrutement de son Directeur général était en cours.

Absence de l’APEBI dans le Conseil d’administration de l’ADD, les professionnels s’insurgent

Les professionnels du secteur des Nouvelles technologies de l’Information et membres de l’APEBI, ont exprimé leur étonnement et leur déception quant à l’absence de l’APEBI aussi bien du Conseil d’Administration de la nouvelle Agence du Développement du Digital que du board des experts.

Ces acteurs du secteur du numérique, qui ont fait valoir leur longue expérience aussi bien au niveau domestique qu’à l’export, se sont interrogé sur la raison qui a poussé le département de Moulay Hafid Elalamy de ne pas les consulter pour établir la feuille de route du numérique. Alors qu’ils étaient systématiquement sollicités pour toutes les stratégies durant plus de 17 années, et ce depuis le premier projet eGov.

El Ferdaous s’est défendu en expliquant que sa présence à cet évènement s’inscrivait justement dans le sens du partage et de l’écoute des professionnels. Cependant, ces derniers persistent et signent, et semblent exiger un siège en bonne et due forme à l’ADD et n’ont pas hésité à qualifier l’absence de l’APEBI du Conseil d’administration de l’Agence d’erreur.

#digitalfikra a frustré les professionnels

L’initiative #digitalfikra lancée par Othman El Ferdaous, et qui a connu un franc succès, surtout auprès des cadres, des jeunes entrepreneurs et autres startupers, semble avoir frustré les professionnels. Une frustration somme toute légitime car les pouvoirs publics et ce nouveau gouvernement ont tout à gagner en écoutant les diverses expériences, positives ou négatives, et entretenir un partenariat basé sur le dialogue et la confiance.

D’ailleurs, Mohamed Horani, président de HPS, a été le premier à s’exprimer en mettant au centre du débat la question de la confiance. Pour l’ancien patron des patrons, on ne peut pas disposer d’une confiance virtuelle entre le secteur privé et le secteur public si on n’établit pas au préalable une confiance physique.

La glace semble avoir été brisée

Cette rencontre semble avoir brisé la glace qui s’est formée entre l’APEBI et le département de Moulay Hafid Elalamy et de Othman El Ferdaous. D’un côté, les professionnels de la NTIC ont pu transmettre leurs interrogations ainsi que leur détermination à jouer un rôle central dans le dispositif et, d’autre part, le ministère informé, semble mieux outillé pour réussir l’installation de l’Agence du Développement du Digital et surtout d’accélérer sa transformation numérique qui tarde à se mettre en place en faisant perdre au Maroc beaucoup d’argent et beaucoup d’emplois.

Saloua Karkri-Belekziz reconduite pour un 2ème mandat

La dame de fer de l’Offshoring, Saloua Karkri-Belekziz a été largement plébiscitée par les membres de la fédération pour briguer un deuxième mandat. Un mandat qu’elle veut axer sur la création de l’emploi et l’innovation. Pour l’accompagner dans ce challenge, l’APEBI a élu un nouveau Vice-président, Youssef El Alaoui, co-fondateur du leader national de la mobilité, Mobiblanc. Youssef El Alaoui a d’ailleurs présenté le plan d’action 2018-2020 de l’APEBI, où la transformation numérique, la stratup et l’innovation constituent des paris stratégiques dans le but de créer une rupture nette, tout en consolidant les réalisations et les acquis accumulés.

Dans le détail, l’ambition du binôme Belekziz/ElAloaui et de son Conseil d’Administration, constitué de 20 membres est de « Réussir le choix stratégique de la transformation digitale du Maroc, et placer la Fédération au cœur de cet enjeu ». 5 axes stratégiques sont proposés pour atteindre cet objectif :

  • Partenariat avec l’Agence de Développement du Digital dans le cadre de la stratégie Digitale Nationale :
    • Former, encadrer et outiller l’administration et la PME afin de réussir la transition numérique
    • Booster la Start-up
  • Création d’une cellule de veille Digitale
  • Implication dans la résolution de la problématique des ressources humaines dans le secteur IT: de la formation à l’employabilité ;
  • Opérationnalisation de la structure d’animation de l’Offshoring et régionalisation ;
  • Accompagnement de l’ambition d’investissement et d’export de nos membres.

Agence de développement du digital – ADD

L’Agence du développement digital a pour mission d’accélérer la transformation numérique de l’économie nationale. Elle se chargera de mettre en place des approches intégrées dans le domaine du développement numérique au Maroc, de mettre en œuvre les stratégies de l’Etat en la matière et de promouvoir la diffusion d’outils numériques. Son Conseil d’administration est composé des représentants du secteur public (ANRT, ANPME, AMDIE) et du secteur privé (président des chambres de commerce, d’industrie et des services, représentants de la CGEM et du secteur des assurances). L’ADD est actuellement dirigée par Khouloud Abejja, directrice générale par intérim et conseillère du ministre de l’Industrie, accompagnée par 4 experts: Nadia Filali, Laila Bennis, Ali El Amrani et Tarik Fadli.(Source tic-maroc.com)

Moulay Hafid Elalamy trace la feuille de route du digital

Quelques semaines après l’installation de la nouvelle Agence du développement digital, acteur nodal de la promotion du Maroc en tant qu’acteur de référence dans le secteur IT à l’échelle régionale, continentale et dans le monde Arabe, le ministre Moulay Hafid Elalamy se produira mardi prochain en guest-star des professionnels de l’APEBI en vue de dérouler la feuille de route qu’il a prévue pour le secteur du numérique. La Fédération marocaine des Technologies de l’Information, des Télécommunications et de l’Offshoring qui est co-acteur avec le gouvernement dans la vision nationale 2020, tente de créer une réelle mobilisation pour sa mise en œuvre. D’où l’invitation de MHE himself en marge du démarrage de l’Assemblée générale ordinaire élective de l’association afin qu’il rappelle le cadre institutionnel général dans lequel s’est inscrit le Maroc pour permettre la mise en place des écosystèmes performants dans le secteur.

Moulay Hafid Elalamy n’a eu de cesse de le répéter, en terme d’Économie numérique, le Maroc n’a pas encore suffisamment exploité son potentiel en matière du digital. Il est donc venu le moment de prendre le train du numérique.

Devant ses différents interlocuteurs, MHE est catégorique : le Maroc dispose de capacités largement au-dessus de ce que le pays a été capable de réaliser jusqu’à présent. Pour le ministre, le royaume est désormais tenu de prendre résolument le train du numérique.

L’Apebi accompagnera ce chantier titanesque à travers le renouvellement de ses instances le 23 janvier. La présidente sortante, Saloua Karkri-Belkeziz, est candidate à sa propre réélection. Pour faire face aux défis liés à l’ère de la Big data, du blockchain et des objets connectés, elle aura comme co-listier un spécialiste du secteur, Youssef El Alaoui. Cet ingénieur informaticien de 39 ans, directeur associé de Mobiblanc, soumettra une réflexion qui va dans le sens de la rupture avec la préservation des acquis.

La devise du duo Karkri/El Alaoui : soit être des acteurs à part entière de cette révolution numérique, soit de simples consommateurs. La liste unique Karkri/El Alaoui voit grand et ambitionne de faire de la vision 2020 une réelle politique globale de collaboration Sud-Sud.

Dans un esprit de partage d’expériences et de compétences, la future/nouvelle direction de l’Apebi, en partenariat avec l’Agence du développement du digital, auront à faire face à l’accélération des progrès technologiques et les innovations numériques qui transforment radicalement la vie des citoyens et des entreprises.