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Tsahal

Israël bombarde Gaza, tue une fillette de 5 ans et un commandant du Jihad Islamique

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Les frappes aériennes israéliennes menées vendredi à Gaza ont tué au moins 15 personnes, dont une fillette de 5 ans, ainsi qu’un commandant du groupe Jihad islamique.

L’armée israélienne a confirmé le bombardement de la bande de Gaza ce vendredi après-midi en publiant une vidéo d’une frappe aérienne sur un appartement qui a tué un chef du groupe armée le Jihad islamique.

Début d’après-midi, l’armée a publié un message sur Twitter annonçant le bombardement de la bande de Gaza : «Suite aux menaces directes posées par le Jihad islamique palestinien à Gaza, Tsahal frappe actuellement dans la bande de Gaza. Une situation spéciale a été déclarée sur le front intérieur israélien. Détails à suivre».

Dans un communiqué, Tsahal révèle l’identité de la personne tuée suite à cette frappe, il s’agit du commandant principal du Jihad dans le nord de Gaza, Tayseer Jabari.

«Il faisait avancer les plans d’attaques aux missiles guidés antichars contre des citoyens israéliens et des soldats de Tsahal ces derniers jours le long de la frontière de Gaza» affirme le communiqué.

«Nous venons de cibler un commandant de haut rang du groupe terroriste palestinien Jihad islamique à Gaza. Tayseer Jabari était responsable de multiples attaques terroristes contre des civils israéliens.» a publié l’armée israélienne sur Twitter.

L’armée israélienne ajoute que 15 membres du Jihad islamique palestinien en route pour commettre une attaque de missiles antichars ou de snipers à la frontière ont été ciblés par cette attaque.

Plusieurs sites et bâtiments militaires du Jihad islamique ont été frappés, a précisé l’armée. Et souligne que les raids sur Gaza ne sont pas terminés.

« Tsahal continue de frapper des cibles terroristes dans la bande de Gaza, dont 6 postes militaires du Jihad islamique. Un certain nombre d’agents du Jihad islamique ont été neutralisés pendant les frappes» a annoncé l’armée sur son compte twitter.

«Le lieutenant général Aviv Kohavi a ordonné à l’armée de passer en mode d’urgence, en ouvrant le poste de commandement supérieur» précise la publication.

Des témoins et des sources de sécurité palestiniennes ont indiqué avoir assisté à plusieurs frappes, notamment une dans le centre de la ville de Gaza. Des journalistes de l’AFP ont vu des blessés être évacués par les services de secours et des pompiers s’activer pour éteindre des incendies.

Le ministère de la Santé à Gaza a de son coté fait état de huit morts, dont une fillette de cinq ans ainsi que 40 blessés.

«Les frappes de vendredi vont probablement conduire à une escalade plus large après une année de calme relatif à Gaza», écrit Barak Ravid sur Axios.

Le journaliste israélien précise que l’attaque est intervenue dans un contexte de tensions accrues à la frontière entre Israël et Gaza, après l’arrestation d’un membre haut placé du Jihad islamique en Cisjordanie occupée en début de semaine.

L’armée israélienne a ordonné l’état d’urgence dans toutes les villes israéliennes situées à moins de 80 km de la frontière avec Gaza. Son porte-parole des FDI a déclaré qu’il était probable que des roquettes soient tirées de Gaza vers le centre d’Israël, y compris Tel Aviv.

Déclaration du gouvernement israélien

Le Premier ministre israélien Yair Lapid et le ministre de la Défense Benny Gantz ont publié une déclaration commune et ont souligné que les frappes aériennes étaient destinées à «éliminer une menace concrète contre les civils israéliens.»

Lapid a déclaré qu’Israël «ne permettra pas aux organisations terroristes de fixer l’ordre du jour dans le sud d’Israël.»

Menace de riposte du Jihad Islamique

Le chef du Jihad islamique, Zyad Nekhale, a déclaré suite à l’attaque israélienne que l’organisation riposterait et que Tel Aviv serait l’une des cibles.

«Nous n’avons pas de ligne rouge, (…), Tel Aviv sera sous le coup des frappes de missiles de la résistance», a déclaré Nekhale dans une interview depuis l’Iran sur la chaîne al-Mayadeen.

Le Hamas a publié quant à lui une déclaration soulignant qu’Israël «sera tenu pour responsable et paiera le prix de son nouveau crime. Les groupes militaires de la résistance sont unies et elles répondront avec force».

L’arrestation d’un des leaders du Jihad Islamique mardi a mis le feu aux poudre

L’armée israélienne a arrêté mardi Bassam al-Saadi, un haut responsable du Jihad islamique, dans la ville de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie occupée.

Le Jihad islamique, qui bénéficie du soutien de l’Iran, avait publiquement menacé de riposter à cette arrestation. Les responsables israéliens ont déclaré disposer de renseignements selon lesquels le groupe prévoyait d’attaquer des véhicules militaires et civils circulant près de la frontière avec des missiles antichars.

Tous les villages israéliens proches de la frontière avec Gaza sont verrouillés depuis mardi par crainte d’une attaque.

Ces derniers jours, les services de renseignement égyptiens, des responsables qataris et des diplomates des Nations unies ont mené des négociations intenses avec le Hamas, le Jihad islamique et Israël pour tenter d’éviter une escalade.

Selon les responsables israéliens, les efforts de médiation n’ont pas porté leurs fruits et le Jihad islamique a continué à préparer les attaques.

Le chef de l’armée israélienne Aviv Kohavi, se recueille à la grande synagogue Slat al-Azama de Marrakech

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Le Chef d’État-major de l’armée israélienne, Aviv Kohavi, s’est rendu ce mercredi à Marrakech, après une première journée de travail à l’État-major des Forces Armées Royales à Rabat. À son arrivée à la ville ocre, le Chef de Tsahal, a accompli une prière commune à la grande synagogue Slat al-Azama, en compagnie de la communauté juive du marocaine. Il s’est rendu plus tard à la base aérienne de Ben Guerir, où il a été reçu par le Colonel Major Hassan Mahwar.

Le Chef de l’armée israélienne a consacré une communication spéciale à la rencontre avec la communauté juive marocaine, ce mercredi à Marrakech. La protection, l’attention, le soutien et la bénédiction du Roi Mohammed VI et de ses ancêtres, dont jouissent ces marocains séfarades, leurs offrent un statut et une considération spéciaux au Maroc et à partout dans le monde.

De par sa formation, Maîtrise en Philosophie, et ses convictions personnelles, l’hôte spécial du Maroc, Aviv Kohavi, a montré une forte sensibilité à cette relation très particulière entre les juifs marocains, la monarchie et leur patrie, le Maroc. Consacrant une bonne matinée à une communauté extrêmement motivée et impliquée dans le processus de paix avec Israël.

Le Chef de Tsahal s’est tout d’abord recueilli au cimetière juif avant de se rendre à la grande synagogue Slat al-Azama dan l’ancienne médina de Marrakech. Aviv Kahovi et sa délégation ont été accueillis par des membres de la communauté juive marocaine et se sont échangés des présents-souvenirs. Le chef d’état-major général a ensuite assisté à un service de prière commune.

« Des milliers de Juifs israéliens ont des liens profonds avec le Royaume du Maroc. Beaucoup n’ont jamais pensé qu’ils verraient un chef d’état-major de Tsahal visiter le pays et sa communauté juive. Le partenariat 🇮🇱🇲🇦 marque un nouveau chapitre spécial dans la longue histoire du Moyen-Orient » a publié l’armée israélienne sur son compte Twitter .

https://twitter.com/idf/status/1549817578893238273?s=21&t=_qV11uilxDZINx96xj0Bpg

Selon les médias israéliens certains membres présents à cette rencontre auraient immigré en Israël avec l’organisation «Youth Aliyah», ont combattu aux côtés de Tsahal pendant la guerre du Kippour puis ils sont retournés après dans leur pays natal.

Au terme de sa visite, Aviv Kohavi a félicité la communauté juive marocaine et l’a remerciée pour sa «contribution au peuple juif en Israël et dans la diaspora».

«Je suis fier et enthousiaste de vous rencontrer… votre rôle dans la lutte pour l’État d’Israël, et aujourd’hui vous travaillez ici pour la communauté juive et pour approfondir les liens avec Israël», a-t-il déclaré.

Aviv Kohavi a marqué son passage à la tête de l’armée par une révolution culturelle au sein de l’État-major de Tsahal. En février 2021, il effectué un large et important remaniement qui avait pour grande particularité et objectif de gommer le paramètre sectaire des critères d’admission à l’état-major. En effet, sur les cinq généraux nommés, quatre était séfarades et un seul d’origine ashkénaze.

« Le simple fait que personne n’ait mentionné les origines de ces généraux est en soi une excellente nouvelle dans un État d’Israël qui, trop souvent, développe une fâcheuse tendance communautariste » avait écrit i24News. 

Kohavi à la base aérienne de Ben Guérir : Drones et F-16

Aviv Kohavi s’est ensuite déplacé à la base aérienne de Ben Guérir, située à 75 Km de Marrakech pour une réunion de travail avec le Colonel Major Hassan Mahwar. Les deux responsables militaires ont passé en revue les sujets importants et discuté de la coopération entre les forces aériennes des deux armées.

Le chef d’état-major de Tsahal Aviv Kohavi reçu par le Colonel-Major Hassan Mahwar à la base aérienne marocaine de  »Ben Guérir ». (crédit : IDF)

Kohavi était accompagné par le chef de la division de la recherche et du renseignement, Brigadier Général Amit Saar. Ils ont été informé par la partie marocaine sur la menace locale des drones et ont reçu une présentation concernant l’escadron de chasseurs F-16 de la base.

En outre, la délégation israélienne a visité, la veille la brigade des parachutistes des Forces Armées Royales et s’est entretenue avec les commandants de l’unité.

Qui est Aviv Kohavi ?

Aviv Kohavi est le deuxième des trois enfants nés de Shaul et Riva Kohavi. Son père était propriétaire d’un magasin et sa mère était professeur d’éducation physique. Il a grandi à Kiryat Bialik dans le district de Haïfa, a étudié à l’école Habonim de Kiryat Bialik et à l’école professionnelle Ort Kiryat Bialik et a été membre du mouvement de jeunesse «HaMahanot HaOlim».

Kohavi s’est engagé dans l’armée en août 1982, s’est porté volontaire pour les parachutistes et a été affecté au 890e bataillon. Au cours des années suivantes, il a pris le commandement d’un peloton et a servi en tant qu’officier des opérations du bataillon.

Il obtient une licence en philosophie à l’Université hébraïque et est ensuite nommé commandant de la branche des opérations de la brigade des parachutistes. En 1993, Kohavi est promu lieutenant-colonel et occupe ce poste jusqu’en 1994. En 1995, il est nommé commandant de la brigade de parachutistes et occupe ce poste jusqu’en 1997. Il occupe le poste de commandant adjoint de la brigade des parachutistes entre 1997 et 1998. En 1998, après avoir obtenu sa maîtrise à Harvard, il est nommé commandant de la division orientale de l’unité de liaison pour le Liban.

En 2001, il est nommé commandant de la brigade des parachutistes, où il sert jusqu’en 2003. Au cours de l’opération «Bouclier défensif» de cette année-là, Kohavi a mené sa brigade de parachutistes à la capture du camp de réfugiés de Balata à Naplouse. Il a mis au point une nouvelle tactique consistant à percer les murs des résidences plutôt que d’entrer par la façade des bâtiments où les soldats pourraient être pris pour cible par des tireurs d’élite. Cette tactique a ensuite été adoptée par l’armée américaine en Irak et en Afghanistan.

Le chef d’état-major Aviv Kohavi s’entretient avec des soldats participant à un exercice sur la base de Tzeelim, dans le sud d’Israël, simulant un futur conflit militaire dans la bande de Gaza, le 26 février 2019.

En 2003, Kohavi a été promu au rang de général de brigade et a été nommé commandant de la brigade des pompiers. Il occupe ce poste jusqu’en novembre 2004. Le 30 novembre 2004, il a été nommé commandant de la division de Gaza. Pendant son service en tant que commandant de division, deux événements majeurs ont eu lieu : le désengagement en septembre 2005 et l’enlèvement de Gilad Shalit en juin 2006.

Après avoir passé du temps aux États-Unis et obtenu un second master en relations internationales à Johns Hopkins, il est rentré en Israël et a été nommé chef de la direction des opérations où il a servi de 2007 à 2010.

Gantz et Kohavi rendent visite aux forces de Tsahal qui simulent une guerre avec le Hezbollah à Chypre -31 Mai 2022

En 2010, il est promu au rang de général de division et nommé chef du renseignement militaire. En 2017, il a été nommé chef d’état-major adjoint et a servi jusqu’au 13 décembre 2018. Le 15 janvier 2019, il a été promu et a commencé son service en tant que 22e chef d’état-major d’Israël.

Aviv Kohavi vit dans le village communautaire d’Adi au nord d’Israël. Il est marié à Yael, avocate de profession, est procureur adjoint et père de trois filles. Végétarien depuis le lycée et peintre amateur.

Aviv Kochavi recevant ses épaulettes par son épouse Yael et l’ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une cérémonie de remise, le 15 janvier 2019, au ministère de la Défense à Tel Aviv.

Palestine : la Marche du retour entame sa 4ème semaine, un jeune palestinien de 25 ans mort

La Marche pacifique du retour organisée par les habitants de la bande de Gaza assiégée depuis plus d’une décennie entre, ce vendredi, dans sa quatrième semaine.

L’armée d’occupation israélienne a largué ce matin des tracts mettant en garde la population de s’approcher du mur de l’apartheid sous peine de se voir abattre par les snipers, rapporte le site du quotidien israélien Haaretz.

Depuis le déclenchement de ce mouvement le 30 mars dernier pour attirer la communauté internationale sur le sort réservé au peuple palestinien, et son droit au retour à sa terre usurpée, des dizaines de palestiniens ont été froidement abattus et des milliers de blessés dans l’indifférence totale de la communauté internationale.

La Marche d’aujourd’hui ne devrait pas déroger aux précédentes surtout que les dirigeants de Tsahal ont promis du sang et des larmes. D’ailleurs un jeune palestinien a été abattu par des tirs des soldats israéliens.

L’an prochain à Al Qods

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L’arrivée au pouvoir à Washington d’une nouvelle administration et la rapidité avec laquelle le nouveau locataire de la Maison Blanche a décidé de reconnaître Al-Qods comme capitale de l’État d’Israël et de transférer son ambassade dans la Ville Sainte, ont chamboulé les équilibres géopolitiques traditionnels dans une région à feu et à sang de Baghdad à Tripoli et de Aden à Damas. Si la cause centrale de la Oumma islamique reste la question palestinienne, ce vendredi, où l’on commémore la « Journée Internationale de la Terre », les israéliens ont commis un véritable carnage à Gaza faisant des dizaines de morts et de blessés palestiniens innocents dont le seul tort est de réclamer le droit de retour à la terre des aïeux. La nomination à « DC » d’un faucon en tant que Conseiller à la sécurité nationale américaine est lue par Tel-Aviv comme un blanc-seing pour déployer toute la force de Tsahal contre un peuple désarmé en violation du droit international. Dans son éditorial de la semaine, publié dans le magazine Maroc Hebdo, le politologue Mustapha Sehimi, qui est également professeur de droit et avocat au barreau de Casablanca, revient sur le rôle incessant du Maroc et du président du Comité Al-Qods pour trouver une issue juste et définitive à cette question épineuse. LE1.ma reproduit ce texte dans son intégralité avec l’accord de l’auteur.

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Repression de la « Marche du retour », 7 morts et 356 blessés palestiniens

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Les Palestiniens de Gaza ont organisé ce vendredi, à l’occasion de la commémoration de la journée internationale de la Terre, un grand rassemblement le long de la frontière avec Israël pour rappeler leur droit au retour. Tsahal a exécuté ses menaces et a tiré à balles réelles dans la foule des manifestants. Bilan provisoire : 7 morts et 356 blessés palestiniens.

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Escalade militaire au Moyen-Orient : Aux S-400 russes livrés à la Turquie, Israël répond par la réception de son 7e F-35

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L’armée israélienne a annoncé aujourd’hui avoir réceptionné deux nouveaux avions furtifs américains de type F-35. Les chasseurs bombardiers américains non détectables aux radars ont été livrés dans le cadre d’un contrat d’achat de 17 avions de ce type. 5 ont déjà été réceptionnés auparavant par Tsahal, selon son porte-parole Avichay Adraee, ce qui porte leur nombre aujourd’hui à 7. Par cet appui américain, Washington entend préserver la supériorité militaire israélienne au Moyen-Orient.


Israël est le premier pays au monde à avoir bénéficié de ce contrat. Un modèle F-35 entrée de gamme coûte 110 millions de dollars l’unité. Il faut compter 210 millions pour un avion «toutes options».

La livraison de ces appareils intervient le lendemain de l’annonce par la Turquie avoir réceptionné des missiles russes de dernière génération S-300 et S-400, ce qui remet en question tout l’équilibre géostratégique et militaire dans cette région du monde.

En effet, Moscou avait déjà livré auparavant des batteries de missiles antiaériens S-300 à l’Iran et déployé des batteries de missiles anti-missiles en Syrie, aux portes d’Israël.

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LE1

Opération Neymar : une exfiltration pilotée par Israël

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En plus d’être une bonne affaire pour le fisc français, l’opération est la conjonction d’actions à dimension mondiale, mettant en oeuvre une batterie de connexions internationales de haut niveau impliquant la France, Israël et le Qatar qui essaie de donner un signal fort au concert des Nations au moment où le pays passe par une phase de turbulences avec ses voisins du CCG.


Le fisc français se frotte les mains. 222 millions d’euros est le montant du transfert de Neymar au PSG. 37 millions d’euros iront aux impôts. Soit l’équivalent du budget alloué par l’Etat français pour sauver Alstom. C’est dire l’impact économique et social d’une telle opération. Sans oublier les revenus des produits dérivés, la TVA sur l’accès aux loges, les taxes sur les consommations des fans et les ponctions sur les revenus publicitaires entre autres produits connexes.

Mais l’opération est d’abord un coup de maître de Doha. En effet, le Qatar qui organise la coupe du monde de football en 2022, opte ainsi pour le Soft Power par le sport, pour démontrer la capacité du pays à influencer son environnement à travers des moyens non coercitifs tout en défendant ses propres intérêts.

En recrutant Neymar, le PSG fait de la star brésilienne non seulement l’ambassadeur du club, mais de tout un pays, le Qatar. Et, par ricochet, celui de la France.

C’est là tout le génie également d’Emmanuel Macron. Le président français, en sentant que les négociations entre le PSG et le FC Barcelone pouvaient capoter à n’importe quel moment du processus de transfert à cause d’interférences nuisibles et nocives -parmi lesquelles les ennuis judiciaires du président de la Liga- a pesé de tout son poids pour faire réussir l’opération : 1) Il glane des points auprès des jeunes français à un moment où sa popularité chute ; 2) Il se positionne sur le plan international en devenant un interlocuteur privilégié de la crise du golfe ; 3) Il met en garde les pays du blocus, notamment l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, contre toute menace des intérêts économiques français, sachant que le Qatar est un gros investisseur dans l’hexagone employant des milliers de français.

Pour la France, qui est passée par une morosité politique durant cinq ans sous François Hollande, ce recrutement redonnera de la notoriété au club, à la ville de Paris et au pays. A lui seul, Neymar est une entreprise, pour ne pas dire un empire. Et le rêve n’a pas de prix.

Pini Zahavi, le parrain

Pini Zahavi est chargé par son pays d’inculquer l’amour d’Israël aux joueurs qu’il défend

Pour réussir le transfert du siècle, français et qataris ont fait appel au facilitateur-entremetteur israélien le plus adoubé du circuit des managers. Pini Zahavi a été, indubitablement, l’acteur clé de ce recrutement.

A 73 ans, cet ancien militaire de Tsahal et journaliste de Yediot Ahronoth, a orchestré l’opération de transfert de bout en bout en coordination avec les parties française et qatarie.

Proche des magnats et oligarques russes, le puissant lobbyiste israélien est connu pour être l’instigateur et l’architecte de l’arrivée de Roman Abramovich au club britannique Chelsea FC et du transfert de Rio Ferdinand de Leeds à Manchester United 2002 pour 47 millions d’euros, un record pour un défenseur à l’époque.

Pini Zahavi a tissé sa toile un peu partout en Europe et le transfert de Neymar au PSG est une des pièces majeures du puzzle sur laquelle se fonde son lucratif business. En plus d’être agent, il est également chargé par son pays d’inculquer l’amour d’Israël aux joueurs qu’il défend.

Zahavi, qui fait partie des 5 agents les plus puissants au monde, devrait encaisser dans l’«opération Neymar» quelque 35 millions d’euros de commission.

 

Abdellah EL HATTACH

Israël : Deux marocains aux prises du second tour des élections du Parti Travailliste

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Dans quelques jours, le 10 juillet exactement, s’affronteront deux ténors marocains au deuxième tour des élections du Parti Travailliste israélien pour désigner qui dirigera la formation politique de Yitzhak Rabin et Shimon Peres. Deux hommes politiques d’origine marocaine, Amir Peretz et Avi Gabbay, briguent ce poste tant convoité. Le vainqueur conduira l’opposition israélienne jusqu’aux élections législatives et confrontera l’actuel premier ministre Benyamin Netanyahu dans un duel qui s’annonce acharné.

Amir Peretz reçu par le Roi Mohammed VI le 27 février 2006 au Palais royal de Fès

Amir Peretz, 65 ans, part favori dans cette course. Ancien ministre de la Défense dans le gouvernement d’Ehud Olmert, il dirige déjà le parti travailliste israélien en 2005 à la suite de sa victoire face au monument Shimon Peres. Evénement qui avait constitué à l’époque un véritable séisme en Israël. En effet, pour la première fois dans l’histoire de l’Etat hébreux, un «non-Européen» et «non-aristocrate» dirigeait le parti. Aujourd’hui, plus aucun suspense : pas d’Européen au second tour des élections du parti travailliste israélien, un autre précédent historique.
Amir Peretz affrontera lundi un autre « marocain », Avi Gabbay, ancien ministre de la protection de l’Environnement dans le gouvernement de Netanyahu duquel il a démissionné en 2016 suite à la nomination de l’extrémiste Avigdor Liebermann en qualité de ministre de la Défense.

Netanyahu devrait commencer à s’inquiéter

Amir Peretz, ancien parachutiste de Tsahal lors de la guerre de 1973, se voit déjà patron du parti travailliste en lançant à l’actuel premier ministre : «Netanyahou devrait commencer à s’inquiéter» ! Ce natif du Maroc a en effet de fortes chances de l’emporter, jouissant d’une grande popularité et sympathie auprès de la communauté sépharade et des juifs d’Orient.

Amir Peretz et Avi Gabbay en tête du premier tour des primaires du Parti Travailliste

Mais c’est sans compter sur l’étoile montante du parti, Avi Gabbay, qui a eu le courage, l’année dernière, de claquer la porte du gouvernement Netanyahu et qui jure par tous les Dieux qu’il a la capacité de faire tomber ce dernier de son piédestal.

Avi Gabbay, dont les parents, marocains, ont quitté tôt le Maroc pour Israël, est ancien agent du renseignement dans l’armée israélienne. Titulaire d’un MBA de l’Université hébraïque de Jérusalem occupée, il a occupé les fonctions de P.-D.G. de Bezeq International, le premier fournisseur de télécommunications et d’Internet en Israël, considéré comme le leader sur le marché des solutions de communication complètes impliquant Internet, téléphonie, services de cloud computing et les solutions de sécurité. Parmi ses clients de premier ordre, l’armée israélienne et les services de renseignement extérieur et intérieur, Mossad et Shin Bet.

Abdellah El Hattach