Mohammed Al-Jadaan

Riyad s’apprête à prendre des mesures douloureuses face à l’impact économique du coronavirus

L’Arabie saoudite prendra des mesures strictes et douloureuses pour faire face à l’impact économique de la pandémie de coronavirus, a déclaré samedi le ministre des Finances, ajoutant que «toutes les options pour faire face à la crise sont ouvertes».

«Nous devons réduire drastiquement les dépenses budgétaires», a déclaré Mohammed al-Jadaan dans une interview à la chaîne de télévision Al Arabiya, ajoutant que l’impact du nouveau coronavirus sur les finances publiques de l’Arabie saoudite apparaîtra à partir du deuxième trimestre.

«Les finances saoudiennes ont besoin de plus de discipline et la route est longue», a-t-il déclaré.

Une mesure possible serait de ralentir les projets gouvernementaux, y compris les méga-projets, pour réduire les dépenses, a-t-il dit.

Outre la crise sanitaire et les mesures prises pour l’endiguer qui menacent de freiner l’économie du royaume, le premier exportateur mondial de pétrole souffre également des prix historiquement bas du brut.

Les réserves de change de la banque centrale d’Arabie saoudite ont chuté en mars à leur niveau le plus bas depuis 2011 et le déficit budgétaire du pays a atteint 9 milliards de dollars au premier trimestre avec l’effondrement des recettes pétrolières.

Mohammed al-Jadaan a indiqué samedi à Al Arabiya que le pays avait introduit des mesures de relance visant à préserver les emplois dans le secteur privé et à sauvegarder l’approvisionnement des services de base.

Avec Reuters

G20 : L’Arabie saoudite accueillera le sommet de 2020

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La présidence tournante du G20 qui vient de clore ses travaux ce soir à Hambourg en Allemagne, reviendra l’année prochaine à l’Argentine, au Japon en 2019 puis à l’Arabie saoudite en 2020. La présidence tournante du G20 permet à chaque pays de mettre à l’agenda les thèmes qui lui tiennent à coeur.

«Nous avons hâte de nous retrouver de nouveau en Argentine en 2018, au Japon en 2019 et en Arabie saoudite en 2020», ont écrit les chefs d’État et de gouvernement des pays les plus puissants du monde, dans leur communiqué final.

L’Arabie saoudite, dont le Roi Salmane était absent des travaux du G20 à Hambourg, est le seul pays arabe à figurer dans ce Groupe aux côtés de deux autres pays musulmans, la Turquie et l’Indonésie. Ryad était représentée par le ministre saoudien des Finances, Mohammed Al-Jadaan.

Les réunions du G20 de cette année ont mis en avant un partenariat de développement avec certains pays africains tout en abordant les crises au Moyen-Orient et les problématiques climatiques.

Le G20 regroupe les 20 pays économiquement les plus riches du monde. Initialement créé comme une structure de réponse à la crise financière, il est en train de se transformer peu à peu pour élargir ses thèmes hors du champ économique et toucher aux problématiques politiques, militaires, de développement et de sécurité.

Le sommet de cette année s’est caractérisé par de violents affrontements entre police allemande et des milliers de manifestants altermondialistes et anti-G20. Plusieur blessés et arrestations sont à déplorer.

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