#FactCheck : Al-Walid ben Talal a-t-il bien pris un selfie au Ritz ?

Une photo montrant les princes saoudiens déchus dans leur geôle dorée du Ritz-Carlton induit en erreur plusieurs sites d’information

Une scène montrant les princes saoudiens déchus dans leur geôle dorée du Ritz-Carlton induit en erreur plusieurs sites d’information.

Plusieurs photos circulent depuis ce soir sur le net montrant le prince Al-Walid Ben Talal et un certain nombre d’autres princes saoudiens -déchus par MBS- allongés sur des matelas de fortune dans leur lieu de détention à Riyadh.
Mais un simple coup d’œil initié peut en déduire qu’il est question d’un fake. Il s’agit plutôt d’une émission satirique programmée sur la chaîne libanaise, Al Jadeed mettant en scène les princes saoudiens déchus par leur cousin héritier du trône.

LE1

#Le1Facts : Quand Fès était la capitale industrielle mondiale du savon

A l’époque médiévale, alors que la chimie était pratiquée en Europe pour des pratiques de sorcellerie, le monde musulman à peine un siècle après son avènement, utilisait la chimie pour développer son industrie : alliages, médecine, armement, parfumerie …etc. Un des exemples des domaines d’application de l’industrie chimique dans le monde musulman est le savon.

Le savon qui n’a vu son apparition en Europe qu’au 15éme siècle était importé de l’Andalousie musulmane et d’Afrique du Nord, spécialement de la ville impériale de Fès. La capitale cultuelle du Royaume du Maroc comptait à elle seule 17 ateliers de fabrication de savon.

 

LE1

#FactCheck : Qui présidera le Conseil supérieur de sécurité ?

/

Le Conseil supérieur de la sécurité institué par la Constitution de 2011, serait-t-il fin prêt ? Ou du moins la loi organique qui en détermine les attributions, la composition et les modalités de fonctionnement, en attendant le règlement intérieur qui en fixera l’organisation ? Plusieurs rapports avancent, dans ce sens, que la présidence de ce Conseil pourrait revenir à telle ou telle autre personnalité publique de haut rang, mais toutes ces hypothèses demeurent infondées car tout simplement contraires à la lettre et à l’esprit de la Constitution.

La Constitution du Royaume du Maroc stipule, dans son article 54, qu’il est institué un Conseil supérieur de sécurité dont la tâche principale est de veiller à l’institutionnalisation des normes d’une bonne gouvernance sécuritaire et s’érige également en instance ad hoc de concertation sur les stratégies de sécurité intérieure et extérieure du pays ainsi qu’en tant qu’organe central de gestion des situations de crise.

Et la loi fondamentale du Maroc est claire là-dessus : c’est le Roi en personne qui préside de jure le Conseil Supérieur de Sécurité. Et peut, exceptionnellement, sur la base d’un ordre du jour déterminé, déléguer la présidence d’une réunion du Conseil supérieur de sécurité au Chef du gouvernement.

Dans l’attente de la publication de la loi organique et le règlement intérieur du Conseil Supérieur de Sécurité pour en fixer les règles d’organisation et de fonctionnement, la Constitution du royaume a prévu textuellement les membres qui la composent de facto. Il s’agit du Chef du gouvernement, du président de la Chambre des représentants, du président de la Chambre des conseillers, du président-délégué du Conseil supérieur du Pouvoir Judiciaire, le ministre de l’Intérieur, le ministre des Affaires étrangères, le ministre de la Justice et le ministre chargé de l’administration de la Défense nationale.

En outre, siègent de fait dans ce Conseil les officiers supérieurs des Forces Armées Royales, les responsables des administrations compétentes en matière de sécurité intérieure et extérieure (DGSN, DGST, DGED), et toute autre personnalité dont la présence est utile aux travaux dudit Conseil.

La nouveauté interviendra probablement quand le règlement intérieur du Conseil Supérieur de Sécurité sera dévoilé. Car le tant attendu texte réglementaire pourra mettre en place des fonctions support ou de coordination qui peuvent être, à ce moment-là, attribuées à des personnalités en vue dans le microcosme sécuritaire, mais la présidence du Conseil relève, constitutionnellement, du domaine réservé et régalien du Roi.

Abdellah El Hattach

Le1Facts : 1979, quand le GIGN français et la DGSE libéraient la Kaâba

/

Fatih Moharram de l’an 1400 de l’hégire, correspondant au 20 novembre 1979 fut la date choisie par un groupe d’insurgés s’étant donné pour mission de reprendre la Mecque au royaume saoudien et annoncer la venue de Mahdi.

Il est peu après 5h du matin, l’imam Mohammed ibn Soubbayil s’apprête à la prière de l’aube, l’appel à la prière depuis le micro d’Al-Masjid al-Haram est lancé. Soudain, l’impensable se produit. Un individu reprend le micro et les milliers de musulmans aux alentours entendent la voix d’un certain Jouhaymane al Utaybi. Il présente alors son beau-frère, Mohammed al Qahtani, comme le Mahdi tant attendu à un auditoire stupéfait. Des coups de feu retentissent, des hommes, par dizaines, tirent alors sur les gardes désarmés au milieu des fidèles. Pendant près d’une heure, Jouhaymane al Utaybi va fustiger le roi et sa famille au micro, appelant le monde musulman à l’insurrection.

La prise d’otages a duré 14 jours. Lors d’une première tentative pour les libérer, les forces de sécurité saoudiennes, mal entraînées, ont été laminées perdant plus d’une centaine de leurs membres. C’est là où le Roi Khalid Ben Abdelaziz, par l’intermédiaire du Ministre de L’intérieur, le Prince Nayef ben Abdel Aziz, ministre de l’Intérieur, a appelé le président français à la rescousse. Valéry Giscard d’Estaing, après réunion d’un Conseil de défense, a décidé d’envoyer un commando du GIGN et une équipe du SDECE, ancêtre de la DGSE, pour mettre fin à cette rébellion menée par des opposants à la famille régnante en Arabie saoudite.

Bien outillés et bien renseignés, notamment grâce aux plans des lieux mis à leur disposition par l’entreprise Ben Laden qui a procédé au réaménagement des lieux saints, les éléments du GIGN et des services secrets français, ont préparé l’assaut final grâce à des techniques de gazage des sous-sols. Les unités d’élite françaises ont réussi à libérer les otages et à mettre la main sur les ravisseurs. Même si la version officielle saoudienne ne reconnaît pas l’intervention sur le terrain du commando français, ce dernier, selon Ryad, ayant “uniquement” encadré celle des forces locales, avec comme argument qu’un non-musulman ne peut pas accéder à l’enceinte sacrée. En revanche, des sources occidentales avancent que les éléments du commando français ont eu droit à une “cérémonie de reconversion expresse à l’Islam” pour pouvoir mener cette opération.

 

Le supposé mahdi, Mohammed al Qahtani, sera retrouvé mort. Dès les débuts de la prise d’otage, il succombera de ses blessures après avoir été déchiqueté par une grenade. Juhayman al Utaybi, chef des insurgés et ancien caporal retraité de la Garde Nationale Saoudienne sera arrêté avec plus d’une soixantaines de ses partisans. Ils seront décapités au sabre, quand d’autres passeront des années en prison. Certains, relâchés plus tard, témoigneront des événements dans le livre de Yaroslav Trofimov intitulé « The siege of Mecca » sorti en 2007.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

LE1

#LE1facts : Un demi siècle après la débâcle de juin 1967

Il y a 50 ans, les Arabes subissaient leur plus gros revers militaire face à Israël. La guerre des Six-Jours a marqué un tournant et a eu un grand impact symbolique et psychologique.

Israël a ainsi remporté une victoire-éclair face aux armées de 12 pays arabes, conquis la totalité d’Al-Qods et annexé la Cisjordanie et le Sinaï. L’ensemble de l’aviation égyptienne a été détruit.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

#Le1Facts : Nakba, 6 millions de palestiniens toujours loin de leur terre

Il y a 69 ans, suite à la Guerre entre les pays Arabes et le nouvel Etat naissant appelé Israël, des centaines de milliers de Palestiniens sont forcés de fuir leurs villes, villages et maisons pour aller trouver refuge dans des ghettos dans les pays avoisinants.

Il s’agit du plus grand exode humain jamais enregistré. C’est la Nakba, soit le grand désastre.
Aujourd’hui encore, ces populations de plusieurs millions, victimes de ce transfert hors normes, sont interdits de retour par les autorités israéliennes d’occupation.
La diaspora palestinienne compte aujourd’hui plus de 6 millions de personnes, entre réfugiés et autres naturalisés dans des pays d’accueil dans les cinq continents.

#LE1Facts

#Le1facts : Il y a 61 ans, Mohammed V crée le ministère marocain des Affaires étrangères

Il y a 61 ans, était créé le ministère marocain des Affaires étrangères sur ordre de Sa Majesté Mohammed V. Le célèbre Dahir n. 1-56-097 du 26 avril 1956 a été signé quatre mois après la formation du premier gouvernement Bekkaï. Le premier chef de la diplomatie du Maroc indépendant était Haj Ahmed Balafrej, figure de premier plan du Parti de l’Istiqlal.

Le premier noyau du ministère des Affaires étrangères, qui a commencé de rien, était constitué, outre Ahmed Balafrej, de Mehdi Bennouna, Ahmed Senoussi, Mehdi Zentar, M’Hammed Boucetta et Mehdi Benaboud, des diplomates chevronnés au grand talent et à la grande culture. Ils seront rejoints plus tard par le jeune Abdellatif Filali qui gravira tous les échelons du département pour devenir, quelques décennies plus tard, un grand ministre des Affaires étrangères et premier ministre.

LE1