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Gazoduc

Le Nigéria provoque le Maroc, Bourita aux abonnés absents

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Pendant que le monde a les yeux rivés sur l’affaire #Khashoggi et sur les transformations que connaissent, d’heure en heure, les équilibres géopolitiques mondiaux imposés par un crapuleux crime d’Etat, et que notre diplomatie nous brandit fièrement le soutien du Yémen -un pays décomposé et rongé par la guerre et par la famine- à l’intégrité territoriale du Maroc, le Nigéria et l’Algérie ont opéré un rapprochement stratégique à l’occasion de la tenue, dimanche, de la 4ème session de la Haute commission mixte algéro-nigériane, en présence du ministre nigérian des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama. Une rencontre sanctionnée par la signature de plusieurs accords notamment le parachèvement du gazoduc transsaharien Algérie-Nigéria connu sous le sigle NIGAL.

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Bientôt un oléoduc pour relier l’Iran et Oman

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La république islamique d’Iran et le sultanat d’Oman devraient parvenir incessamment à un accord final sur un projet d’oléoduc offshore visant à relier les deux pays en vue de fournir du gaz iranien à cette monarchie du Golfe et limiter la dépendance énergétique de Téhéran d’Islamabad.

Selon le ministre iranien du Pétrole, dont le pays est un membre influent de l’Opep, l’accord devrait être signé d’ici la fin juin. Le ministre Bijan Namdar Zanganeh a précisé, lors de son séjour à Muscate il y a deux jours, que l’accord sera finalisé en deux étapes : la première devrait être conclue fin mai et la deuxième partie sera signée fin juin.

Bijan Namdar Zanganeh a rencontré dans la capitale omanaise plusieurs hauts responsables du sultanat et s’est engagé dans ce sens à poursuivre les pourparlers avec son homologue omanais Mohammad Ben Hamad al-Rumhi jusqu’à la conclusion de l’accord final.

L’oléoduc sous-marin aura une capacité de 20 millions de mètres cubes de gaz naturel par jour. La durée du contrat est de 25 ans pour un budget total de 60 milliards de dollars.

Plusieurs multinationales participeront à la réalisation de ce projet, notamment le géant pétrolier et gazier français Total S.A., la Royal Dutch Shell, la compagnie énergétique allemande Uniper SE, le japonais Mitsui et le sud-coréen  Korea Gas Corporation. En 2017, Téhéran a émis le souhait de voir le russe Gazprom prendre  part à ce projet.

Un projet stratégique pour l’Inde

Pour essayer de minimiser sa dépendance énergétique du Pakistan, New Delhi a élaboré un projet de pipeline venant d’Iran depuis plus de deux ans déjà.

En effet, en mars 2016, la chaîne iranienne Press TV a rapporté que des représentants des entreprises énergétiques indiennes, GAIL et Indian Oil Corporation, se sont rencontrés à Téhéran pour négocier les détails de la construction d’un oléoduc sous-marin venant de l’Iran et traversant le golfe d’Oman et la mer d’Arabie.

Le montant du projet est estimé à 4,5 milliards de dollars. Le tube, à la capacité de 31 millions de mètres cubes de gaz naturel par jour, connectera à termes l’Iran à l’Inde en contournant le Pakistan.

Ce n’est pas le seul projet indien visant à établir une indépendance énergétique de son voisin pakistanais. L’Iran compte déployer un autre pipeline de 1.400 km au Turkménistan, afin d’accéder au « carburant bleu » de l’Asie centrale à travers l’Iran. Il s’agit du projet TII: Turkménistan — Iran — Inde.