fbpx

Syrie - Page 2

Crise libyenne ou comment Macron cherche à faire cavalier seul

/

Paris a accueilli le mardi 29 mai une réunion des différents protagonistes de la crise libyenne et les représentants de plusieurs pays concernés ou intéressées par ce conflit. Le but de Macron est d’accélérer la mise en place d’une feuille de route et un mode opératoire pour l’organisation d’élections présidentielles qu’il souhaite voir se dérouler d’ici la fin de l’année. Mais ni le leadership contesté que veut imposer unilatéralement le président français au nez et à la barbe de l’Italie et du Maroc sur ce dossier, ni la réalité militaire du terrain en Libye ne permettent un tel optimisme.

Lire ici

Macron se cherche toujours une stature internationale

///

Pour sa première visite officielle en Russie, Emmanuel Macron est arrivé jeudi après-midi à Saint-Pétersbourg en vue de participer la 22e édition annuelle du Forum économique organisé dans cette ville de l’extrême ouest du pays. Accompagné de son épouse et d’une forte délégation comprenant notamment le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian et le chef de son état-major particulier, l’Amiral Bernard Rogel , Emmanuel Macron a été accueilli par le président russe. Parmi les sujets qui seront abordés, les dossiers relevant des intérêts de la France et de la Russie ainsi que les sujets clés de la politique internationale. Sur le plan bilatéral, il sera question de booster les relations économiques dont le chiffre d’affaire a augmenté de 20% l’année dernière et se poursuit en 2018. D’ailleurs, au cours de cette visite, plusieurs contrats seront signés entre les deux pays.

Lire ici

Pour une nouvelle alliance face à l’expansionnisme iranien

/

Le retrait américain de l’accord nucléaire iranien a alimenté une réelle angoisse dans les capitales européennes et fait naître de nouveaux espoirs dans le camp adverse. Si l’Europe y voit une menace pour ses intérêts économiques et stratégiques, notamment pour la France qui a développé un axe de coopération très avancé avec Téhéran, en revanche l’axe Washington-Ryadh-Tel Aviv y enregistre une aubaine historique, non pas seulement en ce qui concerne le programme nucléaire iranien, mais également et surtout concernant l’expansionnisme perse qu’il faudra coûte que coûte faire stopper voire reculer. Pour sa part, le Maroc a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran à cause de l’immixtion flagrante de son allié libanais le Hezbollah dans les affaires intérieures marocaines et le soutien militaire et logistique de ce dernier au front Polisario. Et, une première, le royaume du Maroc, dans un communiqué officiel du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale, taxe le Hezbollah comme une organisation terroriste alors que jusqu’à récemment le mouvement chiite libanais était considéré comme le porte-flambeau de la Résistance dans la région du Moyen-Orient. Pour comprendre les dessous de ce véritable méli-mélo, nous nous sommes intéressés à deux articles publiés dans la presse américaine, en moins d’un moins, par Ahmed Charai : le premier dans The National Interest et le second dans The Hill.

Lire ici

Le général Qasem Soleimani s’envole pour Baghdad pour tenter de sauver la coalition pro-Téhéran

/

La victoire aux législatives irakiennes de la liste proche du dignitaire chiite Moqtada al-Sadr a secoué les arcanes du pouvoir en Iran. Car contrairement à la plupart des autres courants chiites en Irak, Moqtada al-Sadr est loin d’être considéré comme un allié de l’Iran. Bien au contraire, ce trublion de la vie politique de l’Irak a toujours vivement critiqué l’ingérence des Perses dans la chose intérieure de son pays, lui le fervent partisan d’un réel non-alignement. Le silence iranien après la communication des résultats préliminaires, notamment après le sévère revers subi par leur principal allié Nouri al-Maliki, n’a pas duré trop longtemps. Téhéran a dépêché sur place le commandant-en-chef de ses troupes en Syrie, le général général Qasem Soleimani, en vue de tenter de sauver ce qui peut encore l’être et chercher à négocier la constitution d’une nouvelle coalition qui permette de sauvegarder les intérêts de l’Iran en Irak.

Lire ici

Le 29e Sommet arabe dominé par l’Iran

/

Le Sommet de la Ligue des Etats arabes, réuni en sa 29e édition, se tient, ce dimanche, dans la ville saoudienne de Dhahran sur fond de tensions régionales, et au lendemain des frappes aériennes de la coalition tripartie occidentale (Etats-Unis, France, Royaume uni) contre la Syrie.

Selon Hossam Zaki, Secrétaire général adjoint de la ligue arabe chargé de l’information, 17 chefs d’Etat ou de gouvernement participeront à cette réunion. Le Qatar, qui est en brouille depuis dix mois avec l’Arabie saoudite, sera représenté par son représentant permanent auprès de la ligue au Caire.

A l’ordre du jour, pas moins de 18 questions seront examinées, allant de la question palestinienne, cette grande oubliée, et la décision du président américain Donald Trump de transférer son ambassade de Tel-Aviv à Al-Qods occupée, la guerre au Yémen, le dossier libyen, le dossier syrien en l’absence de Bashar Assad et dont le pays a été suspendu depuis 2011, et le soutien à la candidature du Maroc pour abriter la Coupe du Monde 2026 de football.

Mais selon les observateurs, ce sommet sous emprise saoudienne, sera surtout dominé par l’Iran et les menaces qu’il fait planer sur la stabilité et la sécurité dans le Golfe à travers l’armement des milices houties et les tirs à répétition de missiles balistiques contre le territoire saoudien. Il sera également question du retour à la souveraineté émiratie des trois îles d’Abou Moussa, Petite et Grande Tomb, envahies et occupées par l’Iran depuis le 30 novembre 1971.


Le différend opposant le Qatar à l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ne sera pas discuté. Il a été évacué sur le Conseil de coopération du Golfe mais sera à coup sûr réglé sur intervention de Donald Trump.

Parmi les chefs d’Etat arrivés samedi soir, figurent le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le président tunisien Béji Caïd Essebssi, le président libanais Michel Aoun accompagné du premier ministre Saad Hariri. Le roi Mohammed VI est représenté par le prince Moulay Rachid.

Et comme les sommets arabes nous ont habitués à des résolutions sans lendemain à l’image du plan arabe de paix adopté à Fès le 9 septembre 1982,  à telle enseigne que par ses « Sommets », le monde arabe est devenu la région la plus montagneuse du globe et à chaque fois pour accoucher d’un chamelon !

En fait, la véritable question est à quoi sert cette Ligue arabe ? Une institution budgétivore qui ne fait pratiquement que ruminer et réactualiser les mêmes communiqués à des variantes près. Rien que son site en dit long !!

Le Maroc contre l’escalade militaire en Syrie, dénonce la politique de deux poids deux mesures de l’Occident

/

Dans un communiqué publié ce samedi après-midi par le ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale, le Maroc, qui se dit respecter le droit international, et qui ne peut que dénoncer le recours aux armes chimiques, notamment, a vivement dénoncé le timing de l’attaque tripartite franco-américano-britannique contre le Syrie.

Lire ici

Attaque chimique en Syrie : la Russie oppose son veto au Conseil de sécurité

///

La Russie a opposé ce soir son veto au Conseil de sécurité de l’ONU à un projet de résolution américain prévoyant de créer un mécanisme d’enquête sur le recours aux armes chimiques en Syrie après les attaques de samedi à Douma.

[fb_plugin video href=https://www.facebook.com/sputnik.france/videos/1781117448614993/]

 

Le projet de texte américain – approuvé par 12 voix, deux contre (Russie et Bolivie) et une abstention (Chine) -, proposait la création pour un an d’un nouveau «mécanisme d’enquête indépendant des Nations unies» sur le recours aux armes chimiques en Syrie.

«Le projet de résolution ne va pas être adopté vu qu’un membre permanent du Conseil a voté contre», a résumé le représentant permanent du Pérou auprès de l’ONU, Gustavo Meza-Cuadra, qui préside la session.

Ce soir, le Conseil de sécurité va devoir se prononcer sur trois autres textes concernant la Syrie, un américain et deux russes, sur fond de menace occidentale de recourir à la force après des attaques chimiques présumées commises samedi.

Le président américain, Donald Trump, a annulé sa tournée latino-américaine pour demeurer à Washington connecté aux derniers développements du dossier syrien.

La mission militaire américaine en Syrie touche à sa fin ?

//

Dans un communiqué publié ce mercredi par la Maison Blanche, le président américain, Donald Trump, a déclaré que la mission militaire des Etats-Unis en Syrie, et dont l’objectif est d’éradiquer DAECH, touchait à sa fin. Le communiqué ne précise pas en revanche s’il y aura un retrait des troupes ou pas.

Tout s’est décidé hier soir lors d’une réunion à la Maison Blanche, présidée par Donald Trump, en présence de ses principaux conseillers, notamment John Bolton, patron de la sécurité nationale et Dan Coats, directeur du renseignement national, qui chapeaute plus de 16 agences de renseignement, dont la CIA.

Lors de cette réunion, il a été décidé que concernant le sujet syrien et la présence américaine sur le terrain, Washington continuerait à consulter ses alliés et amis quant aux projets futurs.

Plus tôt, Donald Trump avait déclaré qu’il s’attendait à ce que son administration décide «très rapidement» s’il faut retirer les troupes américaines de la Syrie déchirée par la guerre, affirmant que leur mission première était de vaincre DAECH, et «nous avons presque terminé cette tâche» a-t-il dit.

En revanche, l’équipe de sécurité nationale du président, pilotée par John Bolton, ainsi que le directeur de la CIA, Mike Pompeo, déconseillent un retrait rapide ou précipité de Syrie en opposition au désir de Trump qui «veut sortir» immédiatement du bourbier syrien.

Le principal défi auquel fait face aujourd’hui l’administration américaine est celui de la reconstruction de ce pays. Donald Trump, qui a gelé une enveloppe de 200 millions de dollars allouée par le Congrès à cet effet, s’est rabattu sur le prince héritier d’Arabie saoudite à qui il a réclamé une contribution de 4 milliards de dollars pour la reconstruction de la Syrie, et une implication des entreprises américaines pour ce grand chantier où tout est à refaire.

Par ailleurs, les dirigeants de la Russie, de Turquie et de l’Iran, réunis dans un sommet à Ankara semblent, au contraire des Etats-Unis, encore davantage impliqués dans le terrain syrien qu’ils ne sont pas prêts de quitter de sitôt.

Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte une résolution pour un cessez-le-feu humanitaire en Syrie

/

Reporté à plusieurs reprises, le vote d’un projet de résolution demandant un cessez-le-feu de 30 jours en Syrie, destiné à permettre l’arrivée d’une aide humanitaire et les évacuations médicales dans la Ghouta orientale, près de Damas, a pu avait lieu ce soir.

Après que l’ambassadeur russe à l’ONU a refusé jeudi un accord de cessez-le-feu de 30 jours dans la Ghouta orientale, le Conseil de sécurité de l’ONU a pu enfin, ce soir, voté une version de texte légèrement modifiée d’un projet initialement soumis par les ambassadeurs suédois et koweitien.

Deux semaines d’intenses négociations au Conseil de sécurité ont ainsi permis d’éviter l’utilisation du veto russe utilisé 11 fois dans le dossier syrien. Le nouveau texte se contente de « demander » un cessez-le-feu, alors que la version précédente employait le verbe « décider ». Il spécifie que le cessez-le-feu ne s’appliquera pas aux « individus, groupes, entreprises et entités associées » à Al-Qaïda et à Daech, alors que la précédente version mentionnait uniquement ces deux organisations.

Applicable en principe immédiatement, la nouvelle résolution intervient alors que la région de la Ghouta orientale subit un véritable massacre de la part de l’aviation du régime syrien appuyé par Moscou et qui a fait quelque 500 morts en une semaine.

DAECH reprend la région d’Al-Bukamal dans l’est de la Syrie

/

Deux jours seulement après en avoir été délogée par les forces régulières de Bachar Al-Assad, DAECH vient de reprendre des zones importantes de la vaste région d’A-Bukamal, considéré comme son dernier bastion en Syrie.


La région d’Al-Bukamal n’a pu résister plus de 48h aux assauts de DAECH après avoir été reprise deux jours auparavant par les forces de Bachar appuyées par leurs alliés du Hezbollah libanais et sous le contrôle d’experts iraniens. Aujourd’hui, plus de 60% d’Al-Bukamal, une ville de l’est de la province de Deir Az Zor, est de nouveau entre les mains des troupes de l’«Etat islamique» suite aux combats acharnés ayant opposé les deux parties.

D’autre part, les milices irakiennes du PMF ont profité de ce retournement de situation pour s’immiscer dans le territoire syrien, opération considérée par Damas comme une violation flagrante de la souveraineté syrienne, d’autant plus que les milices dites «Forces de Mobilisation Populaire Irakiennes» font partie intégrante de l’establishment militaire du gouvernement irakien.

Le mois dernier, les forces démocratiques syriennes, une alliance de forces d’opposition kurdes et arabes soutenues par les États-Unis, avaient chassé DAECH de sa «capitale» de facto, Raqqa, en Syrie.

Auparavant, en Irak, les forces gouvernementales et leurs alliés avaient repris Mossoul, le dernier bastion urbain du groupe dans le pays.

Mais cette contre performance dans la bataille d’Al-Bukamal dans la région de Deir ez-Zor est un sérieux revers pour l’Occident, la Syrie et l’Iran, d’autant plus qu’il y a moins de deux jours, et lors de sa visite aux Emirats arabes unis, le président français, Emmanuel Macron, déclarait à Abu Dhabi que la guerre contre Daech avait été gagnée.

Abdellah El Hattach