Yémen - Page 3

Le Maroc brise le blocus imposé au Qatar

En pleine crise politique et diplomatique Doha et plusieurs pays du Golfe, le Maroc a décidé, ce lundi, d’envoyer des avions chargés de produits alimentaires à destination du Qatar qui subit un blocus tous azimuts imposé par l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Bahreïn et l’Egypte.

Rabat, qui n’a pas décidé de se joindre à cet embargo –contrairement au Yémen, au Niger, au Sénégal et à la Mauritanie, estime que ce geste «intervient en conformité avec les préceptes de l’Islam qui incite à la solidarité et l’entraide entre les peuples islamiques notamment en ce mois béni de Ramadan».

Selon le communiqué publié à l’occasion par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Maroc, et sur hautes instructions royales, précise que «cette décision n’a aucun lien avec les aspects politiques de la crise entre l’Etat du Qatar et d’autres pays».

Le texte fait ainsi référence au communiqué publié hier par la diplomatie marocaine dans lequel il est précisé qu’en «tenant compte du partenariat stratégique singulier avec les Etats du CCG, le Royaume du Maroc a veillé à ne pas verser dans les déclarations publiques et les prises de position hâtives qui ne font que renforcer la discorde et approfondir les divergences», tout en affirmant que le Maroc était «disposé à offrir ses bons offices en vue de favoriser un dialogue franc et global, sur la base de la non-ingérence dans les affaires intérieures, la lutte contre l’extrémisme religieux, la clarté dans les positions et la loyauté dans les engagements.»

Notons que depuis l’enclenchement du blocus sur le Qatar, ce dernier a immédiatement diversifié ses sources d’approvisionnement en produits de première nécessité. L’Iran, la Turquie et le Pakistan sont les premiers pays à avoir décidé de rompre l’embargo sur le Qatar.

LE1

Royal Air Maroc maintient son programme de vols sur Doha

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Après avoir annoncé hier, mercredi 7 juin, son incapacité d’assurer les vols à destination des Emirats Arabes Unis, de l’Arabie Saoudite, du Yémen, des Maldives, de Bahreïn et de l’Egypte, avec un transit à l’aéroport de Doha en raison de l’embargo aérien qui frappe le Qatar, la compagnie aérienne nationale Royal Air Maroc (RAM) précise dans un communiqué publié jeudi, que tous ses vols vers Doha sont opérés normalement, soit cinq vols directs par semaine entre Casablanca et Doha et qu’elle continue à offrir à ses clients les continuations au-delà de Doha, en partenariat avec Qatar Airways, à l’exception de quatre Pays (Arabie Saoudite, Bahreïn, UAE et Egypte).

Dans son communiqué, Royal Air Maroc invite ses clients, ayant acheté des billets en continuation via Doha vers ces quatre Pays à prendre contact avec son call center pour s’informer des dispositions mises en place.

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LE1

Ahmed Charai appelle Trump à ériger une nouvelle Alliance contre l’obscurantisme

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Le prestigieux magazine du Congrès des États Unis, The Hill, a publié mercredi, une tribune de Ahmed Charai dans laquelle il plaide pour une nouvelle Alliance entre le monde arabe, Israël et les Etats-Unis en vue de combattre tous les facteurs d’extrémisme à l’heure tête DAESH. Le membre marocain du Conseil d’Administration d’Atlantic Council et conseiller aux affaires internationales auprès du Center for Strategic and International Studies de Washington, prend le Maroc en tant que modèle de cette approche, en vue d’appréhender les grandes questions de l’heure et d’intérêt commun, comme la question du conflit israélo-palestinien, l’hégémonie de l’Iran ou les ambitions russes dans la région.

Les Arabes, les Américains et les Israéliens ont aujourd’hui “des priorités plus urgentes que le processus de paix” qui n’arrive plus à avancer d’un iota bloquant au passage toute tentative de développement positif sur le terrain. Les souffrances des populations civiles en Syrie, en Irak et au Yemen poussent les puissances mondiales à revoir leurs priorités. Pour Ahmed Charai, les trois parties partagent des ennemis communs : 1) l’expansionnisme sanglant de DAESH ; 2) l’aggravation néfaste de l’influence iranienne et de son hégémonie ; 3) la propagation menaçante de l’extrémisme religieux et du terrorisme.

Selon Ahmed Charai, l’existence de cet ennemi commun est “une opportunité pour les Arabes, les Américains et les Israéliens pour ériger une Alliance de type OTAN” qui unirait les monarchies arabes le Maroc, la Jordanie, l’Arabie Saoudite et les autre pays du Golfe, en plus de la république d’Egypte, les Etats-Unis et Israël pour faire face aux menaces grandissantes des différents extrémismes : 1) Combattre DAESH et l’obscurantisme ; 2) Contenir l’Iran ; 3) Gérer la Russie à défaut de pouvoir la combattre. Car Moscou est un allié stratégique de l’Iran et, par ricochet de la Syrie de Bachar al-Assad.

L’objectif numéro un de l’implication de la Russie dans la région est d’avoir un accès aux différents détroits de la mer Méditerranée et à l’espace vital de la Mare Nostrum. Il serait donc judicieux de la part de cette nouvelle Alliance de permettre ces accès à la Russie, dans le cadre d’accords stratégiques, en contrepartie de la neutralisation ou du gel de l’aide russe à l’Iran. A terme, peut-être, la Russie pourrait également rejoindre ce nouvel espace pour faire face, ensemble, aux «ennemis de la Civilisation» que sont les extrémistes représentés par DAESH et autres obscurantistes.

Pour monter ces mécanismes, il faut des moyens financiers substantiels et chaque pays dispose d’atouts spécifiques et/ou des attentes particulières. Si les Etats-Unis se démarquent par leur puissance militaire et des moyens technologiques de surveillance ultramodernes, les Arabes et les Israéliens eux, sont connus pour exceller dans les dispositifs d’intelligence et de renseignement. Et si la Tunisie et l’Egypte arrivent à relever le défi médiatique par l’influence sur l’opinion publique, voire sa transformation, le Maroc, lui, se distingue par son expérience unique dans l’encadrement religieux tant au niveau national qu’international, en Afrique en particulier et en Europe. De plus, le Maroc a cumulé un savoir faire singulier dans la lutte contre l’extrémisme en milieu carcéral grâce à des programmes de réinsertion reconnus pour être parmi les plus performants au monde. Les 1% de l’ensemble de la population carcérale connus pour être des extrémistes, est l’objet d’un suivi particulier dans le cadre de programmes public-privé qui a donné de très bons résultats.

Selon Ahmed Charai, la nouvelle Alliance a également besoin d’une dimension économique. Ce nouvel espace doit bénéficier d’un statut de libre-échange entre tous ses membres en vue de stimuler les économies arabes notamment et les mettre à niveau ; cela permettra aussi de créer des emplois à environ la moitié de la population arabe âgée de moins de 35 ans. Cela dit, le danger demeure dans le statu quo qui a tendance à ignorer et donc à sousestimer les menaces réelles. L’objectif est de mener une véritable rupture avec la politique de l’administration Obama. Et toute inertie ou manque d’initiatives de la part des pays appelés à constituer la nouvelle Alliance ne ferait que renforcer l’hégémonie iranienne et la menace de DAESH. L’éradication de ce dernier devrait être l’objectif principal, suivi du confinement de l’Iran qui finance des groupes séparatistes dans toute la région, du Yémen à Bahreïn, tout en soutenant la dictature sanguinaire de Bachar al-Assad.

Enfin, la nouvelle Alliance doit également pouvoir répondre à certains besoins des pays concernés. L’Égypte, par exemple, veut que les Frères musulmans soient classés par l’Occident comme une organisation terroriste, et que le Qatar cesse de les financer ainsi que le Hamas.

72 ans après la Conférence de Yalta, qui a vu adopter une stratégie commune afin de hâter la fin de la Seconde Guerre mondiale, régler le sort de l’Europe après la défaite du Troisième Reich et garantir la stabilité du nouvel ordre mondial après la victoire, et quelques jours après l’inauguration à Ryadh du Centre international de la lutte contre la pensée extrémiste #GCCEI, l’appel de Ahmed Charai est une sorte d’invitation à un Yalta bis qui mettrait sur les rails une nouvelle Alliance mondiale non en vue d’instaurer un choc des civilisations cher à Samuel Huntington mais placer ce nouvel espace à l’avant-garde de ceux qui combattent les «ennemis de la civilisation».

Abdellah EL HATTACH

Arabie saoudite : Vaste mouvement de chaises musicales au plus haut sommet de l’Etat

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A la veille de la visite cruciale en Arabie saoudite du président égyptien, Abdelfattah al-Sissi, et les incidences de ce déplacement sur l’équilibre géopolitique de tout le Moyen-Orient suite à une période de froid entre Ryadh et Le Caire qui a duré plusieurs mois, le Roi Salmane Ben Abdelaziz a procédé, samedi soir, à un vaste mouvement dans les rangs de très hauts responsables civils et militaires.

La principale décision du souverain saoudite est, sans conteste, le limogeage du Chef d’Etat-Major de l’Armée de Terre, le général Saleh Al-Muhaya, remplacé dans la foulée par son adjoint et non moins membre de la famille royale, le Prince Fahd Ben Turki. Ce général trois étoiles est l’homme clé du dispositif militaire saoudien dans la Coalition arabe dans la guerre du Yémen. Homme de terrain et fin stratège, il aura désormais sous ses ordres une armée à lui tout seul, composée de trois brigades blindées, cinq brigades d’infanterie mécanisées, trois brigades légères motorisés, une brigade aéroportée, cinq bataillons d’artillerie indépendantes, en plus d’une flotte baptisée «aviation des forces terrestres royales saoudiennes» qui assure une aéromobilité et un appui aérien rapproché avec sa centaine d’hélicoptères d’attaques et de transport.

Le Roi Salmane a également nommé le porte-parole de la Coalition arabe au Yémen, le général Ahmed Asiri, comme numéro deux du puissant service saoudien du renseignement qu’il cumulera avec ses fonctions de Conseiller du ministre de la Défense. Le général Asiri est un visage connu des médias puisque c’est lui qui est en charge de la communication dans l’armée.

L’Arabie saoudite, qui cherche à faire renaître et à renforcer l’axe sunnite Le Caire-Ryadh-Amman, veut en découdre définitivement avec les rebelles houthis, réputés proches des iraniens et armés par Téhéran, d’où le choix d’un super-général, et prince de surcroît, qui aura carte blanche pour régler militairement cette question qui n’a que trop duré. D’ailleurs, un des décrets royaux ordonne au ministre des Finances d’exécuter immédiatement le paiement des indemnités, des primes et des avantages financiers aux militaires engagés dans l’opération “Restaurer l’Espoir” au Yémen ainsi qu’une bonification de deux mois de salaire. Ce qui est peut être compris que la guerre pourra être encore longue et fastidieuse.

En recevant un Abdelfattah al-Sissi rentré tout auréolé de sa dernière visite aux Etats-Unis, le Roi Salmane Ben Abdelaziz en profite pour nommer son propre fils, le Prince Khaled, en tant qu’ambassadeur à Washington en lieu et place de Abdallah Ben Faiçal Ben Turki. Le Prince Khaled Ben Salmane aura un accès direct et privilégié auprès de Donald Trump.

Un autre fils du Roi Salmane fait son entrée au Conseil des ministres. Le Prince Abdelaziz Ben Salmane est désigné ministre d’Etat chargé de l’Energie. Il prend en charge un secteur fondamental et souverain à la veille de transformations institutionnelles profondes prévues dans le géant mondial Aramco, bras armé de la vision 2030 voulue et portée par le vice-prince héritier Mohamed Ben Salmane.

Affirmant son tour de vis sécuritaire, le Roi Salmane a nommé Mohamed Ghofaili en qualité de Conseiller à la Sécurité nationale en ordonnant la création d’un nouveau Centre de national de la Sécurité, une sorte de Situation Room qui coordonnera toutes les actions des différents services de sécurité et de renseignement sous l’autorité directe du Roi.

 

Abdellah EL HATTACH

 

Le Maroc condamne les multiples violations par les milices houthies de la trêve au Yémen

Le Maroc a fermement condamné les violations «flagrantes» par les milices houthies de la trêve annoncée par le commandement de la coalition arabe pour le soutien à la légalité au Yémen et entrée en vigueur le 19 novembre.
Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, le Maroc condamne fermement ces violations flagrantes qui sapent les efforts de la communauté internationale visant à trouver une solution politique à la crise au Yémen, et condamne également la poursuite du bombardement par ces milices des zones frontalières avec l’Arabie Saoudite et les atteintes à la sécurité de ses citoyens. Le Maroc exprime ainsi sa pleine et permanente solidarité avec l’Arabie Saoudite pour garantir la sécurité de son territoire et la protection de ses citoyens et des personnes qui y résident.
Et tout en appelant à l’arrêt immédiat de «ces violations qui privent les citoyens yéménites des aides alimentaires nécessaires et mettent en péril le processus politique», le Maroc tient à réaffirmer la nécessité du respect des paramètres de ce processus dont l’initiative du Conseil de coopération du Golfe et son mécanisme de mise en œuvre, les résultats de la conférence de dialogue national et la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l’ONU.

Général Assiri: le missile balistique qui a ciblé La Mecque a été lancé d’une mosquée à Sa’dah

Le porte-parole de la coalition arabe au Yémen, le général saoudien Ahmad Assiri a révélé  aujourd’hui que le missile balistique qui a ciblé la Mecque avait été lancé d’une mosquée à Sa’dah ville située au nord-est du Yémen.

Le général Assiri a précisé que l’Iran aurait équipé les combatants houthis de technologie d’amélioration des missiles et des explosifs.

Pour rappel, les forces de défenses aériennes saoudiennes ont intercepté un missile balistique à 65 km de la Mecque.

 

Le Maroc condamne avec vigueur le tir d’un missile par les milices houthis en direction de la Mecque

Le Royaume du Maroc a “condamné avec vigueur” le tir d’un missile par les milices houthis en direction de la Mecque, le qualifiant d’”acte criminel abject et inadmissible qui viole la sacralité des lieux saints de l’islam et provoque les sentiments de millions de musulmans de par le monde, comme il dénote d’une tentative de déstabilisation et d’atteinte à la sécurité du Royaume d’Arabie Saoudite”.
“Le Maroc, tout en réaffirmant sa solidarité totale avec le Royaume d’Arabie Saoudite frère face à tout ce qui est de nature à porter atteinte à sa souveraineté et à sa quiétude, exprime son entière disposition à soutenir le gouvernement saoudien pour contrer tout mal qui viserait Al Haram Acharif à la Mecque”, indique vendredi un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la coopération.
Le Royaume, poursuit le communiqué, “appelle également les auteurs de cet acte insensé à revenir à la raison et aux valeurs de l’islam et à accepter la légitimité du gouvernement yéménite pour éviter au Yémen et à la région les conséquences néfastes” de tel acte.

Pour rappel, #Le1 avait rapporté l’interception par la coalition, sous la présidence saoudienne, d’un missile de longue portée qui avait été lancé à partir du Yémen par les combatants Houthies la nuit du jeudi 27 octobre 2016.


Ces combatants avaient également annoncé, sur leur compte Twitter, qu’ils avaient lancé un missile balistique en direction de l’aéroport Roi Abdulaziz. Une information qui n’a pas été confirmée par la coalition.

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#le1 avec agences