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#FactCheck : Qui présidera le Conseil supérieur de sécurité ?

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Le Conseil supérieur de la sécurité institué par la Constitution de 2011, serait-t-il fin prêt ? Ou du moins la loi organique qui en détermine les attributions, la composition et les modalités de fonctionnement, en attendant le règlement intérieur qui en fixera l’organisation ? Plusieurs rapports avancent, dans ce sens, que la présidence de ce Conseil pourrait revenir à telle ou telle autre personnalité publique de haut rang, mais toutes ces hypothèses demeurent infondées car tout simplement contraires à la lettre et à l’esprit de la Constitution.

La Constitution du Royaume du Maroc stipule, dans son article 54, qu’il est institué un Conseil supérieur de sécurité dont la tâche principale est de veiller à l’institutionnalisation des normes d’une bonne gouvernance sécuritaire et s’érige également en instance ad hoc de concertation sur les stratégies de sécurité intérieure et extérieure du pays ainsi qu’en tant qu’organe central de gestion des situations de crise.

Et la loi fondamentale du Maroc est claire là-dessus : c’est le Roi en personne qui préside de jure le Conseil Supérieur de Sécurité. Et peut, exceptionnellement, sur la base d’un ordre du jour déterminé, déléguer la présidence d’une réunion du Conseil supérieur de sécurité au Chef du gouvernement.

Dans l’attente de la publication de la loi organique et le règlement intérieur du Conseil Supérieur de Sécurité pour en fixer les règles d’organisation et de fonctionnement, la Constitution du royaume a prévu textuellement les membres qui la composent de facto. Il s’agit du Chef du gouvernement, du président de la Chambre des représentants, du président de la Chambre des conseillers, du président-délégué du Conseil supérieur du Pouvoir Judiciaire, le ministre de l’Intérieur, le ministre des Affaires étrangères, le ministre de la Justice et le ministre chargé de l’administration de la Défense nationale.

En outre, siègent de fait dans ce Conseil les officiers supérieurs des Forces Armées Royales, les responsables des administrations compétentes en matière de sécurité intérieure et extérieure (DGSN, DGST, DGED), et toute autre personnalité dont la présence est utile aux travaux dudit Conseil.

La nouveauté interviendra probablement quand le règlement intérieur du Conseil Supérieur de Sécurité sera dévoilé. Car le tant attendu texte réglementaire pourra mettre en place des fonctions support ou de coordination qui peuvent être, à ce moment-là, attribuées à des personnalités en vue dans le microcosme sécuritaire, mais la présidence du Conseil relève, constitutionnellement, du domaine réservé et régalien du Roi.

Abdellah El Hattach

Le1Facts : 1979, quand le GIGN français et la DGSE libéraient la Kaâba

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Fatih Moharram de l’an 1400 de l’hégire, correspondant au 20 novembre 1979 fut la date choisie par un groupe d’insurgés s’étant donné pour mission de reprendre la Mecque au royaume saoudien et annoncer la venue de Mahdi.

Il est peu après 5h du matin, l’imam Mohammed ibn Soubbayil s’apprête à la prière de l’aube, l’appel à la prière depuis le micro d’Al-Masjid al-Haram est lancé. Soudain, l’impensable se produit. Un individu reprend le micro et les milliers de musulmans aux alentours entendent la voix d’un certain Jouhaymane al Utaybi. Il présente alors son beau-frère, Mohammed al Qahtani, comme le Mahdi tant attendu à un auditoire stupéfait. Des coups de feu retentissent, des hommes, par dizaines, tirent alors sur les gardes désarmés au milieu des fidèles. Pendant près d’une heure, Jouhaymane al Utaybi va fustiger le roi et sa famille au micro, appelant le monde musulman à l’insurrection.

La prise d’otages a duré 14 jours. Lors d’une première tentative pour les libérer, les forces de sécurité saoudiennes, mal entraînées, ont été laminées perdant plus d’une centaine de leurs membres. C’est là où le Roi Khalid Ben Abdelaziz, par l’intermédiaire du Ministre de L’intérieur, le Prince Nayef ben Abdel Aziz, ministre de l’Intérieur, a appelé le président français à la rescousse. Valéry Giscard d’Estaing, après réunion d’un Conseil de défense, a décidé d’envoyer un commando du GIGN et une équipe du SDECE, ancêtre de la DGSE, pour mettre fin à cette rébellion menée par des opposants à la famille régnante en Arabie saoudite.

Bien outillés et bien renseignés, notamment grâce aux plans des lieux mis à leur disposition par l’entreprise Ben Laden qui a procédé au réaménagement des lieux saints, les éléments du GIGN et des services secrets français, ont préparé l’assaut final grâce à des techniques de gazage des sous-sols. Les unités d’élite françaises ont réussi à libérer les otages et à mettre la main sur les ravisseurs. Même si la version officielle saoudienne ne reconnaît pas l’intervention sur le terrain du commando français, ce dernier, selon Ryad, ayant « uniquement » encadré celle des forces locales, avec comme argument qu’un non-musulman ne peut pas accéder à l’enceinte sacrée. En revanche, des sources occidentales avancent que les éléments du commando français ont eu droit à une « cérémonie de reconversion expresse à l’Islam » pour pouvoir mener cette opération.

 

Le supposé mahdi, Mohammed al Qahtani, sera retrouvé mort. Dès les débuts de la prise d’otage, il succombera de ses blessures après avoir été déchiqueté par une grenade. Juhayman al Utaybi, chef des insurgés et ancien caporal retraité de la Garde Nationale Saoudienne sera arrêté avec plus d’une soixantaines de ses partisans. Ils seront décapités au sabre, quand d’autres passeront des années en prison. Certains, relâchés plus tard, témoigneront des événements dans le livre de Yaroslav Trofimov intitulé « The siege of Mecca » sorti en 2007.

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LE1

#LE1facts : Un demi siècle après la débâcle de juin 1967

Il y a 50 ans, les Arabes subissaient leur plus gros revers militaire face à Israël. La guerre des Six-Jours a marqué un tournant et a eu un grand impact symbolique et psychologique.

Israël a ainsi remporté une victoire-éclair face aux armées de 12 pays arabes, conquis la totalité d’Al-Qods et annexé la Cisjordanie et le Sinaï. L’ensemble de l’aviation égyptienne a été détruit.

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#Le1Facts : Nakba, 6 millions de palestiniens toujours loin de leur terre

Il y a 69 ans, suite à la Guerre entre les pays Arabes et le nouvel Etat naissant appelé Israël, des centaines de milliers de Palestiniens sont forcés de fuir leurs villes, villages et maisons pour aller trouver refuge dans des ghettos dans les pays avoisinants.

Il s’agit du plus grand exode humain jamais enregistré. C’est la Nakba, soit le grand désastre.
Aujourd’hui encore, ces populations de plusieurs millions, victimes de ce transfert hors normes, sont interdits de retour par les autorités israéliennes d’occupation.
La diaspora palestinienne compte aujourd’hui plus de 6 millions de personnes, entre réfugiés et autres naturalisés dans des pays d’accueil dans les cinq continents.

#LE1Facts

#Le1facts : Il y a 61 ans, Mohammed V crée le ministère marocain des Affaires étrangères

Il y a 61 ans, était créé le ministère marocain des Affaires étrangères sur ordre de Sa Majesté Mohammed V. Le célèbre Dahir n. 1-56-097 du 26 avril 1956 a été signé quatre mois après la formation du premier gouvernement Bekkaï. Le premier chef de la diplomatie du Maroc indépendant était Haj Ahmed Balafrej, figure de premier plan du Parti de l’Istiqlal.

Le premier noyau du ministère des Affaires étrangères, qui a commencé de rien, était constitué, outre Ahmed Balafrej, de Mehdi Bennouna, Ahmed Senoussi, Mehdi Zentar, M’Hammed Boucetta et Mehdi Benaboud, des diplomates chevronnés au grand talent et à la grande culture. Ils seront rejoints plus tard par le jeune Abdellatif Filali qui gravira tous les échelons du département pour devenir, quelques décennies plus tard, un grand ministre des Affaires étrangères et premier ministre.

LE1

#Le1Facts : le 7 avril 1956, le général Franco rétrocède la zone nord du Maroc

Il y a 61 ans, le 7 avril 1956, près d’un mois après la France (2 mars), le Maroc recouvrait sa souveraineté sur la zone nord occupée par l’Espagne.

#LE1FACTS

#FactCheck- Départ de l’ambassadeur de Jordanie : une décision prise le 8 mars 2017

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La décision du Royaume de Jordanie de rappeler son ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire accrédité au Maroc, Ali Al Kayed, a été prise par le Conseil des ministres jordanien le 8 mars 2017, soit plusieurs semaines avant le 28ème Sommet arabe qui s’est tenu dans le Royaume hachémite, et 15 jours avant même la visite du Roi Abdallah II à Rabat où il a été reçu avec les honneurs des grands jours, avec dîner d’Etat et parade de la cavalerie de la Garde royale.

Le décret du Conseil des ministres jordanien mettant fin aux fonctions de Ali Al Kayed, daté du 8 mars 2017, précise que de cette décision, qui a reçu la «haute approbation» du souverain hachémite, «prendra effet » le 2 avril 2017. Ce qui signifie, en d’autres termes, que l’ordonnance du gouvernement jordanien n’est pas intervenue en réaction à la non-participation du Roi Mohammed VI au Sommet arabe mais qu’il s’agit, en revanche, d’une simple décision diplomatique administrative de routine.

 

Dans le même décret, on apprend que le gouvernement jordanien a nommé Ibrahim Aouaoudah en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de son pays en Afrique du Sud et Thamer Al Adwane en Malaisie. Le texte stipule également que la Jordanie a approuvé l’accréditation de plusieurs ambassadeurs étrangers à Amman parmi lesquels les nouveaux chefs des missions diplomatiques des Emirats Arabes Unis, du Royaume d’Espagne et de la République des Comores.

Si l’on en croit la presse jordanienne, Ali Al Kayed, le désormais ancien ambassadeur à Rabat, est pressenti pour occuper les mêmes fonctions à Ryadh, en Arabie saoudite.

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#Le1facts : Il y a 105 ans le Maroc passait sous protectorat français

Le 30 mars 1912 était signé Le Traité de Fès qui allait instaurer le Protectorat français sur le Maroc. Par ce Traité, les pouvoirs et prérogatives du Sultan et des vizirs de l’Empire chérifien étaient cédés à la France.

 

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Le Traité de Fès a été signé par le Sultan du Maroc Moulay Hafid et par le ministre plénipotentiaire représentant la France, Eugène Regnault. Le régime du protectorat durera 44 ans.

 

#LE1Facts

#LE1Facts- 52ème anniversaire des évènements du 23 mars 1965 de Casablanca

Commémoration aujourd’hui du 52ème anniversaire des évènements tragiques du 23 mars 1965 de Casablanca. Une manifestation lycéenne dégénère et se transforme en un soulèvement populaire qui va donner lieu à des émeutes sanglantes violemment réprimées.

Le « 23-Mars » deviendra plus tard le nom éponyme d’un mouvement politique radical jamais reconnu par les autorités et dont les membres connaîtront les affres des « années de plomb ».

 

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9 mars 2011, la nouvelle révolution du Roi et du peuple

 

9 mars 2011 – 9 mars 2017 : Il y a 6 ans le Roi Mohammed VI s’adressait à Son peuple pour lui proposer une réforme constitutionnelle profonde. A l’écoute de Son peuple et de la jeunesse de Son pays, le Roi Mohammed VI n’a pas été indifférent à l’appel des manifestants du Mouvement 20 février.
Le discours du 9 mars 2011 est entré dans l’histoire au même titre que la Révolution du Roi et du Peuple du 20 août 1953.