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Stratfor : Les sanctions de la CEDEAO contre le Mali risquent de renforcer sa dépendance à l’égard de la Russie

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La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO, a décidé dimanche 9 janvier, d’imposer des sanctions sévères à l’encontre du Mali. Un acte inattendu qui intervient 10 jours après l’annonce des autorités maliennes de transition de la mise en place d’un nouveau calendrier électoral qui repousse l’organisation des élections à décembre 2025 au lieu de février 2022 comme initialement prévu. Cependant le fond de crise est essentiellement sécuritaire et géostratégique. La tension a émergé après l’annonce du retrait de l’armée française du Sahel ayant perdu tout contrôle sur la région. Un vide immédiatement remplacé par les mercenaires russes de Wagner qui assurent désormais la sécurité de la junte militaire malienne. Dans son «snapshot» du 10 janvier, la société d’intelligence économique et de renseignement, Stratfor, analyse les risques de l’opération d’asphyxie du Mali. Le rapport estime que les sanctions de la CEDEAO réduiraient davantage l’influence française au profit d’une influence russe. Du pain béni pour Moscou qui pourrait jouer la carte de la promotion d’une stabilité accrue indépendamment d’une transition démocratique du Mali.

Lundi 10 janvier, les autorités de transition maliennes étaient encore sous le choc de la décision surprise annoncée dimanche par les pays de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO, de fermer leurs frontières, de rompre leurs relations diplomatiques, d’imposer des sanctions économiques sévères, de suspendre les transactions financières non essentielles et de geler des avoirs de l’Etat malien dans les banques commerciales de l’organisation panafricaine.

Un porte-parole du président malien par intérim a déclaré que ces sanctions étaient illégales et illégitimes et que le report des élections était dû à la violence de l’insurrection islamiste. Et qu’en réponse, le Mali fermerait ses frontières terrestres avec les États voisins de la CEDEAO (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Niger et Sénégal).

De leur part, les responsables de la CEDEAO ont déclaré qu’ils ne lèveraient pas les sanctions à moins que les responsables maliens ne proposent un calendrier électoral acceptable.

Il s’agit de la deuxième vague de sanctions contre le Mali par la CEDEAO depuis le coup d’État de 2020. Elle avait suspendu l’adhésion du pays, gelé les actifs de l’autorité de transition, imposé des interdictions de voyager, fermé les frontières et interrompu les flux financiers vers le pays. Les importations du Mali en provenance de ses deux principaux partenaires commerciaux, le Sénégal et la Côte d’Ivoire, ont fortement diminué à la suite de ces mesures, entraînant des pénuries de carburant et de médicaments dans le pays.

Les principales importations du Mali sont les produits pétroliers raffinés, le coton et les médicaments conditionnés.

La nouvelle décision de la CEDEAO a été soutenue par les États-unis qui dans un communiqué publié moins de 24h plus tard «saluent les actions [l’organisation] pour défendre la démocratie et la stabilité au Mali à la suite de son Sommet extraordinaire du 9 janvier 2022».

Le «statement» du département d’Etat américain était clair et sans ambiguïté au sujet de la situation au Mali et la présence des militaires du groupe russe Wagner.

«Nous partageons la profonde déception de la CEDEAO face au manque d’action ou de progrès du gouvernement de transition du Mali dans l’organisation d’élections, comme il s’était engagé à le faire après le coup d’État d’août 2020. Nous soutenons la décision de la CEDEAO d’imposer des sanctions économiques et financières supplémentaires pour inciter le gouvernement de transition à tenir sa promesse au peuple malien de ramener son pays à la démocratie», déclare Ned Price porte-parole du département d’Etat.

Et d’alerter : «Nous nous faisons également l’écho des préoccupations de la CEDEAO quant à l’impact déstabilisant probable des forces du groupe Wagner soutenues par la Russie au Mali. Comme indiqué dans la déclaration du Département du 15 décembre 2021, ces forces n’apporteront pas la paix au Mali et détourneront des ressources de la lutte contre le terrorisme menée par les forces armées maliennes

Stratfor : l’isolement du Mali est profitable à la Russie

Quelques semaines après le retrait de la France de sa dernière base militaire au Mali, située à Tombouctou, un porte-parole militaire malien a confirmé la présence de troupes russes le 6 janvier. Les responsables n’ont pas donné de détails sur le nombre de forces de sécurité russes présentes sur la base de Tombouctou, mais ont déclaré qu’elles participaient à la formation sur place des équipements militaires russes récemment acquis. Cette présence militaire au Mali en plus de celle en Centre d’Afrique, est en passe de reconfigurer les équilibres géostratégiques au Sahel. Surtout avec une junte militaire aux abois.

«Les sanctions de la CEDEAO vont exacerber l’isolement du Mali vis-à-vis des États de la région et de la France, alors que les troupes françaises sont en train de se retirer du pays et que des troupes russes ont été récemment déployées à Tombouctou», écrit la société d’intelligence économique et de renseignement Stratfor dans un snapshot en date du 11 janvier 2022.

«L’isolement régional résultant des sanctions accélérera le passage du Mali d’une dépendance à l’égard de la France à une dépendance à l’égard de la Russie en matière de soutien militaire et de sécurité, car Moscou n’a pas les mêmes attentes en matière d’élections et de gouvernance démocratique que la CEDEAO ou Paris», analyse Stratfor.

La rupture du Mali avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) va probablement renforcer sa dépendance à l’égard de la Russie, ce qui réduira encore la probabilité d’élections démocratiques imminentes, augmentera les difficultés économiques et posera des risques pour les opérations antiterroristes en cours dans le pays.

Stratfor, 11 janvier 2022

Au Mali, souligne Startfor, la détresse économique supplémentaire provoquée par les sanctions de la CEDEAO aggravera le mécontentement populaire à l’égard du maintien de l’autorité de transition au-delà de son mandat initial, ce qui entraînera probablement une diminution des importations et des pénuries de produits de base.

N’étant plus contraint par les partenariats avec les démocraties régionales ou la France, le président malien Assimi Goita – qui s’est emparé du pouvoir pour la deuxième fois lors d’un coup d’État en mai 2021 – sera peu enclin à ne pas répondre aux troubles par des mesures de sécurité.

«Le recul politique et économique augmentera probablement aussi les risques pour les opérations antiterroristes au Mali. Si la présence militaire russe s’étend pour inclure l’introduction de groupes paramilitaires russes comme Wagner, et si ces groupes déploient une force aveugle contre les civils (ce que Wagner a la réputation de faire dans des pays comme la République centrafricaine), cela pourrait favoriser le recrutement de militants et saper les missions anti-insurrectionnelles existantes au Mali et dans l’ensemble de la région». écrit Stratfor.

L’influence russe visera très probablement à promouvoir une stabilité accrue indépendamment d’une transition démocratique, bien que les contraintes de capacité et les menaces d’insurrection de longue date empêcheront probablement le succès.

Stratfor, 11 janvier 2022

Aux Nations Unies, la Russie décrie les ingérences étrangères au Mali

Mardi 11 janvier, Représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali, El-Ghassim Wane a présenté devant le Conseil de sécurité le rapport trimestriel du Secrétaire général sur la situation au Mali. Seule la Russie a condamné les sanctions de la CEDEAO, décriant des ingérences étrangères excessives « qui ne font que compliquer la situation ».

En effet, la Chine a invité les deux parties à trouver un terrain d’entente et les trois pays africains membres du Conseil -les A3 (Ghana, Gabon et Kenya)- ont exhorté le Conseil de sécurité à accueillir favorablement le communiqué final du Sommet de la CEDEAO et à appuyer les sanctions prises.

De leurs parts, la France, l’Albanie et les États-Unis ont fustigé la présence des forces russes sur le sol malien y voyant même une menace pour la MINUSMA et le peuple malien.

La France a en effet déploré le fait que les autorités de transition utilisent des fonds publics déjà limités pour rétribuer des mercenaires étrangers au lieu de soutenir les forces nationales et les services publics au bénéfice du peuple malien.  Le représentant français a fermement condamné le déploiement sur le territoire malien de mercenaires du groupe Wagner, assurant qu’ils sont « connus pour menacer les civils, violer le droit international et la souveraineté des États ».  

La terre malienne mérite mieux qu’être un terrain de règlements de comptes politiques et d’affrontement des puissances mondiales

Mme ADAM DICKO,  (AJCAD)- Conseil de Sécurité 11/01/2022

Le gouvernement malien a confirmé pour la première fois la présence de troupes russes dans le pays le 25 décembre, mais le 6 janvier a marqué la première confirmation de la présence de ces troupes à Tombouctou. Des paramilitaires déployés par Wagner qui selon un rapport daté du e 27 octobre 2021 par le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme ont commis des abus en République centrafricaine, notamment les détentions arbitraires, la torture, les disparitions, les exécutions sommaires et les violences sexuelles.

Double jeu de l’Algérie

Alger par le biais de son président a publié un communiqué très ambiguë sur la situation malienne. Une ambiguïté qui semble être résultat d’une pression de l’Élysée qui s’est précipité à communiquer sur une «triple pression» de la France, les Etats-unis et l’Algérie sur la junte.

Quand on lit le communiqué de Tebboune il n’en est absolument rien. L’Algérie propose sa médiation, qualifie les sanctions de la CEDEAO de porter des «risques graves et d’épreuve» pour le pays et exprime son «attachement indéfectible de l’Algérie à la souveraineté, à l’unité et l’intégrité territoriale de la République du Mali».

«Le Président de la République a réitéré l’attachement indéfectible de l’Algérie à la souveraineté, à l’unité et l’intégrité territoriale de la République du Mali, et a encouragé les dirigeants de la transition à l’adoption d’une attitude responsable et constructive», poursuit le communiqué de Tebboune.

«Devant les risques graves et les épreuves que portent en elle la panoplie de sanctions massives annoncées par le sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la CEDEAO ce 9 janvier à Accra, ainsi que les contre-mesures annoncées par le gouvernement de la République du Mali, l’Algérie appelle toutes les parties à la retenue et au réengagement dans le dialogue en vue d’éviter à la région un engrenage de la tension et une exacerbation de la crise», précise la même source.

Pour comprendre la position de l’Algérie il faut regarder de plus prés sa longe relation ainsi que son son principal parti politique, le FLN, avec la Russie, qui remonte à l’époque soviétique.

Les bonnes relations entre les deux pays se traduisent notamment par la livraison à l’Algérie d’équipements militaires russes dans un contexte de tension entre Alger et Rabat. A la fin des années 1970, 90% du matériel militaire algérien était d’origine russe. Les relations algéro-soviétiques vont au-delà des livraisons d’armes. Moscou contribue au développement du secteur minier en Algérie et ouvre ses centres de formation et ses universités aux jeunes diplômés algériens. De nombreux cadres, ingénieurs et officiers de la jeune république algérienne bénéficient de la formation soviétique, qui s’accompagne de rapprochements matrimoniaux (mariages mixtes) et culturels (apprentissage des langues).

Si l’influence russe est peu palpable sur des secteurs comme l’énergie, et plus précisément du géant pétrolier Sonatrach fondé en 1963, sa présidence est régulièrement confiée à des ingénieurs formés aux Etats-Unis (Chakib Khelil, notamment), les cadres formés en Russie sont en revanche bien représentés dans l’état-major de l’armée. L’actuel chef d’état-major, Saïd Chengriha, a été formé à l’académie russe de Vorochilov dans les années 1970. Son prédécesseur, Ahmed Gaïd Salah (décédé fin 2019), homme fort du pouvoir algérien après les premiers mois du soulèvement populaire (Hirak) et artisan de l’éviction d’Abdelaziz Bouteflika, a également été formé en Union soviétique. De tous les centres du pouvoir algérien, l’armée – qui reste le premier d’entre eux – semble être celui où l’influence russe dure le plus longtemps.

Comme mentionné ci-dessus, l’Algérie est un client précieux de l’industrie militaire russe. Après l’Inde (25% des exportations russes) et la Chine (16%), l’Algérie est le troisième client de Moscou (14%). À elle seule, l’Algérie achète environ la moitié des armes russes exportées vers le continent africain. Avec 67% des importations algériennes, la Russie est de loin le principal fournisseur de l’Algérie.

Les ambitions russes en Afrique centrale et au Sahel et la présence de forces paramilitaires non conventionnelles offrent une opportunité inespérée à l’Algérie pour tirer profit du choc des hyperpuissances dans la région. Surtout que le retour d’expérience de la Libye a démontré comment la Turquie, membre de l’Otan, a mis fin aux ambitions russes mais également au rôle que souhaitait jouer l’Algérie dans le processus de paix libyen.

La Libye ou l’impossibilité de sortir du chaos

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La situation en Libye n’est pas prête de voir le bout du tunnel. Les initiatives régionales et internationales se multiplient dans tous les sens sur fond d’agendas diamétralement opposés bien que le Conseil de sécurité de l’ONU ait réaffirmé que l’Accord politique libyen signé le 17 décembre 2015 dans la ville marocaine de Skhirat «demeure le seul cadre viable pour mettre fin à la crise politique en Libye», son application reste une clé pour tenir des élections et finaliser une transition politique, en rejetant les fausses échéances qui ne servent qu’à miner le processus politique facilité par l’ONU. Depuis, on fait pratiquement du surplace en raison des désaccords profonds entre, d’une part, les différents acteurs libyens et, d’autre part, l’ingérence étrangère dans cet épineux dossier. On trouve sur scène Français, Italiens, Maltais, Américains, Russes, Britanniques, Égyptiens, Qataris, Emiratis, Turcs et bien d’autres qui essaient d’avancer leurs pions sur l’échiquier libyen les yeux rivés sur les richesses de ce pays. Chacun essaie de tirer la couverture à soi.

Après la France qui a cherché, au détriment de l’Italie, à s’emparer du dossier en organisant à l’initiative de son président Emmanuel Macron le 25 juillet dernier sa conférence soldée par un accord de cessez-le-feu, entre le premier ministre Faez el-Sarraj et le maréchal Haftar, Rome a rétorqué en décidant d’organiser sa propre conférence sur la Libye les 12 et 13 novembre prochain à Palerme, histoire de rendre la politesse à Macron qui ne l’a pas invitée.

Mission impossible

Cette énième conférence de paix n’est pas du goût du patron des services de renseignement italien Alberto Manenti qui a mis en doute dans une déclaration le 5 octobre courant au prestigieux quotidien La Repubblica la capacité de son pays à organiser une conférence internationale sur la Libye mettant en jeu au passage la crédibilité de la politique étrangère de Rome. Cette dernière est obligée selon lui des réunir les parties adverses et les Etats concernés à la même table, ce qui n’est pas du goût du directeur de l’AISE, le puissant service secret italien.

Alberto Manenti a souligné à cet égard que «l’art de l’improvisation n’est pas adapté à la diplomatie.» Surtout face à une mission presque impossible: essayer de mettre de l’ordre dans le chaos libyen. Pour l’Italie, il s’agit du défi le plus important dont dépend la crédibilité sa politique étrangère : réunir tous les candidats et toutes les nations concernées autour d’une même table.

Le gouvernement italien est passé outre les réserves formulées par Alberto Manenti puisque la vice-ministre italienne des Affaires étrangères, Emanuela Claudia Del Re, est arrivée lundi 15 octobre à Tripoli à la tête d’une délégation gouvernementale de haut niveau.

À son arrivée, elle s’est entretenue avec le ministre des Affaires étrangères libyen, Mohammed Sayala, qu’elle a invité officiellement à participer à la Conférence de Palerme, ajoutant que la responsable italienne a eu des entretiens séparés avec le président du Haut Conseil d’État Khaled Al-Mishri et le vice-président du Conseil présidentiel, Ahmed Maiteeq à qui elle a également adressé des invitations officielles à la conférence.

Il convient toutefois de noter que l’ambassadeur italien toujours en poste en Libye, Giuseppe Perrone, n’a pas assisté à la réunion du Haut Conseil d’État.

Pour sa part, l’émissaire de l’Onu pour la Libye, Ghassan Salamé , s’était rendu dimanche au Caire en compagnie de son assistante pour les affaires politiques où il a eu des entretiens avec le Secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul-Gheit sur les derniers développement en Libye. Ghassan Salamé a reconnu la semaine que le problème des milices en Libye est pire que les problèmes des milices au Liban, soulignant que la Libye compte 200 000 membres de milices pour lesquels l’État libyen avait fourni une sorte de couverture juridique et financière au cours des cinq dernières années.

Salamé a ajouté que les Libyens «étaient pris dans un piège plus grand que les Libanais pendant la guerre civile, parce que les milices libanaises combattaient avec leur propre argent (sujet à controverse, ndlr) alors que les milices libyennes étaient principalement financées par de l’argent de l’Etat libyen.

Il a estimé que la Libye se trouve dans une nouvelle phase d’arrangements sécuritaires nécessitant le démantèlement de ces milices afin de voir qui d’entre eux pourrait abandonner son histoire afin de se mettre à travailler dans la police à travers un processus de réhabilitation.

En attendant de voir comment évoluera le bourbier libyen, une véritable guerre de désinformation oppose les occidentaux à la Russie à ce sujet.

C’est ainsi que le tabloïd britannique The Sun a affirmé sur son site le 9 octobre que la Russie envoyait des troupes et des missiles en Libye pour resserrer l’étau sur l’Occident indiquant les chefs des services de renseignement britanniques ont informé Theresa May que Vladimir Poutine voulait faire de ce pays déchiré par la guerre «sa nouvelle Syrie» et cherche à prendre le contrôle de la plus grande route d’immigration clandestine vers l’Europe, considéré comme l’objectif premier de Moscou.

Le Sun ajoute que des « dizaines» d’officiers du service d’espionnage militaire du GRU, ainsi que de son escadre des forces spéciales de Spetsnaz, sont déjà sur le terrain dans l’est de la Libye, remplissant initialement des fonctions de formation et de liaison.
Deux bases militaires russes sont déjà opérationnelles dans les villes côtières de Tobrouk et de Benghazi, sous la couverture de la controversée compagnie militaire privée russe du groupe Wagner, qui y possède déjà des avant-postes.

Information démentie par les Russes

Une chose est sûr , la Libye aura du mal à se relever et à retrouver sa paix, sa stabilité et sa sécurité face à de telles convoitises à moins que l’ONU fasse appliquer le chapitre VII de sa Charte sous lequel la Libye est inféodée en recourant à une occupation du pays sous la bannière onusienne pour sortir cette nation de son bourbier, mais une telle démarche semble impossible et peut toujours tomber à l’eau par un simple véto d’un membre permanent.