FactCheck - Page 2

#Le1Facts : Aux origines du #WomensDay

Une première Journée nationale de la femme (« National Women’s Day ») a eu lieu le 28 février 1909 à l’appel du Parti socialiste d’Amérique. Cette journée a été ensuite célébrée le dernier dimanche de février jusqu’en 1913.

Clara Zetkin, une enseignante, journaliste et femme politique allemande, qui est la réelle instigatrice de la Journée internationale des femmes, à Copenhague en 1910, lors de la 2ème conférence internationale des femmes socialistes

Le 25 mars 1913, un incendie dans un atelier textile de Triangle Shirtwaist à New York tue 140 ouvrières, dont une majorité d’immigrantes italiennes et juives d’Europe de l’Est, enfermées à l’intérieur de l’usine. Cette tragédie, liée à l’exploitation des femmes ouvrières, a un fort retentissement, et est commémorée par la suite lors des Journées internationales des femmes qui font alors le lien entre lutte des femmes et mouvement ouvrier.


Ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint-Pétersbourg, que la date du 8 mars s’est installée. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.

(AUSTRALIA & NEW ZEALAND OUT) International Women’s Day, 12 March 1977. SMH Picture by DAVID BARTHO (Photo by Fairfax Media/Fairfax Media via Getty Images)
Il faut attendre les années 70 pour que la « Journée internationale des femmes » soit reconnue officiellement par les Nations Unies en 1977

 

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Pronunciamiento aux Emirats arabes unis, l’intox virale qui allait déstabiliser les pays du Golfe

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«Les preuves disponibles avancent l’imminence d’un coup d’Etat aux Emirats Arabes Unis contre Mohammed ben Zayed », aurait déclaré le Chef des Renseignements généraux saoudien, le général Khalid ben Ali ben Abdallah al-Humaidan, dans un entretien avec la BBC-ARABIC.

Le général Khalid ben Ali ben Abdallah al-Humaidan, qui est également membre du Conseil des affaires politiques et de sécurité de l’Arabie Saoudite, présidé par le Prince héritier Mohamed ben Nayf ben Abdelaziz, aurait aussi affirmé, dans le même entretien, détenir «la preuve formelle qu’un pronunciamiento est fomenté contre Mohammed ben Zayed » (ndlr : prince héritier d’Abou Dhabi et adjoint au Chef des Forces armées). Avant d’ajouter que «tous les experts politiques prédisaient que le prince Sultan ben Zayed était derrière ledit complot qui vise à destituer son propre frère, Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan.»

Sauf, qu’après recoupement et identification des différentes sources de l’information, il s’est avéré qu’elle est non seulement dénuée de tout mais qu’il s’agissait d’une opération d’intox très bien étudiée et hautement professionnelle. D’où sa gravité.

Il ne s’agit bien sûr pas du site de la BBC-ARABIC, auquel le général saoudien n’a bien sûr jamais donné d’entretien, mais d’un site pirate similaire qui prend la même dénomination, ce qui a induit en erreur des dizaines de milliers de lecteurs, et qui a failli réellement créer une grave crise diplomatique entre l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, les deux plus grands alliés des Etats du Golfe.

Pire, cette grave intox fabriquée et créée de toute pièce, met en cause une des personnalités saoudiennes les plus importantes, aux commandes d’un département des plus sensibles, à savoir les Renseignements généraux de l’Etat : les responsables de l’intox ont ainsi ‘fait parler’ le général Khalid ben Ali ben Abdullah al-Humaidan, membre du puissant Conseil saoudien des affaires politiques et de sécurité, à travers une réplique exacte du site de BBC-ARABIC tant au niveau de sa charte graphique que concernant son architecture, au point de tromper les meilleurs professionnels des médias digitaux, à leur tête le très influent «Russia Today» qui est tombé dans le panneau durant des heures avant de s’en rendre compte tardivement et le supprimer.

BBC nie ses relations avec l’affaire

A son tour, la «BBC» est sortie de son mutisme et a catégoriquement nié tout lien avec l’affaire mettant en garde ses lecteurs de faire attention aux sites pirates qui se propagent sauvagement, répandant à leur passage des allégations qui peuvent être lourdes de conséquences, et s’est réservée «le droit de prendre toutes les mesures légales, contre toute partie ou personne, dont l’implication dans cet acte contraire à la loi est avérée.»

 

Russia Today supprime l’article de son site

Supprimée de BCC et de RT, l’information demeure disponible sur le site officiel de l’Etat iranien, ‘Al-Alam’, ce qui a fait dire à plusieurs observauteurs que Téhéran pourrait être derrière cette opération qui vise à destabiliser les pays du Golfe et, surtout de brouiller les relations entre l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

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Les EAU pointent du doigt l’Iran et les “Frères musulmans”

De l’avis de tous, le faux site a été conçu par des professionnels de très haut niveau, et l’affaire a été prise très au sérieux par les autorités des Emirats arabes unis. En effet, le ministre d’Etat émirati aux Affaires étrangères, Anwar Gargash, a réagi à cette affaire via son compte Twitter, dénonçant ces «tentatives fielleuses de la part de certains médias (…) pour cibler les relations entre l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis» soulignant que cette «confection» était calculée par l’Iran et le groupe des ‘Frères musulmans’ en vue de déstabiliser toute la région.

 

Abdellah El Hattach

FactCheck : La Colombie a-t-elle protesté contre le Maroc?

Le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, est contre la légalisation du cannabis. Il le réclame haut et fort. Jusqu’à accuser les tenants de la déprohibition de vouloir transformer le Maroc en plateforme ‘Colombienne’. Branle-bas de combat chez les détracteurs du chef du gouvernement qui assurent que la Colombie aurait convoqué l’ambassadeur du Maroc à Bogota pour protester contre ces déclarations. 

Réagissant à ces rumeurs, Nacer Bourita, numéro 2 de la diplomatie marocaine, dément toute crise diplomatique avec la Colombie.