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Los Angeles

Coupe du monde 2026 : Les élus de Los Angeles divisés

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Une Coupe du monde organisée aux Etats-Unis en 2026 pourrait générer plus de 5 milliards de dollars d’activité économique selon une étude effectuée dans ce sens par le Boston Consulting Group. L’événement, qui aurait lieu conjointement aux États-Unis au Mexique et au Canada, si bien sûr la FIFA leur attribuait l’organisation du tournoi le plus important de l’histoire de la Coupe du monde avec ses 48 équipes, créerait quelques 40 000 emplois en Amérique du Nord.

Herb Wesson, président du conseil municipal, lors d’une audience tenue le 6 décembre 2017. Le bureau de Wesson a déclaré jeudi que la ville ne présenterait pas de candidature pour la Coupe du monde 2026.

Les trois pays peuvent compter sur une infrastructure déjà en place ce qui réduirait les coûts d’investissement et augmenterait les gains des entités territoriales. Malgré cela, une ville comme Los Angeles fait preuve de beaucoup de retenue et ne s’est pas systématiquement déclarée candidate pour accueillir cet événement planétaire.

Le président du Conseil de la mégalopole californienne, Herb Wesson, qui n’est pas partisan de l’organisation de la Coupe du monde 2026 dans sa ville, a décidé de soumettre la question au vote des membres du Conseil municipal qui tranchera la question au plus tard ce lundi.

Pour lui, il subsiste des inquiétudes quant à l’engagement financier que devrait supporter la ville en vue d’organiser un tel événement. Herb Wesson estime que le montage financier miroité par la FIFA n’est pas alléchant vu l’importance et les ambitions de la ville.

Pour sa part, le maire de Los Angeles, Eric Garcetti, a demandé à la fédération américaine de Soccer de prolonger le processus de candidature afin de permettre aux services de la ville d’approfondir l’examen de la candidature et en étudier les avantages et inconvénients. Si la ville devait accueillir la Coupe du monde, elle devrait le faire d’une «manière responsable», en d’autres termes sans chauvinisme. Surtout que le cahier des charges pour un tel événement contient des clauses très contraignantes et onéreuses en termes de sécurité, de transport et de logistique, sachant que la FIFA ne garantit aucune disposition d’indemnisation ou d’assistance pour les villes candidates.

Mais si l’on se fie à une étude publiée jeudi par l’US Soccer, la fédération américaine de football, les villes hôtes pourraient bénéficier d’une manne nette variant entre 90 à 480 millions de dollars, selon le nombre d’événements organisés en parallèle de l’événement footballistique.

Los Angeles était considérée comme un candidat solide et constituer un vrai «hub» pour ce mondial de football. L.A. était même candidate pour accueillir la finale du tournoi. Mais les réticences des élus de la ville ont poussé les responsables de l’US Soccer à réfléchir rapidement à un plan B.

Le Maroc est le seul autre pays à avoir soumis une offre pour l’organisation de la phase finale de la Coupe du monde 2026, qui sera la première à présenter un format élargi à 48 équipes. Le royaume parie fort sur les avantages économiques de ce tournoi planétaire, des recettes fiscales et de la promotion internationale qu’apporterait un tel événement.

Les réticences de Los Angeles devraient pousser le Comité de candidature marocain, mené par le ministre Moulay Hafid Elalamy, à profiter de cette incertitude, ce flottement dans le dossier américain, pour faire du forcing et grignoter quelques points pour améliorer notre scoring final.

La date butoir de la soumission officielle des candidatures est la mi-mars. La FIFA décidera par la suite, lors de son Congrès prévu au mois de juin à Moscou, quel pays aura été choisi pour accueillir la Coupe du Monde 2026.

Le prince Nasser, fils du Roi de Bahreïn, soutient la Hatikva, l’hymne national d’Israël

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Les relations entre Israël et le Bahreïn n’ont jamais été aussi courtoises que ces dernières semaines. Les gestes d’ouverture du Roi du Bahreïn vers l’Etat hébreu se sont multipliés et le dernier en date la participation du prince Nasser Ben Hamad Al Khalifa, le 14 septembre dernier, à un événement interconfessionnel à Los Angeles organisé par le Centre Simon Wiesenthal.


C’est en sa qualité de Représentant de son père, le Roi Hamad ben Issa Al Khalifa, pour les affaires de la jeunesse et les œuvres de bienfaisance et également Président du Conseil d’administration de l’Organisation royale de bienfaisance, que le Prince Nasser Ben Hamad Al Khalifa s’est rendu au Musée de la Tolérance au Centre Simon Wiesenthal à Los Angeles, en Californie.  Et selon l’agence de presse officielle du Bahreïn, qui a annoncé l’activité, la visite a été suivie par la signature de La déclaration du Roi du Bahreïn sur la tolérance religieuse, engageant le Royaume du Bahreïn et le Centre International du Roi Hamad pour la coexistence pacifique et le dialogue interconfessionnel dans un programme qui et loue la tolérance religieuse et lutte contre l’extrémisme.

Tous  les diplomates arabes se sont levés par respect à l’hymne national d’Israël, la Hatikva


Le Centre Simon Wiesenthal a l’habitude de jouer l’hymne national israélien  dans tous ses événements.  Ce «détail» organisationnel et protocolaire a soulevé des débats aux dans les rangs des diplomates arabes présents à cet événement financé par le Bahreïn. Mais pendant la polémique, le prince Nasser Ben Hamad Al Khalifa a tranché le débat en déclarant devant l’assistance que «si la Hatikva était jouée à tous les évènements du Centre, il ne voyait aucun inconvénient à ce que l’hymne israélien le soit durant cet événement.»

Ainsi, avec la permission de la délégation du Bahreïn, qui a financé l’événement, l’Hatikva a été jouée et toutes les personnes présentes, y compris les diplomates arabes, se sont levées par respect à l’hymne national israélien.

Signature de «La déclaration du Roi du Bahreïn sur la tolérance religieuse» au Centre International du Roi Hamad pour la coexistence pacifique et le dialogue interconfessionnel.

Déclaration du Roi du Bahreïn sur la tolérance religieuse. Cliquer pour télécharger

Le Roi Hamad Ben Isa Al Khalifa est «absolument» prêt à autoriser ses sujets à visiter l’Etat hébreu

Le Rabbin Marvin Hier, fondateur du Centre Simon Wiesenthal, a tenu pour sa part à commenter la portée de cet événement en témoignant pour la première fois avoir rencontré en février dernier le Roi Hamad Ben Isa Al Khalifa lors d’une escale à Manama, alors qu’il était en mission à Dubaï pour le compte du Centre Simon Wiesenthal.

Les rabbins Marvin Hier et Abraham Cooper du Centre Simon Wiesenthal rencontrent le roi de Bahreïn Hamad ben Isa Al Khalifa à Bahrein le 23 février 2017

Durant cette rencontre, le Roi du Bahreïn aurait confié à la délégation que présidait le Rabbin Marvin Hier qu’«il est illogique que le monde arabe boycotte Israël. Nous devons trouver un meilleur moyen [n.d.l.r. pour lever le boycott]». Quand le Rabbin a insisté auprès du Roi et qu’il lui a demandé s’il était prêt à autoriser ses sujets à visiter l’Etat hébreu, le souverain du Bahreïn lui aurait répondu : «absolument, et sans équivoque.»

Soutenant les déclaration du Rabbin Marvin, le premier ministre israélien, Banjamin Netanyahu, avait semblé soutenir les déclarations du fondateur du Centre Simon Wiesenthal, en publiant, en arabe, sur son compte Twitter : «Le roi du Bahreïn Hamad Ben Issa Al Khalifa a dénoncé le boycott arabe contre Israël et a confirmé que les citoyens bahreïnis étaient maintenant libres de visiter Israël.» Ce tweet a cependant été rapidement supprimé.

Bahreïn est le seul pays arabe du Golfe persique où se trouve une synagogue. Le pays comptait environ 1 500 Juifs en 1948. Après la déclaration d’indépendance de l’Etat d’Israël, beaucoup sont partis, et quasiment tous ont quitté le pays après la guerre des Six Jours de 1967. Aujourd’hui, il reste moins de 50 Juifs dans le pays.


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