Mobiblanc

[TECH-EVENT] Êtes-vous IoT & IA ready ?

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MOBIBLANC, acteur incontournable du conseil en technologies et de l’accompagnement en transformation digitale au Maroc, organise, ce mardi 24 Mars, un webinar traitant de «l’intelligence artificielle des objets ou IAoT». Un débat qui verra la participation de Muhammad Zeeshan Asghar, Directeur Général de CellSenal, partenaire technologique de Mobiblanc, installé en Virginie aux États-Unis.

C’est quoi «l’intelligence artificielle des objets ou IAoT» ?

L’AIoT, Artificial Intelligence of Things, combine les technologies de l’intelligence artificielle (IA) et l’infrastructure de l’Internet des objets (IoT, Internet of Things).

Ainsi, quand la connexion des machines (généralement sans fil) est établie, les données générées à partir de ces machines (via des plateformes de visualisation ou d’application) nous permettent :

  • un fonctionnement plus efficace des objets connectés,
  • une amélioration des interactions homme-machine,
  • une richesse de la gestion des données et l’analytique.

Are you «IoT & IA & 5G ready» ?

La combinaison du Cloud, de l’IoT, du Big Data et de l’Intelligence Artificielle est entrain de révolutionner l’économie mondiale. Une révolution qui s’ajoute à celle de la 5G qui va porter à un autre niveau le développement de nouveaux usages des smartphones, tablettes et autres objets connectés.

Etude datée de 2018, démontre que la 5G, l’intelligence artificielle et l’IoT transformeront les États-Unis qui auront 260 millions de connexions 5G d’ici 2025

Les entreprises et leur DSI se trouvent submergés par la déferlante de demande et les métiers n’attendent pas et prennent le lead sur l’ensemble de leurs besoins, créant ce que les professionnels appellent le Shadow IoT. Un système d’information parallèle qui échappe au contrôle et à la sécurité des entreprises mais les prive surtout de données stratégiques.

C’est dans ce contexte que MOBIBLANC, un des leaders du marché marocain de la transformation digitale, lance à travers sa BU Telecom une nouvelle offre pour répondre à ces nouveaux enjeux. Un catalogue de services permettant de construire toute la chaîne de valeur autour des objets connectés, de l’intelligence artificielle mais aussi du Big Data.

S’inscrire au Webinar

«Création d’opportunités infinies pours les entreprises télécom en intégrant l’Intelligence artificielle aux objets connectés» est le thème du Webinar organisé par la BU «TELECOM SERVICES» de MOBIBLANC, ce mardi 24 mars à 16h. Un événement qui verra la participation d’un spécialiste du domaine, Muhammad Zeeshan Asghar, Directeur Général de CellSenal, partenaire technologique de Mobiblanc, installé en Virginie aux États-Unis.

Deux manière pour s’y inscrire :

  1. Linkedin :

2. Facebook :

Les professionnels du secteur des nouvelles technologies s’insurgent contre leur exclusion de l’Agence du Digital

En marge de l’Assemblée Générale élective du nouveau bureau de la Fédération des Nouvelles technologies de l’Information, des Télécommunications et de l’Off-shoring, l’APEBI, s’est tenue mardi 23 janvier, la présentation de la feuille de route de l’Agence du Digital. Moulay Hafid Elalamy, retenu en raison de la cérémonie d’installation des nouveaux ministres, c’est le secrétaire d’Etat chargé de l’Investissement, Othman El Ferdaous, qui l’a représenté. Un exercice périlleux, pour le jeune ministre devant une assistance constituée de vieux routiers du secteur qui ont vu succédé sur une vingtaine d’année, plusieurs gouvernements avec leurs lots de projets de modernisation des services publics, d’informatisations, qui n’ont pas été de tout succès.

Les revendications populaires, trame de fond de la stratégie digitale

Othman El Ferdaous a planté le décor dès l’ouverture de cette réunion en projetant la photo d’une manifestation montrant des jeunes portant des pancartes revendiquant le droit à une vie meilleure et digne. Sur ces pancartes, le ministre va superposer ses solutions, une sorte de modélisation à la problématique sociale et économique : pour assurer une vie meilleure aux jeunes et aux marocains cela passe par la création d’emplois donc de la productivité, et pour assurer une vie digne, cela passe par un Etat intelligent, interprété par ce modèle par de la confiance. Othman El Ferdaous conclut que la productivité et la confiance sont les éléments qui peuvent être atteints rapidement par la digitalisation.

Cette mise en scène constituera le fil conducteur de la présentation de OEF, pseudo que le ministre chérit particulièrement. Durant son intervention, il n’a cessé de marteler : je ne veux pas de modèle californien, ni d’indicateurs étrangers ; la technologie doit répondre aux revendications des marocains.

Par ailleurs, Othman El Ferdaous a prouvé être décomplexé par rapport aux nouvelles tendances numériques mondiales : Intelligence Artificielle, Blockchain, Réalité Virtuelle, tout en livrant des illustrations concrètes de leur utilisation dans la vie courante du marocain normal, de l’autoentrepreneur et de la PME.

Concernant l’Agence du Développement du Digital, dont la Directrice générale par intérim était présente à l’évènement, Othman El Ferdaous a partagé l’objectif premier de son département quant à la réussite de la mission de l’Agence, à savoir ne pas faillir dans l’opération de recrutement des ressources humaines dont une partie sera constituée probablement des cadres de la direction du numérique qui ont postulé pour rejoindre l’ADD. OEF a également précisé à l’assistance que le recrutement de son Directeur général était en cours.

Absence de l’APEBI dans le Conseil d’administration de l’ADD, les professionnels s’insurgent

Les professionnels du secteur des Nouvelles technologies de l’Information et membres de l’APEBI, ont exprimé leur étonnement et leur déception quant à l’absence de l’APEBI aussi bien du Conseil d’Administration de la nouvelle Agence du Développement du Digital que du board des experts.

Ces acteurs du secteur du numérique, qui ont fait valoir leur longue expérience aussi bien au niveau domestique qu’à l’export, se sont interrogé sur la raison qui a poussé le département de Moulay Hafid Elalamy de ne pas les consulter pour établir la feuille de route du numérique. Alors qu’ils étaient systématiquement sollicités pour toutes les stratégies durant plus de 17 années, et ce depuis le premier projet eGov.

El Ferdaous s’est défendu en expliquant que sa présence à cet évènement s’inscrivait justement dans le sens du partage et de l’écoute des professionnels. Cependant, ces derniers persistent et signent, et semblent exiger un siège en bonne et due forme à l’ADD et n’ont pas hésité à qualifier l’absence de l’APEBI du Conseil d’administration de l’Agence d’erreur.

#digitalfikra a frustré les professionnels

L’initiative #digitalfikra lancée par Othman El Ferdaous, et qui a connu un franc succès, surtout auprès des cadres, des jeunes entrepreneurs et autres startupers, semble avoir frustré les professionnels. Une frustration somme toute légitime car les pouvoirs publics et ce nouveau gouvernement ont tout à gagner en écoutant les diverses expériences, positives ou négatives, et entretenir un partenariat basé sur le dialogue et la confiance.

D’ailleurs, Mohamed Horani, président de HPS, a été le premier à s’exprimer en mettant au centre du débat la question de la confiance. Pour l’ancien patron des patrons, on ne peut pas disposer d’une confiance virtuelle entre le secteur privé et le secteur public si on n’établit pas au préalable une confiance physique.

La glace semble avoir été brisée

Cette rencontre semble avoir brisé la glace qui s’est formée entre l’APEBI et le département de Moulay Hafid Elalamy et de Othman El Ferdaous. D’un côté, les professionnels de la NTIC ont pu transmettre leurs interrogations ainsi que leur détermination à jouer un rôle central dans le dispositif et, d’autre part, le ministère informé, semble mieux outillé pour réussir l’installation de l’Agence du Développement du Digital et surtout d’accélérer sa transformation numérique qui tarde à se mettre en place en faisant perdre au Maroc beaucoup d’argent et beaucoup d’emplois.

Saloua Karkri-Belekziz reconduite pour un 2ème mandat

La dame de fer de l’Offshoring, Saloua Karkri-Belekziz a été largement plébiscitée par les membres de la fédération pour briguer un deuxième mandat. Un mandat qu’elle veut axer sur la création de l’emploi et l’innovation. Pour l’accompagner dans ce challenge, l’APEBI a élu un nouveau Vice-président, Youssef El Alaoui, co-fondateur du leader national de la mobilité, Mobiblanc. Youssef El Alaoui a d’ailleurs présenté le plan d’action 2018-2020 de l’APEBI, où la transformation numérique, la stratup et l’innovation constituent des paris stratégiques dans le but de créer une rupture nette, tout en consolidant les réalisations et les acquis accumulés.

Dans le détail, l’ambition du binôme Belekziz/ElAloaui et de son Conseil d’Administration, constitué de 20 membres est de « Réussir le choix stratégique de la transformation digitale du Maroc, et placer la Fédération au cœur de cet enjeu ». 5 axes stratégiques sont proposés pour atteindre cet objectif :

  • Partenariat avec l’Agence de Développement du Digital dans le cadre de la stratégie Digitale Nationale :
    • Former, encadrer et outiller l’administration et la PME afin de réussir la transition numérique
    • Booster la Start-up
  • Création d’une cellule de veille Digitale
  • Implication dans la résolution de la problématique des ressources humaines dans le secteur IT: de la formation à l’employabilité ;
  • Opérationnalisation de la structure d’animation de l’Offshoring et régionalisation ;
  • Accompagnement de l’ambition d’investissement et d’export de nos membres.

Agence de développement du digital – ADD

L’Agence du développement digital a pour mission d’accélérer la transformation numérique de l’économie nationale. Elle se chargera de mettre en place des approches intégrées dans le domaine du développement numérique au Maroc, de mettre en œuvre les stratégies de l’Etat en la matière et de promouvoir la diffusion d’outils numériques. Son Conseil d’administration est composé des représentants du secteur public (ANRT, ANPME, AMDIE) et du secteur privé (président des chambres de commerce, d’industrie et des services, représentants de la CGEM et du secteur des assurances). L’ADD est actuellement dirigée par Khouloud Abejja, directrice générale par intérim et conseillère du ministre de l’Industrie, accompagnée par 4 experts: Nadia Filali, Laila Bennis, Ali El Amrani et Tarik Fadli.(Source tic-maroc.com)

Moulay Hafid Elalamy trace la feuille de route du digital

Quelques semaines après l’installation de la nouvelle Agence du développement digital, acteur nodal de la promotion du Maroc en tant qu’acteur de référence dans le secteur IT à l’échelle régionale, continentale et dans le monde Arabe, le ministre Moulay Hafid Elalamy se produira mardi prochain en guest-star des professionnels de l’APEBI en vue de dérouler la feuille de route qu’il a prévue pour le secteur du numérique. La Fédération marocaine des Technologies de l’Information, des Télécommunications et de l’Offshoring qui est co-acteur avec le gouvernement dans la vision nationale 2020, tente de créer une réelle mobilisation pour sa mise en œuvre. D’où l’invitation de MHE himself en marge du démarrage de l’Assemblée générale ordinaire élective de l’association afin qu’il rappelle le cadre institutionnel général dans lequel s’est inscrit le Maroc pour permettre la mise en place des écosystèmes performants dans le secteur.

Moulay Hafid Elalamy n’a eu de cesse de le répéter, en terme d’Économie numérique, le Maroc n’a pas encore suffisamment exploité son potentiel en matière du digital. Il est donc venu le moment de prendre le train du numérique.

Devant ses différents interlocuteurs, MHE est catégorique : le Maroc dispose de capacités largement au-dessus de ce que le pays a été capable de réaliser jusqu’à présent. Pour le ministre, le royaume est désormais tenu de prendre résolument le train du numérique.

L’Apebi accompagnera ce chantier titanesque à travers le renouvellement de ses instances le 23 janvier. La présidente sortante, Saloua Karkri-Belkeziz, est candidate à sa propre réélection. Pour faire face aux défis liés à l’ère de la Big data, du blockchain et des objets connectés, elle aura comme co-listier un spécialiste du secteur, Youssef El Alaoui. Cet ingénieur informaticien de 39 ans, directeur associé de Mobiblanc, soumettra une réflexion qui va dans le sens de la rupture avec la préservation des acquis.

La devise du duo Karkri/El Alaoui : soit être des acteurs à part entière de cette révolution numérique, soit de simples consommateurs. La liste unique Karkri/El Alaoui voit grand et ambitionne de faire de la vision 2020 une réelle politique globale de collaboration Sud-Sud.

Dans un esprit de partage d’expériences et de compétences, la future/nouvelle direction de l’Apebi, en partenariat avec l’Agence du développement du digital, auront à faire face à l’accélération des progrès technologiques et les innovations numériques qui transforment radicalement la vie des citoyens et des entreprises.

Carnet de voyage : Youssef El Alaoui raconte la Silicon Valley

Directeur-associé et co-fondateur de Mobiblanc, leader marocain en ingénierie mobile et digitale, Youssef El Alaoui revient d’un voyage qui l’a mené aux Etats-Unis et plus précisément à la Silicon Valley, dans la partie sud de la baie de San Francisco. Ce pôle mondial de l’industrie de pointe, qui accueille les sièges sociaux et campus de plus de 6 000 entreprises et la destination, est considéré comme La Mecque de la nouvelle économie numérique à l’instar de Uber, AirBnB ou eBay. En exclusivité pour LE1, Youssef El Alaoui livre les péripéties de son immersion digitale dans le monde atypique des GAFA.

De retour de mon petit voyage découverte à San Francisco et à la Silicon Valley, je ne pouvais pas me retenir de livrer mon impression tellement le «choc» était immense.

Immense non pas par la démesure des choses mais surtout par leur simplicité. Moi qui croyais avoir à côtoyer des « extraterrestres » à chaque coin de rue, je n’ai rencontré finalement que nos semblables qui pensent exactement de la même manière que nous. Moi qui croyais trouver des building high-tech à la manière du Pentagone, je n’ai trouvé que des buildings «normaux», ou des anciennes usines de textile ou de sidérurgie transformées en «usine d’intelligence» où l’on produit des concepts qui créent de la valeur et qui parfois révolutionnent le monde. Exception faite du building de Salesforce qui est imposément impressionnant.

Les espaces de travail avec des murs sans peinture, du ciment brut toujours visible, des tuyaux qui traversent (élégamment) les plafonds. Tellement rudimentaires et cools qu’on se faisait des blagues entre marocains sur le manque de moyens de ces gens-là. On se disait qu’il leur faudrait une couche de Tedellakte pour qu’ils soient plus «présentables». Mais il s’agissait bien, là, de la Factory de la nouvelle économie.

En déambulant dans les rues de San Francisco, on peut facilement, et à tout bout de champ, se retrouver en face d’un immeuble d’un géant du Net. Quel plaisir de toucher les murs d’un LinkedIn, d’un Uber, d’un AirBnB ou d’un Adobe. On s’aperçoit finalement qu’ils sont des «humains». Qu’ils paient l’électricité, Internet, et peut-être un loyer. Notre chauffeur, un marocain, nous parlait du patron de Zynga qu’il emmenait chaque matin chez Facebook. Il nous a confié que Zynga était le nom de son chien et que les noms des jeux qu’il déclinait correspondent aux noms des sorties sur l’autoroute entre son domicile et celui de Facebook. Tout Simplement.

La valeur du temps est sacrée chez ces gens-là, tout est chronométré. Nos visites des grandes entreprises sont très codifiées, rien n’est laissé à l’improvisation. A chaque rendez-vous, une personne nous reçoit, en général c’est un(e) responsable de la communication, puis on nous délivre nos badges déjà pré-imprimés, ensuite on nous annonce le programme puis on démarre la tournée. A chaque étape de la visite, une personne de la société nous attend avec son message clair à nous faire passer, telle une course de relais où l’enchaînement se fait par le «passage de témoin» et ce jusqu’à la fin de la visite à une heure bien précise. Un case study plein d’enseignements.

Toutes les entreprises ne se ressemblent pas. Ce qui est assez frappant c’est de constater la différence de culture entre sociétés, en fonction de leur métier ou de leur ancienneté, situation vécue chez AirBnB et eBay.

Chez AirBnB, avec son slogan « open your heart and home », on trouve une ambiance très hospitalière, où une équipe de 3000 collaborateurs dont 800 développeurs sont comme dans un parc. Des chiens de compagnies qui rodent dans les plateaux, ingénieurs en sandales et shorts un peu partout, et des postures de travail assez inhabituelles, comme le fait de travailler debout, ou dans une cabine à la téléboutique ou sur un canapé à la Starbucks. En revanche, chez eBay, créé 13 ans plus tôt, on y trouve une ambiance assez sobre où les équipes sont relativement âgées avec un code de communication assez policé. Même les espaces de travail sont moins «funs».

En discutant avec les entrepreneurs, deux mots reviennent assez souvent : vision et passion. Il faut avoir une vision pour définir un cap et il faut aussi faire les choses par amour pour bien les réussir. La diversité des équipes est également un facteur important car on estime qu’on ne peut pas porter un projet multinational sans avoir de la diversité culturelle au sein de son entreprise.

Autre remarque, c’est le Storytelling. Chaque chose a une histoire. Tout est dans l’émotion. Les patrons de Airbnb qui, lors d’un séminaire à San Francisco, ne trouvaient pas où dormir ont fini sur un matelas gonflable (AirBed and Breakfast), d’où l’idée du projet. Autre illustration, le patron d’une grande société d’antivirus qui, à l’âge de 18 ans, avait réussi à rétablir les fonctionnalités du PC de sa maman, en en publiant le patch sur Internet, a ensuite eu un grande succès. Les histoires de ce genre ne manquent pas. Les collaborateurs aussi ont partagé avec nous les raisons du choix de leurs jobs respectifs et les expériences de leur vie. Bref, tout est à la Hollywood est c’est tant mieux. Ça capte notre attention et ça nous fait rêver. C’est réussi !

Force est à constater également que la réussite vient aussi de l’écosystème qui est très développé et où tous les acteurs fonctionnent en harmonie pour le bien de tout le monde : universités, incubateurs, start-ups, investisseurs, consommateurs et système judiciaire. La notion du partage se répète souvent, tous les acteurs se sentent responsables envers l’écosystème.

Ça rappelle un peu quand Henry Ford avait décidé en 1910 de doubler les salaires de ses salariés. Pour les rendre plus heureux et plus productifs certes, mais aussi pour qu’ils puissent acheter ses voitures et donc contribuer au développement de son entreprise.

Dans le logiciel du «rêve américain», c’est ce qu’on appelle la création d’un cercle vertueux. C’est peut-être le point clé de cette réussite.