Bombardier

MHE sur Bombardier : «Nous n’avons pas été aidé par le bruitage des médias»

Réagissant sur la présentation des activités de Spirit Aerosystems au Maroc par son Vice-Président, Stephen Orr, Moulay Hafid Elalamy a fustigé les médias qui s’étaient précipités a prédire «la fin de l’histoire de l’aéronautique au Maroc», en amplifiant des rumeurs infondées de fermeture de l’unité industrielle de Bombardier de Casablanca.

«Nous avons triplé notre capacité de production au Maroc depuis la reprise des activités d’aérostructures de Bombardier» s’est félicité, Stephen Orr, Vice-président de l’américain Spirit AeroSystems, leader mondial de la fabrication des aérostructures pour l’aviation civile et militaire, à l’occasion du «rendez-vous de l’industrie aéronautique», une rencontre-débat des acteurs public-privé du secteur organisée ce mardi 16 mars.

Moulay Hafid Elalamy va saisir cette perche tendue, amenée avec habilité par l’animateur de la conférence, le journaliste Ouadih Dada, pour rappeler à tous ses détracteurs qu’ils avaient bien tort de vouloir enterrer trop vite l’industrie aéronautique au Maroc et par la même occasion son plan d’accélération industrielle.

«Je suis ravi d’écouter ça. Les médias avaient considéré que c’était la fin de Bombardier au Maroc et c’était la fin de l’histoire de l’industrie aéronautique au Maroc», a souligné Moulay Hafid Elalamy.

Et de poursuivre: «Dans ce type d’activités, il ne fait pas aller trop vite en besogne. Il faut travailler beaucoup et il faut parler peu».

«Ca été compliqué. Nous n’avons pas été aidé par tous les bruitages qui a eu sur le marché en expliquant que cette compagnie allait disparaitre», s’est désolé le ministre.

«Nous leur avons créé des problèmes de perturbation au sein du personnel, qui ne savaient plus qu’ils allaient continuer ou pas», révèle MHE.

«Aujourd’hui la démonstration est faite, Spirit reprend, continue et triple l’usine, voila ce que je retiens de cette belle expérience». s’est-il enjoué.

Le plat est froid. La petit vengeance en est toute belle.

Pour racheter Bombardier Transport, Alstom cédera son usine de trains régionaux en France

Le groupe d’ingénierie des transports Alstom proposera jeudi à la Commission européenne des concessions, parmi lesquelles la cession d’une usine produisant des trains régionaux en France, afin d’obtenir l’aval de Bruxelles à son projet de rachat des activités de transport ferroviaire du canadien Bombardier, ont indiqué mercredi à Reuters trois sources proches du dossier. 

Les discussions en cours avec la Commission européenne sur le projet d’Alstom de racheter son concurrent canadien Bombardier Transport se passent de manière “fluide”, a déclaré mercredi le PDG du spécialiste français des infrastructures ferroviaires. Le feu vert de Bruxelles à l’opération donnerait naissance à un nouveau numéro deux mondial dans le rail, mieux armé pour faire face à la concurrence du géant chinois CRRC.

«Nous sommes en train de discuter avec l’ensemble des autorités (…) de concurrence à travers le monde pour voir si elles ont des objections. Aujourd’hui, ce processus se passe extrêmement bien», a déclaré Henri Poupart-Lafarge, à l’occasion de l’assemblée générale du groupe.

Présentée à la mi-février, l’opération prévoit qu’Alstom débourse jusqu’à 6,2 milliards d’euros pour acquérir les activités rails de Bombardier afin de s’armer face à la concurrence chinoise dans un secteur dopé par la demande pour les transports «verts». 

Avec Reuters