fbpx

Turquie - Page 4

Israël ouvre son bureau au siège de l’OTAN après la levée du Veto turc

/

Après plusieurs années de blocage, la Turquie a levé son opposition pour qu’Israël puisse ouvrir un bureau de représentation au sein du quartier général de l’OTAN à Bruxelles

Le gouvernement israélien a été notifié hier mardi (03.05.2016) par l’OTAN de son accord pour qu’Israël, Etat non-membre, puisse mettre en place une représentation à son siège de Bruxelles, un signe provisoire de rapprochement entre l’Etat juif et membre de l’OTAN en Turquie.

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé, au cours d’une réunion des ministres appartenant à son parti, le Likoud, que la Turquie a levé son opposition, qui bloquait la décision depuis plusieurs années.

L’OTAN a déclaré par ailleurs, dans un communiqué, que l’ambassadeur d’Israël auprès de l’Union européenne, David Walzer, pouvait désormais diriger sa mission du siège de l’alliance.

Nous avons dit que nous pouvons l’accueillir si tous les pays sont traités de la même manière

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu a déclaré de son côté, qu’Ankara avait discuté de l’ouverture de la mission israélienne à l’OTAN avec le secrétaire général Jens Stoltenberg. « Nous avons dit que nous pouvons l’accueillir si tous les pays sont traités de la même manière », a précisé Cavusoglu. «Il est important que non seulement Israël, mais d’autres partenaires du Sud se voient accorder le même droit. »

L’agression israéliene contre « flottille de la paix  » pour Gaza

A la suite de l’agression de la marine israélienne contre la “flottille de la paix » pour Gaza, en mai 2010, au cours de laquelle neuf citoyens turcs avaient été tués par les commandos israéliens, les relations entre la Turquie et Israël étaient très tendues, et Ankara s’opposait à toute activité militaire conjointe entre l’OTAN et Israël.

Comme le note Haaretz, les liens entre l’OTAN et Israël (qui n’en est pas membre) sont pourtant étroits, mais les règles internes de l’OTAN exigent l’accord unanime de tous les pays membres pour la coopération militaire avec les pays non-membres.

Pendant que le mouvement de défense des droits des Palestiniens se consacre à la énième campagne censée « stopper Israël », celui-ci a poursuivi son annexion de la Palestine tout en consolidant sa pénétration de toutes les instances stratégiques de pouvoir. Silvia Cattori.

Depuis 2010, la participation de l’armée israélienne aux exercices militaires conjoints donc avait été “gelée”, en dépit des fortes pressions exercées sur la Turquie par les États-Unis et d’autres pays de l’OTAN.

Le gouvernement israélien interprète par conséquent la levée de l’opposition d’Ankara à l’ouverture de sa représentation au quartier-général bruxellois de l’OTAN comme un signe supplémentaire du désir de la Turquie de normaliser ses relations avec Israël. Il y a quelques jours, cependant, le Premier Ministre turc, Ahmet Davutoglu a posé comme condition à la signature d’un accord de réconciliation qu’une solution intervienne au problème de l’approvisionnement en eau et en électricité dans la Bande de Gaza. Les deux problèmes sont liés, puisque l’énergie électrique manque pour faire fonctionner une usine d’épuration d’eau. La Turquie a proposé depuis des années d’envoyer un navire-centrale électrique à Gaza, mais Israël s’y est jusqu’ici toujours opposé.

Des pourparlers devraient reprendre dans une quinzaine de jours entre Israël et la Turquie, et il semble que les précédentes rencontres ont déjà permis de progresser, notamment à propos de la construction d’une centrale électrique à Gaza (au financement de laquelle l’Allemagne participerait) ainsi que d’une usine de désalinisation de l’eau de mer (on peut évidemment se demander combien de temps après leur inauguration ces installations vitales seraient bombardées par l’aviation israélienne).

Un point de crispation demeure, selon Haaretz : la Turquie refuse d’ordonner la fermeture du bureau de représentation du Hamas dans sa capitale, alors qu’Israël affirme que ce bureau sert à planifier et à financer “des activités terroristes” en Cisjordanie occupée.

Avec ReutersHaaretzPourlapalestine.be

Crise des migrants : l’annulation des visas d’entrée en Europe pour les ressortissants turcs

/

La Commission européenne approuvera ce mercredi une décision qui s’annonce d’emblée historique, à savoir l’annulation des visas d’entrée en Europe pour les ressortissants turcs.

L’espace Schengen sera désormais ouvert à la Turquie laquelle, recevra également un chèque de 6 milliards d’euros de la part de l’UE pour l’aider à encadrer et à endiguer les flux migratoires en provenance notamment de Syrie dont elle accueille déjà plus de 2,5 millions de réfugiés sur son sol.

_89553107_africa_europe_migrants_624map_030516

Bruxelles a imposé en contrepartie à Ankara quelques conditions d’ordre juridique ou relevant du respect des droits de l’homme, ce à quoi la Turquie s’est engagée à se soumettre.

 

La Turquie sera ainsi le premier pays non-UE à rejoindre l’espace Schengen.

Consolider la coopération islamique face aux défis qui la menacent

//

Dans Son discours adressé à la 13ème Conférence au Sommet des pays de l’Organisation de la Coopération Islamique, tenue jeudi dernier à Istanbul, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a appelé les pays musulmans à mettre en œuvre des stratégies et des programmes de réforme appropriés pour transcender ce que le souverain a appelé «une conjoncture délicate » marquée par la montée, ces dernières années, dans les sociétés occidentales, de courants hostiles à l’Islam et de la culture de la peur, de la méfiance et de la haine à l’égard des minorités musulmanes. Pour ce faire, Sa Majesté le Roi a exhorté les pays de l’OCI à établir et mettre en œuvre les stratégies et les programmes de réforme appropriés, dans le plein respect des spécificités nationales et sur les bases de solidarité et de coopération au sein de l’espace régional et au niveau international.

Le Sommet, qui a rassemblé les Chefs d’Etat, de gouvernement, et des représentants de 56 pays musulmans, avait comme objectif de trouver des solutions tangibles aux graves problématiques auxquelles fait face cette communauté de pays liée par l’Islam, notamment dans une conjoncture des plus tendues et sensibles dans l’histoire de l’OCI, avec des guerres, ravages, troubles sanglants en Irak, en Syrie, au Yémen, en Egypte, entre autre contrées vivant dans l’instabilité et dont les populations cherchent des réponses concrètes et immédiates à leurs problématiques.

Ce qui confère une importance accrue à ces interrogations, ce sont les tentatives de certaines parties, ici et là, visant à exploiter cette situation précaire pour attiser les velléités séparatistes, ou redessiner la carte du monde islamique. Ces tentatives reposent sur des bases faisant l’impasse sur l’Histoire et les identités, reniant les particularismes et les attributs spécifiques. Elles traduisent des visées d’immixtion dans le destin des nations et de mise en danger de la sécurité et la stabilité mondiales.

La Turquie, hôte du Sommet, a multiplié les efforts et les contacts pour rapprocher les points de vue des différents belligérants et acteurs directs et indirects des conflits qui rongent plus d’une dizaine de pays musulmans, et Sa Majesté, dans son appel, a exhorté les pays l’OCI, en tant que force et regroupement «quasi-mondial» comptant plus d’un milliard de musulmans, à accroître cette force et à réussir à exploiter les opportunités de complémentarité offertes et à tirer profit de l’histoire commune et des expériences de ses composantes, pour sortir avec des recommandations efficaces et réalisables, fustigeant au passage les tentatives de certaines parties, visant à exploiter cette situation précaire pour attiser les velléités séparatistes, ou redessiner la carte du monde islamique. Le souverain a mis l’accent sur la nécessité d’intensifier la coopération Sud-Sud, fondée sur la confiance, le réalisme et les intérêts mutuels, et l’élargissement de son champ entre les membres de l’OCI, notamment par le partage des expériences dans tous les domaines, dans le but de rehausser les capacités productives de tous les pays et de consolider leurs économies respectives en vue d’assurer les conditions d’une vie digne et de répandre le bien-être au profit des peuples islamiques.

Si l’objectif du sommet est de chercher des solutions aux dangers auxquels fait face le monde islamique, le président Turc s’est, lui, trouvé dans une véritable impasse diplomatique, en cherchant, non sans grande difficulté, à concilier des points de vue parfois diamétralement opposés comme ceux de l’Iran et de l’Arabie saoudite, du Qatar et de l’Egypte, entre autres positions polarisées qui ont entravé la possibilité d’entrouvrir une quelconque réconciliation. D’où l’appel à l’Iran d’éviter de s’immiscer et d’interférer dans les affaires intérieures des Etats musulmans de la région, y compris la Syrie et le Yémen.

Pendant ce temps-là, le discours de Sa Majesté, juste et consensuel, n’a pas versé dans la partialité, mais en Sa qualité de Amir al-Mouminine et de président du Comité Al-Qods,le souverain a réitéré la mobilisation du Maroc, de son Roi, de son gouvernement et de son peuple, pour défendre Al-Qods et la Palestine avec les différents moyens politiques, juridiques et pratiques disponibles.

Et loin des querelles bilatérales sans lendemain, le discours de Sa Majesté prônait une vision plus globale et de rassemblement et ce, en appelant  les pays musulmans à poursuivre avec la même détermination la mobilisation pour porter secours à Al-Qods et la préserver de la politique de judaïsation systématique qui s’y pratique quotidiennement sur le terrain et accompagner les priorités et besoins des habitants de la Ville Sainte.