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CCG - Page 3

Le Qatar sans visa pour les Marocains

En marge des festivités organisées ce mardi au Qatar à l’occasion de l’inauguration du nouveau Port-Hamad, considéré comme l’un des plus grands dans la région du Moyen-Orient, le président du Conseil des ministres qatari et ministre de l’Intérieur, Cheikh Abdallah Ben Nasser Ben Khalifa al-Thani, a annoncé que son pays a décidé de lever l’obligation du visa d’entrée au Qatar pour les citoyens du pays.


Le président du Conseil des ministres qatari et ministre de l’Intérieur, Cheikh Abdallah Ben Nasser Ben Khalifa al-Thani, a fait cette déclaration alors qu’il recevait une importante délégation marocaine venue représenter le royaume à l’inauguration du Port-Hamad, infrastructure titanesque parmi les plus imposantes au monde.

Le Qatar est désormais le seul pays du Conseil de la coopération du golfe à être ouvert aux citoyens marocains sans obligation de soumettre un visa. Cette décision du Qatar intervient au moment où le pays subit, depuis plusieurs mois, un blocus de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis et du Bahreïn.

Pour rappel, le 9 août dernier, le Qatar permettait aux citoyens de 80 pays d’accéder à son territoire sans visa d’entrée, une sorte d’opération de charme afin d’alléger l’impact de l’isolement imposé par les «frères» du CCG, et dont le Maroc n’avait pas bénéficié suscitant une large incompréhension et une vague d’indignation des marocains. Et à compter du 30 août, les ressortissants du Pakistan n’ont désormais plus besoin que d’un visa d’entrée délivré à la frontière.

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Le Maroc brise le blocus imposé au Qatar

En pleine crise politique et diplomatique Doha et plusieurs pays du Golfe, le Maroc a décidé, ce lundi, d’envoyer des avions chargés de produits alimentaires à destination du Qatar qui subit un blocus tous azimuts imposé par l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Bahreïn et l’Egypte.

Rabat, qui n’a pas décidé de se joindre à cet embargo –contrairement au Yémen, au Niger, au Sénégal et à la Mauritanie, estime que ce geste «intervient en conformité avec les préceptes de l’Islam qui incite à la solidarité et l’entraide entre les peuples islamiques notamment en ce mois béni de Ramadan».

Selon le communiqué publié à l’occasion par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Maroc, et sur hautes instructions royales, précise que «cette décision n’a aucun lien avec les aspects politiques de la crise entre l’Etat du Qatar et d’autres pays».

Le texte fait ainsi référence au communiqué publié hier par la diplomatie marocaine dans lequel il est précisé qu’en «tenant compte du partenariat stratégique singulier avec les Etats du CCG, le Royaume du Maroc a veillé à ne pas verser dans les déclarations publiques et les prises de position hâtives qui ne font que renforcer la discorde et approfondir les divergences», tout en affirmant que le Maroc était «disposé à offrir ses bons offices en vue de favoriser un dialogue franc et global, sur la base de la non-ingérence dans les affaires intérieures, la lutte contre l’extrémisme religieux, la clarté dans les positions et la loyauté dans les engagements.»

Notons que depuis l’enclenchement du blocus sur le Qatar, ce dernier a immédiatement diversifié ses sources d’approvisionnement en produits de première nécessité. L’Iran, la Turquie et le Pakistan sont les premiers pays à avoir décidé de rompre l’embargo sur le Qatar.

LE1

Qatar, un choix cornélien

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En décidant, aujourd’hui, de maintenir ses vols vers Doha tels qu’ils sont opérés normalement, soit cinq vols directs par semaine entre Casablanca et la capitale du Qatar, la compagnie aérienne nationale Royal Air Maroc nous a, dans un sens, donné le cap de ce que sera l’avenir des relations entre Rabat et Doha depuis l’annonce de l’embargo sur le Qatar par l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Bahreïn et l’Egypte.

A l’arrivée au pouvoir du Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani en 2013, les relations entre les deux pays ont évolué positivement, tant sur le plan politique qu’économique, avec une accélération à compter de 2015. En revanche, l’entrée du PJD au gouvernement avec à sa tête Abdelilah Benkirane, applaudi par Doha, n’était pas du goût de Ryadh, d’Abu Dhabi et du Caire. D’où le froid qui s’est abattu sur les relations entre le Maroc et ces trois pays, notamment après les élections législatives d’octobre 2016 qui ont vu le PJD rempiler pour un second mandat.

La crise qui secoue les pays du Golfe est suivie de très près par les autorités marocaines qui gèrent les contrecoups de ce véritable séisme en essayant d’en amortir l’impact. Le Maroc subit indubitablement des pressions de la part de Ryadh et Abu Dahbi en vue de s’aligner sur leur position vis-à-vis de Doha. Rabat n’est certainement pas contre l’idée de rejoindre cette «Nouvelle Alliance» mais le pays a ses spécificités et, surtout, ses conditions. Dans la terminologie usitée, on parle de l’Arabie saoudite et «ses alliés». Et le Maroc est tout sauf un pays satellite. Le Maroc, à travers son histoire contemporaine, a su garder une certaine équidistance avec les pays composant le Conseil de coopération du Golfe, en consacrant une diplomatie souveraine. Jamais le Maroc ne s’est immiscé dans les affaires intérieures d’un autre pays, frère de surcroît, et n’accepterait nullement que l’on s’ingère dans les siennes. Et surtout lorsqu’il s’agit des résultats des urnes, expression suprême de la souveraineté nationale.

Si, sur le plan politique, le Maroc a bien défini les règles du jeu, la réalité sur le plan des échanges économiques a subi les retentissements de ce «froid». Avec 70% d’investissements directs en moins, les pays du CCG boudent de plus en plus le Maroc comme destination privilégiée de leurs placements. Par contre, le Qatar est resté fidèle à ses engagements sur tous les projets socio-économiques décidés sur le Maroc ainsi que sur le partenariat stratégique en terme de sécurité énergétique. Par ailleurs, si la RAM a décidé aujourd’hui de maintenir ses vols vers Doha, c’est un gage de «bonne santé» dans les relations bilatérales entre les deux pays. Sachant que Qatar Airways cherche à entrer dans le capital de la compagnie aérienne nationale. Cela dit, avec le blocus imposé par Ryadh et ses alliés, et les répercussions sur la santé financière de la compagnie qatarie, tous ces plans pourraient être révisés, voire annulés en cas d’escalade ou de conflit armé.

Le cas échéant, le Maroc a des intérêts vitaux à défendre. Et ne pas agir pourrait avoir des conséquences fâcheuses sur le plan interne, en terme de paix sociale et des risques sécuritaires. Sans oublier l’importante diaspora marocaine au Qatar qui risque d’être menacée. Se mettre à dos le Qatar pourrait, éventuellement, mettre fin à la trêve de la chaîne Al Jazeera concernant certains sujets déplaisants. Il faut reconnaître que la gestion du dossier n’est pas aisée. D’où le rôle fondamental que doit jouer notre diplomatie en tentant de rapprocher les points de vue des «belligérants» et d’apaiser les velléités des uns et des autres. Rabat pourrait proposer ses bons offices, soit à sa propre initiative soit en partenariat avec la France qui partage des d’intérêts stratégiques avec le Qatar. La visite, la semaine prochaine, au Maroc, du président français Emmanuel Macron, permettra d’y voir plus clair.

Abdellah EL HATTACH

Mohammed VI et Abdallah II sur la même longueur d’onde

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Les sommets arabes ont toujours «fait face à de nombreux défis et se sont rarement soldés par des résultats fructueux.» C’est par ces propos, sur les colonnes du Huffington Post, que Ahmed Charai entame son analyse sur les tenants et aboutissants du 28ème sommet de la Ligue arabe qui se tient en Jordanie.

En réunissant autour de la même table les principaux dirigeants arabes pour débattre et tenter de trouver des pistes de détentes des multiples tensions qui empoisonnent le climat géopolitique de la région suite aux événements du dit printemps arabe et de la politique du chaos orchestrée par l’administration Obama, le roi Abdallah II de Jordanie doit faire face à de nombreux défis majeurs et faire preuve de beaucoup de tact et de diplomatie pour rapprocher les points de vue parfois diamétralement opposés entre protagonistes et acteurs régionaux.

Le premier défi de ce sommet est la gestion de la présence de plus en plus «accrue de la Russie au Moyen-Orient [notamment] après l’action militaire russe en Syrie, qui a permis à l’armée de Assad de reconquérir Alep et d’autres parties du pays déchirées par la guerre.»

D’autre part, Moscou soutient le général Khalifa Haftar et ses forces à l’est de la Libye, qui sont «fidèles au gouvernement basé à Tobrouk» ce qui fragilise le gouvernement central à Tripoli et accroît le rôle russe dans cette partie méridionale de la Méditerranée.

Le second défi demeure la forte «tension entre les deux grandes puissances du monde arabe sunnite – l’Arabie saoudite et l’Egypte» – que tentera d’apaiser le roi Abdallah II lors de ces réunions, voire les améliorer. Aux dernières nouvelles en provenance de Jordanie, il y aurait quelques avancées majeures sur ce dossier : Ryadh et Le Caire sont en voie de réconciliation, le Roi Salmane Ben Abdelaziz ayant solennellement invité le Maréchal Abdelfattah al-Sissi de se rendre en visite officielle en Arabie saoudite.

Le troisième défi selon Ahmed Charai, est de savoir comment gérer «les conséquences des combats» de Daech à Mossoul et Raqqa sur la sécurité nationale jordanienne sachant que le royaume hachémite est le pays sur lequel comptent les pays arabes du Golfe en tant que tampon face aux raids terroristes de Daech et Al-Qaida.

Les relations Irak-CCG sont le quatrième défi recensé surtout celui de «réconcilier les liens entre les monarchies arabes du Golfe et Bagdad, en particulier avec la forte présence en Irak des milices chiites (soutenues par l’Iran). L’Irak, depuis l’éviction de Saddam Hussein à la suite de l’invasion armée menée par les États-Unis en 2003, est sous l’influence géopolitique de l’Iran.»

Pour le monarque jordanien il existe également, pour son pays, «un lourd fardeau économique (…) en raison de l’afflux des réfugiés fuyant les conflits régionaux qu’il évalue à plus de 1 300 000 syriens stationnés en territoire jordanien.» En tant que cinquième défi, la Jordanie, qui accueille déjà des centaines de milliers de réfugiés irakiens et palestiniens, se joint au Liban, à l’Irak et à l’Egypte qui font également face à des défis similaires à la suite de la guerre en Syrie.

Le sixième défi, et «peut-être le plus redoutable (…) est de travailler avec la nouvelle administration du président américain Donald Trump sur le processus de paix israélo-palestinien. Les dirigeants jordaniens accordent une grande attention à la position de la Maison Blanche sur les colonies juives, à la question du transfert de l’ambassade des États-Unis deTel-Aviv à Al-Qods, et à la pression israélienne pour mettre fin au soutien des Etats-Unis à une solution à deux États. Les capitales arabes voient dans cette décision de déplacer l’ambassade américaine à Al-Qods d’une «ligne rouge» qui risque d’enflammer les rues islamiques et arabes et servirait de cadeau aux extrémistes.» Le Roi Abdallah II, en sa nouvelle qualité de président du Sommet arabe, compte se rendre incessamment à Washington pour y rencontrer Donald Trump et étaler avec lui ces différents dossiers.

Face à tous ces défis, Ahmed Charai conclut son analyse en faisant le parallèle entre le travail de deux souverains, jordanien et marocain, qui partagent parfaitement et clairement l’espoir et les attentes de leurs peuples, et en rappelant que «le roi Mohammed VI avait alerté les chefs d’Etat arabes et avait fait tirer la sonnette d’alarme dans un message (…) au Sommet arabe de l’an dernier en Mauritanie » dans lequel le souverain avait affirmé que l’Unité arabe et la Paix régionale ne peuvent être obtenues par voie militaire ou armée comme ce fut le cas au XXème siècle, mais via le compromis et l’empathie. A défaut, il existe un risque majeur pour la région de s’enliser davantage dans les « déchirures et le chaos ». «Il y a certes un «faux jihad» autoproclamé et porté par des groupuscules comme Daech, mais il y a aussi et surtout un authentique «jihad constructif» qui s’efforce de mettre de l’ordre dans la famille arabe et de résoudre les différends d’une manière pacifique.»

 

LE1

« Villes Nouvelles » ou la problématique sémantique

«Cette future mégapole marocaine apparaît comme l’un des plus grands projets africains de la décennie». Ainsi a qualifié LeFigaro, le projet de construction de la cité industrielle “Mohammed VI Tanger Tech”. Devant l’importance économique, sociale et géopolitique de cet évènement, il a fallu de peu pour en réduire l’importance, lorsque la télévision officielle et quelques médias répétaient à tue tête le qualificatif de “ville nouvelle” “Almadina Aljadida” à ce grand et exceptionnel projet. Et pour cause, les marocains ont une expérience récente douloureuse avec les projets des villes nouvelles dont la réalisation a fait déchanter aussi bien les responsables que les citoyens lorsqu’elles se sont  transformées en villes fantômes ou, au mieux, dortoirs. Un véritable fiasco financier, immobilier et médiatique pointé du doigt par les médias et la Cour des comptes.

Écocité, Cité industrielle, Mégapole, Zone, Ville intelligente mais surtout pas “ville nouvelle”

La dégradation de l’image des projets des “villes nouvelles”, a poussé les autres projets en cours de réalisation à revoir leur stratégie de communication, la société d’aménagement de Zenata en est un exemple. En effet, bousculée par l’installation du magasin Ikea, l’aménageur de la “nouvelle ville” de Zenata,  -qui après 11 ans d’existence, peine encore à sortir de terre- a lancé une énième campagne de communication où ont été banni les mots clés “ville nouvelle” et  “CDG” tout en se concentrant sur sa vocation principale : une cité écologique intelligente trait-d’union entre Casablanca et Mohammedia, dans l’espoir d’éviter à ses futurs clients les déboires de Tamansourt, Tamesna et Badis.

«Le déficit d’image des villes nouvelles implique un déficit réel», avait rapporté Huffington post le lendemain de la publication de la cour des comptes d’un rapport très critique envers la stratégie et la gestion de Tamesna , , «La presse n’est pourtant pas convaincue de cette volonté d’aller de l’avant et dresse toujours un état des lieux sombre de la situation. » Les villes nouvelles, une expérience ratée?« , s’interrogeait L’Economiste. « Ville nouvelle d’Errahma, massacre urbanistique à grande échelle« , dénonce le quotidien Les inspirations éco. « Tamesna, un idéal devenu calvaire« , titre pour sa part TelQuel.”

Ce déficit d’image relayé par la presse provient malheureusement de problèmes réels et sérieux de gestion de projet, de choix urbanistiques, de dynamiques économiques et de qualité contestée de construction .

Nous sommes attendus au tournant

Le 13 juin 2016 quand la presse officielle chinoise avait annoncé le déplacement d’une délégation du Groupe HAITE, rapportant l’information du site d’information marocain Médias24, qui avait révélé les détails du projet de la ville industrielle, la nouvelle avait fait le tour des rédactions de la planète. Et parmi les articles qui nous avait interpellés celui publié par célèbre site d’information Quartz, où le journaliste a fait glisser entre les lignes un commentaire «envenimé» de Deborah Brautigam, directrice du “ The China Africa Research Initiative” affilié à l’université John Hopkins.

La Cassandre américaine prédisait la non réalisation du projet et, au mieux, une lenteur de réalisation: «Si les entreprises chinoises construisent et financent cette infrastructure, tout est bon pour le Maroc. Mais il y a des chances que ça ne se produise pas. Quand des accords provisoires comme celui-ci vont de l’avant, ils ont tendance à progresser très lentement.»

Pour dire l’importance géostratégique d’un tel projet d’envergure, pour l’Afrique, l’Europe et même les Etats-Unis.

Cité Mohammed VI Tanger Tech, un projet réfléchi et mature

Tout porte à croire que le Royaume a bien appris des expériences passées dans la constructions des villes nouvelles, rien à qu’à jeter un coup d’oeil sur le projet de la cité industrielle Mohammed VI Tanger Tech pour s’en assurer :

  1. Une nouvelle cité a besoin de temps
    • Le projet a pris le temps de mûrir, entre la visite royale en Chine en mai 2016 et la signature du protocole de création de la cité Mohammed VI Tanger-Tech le lundi 20 mars 2017 : temps nécessaire aux équipes de Moulay Hafid Elalamy -réputé pour être diligent et rapidement opérationnel- et ceux du Groupe HAITE de ficeler les détails du projet et de son financement.
  2. Une nouvelle cité a besoin d’une vocation
    • La vocation de la Cité Mohammed VI Tanger-Tech est toute faite, une cité industrielle qui densifiera le tissu industriel d’une région qui accueille déjà le groupe Renault, et la chaîne de sous-traitance de Boeing.
  3. Une nouvelle cité a besoin d’un investissement important dans les infrastructures et les équipements
    • 1 milliard de dollars par le Groupe HAITE et 10 milliards par les 200 entreprises chinoises qui s’installeront dans  Cité Mohammed VI Tanger-Tech sont les budgets annoncés, représentant le plus grand investissement de la Chine jamais réalisé en Afrique.

L’expérience chinoise dans le développement des infrastructures prisée par Israël et le CCG

Comme l’avait rapporté le1.ma, les visites historiques “synchronisées” en Chine du Roi Salmane d’Arabie Saoudite et de Benjamin Nettanyahu, qui ont été conclues par la signature d’un partenariat stratégique Sino-saoudien, avec à la clé des contrats de plus de 65 Milliards de dollars, et des pluies d’accords entre la plus grande délégation d’homme d’affaires qui ait accompagné un premier ministre israélien et les grands groupes chinois.

Le point nodal de ces visites est la forte demande des pays du CCG ainsi que d’Israël de partager le savoir-faire chinois dans le développement des infrastructures afin de promouvoir le développement économique et la paix au Moyen-Orient.

 

Nawfal LAARABI

Le vice-prince héritier saoudien à la Maison Blanche

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Le vice-prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane qui a rencontré hier le président américain Donald Trump à Washington, est le premier haut dignitaire Arabe à être reçu, au Bureau Ovale, par le nouveau locataire de la Maison Blanche.

Lors de cette rencontre, les  deux parties, saoudienne et américaine, ont salué un «tournant historique» dans les relations entre Ryadh et Washington notamment sur le dossier iranien où les deux camps partagent les mêmes points de vue et positions.

Les deux pays s’orientent vers l’ouverture d’une nouvelle page de leurs relations bilatérales, surtout que la nouvelle Administration US était très critique vis-à-vis de la famille Al-Saoud avec des piques très virulentes de la part du candidat Trump lors de la campagne électorale.

Maintenant au pouvoir, et davantage pragmatique, Donald Trump a mis un peu d’eau dans son vin, et se projette dans de nouvelles dispositions stratégiques avec Ryadh, dans les domaines politique, militaire, de sécurité et économiques.

Ryadh suit en cela la politique suivie par le Conseil de la Coopération du Golfe qui voit en Trump un allié inconditionnel et fondamental qui renforcera le rôle de Washington comme son principal partenaire stratégique et aidera à contenir l’«hostilité» de Téhéran. En face, le CCG continuera à stabiliser cette région centrale aux intérêts américains en matière de sécurité, de lutte anti-terroriste et d’énergie.

Le prince Mohammed Ben Salmane, qui est également ministre de la Défense, conduit à Washington une délégation militaire de haut niveau. Cette visite coïncide avec celle qu’effectue, au Japon, son père le Roi Salmane Ben Abdelaziz.

Abdellah El HATTACH

Les pays du CCG et la Turquie interpellent l’ONU sur La situation humanitaire à Alep 

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L’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis et la Turquie ont appelé à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU pour se pencher sur la situation dramatique de la ville de Alep en Syrie qui est entrain d’être rayée de la carte au vu et su de la Communauté internationale. Rappelons que le Roi Salmane Ben Abdelaziz effectue actuellement une visite d’Etat aux Émirats arabes unis.

Le Maroc condamne les multiples violations par les milices houthies de la trêve au Yémen

Le Maroc a fermement condamné les violations «flagrantes» par les milices houthies de la trêve annoncée par le commandement de la coalition arabe pour le soutien à la légalité au Yémen et entrée en vigueur le 19 novembre.
Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, le Maroc condamne fermement ces violations flagrantes qui sapent les efforts de la communauté internationale visant à trouver une solution politique à la crise au Yémen, et condamne également la poursuite du bombardement par ces milices des zones frontalières avec l’Arabie Saoudite et les atteintes à la sécurité de ses citoyens. Le Maroc exprime ainsi sa pleine et permanente solidarité avec l’Arabie Saoudite pour garantir la sécurité de son territoire et la protection de ses citoyens et des personnes qui y résident.
Et tout en appelant à l’arrêt immédiat de «ces violations qui privent les citoyens yéménites des aides alimentaires nécessaires et mettent en péril le processus politique», le Maroc tient à réaffirmer la nécessité du respect des paramètres de ce processus dont l’initiative du Conseil de coopération du Golfe et son mécanisme de mise en œuvre, les résultats de la conférence de dialogue national et la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l’ONU.

L’Otan tient la troisième réunion de l’Initiative de coopération d’Istanbul à Doha

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L’OTAN et le CCG ont tenu ce dimanche, à Doha (Qatar), une réunion de haut niveau consacrée à la lutte anti-terroriste et la lutte contre la cybercriminalité.

Les experts militaires occidentaux et leurs homologues du Golfe (à l’exception de l’Arabie saoudite), se sont réunis dans le cadre de l’initiative d’Istanbul qui est une plateforme de réflexion et d’échange entre les deux entités régionales chargée de coordonner toutes les actions militaires et de renseignement qui intéressent les deux parties.

L’Arabie saoudite a boycotté cette rencontre à cause de la crise diplomatique profonde qu’elle traverse avec Washington.

Sahara Marocain: le Maroc et les pays du golfe se retirent du sommet Afro-arabe de Malabo

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Les délégations du Maroc, de l’Arabie Saoudite, des Emirats Arabes Unis, du Qatar, du Bahreïn et du Sultanat d’Oman ont décidé de se retirer des travaux du 4e Sommet Afro-arabe qui se tiennent en Guinée équatoriale. La raison invoquée par les membres des délégations est la participation d’une délégation de la pseudo-RASD.

Malgré les vives protestations marocaines, l’Union africaine a insisté sur la participation du Polisario à cette réunion de haut-niveau. Face à cette situation, le Maroc et les pays du Golfe ont décidé de se retirer du Sommet. Une source autorisée du ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération avait expliqué hier que « Maroc ne participerait pas à un sommet d’Etats arabes et africains en présence du Front Polisario. »
Les pays alliés et amis du Maroc au sein de l’Union africaine n’ont pas réagi à cette situation et ont continué leur participation aux travaux du sommet, ce qui laisse supposer que le projet de réintégration du Maroc au sein de sa famille africaine ne se fera pas sans embûches. Il est vrai aussi que la majorité des pays africains ont salué et bien accueilli la décision du Maroc de retrouver son siège au sein de l’Union Africaine, quitté il y a plus de trois décennies lors du sommet de Nairobi II en 1984, mais presque aucun n’a expressément exprimé son souhait de voir la pseudo-RASD sortir de cette institution régionale. Cela suppose qu’il demeure un travail acharné à déployer de la part de notre diplomatie, notamment en évitant la politique de la chaise vide qui laisse libre cours aux ennemis de l’intégrité territoriale du Maroc pour développer leurs thèses séparatistes et de dénigrement contre le royaume.

 

Abdellah EL HATTACH.