fbpx

ZLECAF

#FIAD2109 : Casablanca Capitale africaine de l’intégration économique

/

Du 14 au 15 mars, Casablanca abritera la 6ème édition du Forum International Afrique Développement (FIAD) organisé par le groupe financier panafricain, Attijariwafa bank, sous l’impulsion de son actionnaire de référence, Al Mada, l’un des plus importants fonds d’investissements du continent. Le FIAD s’est imposé au fil des années comme un rendez-vous incontournable de la promotion du commerce, des investissements et des échanges et de la coopération Sud-Sud. Arrivé à maturité, l’évènement s’est doté d’une structure dédiée, le Club Afrique développement, dotée entre autres d’une plateforme de rencontres d’affaires à l’échelle du continent. Cette année, le Forum abordera l’intégration économique comme enjeu et opportunité pour le continent, sous le prisme de rencontre entre l’Est et l’Ouest, il consacrera un panel dédié au #PositiveImpact, concept porté par Al Mada et mettra à l’honneur la Sierra Leone dont le président, Julius Maada Bio, a répondu présent à l’invitation des organisateurs.

Lire ici

ZLECA : Sa ratification par Rabat n’est pas une reconnaissance de la pseudo-RASD

/

«La signature par le Royaume du Maroc de l’accord établissant la Zone de libre-échange continentale africaine, le 21 mars 2018 à Kigali, ne peut en aucun cas être comprise ou interprétée comme une reconnaissance d’un fait, d’une réalité, d’une situation ou d’une entité non reconnue par le Royaume susceptible de porter atteinte à son intégrité territoriale ou à son unité nationale ». Allusion faite à la fantomatique république sahraouie qui n’existe que sur le papier. C’est par cette importante précision que le porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, a expliqué que la ratification de cet accord «vise à faciliter l’intégration entre les marchés africains, tout en considérant que les zones des communautés économiques régionales demeurent les piliers de l’accord établissant la ZLECAF ».

C’est acté et entériné. Le Maroc a ratifié l’accord de création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Au cours de sa réunion hebdomadaire, le Conseil de gouvernement a adopté le projet de loi relatif à la ZLECA. Cet accord a été signé le 21 mars 2018 à Kigali au Rwanda. La ZLECAF a pour objectif de booster les échanges interafricains. Valeur d’aujourd’hui, seulement 16% des flux commerciaux se font entre pays du continent contre 70% pour les pays de l’Union européenne. La ZLECAF devra à terme créer une zone tripartite de libre-échange. Elle comprendra le marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et la communauté de développement d’Afrique australe (SADC) d’un côté, la communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de l’autre, ainsi que l’Union du Maghreb arabe et la communauté des États sahélo-sahariens.

Signé par 44 Etats africains, la ZLECA crée un marché unique du Cap au Caire et de Djibouti à Dakar. Tous ces pays se sont engagés à éliminer les droits de douane entre eux et à améliorer l’efficacité des postes-frontières et 27 d’entre eux ont signé un second protocole pour entériner la libre circulation des personnes. Si l’accord vient à être appliqué par les signataires, il révolutionnera les échanges commerciaux en Afrique. L’Union africaine (UA) qui supervise ce processus d’intégration régionale ambitionne de créer une Communauté économique africaine à l’horizon 2028. Elle s’appuie pour ce faire sur les communautés économiques régionales (CER). Huit d’entre elles ont déjà été identifiées comme des piliers de l’intégration régionale. Tout est beau sur le papier, reste à le traduire en actes et en politiques communes. Or, c’est à ce niveau que le bât blesse en Afrique. Plusieurs groupements régionaux sont soit des doublons comme la CEN-SAD, la COMESA ou des coquilles vides comme l’UMA.

Sérieux handicaps à l’intégration panafricaine

Autrement dit, l’Afrique part avec un handicap sérieux. Il faudra d’abord travailler sur ces ensembles pour les rendre apte à passer au stade de l’intégration complète. En outre, les luttes pour le leadership au sein de ces organisations peuvent s’avérer pénalisantes. Enfin, dernière limite, l’existence de plusieurs Afriques appelle une mise à niveau de chaque organisation régionale et à une réduction de leur nombre pour éviter les doublons et les chevauchements.

Une intégration par le marché

Aujourd’hui, c’est par les mécanismes du marché que les Etats africains essaient d’atteindre l’intégration économique. La formation d’ensembles économiques plus puissants et la réduction du coût des échanges transfrontaliers sont les priorités des communautés régionales. La régionalisation est avant tout économique. Elle vise la formation, à terme, d’une union économique et monétaire. Un objectif qui reste lointain en raison des intérêts divergents des Etats. En raison de la fragilité de certains d’entre d’eux et de leur hétérogénéité, l’intégration régionale peine à fonctionner à plein régime.

#MEDays2018 : Le Maroc à la CEDEAO, une candidature disruptive

Repenser le monde avec son imprévisibilité, ses chocs, les nouveaux paradigmes qu’il impose, est le défi que devront relever au cours de quelques jours 3.500 participants dont l’invité d’honneur est le Président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré. « Nous assistons à un renversement des grilles de lecture traditionnellement mises en avant. En matière de relations internationales, cette disruption, une rupture nette qui oblige à la recomposition, est particulièrement sensible.» C’est en ces termes que Brahim Fassi Fihri, Président de l’Institut Amadeus a introduit le thème choisi pour le 11ème Forum MEDays.

Cheikha Hassa Saad Al-Abdallah Al-Salem Al-Sabah reçevant le prix MEDays

La cérémonie d’ouverture des MEDays2018 a été marquée par la remise du Prix MEDays à la présidente du Conseil des femmes d’affaires arabes, Cheikha Hassa Saad Al-Abdallah Al-Salem Al-Sabah, en reconnaissance de ses efforts en faveur de la promotion de la cause féminine dans le monde arabe et en Afrique.

Au cours de cette cérémonie, Mohcine Jazouli, ministre délégué chargé de la coopération africaine a assuré que « l’objectif principal de ces prochains jours de tables-rondes et de débats sera de réfléchir le monde de demain, d’ouvrir le champ des possibles, de participer à l’émergence de nouvelles pistes, porteuses de nombreux espoirs ».

Lors de la première journée de ce Forum, les débats ont porté sur l’adhésion du Maroc à la CEDEAO. Les participants se sont montrés optimistes quant à la demande formulée par le Maroc en 2017. La question est actuellement à l’étude au sein d’un groupe de travail composé d’Etats membres de cette communauté. Au cours des travaux de la journée, Moustapha Cissé Lo, président du Parlement de la CEDEAO, a réaffirmé le soutien de son institution au dossier marocain. «La CEDEAO a déjà donné son accord de principe à l’adhésion du Maroc, la souveraineté de notre communauté ne peut que se renforcer par l’intégration d’un nouveau membre comme le Royaume», a-t-il déclaré. « Le Maroc est un grand pays, sur qui il faut compter pour bâtir une plus grande puissance politique et économique régionale, capable de peser de manière plus accrue lors des négociations internationales », a ajouté l’orateur qui a salué la demande d’adhésion du Maroc à la CEDEAO.

Si certaines ONG et fédérations professionnels ont peur d’une prédation des entreprises marocaines, Brahim Fassi Fihri se veut rassurant. «Il ne faut pas avoir peur du Maroc et de la place qu’il peut occuper en Afrique, car nous sommes déjà le 1er investisseur en Afrique de l’Ouest. La dynamique de l’intégration régionale économique est inéluctable, et les réticences exprimées à l’égard du Maroc émanent pratiquement des mêmes parties qui ont critiqué la création de la ZLECAF (zone de libre-échange africaine)», a-t-il affirmé.

Si le Maroc est intégré dans la CEDEAO, il deviendra la 15ème puissance économique mondiale et la 10ème en 2030. Le Maroc entretient des relations séculaires avec les Etats d’Afrique de l’Ouest et les axes de coopération sont multiples que ce soit dans le domaine industriel, agricole, sécuritaire, politique ou économique. Des domaines où le Maroc a développé une expertise.

Lors de cette édition, plusieurs sujets sont débattus dont l’intégration régionale et continentale, les défis sécuritaires en Afrique, les nouvelles dynamiques de coopération, et les enjeux économiques et diplomatiques face aux disruptions de l’ordre international. 3.500 personnes assistent à cet événement, entre intervenants de renommée mondiale, participants et experts qui travaillent en ateliers pour trouver des pistes pour de meilleures relations de coopération Nord-Sud et Sud-Sud dans le cadre d’un partenariat d’égal à égal et gagnant-gagnant.