M'Barka Bouaida

Comment Nasser Bourita et Aziz Akhannouch ont bradé le patrimoine halieutique du Maroc

Véritable richesse nationale, la zone économique exclusive marocaine de pêche se caractérise par une grande diversité des ressources halieutiques englobant près de 500 espèces. Cet espace immense, s’étendant sur 3500 km sur la double façade Atlantique et Méditerranéenne, constitue un patrimoine national sans équivalent qui n’a pas de prix et contribue à la création de richesses et d’emplois, tout en jouant un rôle fondamental dans la préservation du patrimoine biologique du pays. Les bateaux européens qui exercent dans la partie Atlantique de cette zone le font dans le cadre d’un accord politique qui lie Rabat et Bruxelles. En février dernier, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) avait estimé que l’accord entre les deux parties n’intégrait pas la région du Sahara mais le nouveau protocole signé la semaine écoulée a autorisé la pêche des embarcations européennes dans cette zone. En attendant que ce texte soit validé par les instances exécutives et élues à Bruxelles et à Strasbourg, que gagne réellement le Maroc à s’acharner à signer un tel accord qui risque, à tout moment, et de nouveau, d’être invalidé par la Cour de justice de l’Union européenne sachant qu’il y a jurisprudence en la matière ?

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Zakaria Fahim, le vrai «patron» de la CGEM

A peine désigné à la tête de la commission PME de la CGEM que Zakaria Fahim a fait savoir à qui veut l’entendre qu’il est désormais le vrai boss du patronat. Le gendre de Salaheddine Mezouar, qui a lobbyé pour coopter une petite équipe de son écosystème rapproché dans les différentes commissions au sein du syndicat patronal, dont des voisins de palier notamment le mari de la ministre Rniste Mbarka Bouaida, souffle le chaud et le froid dans cette institution soulevant interrogation et inquiétude dans les rangs des hommes d’affaires marocains. Si Zakaria Fahim a fait table rase de tous les acquis antérieurs, ses détracteurs l’accusent de vouloir «réinventer la roue.» Et mis à part de Hicham Zouanat, ancien DRH de Centrale Laitière, qui a gardé la présidence de la commission du dialogue social, toutes les autres commissions ont changé de «patron».

Le successeur de Meriem Bansalah et son gendre par alliance font le ménage de tout l’héritage de leurs prédécesseurs. Et alors que les PME marocaines se démènent non sans difficulté à sortir d’un modèle de structure familiale, le duo Mezouar-Fahim, lui, le réinstalle au cœur du patronat marocain qui n’a eu de cesse de militer des décennies en vue de mettre à niveau l’entreprise marocaine et la moderniser, suscitant une large indignation des dignitaires de la centrale patronale.

Zakaria Fahim, le «conseiller» officieux de l’oncle de son épouse quand ce dernier officiait au ministère des Finances et à la tête du RNI, a travaillé de pair avec Mbarka Bouaida à la Chambre des représentants sur la loi de l’auto-entrepreneur dont il réclame la paternité.

A défaut d’être ministre, il se contente d’un poste de président de commission

Proposé systématiquement par Mezouar dans les différentes listes des ministrables RNI, Zakaria Fahim n’a jamais vu sa candidature cooptée par le parti fondé par Ahmed Osman en raison des “règles strictes de fonctionnement” imposées par les ténors de cette formation politique auxquelles l’ancien secrétaire général ne pouvait se soustraire. Surtout que ce parti dit «de l’administration» dispose de ses propres “codes budgétaires” en termes de candidatures à des hautes fonctions publiques.

Les proches de Zakaria Fahim le présentent comme un cadre «compétent». Si c’est le cas, pourquoi n’a-t-il donc pas fait ses preuves sans l’appui systématique de l’oncle de sa femme ? C’est grâce à Mezouar, alors ministre des Affaires étrangères, que le gendre a pu trouver les financements nécessaires et le patronage royal pour son événement annuel Hub Africa qui a même eu droit à une manne de plus d’un million de dirhams pour un stand jamais monté à l’espace Al-Mazar à Marrakech durant la COP22 présidée par “tonton” Mezouar lequel trouvait toujours le temps, malgré ses lourdes responsabilités, pour se rendre aux différents événements du mari de sa nièce. C’est bien de parler «compétence» mais il est plus important de parler méritocratie et zéro népotisme.

Dans son discours du trône, le roi Mohammed VI a appelé de ses vœux à encourager la participation politique des jeunes. Mais la méthode d’un autre temps imposée à la CGEM par le couple Mezouar-Fahim et dénoncée par les cadres du patronat ne fait honneur ni à la jeunesse marocaine ni aux attentes du souverain sur ce volet.

Mélange de genre, mauvais signal aux jeunes


Faute de véritable concurrent et dès la victoire programmée de Salaheddine Mezouar à la tête de la CGEM grâce à une opération consensuelle tissée avec son «rival» Hakim Marrakchi, les dissensions ont vite éclaté au sein de la confédération. Zakaria Fahim impose ses hommes et sa vision, et s’est même rêvé président de la prestigieuse commission sud-sud, une voie royale pour des affaires florissantes au profit de son cabinet conseil. Mais là était la ligne à ne pas franchir. Car la commission sud-sud bénéficie d’un statut «particulier» et ne peut être gérée que par un homme du «sérail». S’en est suivie une crise profonde qui a allait faire éclater le nouveau bureau qui a eu du mal à se constituer. Salaheddine Mezouar, et pour faire plaisir à tous les courants en présence, a du ainsi peser de tout son poids pour mettre de l’eau dans le vin des ambitions de Zakaria Fahim qui s’est contenté, à contrecœur, de la commission des PME, même si , au final, la montagne a accouché d’une souris : le bureau constitué manque cruellement de cohérence et d’homogénéité et demeure sous l’emprise totale du gendre de Mezouar avec la bénédiction de ce dernier.

Mohammed VI désigne un gouvernement d’action

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Le Roi Mohammed VI a nommé, ce mercredi, les membres du nouveau gouvernement. Après un blocage institutionnel qui a duré près de six mois, l’équipe de l’Exécutif est fin prête. De prime abord, la principale observation relevée dans la composition de l’équipe proposée par le Chef du Gouvernement Saad-Eddine El Othmani, est son architecture réorientée en pôles de compétences.

Composé de 39 membres, dont 2 (deux) ministres délégués auprès du Chef du Gouvernement (Défense et Affaires générales), 2 (deux) ministres délégués (Intérieur et Affaires étrangères) et 12 (douze) Secrétaires d’Etat, le nouvel exécutif est un véritable gouvernement d’action.

Nabil Benabdallah, facilitateur auprès de l’Etat et grand architecte de cette nouvelle formation pour avoir été durant des mois au four et au moulin en vue de faire réussir l’expérience d’un second gouvernement PJD, est propulsé à la tête d’un grand département qui réunit l’Aménagement du territoire national, l’Urbanisme, l’Habitat et la Politique de la ville, alors que dans le gouvernement sortant il était en charge uniquement de l’Habitat et de la Politique de la ville. Il dispose d’une Secrétaire d’Etat sous son autorité, en la personne de Fatna Lkhiyel membre du bureau politique du Mouvement Populaire.

De son côté, Aziz Akhannouch hérite lui aussi d’un super-ministère. Outre l’Agriculture et la pêche maritime, le département de Akhannouch englobe désormais le développement rural et les eaux et forêts. Avec en prime deux Secrétaires d’Etat sous ses ordres : Mbarka Bouaida du Rassemblement National des Indépendants qui quitte les Affaires étrangères et Hamou Ouheli du Mouvement Populaire, un grand revenant après avoir siégé au gouvernement de Abderrahmane Youssoufi. Une question reste posée : est-ce que ce nouveau format mettra fin à l’existence du Haut Commissariat aux Eaux et Forêts dirigé par Abdeladim Lhafi ? Les semaines à venir nous le diront.

Toujours dans le volet superstructures, Mohamed Hassad est désigné à la tête d’un département englobant tous les niveaux de l’Enseignement, fondamental et supérieur, en plus de la Formation professionnelle et la Recherche scientifique. Deux Secrétaires d’Etat serviront sous les ordres de l’ancien ministre de l’Intérieur (remplacé par le wali de Rabat Abdelouafi Laftit), à savoir Khalid Samadi et l’ancien puissant Directeur général de l’OFPPT, Larbi Bencheikh, qui a été de tous les voyages du roi Mohammed VI en Afrique.

Mohamed Hassad travaillera en bonne intelligence avec le conseiller royal Omar Azziman, Président délégué du Conseil Supérieur de l’Enseignement, aux côtés duquel il tentera de mettre en oeuvre les recommandations ad hoc du Conseil supérieur notamment en termes de programmes et de vision stratégique mais également en ce qui concerne la gestion à bon escient des actifs immobiliers et du foncier dont jouit le département.

En revanche, la grande surprise reste l’éjection de Charki Draiss de son poste de «numéro deux de l’Intérieur». Il fait apparemment les frais de sa gestion «trop sécuritaire» de la situation dans le Rif. C’est Noureddine Boutayeb, Wali-Secrétaire général du ministère de l’Intérieur qui lui succède à cette fonction charnière et sensible. Et c’est une première : le ministre délégué est d’habitude un «monsieur sécurité». Là c’est différent. Il s’agit d’une transformation en profondeur dans l’approche de ce département. Le duo Laftit-Boutayeb est davantage porté sur la gestion du territoire, le développement local et humain et les montages financiers, compétences idoines pour accompagner la régionalisation avancée.

Si des ministres de souveraineté comme Ahmed Taoufiq et Abdellatif Loudiyi ont été maintenus, respectivement aux Affaires islamiques et à l’Administration de la Défense nationale, Driss Dahhak, par contre, quitte le Secrétariat général du gouvernement. Ce haut magistrat de carrière, compétent et intègre, est pressenti président-délégué du Conseil supérieur de la Magistrature. Dahhak, est remplacé par Mohamed El Hajjoui, grand commis de l’Etat et longtemps secrétaire général de la Primature. Il connaît parfaitement les rouages et les arcanes de l’Administration.

De son côté, l’équipe gouvernementale qui a piloté la COP22, à sa tête Salaheddine Mezouar et Hakima El Haité, n’a pas été retenue par El Othmani. Et le département de l’Environnement disparaît de la nouvelle architecture pour laisser place à un autre chargé du «développement durable». Il s’agit-là d’un signal fort qui met en exergue une réorientation de l’Etat dans son approche globale de la gestion de l’environnement. Une collaboration étroite avec la Fondation Mohammed VI pour le développement durable n’est pas à exclure.

Mustapha El Khalfi, quant à lui, quitte le ministère de la Communication hérité par un inconnu du bataillon, Mohamed Laaraj, mais demeure Porte-parole du gouvernement en plus d’être ministre chargé des relations avec le parlement et la société civile.

Et au moment où Aziz Rabbah et Abdelkader Amara se sont échangés les maroquins, la patronne de la banque d’affaires Capital Trust, Lamia Boutaleb, pilotera la département du Tourisme sous la tutelle de Mohamed Sajid. Son alter ego, la Pjdiste Jamila El Moussali, hérite de son côté du portefeuille de l’économie sociale, également sous l’autorité du patron de l’Union Constitutionnelle qui, après une gestion en dents de scie du Conseil de la Ville de Casablanca, se retrouve à la tête d’un grand ministère qui réunit le Tourisme, le Transport aérien, l’Artisanat et l’Economie sociale, aura des défis énormes à relever et une situation complexe à gérer.

Enfin, si Mohamed Boussaid et Moulay Hafid Elalamy sont des «intouchables», un jeune loup fait son entrée dans le gouvernement de El Othmani. Othmane El Ferdaous, ancien directeur-chargé de mission chez Mena Media Consulting, travaillera sous l’aile de MHE en tant que Secrétaire d’Etat en charge de l’Investissement.

 

Abdellah EL HATTACH.

 

Chris Coleman, un retour et un pschitt

“Le nouveau Coleman a un profil bien différent, il parait d’après son style d’écriture et le ton qu’il utilise, être plus jeune et utilise facilement son iPhone (Emojis Apple)” a confié à le1.ma un spécialiste du phénomène des lanceurs d’alertes.

Après avoir disparu des radars depuis plus d’un an, le corbeau «Chris Coleman» est de retour sur les réseaux sociaux, notamment par le biais de Twitter, son canal de prédilection.

Très actif tout au long de l’année 2015, «Chris Coleman» est revenu en ce mois de février 2017 à ses anciennes habitudes, à savoir publier des correspondances du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération mais sans trop d’impact, il faut le reconnaître, car les documents dévoilés, certes confidentiels, ne révèlent aucun secret d’Etat susceptible de mettre la sécurité nationale du pays en danger.

Selon notre expert, Chris Coleman ne fait que “ressasseer une rhétorique, des visuels et un argumentaire dépassés, en total déphasage avec la sociale et politique au Maroc conquérant et la confiance dont jouissent les institutions souveraines de l’Etat marocain, grâce au travail de fonds opéré par la diplomatie et les différents départements de sécurité nationale”

Mais le phénomène demeure inquiétant car il démontre qu’il existe des failles quelque part dans la gestion documentaire du ministère des affaires étrangères ou de son système d’information. Et à propos de système d’information, «Chris Coleman» dévoile un document sur un projet de refonte informatique du département des Affaires étrangères, en plus d’autres correspondances entre administration centrale et quelques missions du Maroc à l’étranger comme Bruxelles ou Dakar. A propos de cette dernière, «Chris Coleman ».

Ce retour très timide de «Chris Coleman» est la preuve que ce «hacker » ou «taupe» a puisé tout le stock de documents qu’il avait amassé et qui concernent essentiellement la période de 2010 à 2012, rarement au-delà.

Et il n’y a presque pas de doute, ce nouveau coleman n’est qu’une vaine tentative de ce mouvement séparatiste en perte de vitesse, souhaitant faire pression sur l’union européenne après la série d’échecs qui l’ont décrédibilisé et humilié sur la scène internationale et africaine “, conclu notre expert.

Sur le plan officiel, aucune communication n’a été faite à ce sujet par le département concerné et l’on ignore si une enquête a été engagée par les autorités compétentes.

Abdellah EL HATTACH

Taieb Baccouche, nouveau secrétaire général de l’UMA

Le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), réuni à Tunis en sa 34e session, a désigné le tunisien Taieb Baccouche nouveau secrétaire général de l’organisation en remplacement de son compatriote Habib Ben Yehya.
Taieb Baccouche, ancien syndicaliste de 72 ans, a été ministre des Affaires étrangères de son pays entre février 2015 et janvier 2016. Auparavant, il fut en 2011 ministre de l’Éducation dans le premier gouvernement post-Benali.
Le Maroc était représenté lors de cette session de l’UMA par M’Barka Bouaida, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.

Manama, Paris, Ryad, Moscou, épicentres de l’influence diplomatique marocaine

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Le Conseil de la Coopération des pays du Golfe, réuni au complet à Manama au Bahreïn, au niveau des ministres des Affaires étrangères, a tenu une rencontre au Sommet avec le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, avant le déplacement de ce dernier en Irak. A l’ordre du jour de cette réunion, figuraient la situation en Syrie, la crise gouvernementale au Liban et le rapprochement entre Washington et Téhéran.

En marge de cette rencontre hautement stratégique, le Conseil a tenu à rappeler au Secrétaire d’Etat américain, le soutien du CCG à la marocanité du Sahara et son appui au Plan d’autonomie présenté par le Maroc concernant ses provinces du Sud.

Cet engagement politique d’une grande valeur diplomatique, intervient après la tournée du Conseiller de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Fouad Ali El Himma, dans plusieurs capitales du Golfe, dont Ryad où il a rencontré le souverain d’Arabie saoudite et Manama, qui a accueilli la rencontre CCG-Kerry, où il a été reçu par le Roi de Bahreïn. La navette de Fouad Ali El Himma, accompagné de la cheville ouvrière du département des Affaires étrangères et de la Coopération, Nacer Bourita, a donné ses fruits, surtout qu’elle a été précédée par la communication téléphonique entre Sa Majesté Mohammed VI et John Kerry, entretien axé essentiellement sur la question du Sahara.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Salaheddine Mezouar, était, jeudi soir, l’invité à dîner, au Quai d’Orsay, de son homologue français, Jean-Marc Ayrault. En plus de la discussion des dossiers relatifs aux relations bilatérales et à la préparation de la COP22, les deux ministres ont abordé les derniers développements de la question du Sahara ainsi que le rapport que comptait présenter le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, au Conseil de sécurité de l’Onu. Les discussions entre les deux chefs de la diplomatie interviennent également au lendemain de la visite de Jean-Marc Ayrault à Alger et à la veille de celle, en Algérie, du premier ministre Francais, Manuel Valls.

Il est clair que l’ordre du jour des discussions entre Mezouar et Ayrault était très dense et comportait aussi la préparation de l’importante réunion de la mi-avril à New York, de la Conférence des Parties sur le climat, une sorte de station d’étape entre la COP21 et la COP22. La situation au Proche-Orient est tout aussi cruciale dans ces échanges, notamment avec la tournée que compte effectuer le président Français, François Hollande, au Liban, en Égypte et en Jordanie et le déplacment du Roi Salmane Ben Abdelaziz en Égypte.

De son côté, MBarka Bouaida, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a eu jeudi, des entretiens avec son homologue de la République islamique d’Iran, Amir Abdellahyane, signal politique très fort de Rabat qui, avec son engagement historique aux côtés des monarchies du Golfe, adopte une neutralité dans la crise entre Ryad et Téhéran, voire de jouer un rôle de médiation entre les deux capitales.

Par ailleurs, le Maroc, partenaire stratégique de la Russie, elle-même alliée centrale de l’Iran, a atteint un degré de maturité diplomatique tel, qu’il est non seulement capable de tenir ces rôles de réconciliations multilatérales globales, mais également de s’imposer comme un acteur majeur de la Paix dans le concert des Nations. Et la dernière visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à Moscou en est la meilleure preuve.

Abdellah El Hattach 

Maroc – Iran : Pourparlers politiques

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Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Amir Abdellahyane, est actuellement en visite au Maroc, où il aura des entretiens avec plusieurs responsables gouvernementaux. Accompagné de l’ambassadeur d’Iran à Rabat, il a été reçu, aujourd’hui, par M’Barka Bouaida, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération avec laquelle il a passé en revue les différents problèmes de la région ainsi que les dossiers d’intérêt commun. Après la signature de l’accord du nucléaire avec le groupe des 5+1, l’Iran a fait un retour en force dans le Concert des Nations, notamment sur le plan économique, car le pays est convoité par les grandes multinationales qui y voient un marché lucratif surtout après la levée de l’embargo qui a duré plus de 20 ans. Et tous les secteurs sont concernés : aérien, pharmaceutique, transports etc. Avec le Maroc, les pourparlers sont également d’ordre politique, sachant que la Russie, alliée de l’Iran, est Partenaire stratégique du royaume.

Abdellah El Hattach