Sinopharm

Macron : Nous sommes face à une guerre mondiale d’un nouveau genre

Aux premiers moments de la crise sanitaire, Emmanuel Macron avait alerté les français que leur pays était en guerre face au Coronavirus. Douze mois après, le président français est monte d’un cran en affirmant ce jeudi 25 mars, au terme du sommet européen par visioconférence, que «l’Europe était face à une guerre mondiale d’un nouveau genre». Blessée dans sa fierté, la France, unique pays du Conseil de Sécurité à avoir échoué à développer un programme de vaccin anti-Covid, aura-t-elle choisi de diaboliser ses adversaires pour masquer son échec ainsi que celle de la centrale d’achat européenne? Macron a-t-il eu raison de qualifier la pandémie de guerre mondiale et de pointer un jeu d’influence «meurtrier» de la Chine et de la Russie, qui cacherait un basculement programmé de l’épicentre de la planète vers l’Est ?

Ce qui est certain, c’est que le Maroc, grâce à une vision éclairée, une lecture juste de la situation géopolitique et une série d’actions décisives du roi Mohammed VI, ne s’est pas laissé berné par l’égoïsme et l’hypocrisie d’un continent qui se déclare toujours représentant du monde libre.

Que s’est-il passé ?

«Nous sommes face à une guerre mondiale d’un nouveau genre face aux attaques, aux velléités russes et chinoises d’influence sur le vaccin» a mis en garde le président français ses homologues européens réunis ce jeudi 25 mars dans un sommet européen par visioconférence.

«Face à cela nous devons être souverains. Nous sommes en train de nous mettre en capacité de produire pour les vaccins de seconde génération» a-t-il ensuite déclaré, assurant que l’Europe était désormais « en train de répondre à cette crise» et qu’elle serait « le continent qui produira à la fin de l’été le plus de doses dans le monde ». En attendant, « les semaines qui viennent seront difficiles », a-t-il reconnu au sujet de la flambée des contaminations en France.

Si Macron a choisi d’attaquer la Chine et la Russie, il a par ailleurs évité de cibler le Royaume-Unis, un autre pays qui fait mieux que la France et l’Europe, grâce à l’efficacité de sa stratégie de développement et de fabrication du vaccin AstraZeneca. Lequel vaccin a été sujet d’un bras de fer entre les capitales européennes et Londres qui a duré plusieurs semaines.

En effet, Emmanuel Macron semble avoir répondu aux pressions de l’Allemagne qui a clairement exprimé une volonté de jouer l’apaisement. Mark Rutte comme Angela Merkel, la chancelière allemande, ont chacun appelé à une solution «gagnant-gagnant » plutôt qu’à un bras de fer qui passerait par un blocage par l’UE de ses exportations de vaccins. Des chiffres publiés hier ont révélé que l’UE avait exporté plus de doses (77 millions) qu’elle n’en avait administrées à ses citoyens (62 millions) depuis le début de la pandémie, rapport LesEchos.fr.

En quoi est-ce significatif ?

Emmanuel Macron considère aujourd’hui le vaccin russe Spoutnik V et le chinois Sinopharm comme des armes d’influence. Le président français avait pourtant annoncé début février lors de son passage au 20H de TF1, que l’homologation du vaccin russe pouvait être envisagée au sein de l’Union européenne.

Macron avait également affirmé que cette décision ne relevait pas du politique. «C’est une décision scientifique, et heureusement. Il faut que nos concitoyens soient protégés.» avait-il déclaré à la chaine télé. À ce jour, trois vaccins sont autorisés au sein de l’Union européenne : Pfizer, Moderna et AstraZeneca. «D’autres suivront», a-t-il assuré. Une sortie qui voulait rassurer l’opinion publique française qui s’impatiente face aux déboires de l’administration Macron dans sa gestion de la vaccination. Et qui s’interrogeait sur la démarche de la Hongrie, qui avait commandé le vaccin russe sans attendre le feu vert de l’UE.

Sanofi et Pasteur, portes drapeaux de l’industrie pharmaceutiques françaises, ont démontré l’essoufflement de la recherche française. Ne finançant suffisamment pas la recherche, les deux structures se sont vues surplanter par l’Allemagne, le Royaume-Unis et les États-Unis.

«En France on comptait sur Sanofi. Mais Sanofi n’est plus un promoteur de l’innovation. Elle ne finance plus la recherche & développement et préfère soit acheter des start-ups ou soit faire de la communication pour vendre les médicaments qui lui rapportent les plus d’argent, et payer les dividendes des actionnaires» a déclaré à RT France, Michèle Rivasi, députée européenne.

Une déclaration qui a été appuyée par une note récente du Conseil d’analyse économique qui énumère des éléments sur l’échec du «pays de Pasteur» à produire un vaccin contre le coronavirus. Le verdict du Conseil est sans appel : la France paie son manque d’investissements dans la recherche.

L’autre fiasco français est celui de la start-up Valneva, qui malgré la présence de la Banque publique d’investissement (BPI) parmi ses actionnaires de référence, n’a pu obtenir de soutien suffisant auprès des autorités françaises pour obtenir des précommandes de l’Union européenne. C’est finalement le gouvernement de Boris Johnson qui a apporté les financements nécessaires pour poursuivre ses recherches qui profiteront aux Britanniques qui bénéficieront de 100 millions de doses.

Quand on regarde la carte industrielle de la production de vaccins, la France n’est pas un pays qui peut se vanter d’en être un acteur incontournable. L’approche offensive de Macron face aux fournisseurs des vaccins n’est pas certain qu’elle soit productive. Elle pourrait pousser les Etats, sous la pression de leur opinion publique et de la crise économique à y aller en ordre dispersé. Si Macron juge que l’état de la France était similaire à celui de 1940, c’est qu’il reconnait son échec en mettant son pays dans une situation explosive. Il est donc loin du winner et du leader rassembleur.

Dans sa quête de reconquérir l’influence bonapartiste de la France, Emmanuel Macron s’est cassé les dents dans presque toutes les actions qu’il a entreprises. Branlée au Sahel. Faillite dans le dossier de gaz de l’est de la Méditerranée. Fiasco en Libye. Stérile au Liban. Inoffensif face à la Turquie. Fragile devant la Russie. Désarmé face à l’Allemagne.

Des échecs qui ont rendu le président français paranoïaque. Entre la Turquie qui veut influencer ses élections et la Russie et la Chine qui veulent l’envahir, il ne voit plus la planète que manouvres hostiles et menaces de déstabilisations.

Vidéo – Le Roi Mohammed VI reçoit une dose de vaccin Sinopharm

Le Roi Mohammed VI a donnée, ce jeudi 28 janvier au Palais Royal à Fès, le coup d’envoi de la campagne nationale de vaccination contre le Covid-19. Le souverain a reçu la première dose du vaccin, un geste fort en symboles, immortalisé par les caméras de la télévision nationale. Le reportage diffusé au journal télévisé de la chaîne nationale, montre que le vaccin administré au Roi était celui des laboratoires chinois Sinopharm.

Comme pour le port du masque et pour les gestes barrières, le Roi Mohammed VI continue de donner l’exemple aux citoyens marocains tout le long de cette lourde crise sanitaire planétaire.

En effet, ce jeudi 28 janvier, en s’injectant devant les caméras, sans protocole et dans une tenue décontractée, le souverain réussi en 1min30 ce que toutes les campagnes de publicité n’auraient réalisé en 6 mois de tapage:

  • La démarche agile du Roi rassure les marocains sur sa santé,
  • Débarrassé de tout protocole, le roi partage une forme d’intimité, créant une atmosphère de proximité et de chaleur,
  • Le vaxxie royal a immunisé ce jeudi tous les réfractaires à la vaccination,
  • En montrant la boite du vaccin qu’il s’est administré, le roi tue dans l’œuf toute éventuelle allégation de simulation de vaccination tout en rassurant les citoyens marocains sur la qualité du produit chinois des laboratoires Sinopharm.

L’avalange des réactions et des commentaires sur les réseaux sociaux suite à la publication de la vaxxie du Roi attestent de l’impact important de ce geste fort en symbole sur l’opinion publique marocaine.

Ce jeudi soir, les marocains sont rassurés, optimistes et reconnaissants. Rassurés sur la santé du roi et sur la campagne de vaccination, optimistes quant à la sortie de la crise sanitaire et reconnaissants à leur Roi pour la disponibilité et la gratuité du vaccin, résultats de la proactivité, la vision et l’influence royale. Des qualités qui ont fait défaut à plusieurs gouvernants du monde et surtout de notre continent.

https://twitter.com/BouchtaJebli/status/1354838394715648001

Vaccin chinois : le Président de Sinopharm démissionne pour «raisons personnelles»

Li Zhiming, président de Sinopharm, unique laboratoire pharmaceutique à avoir jusqu’à présent obtenu le feu vert du gouvernement chinois pour son vaccin contre le Covid-19, a démissionné pour «raisons personnelles», a annoncé Sinopharm dans un communiqué diffusé à la Bourse de Hong Kong. C’est avec ce laboratoire que le Maroc avait conclut un partenariat pour fournir le vaccin chinois en Afrique.

Avec EFE

Dans un communiqué publié sur le site de la bourse de Hongkong, Sinopharm annonce que Li Zhiming n’est plus président de son conseil d’administration. Le communiqué cite M. Zhiming qui précise qu’il n’avait pas de désaccord avec le conseil, que sa démission était d’ordre personnel, réfutant tout problème susceptible d’attirer l’attention des actionnaires et créanciers de l’entreprise ». «L’entreprise continue de mener ses opérations normalement», souligne le texte.

Dans le même document, Sinopharm a annoncé la nomination de Yu Qingming, jusqu’à présent directeur exécutif, comme nouveau président de son conseil d’administration.

Les actions de la société à Hong Kong ont perdu 1,8% de leur valeur aujourd’hui après 14 heures, heure locale (06 heures GMT).

Dans une autre note envoyée hier au parquet de Hong Kong, la société a annoncé que Li Hui, PDG de l’une de ses filiales, la National Medicines Corporation of China (CNCM), avait également démissionné de son poste pour des raisons personnelles. ». Une démission qui « n’aura pas d’effets négatifs tangibles sur les opérations » de cette entreprise, assure Sinopharm.

Efficacité de 79%

Le laboratoire chinois Sinopharm avait annoncé, en décembre dernier, que l’un de ses vaccins contre le Covid-19 était efficace à 79%. C’est le premier pharmacien chinois à communiquer des chiffres concernant l’efficacité d’un vaccin en préparation. Les autorités chinoises n’en ont pas moins commencé à vacciner plus d’un million de personnes à l’aide de produits qu’elles n’ont pas encore formellement validés.

Dans un communiqué, Sinopharm a fait état d’un taux d’efficacité de 79,43% pour ce produit mis au point par le laboratoire CNBG à Pékin. Ce chiffre est inférieur à ceux des vaccins des laboratoires Pfizer/BioNTech (95%) et Moderna (94,1%).

Le Beijing Institute of Biological Products – une filiale de Sinopharm avec laquelle il développe ce vaccin – a déclaré en décembre que les résultats des tests de phase 3 montraient que ses niveaux de sécurité étaient «bons» et que tous les participants développaient des niveaux élevés d’anticorps après avoir reçu les deux doses, bien qu’il ne mentionne pas les effets secondaires possibles.

A cet égard, il convient de rappeler que les autorités sanitaires chinoises ont réitéré ces derniers mois qu’aucun effet indésirable grave n’avait été détecté lors des essais avec les différents candidats vaccins développés dans le pays. Le communiqué indiquait, conformément aux tests déjà réalisés aux EAU, que le taux de séroconversion des anticorps neutralisants était de 99,5%.

Coronavirus : Les chinois bientôt tous vaccinés au Sinopharm

Des milliers de Pékinois faisaient la queue lundi par un froid glacial pour être vaccinés contre le Covid-19 avant la grande migration du Nouvel an chinois, les autorités cherchant à tout prix à éviter une nouvelle vague épidémique.

AFP

Dans la seule capitale, plus de 73.000 personnes ont reçu une première dose de vaccin entre vendredi et dimanche, a rapporté la presse, précisant que des employés municipaux et des chauffeurs d’autobus étaient parmi les premiers à recevoir l’injection.

Les autorités médicales ont annoncé jeudi avoir donné un feu vert «conditionnel» à la généralisation d’un premier vaccin de fabrication chinoise, dont le producteur, Sinopharm, revendique un taux d’efficacité de 79%.

Dans un vaste parc de l’est de Pékin, des candidats à la vaccination devaient remplir lundi un formulaire électronique à l’aide de leur téléphone portable, spécifiant qu’ils n’ont pas de contre-indications à l’inoculation.

Ils devaient ensuite monter dans un bus à destination d’un centre de vaccination temporaire installé à l’intérieur du parc. Certains portaient deux masques chirurgicaux sur le visage.

Un employé de restauration, Gu, a expliqué à l’AFP que son entreprise avait pris le rendez-vous pour lui et qu’il souhaitait se faire vacciner «pour être tranquille».

«Je pense que les effets indésirables, s’il y en a, seront supportables», a ajouté cet homme d’un trentaine d’années.

Sans attendre le feu vert officiel des autorités médicales, la Chine a déjà commencé à vacciner des millions de personnes dès l’été dernier, notamment des soignants, des étudiants en partance pour l’étranger ou des diplomates.

Pas moins de 4,5 millions de doses ont déjà été administrées, ont indiqué les autorités la semaine dernière.

Le pays, où le Covid-19 a fait son apparition il y a tout juste un an, prévoit d’accélérer la vaccination à l’approche du Nouvel an chinois, qui tombe cette année le 12 février.

Ces festivités donnent habituellement lieu à la plus grande migration du monde, lorsque des millions de travailleurs quittent les grandes villes pour rentrer dans leur famille.

Les chemins de fer s’attendent à assurer 407 millions de trajets lors de la période des congés du Nouvel an, du 28 janvier au 8 mars.

Afin d’éviter un engorgement, des trains supplémentaires vont être mis en circulation et certaines universités ont déjà fermé leurs portes pour permettre aux étudiants de rentrer chez eux en avance. Certains vont ainsi profiter de plus de deux mois de vacances.

Si le pays a largement éradiqué l’épidémie, il a encore signalé lundi 33 nouveaux cas de contamination au cours des dernières 24 heures, soit le chiffre le plus élevé depuis près de deux mois.

Covid-19: une pluie de financements pour les vaccins

Moins d’un an pour élaborer un vaccin, contre dix ans en moyenne: les annonces d’efficacité de candidats-vaccins contre le Covid-19 se multiplient, une prouesse scientifique permise notamment grâce à des financements très importants.

AFP

Des milliards investis à travers le monde:

On estime que créer un nouveau vaccin coûte un milliard d’euros, du développement clinique à la construction d’une usine. Rien que pour financer une étude clinique de phase 3, la dernière avant la mise sur le marché, plusieurs centaines de millions d’euros sont nécessaires, souligne Marie Humblot-Ferrero, spécialiste du secteur pour le Boston Consulting Group. Or, dans le cas du Covid-19, il y a eu une «mobilisation sans précédent de l’industrie du vaccin», jamais connue jusqu’ici, dit-elle, ce qui donne «plusieurs dizaines de milliards d’euros à l’échelle mondiale».

Cette mobilisation financière passe par des accords bilatéraux ou des organisations internationales, et peut intervenir à diverses étapes du développement, soit pour soutenir la recherche, soit pour s’assurer de l’approvisionnement en vaccin via des précommandes.

Les Etats-Unis, plus gros financeurs (de loin):

Ils se sont positionnés très tôt et ont frappé très fort, via l’opération “Warp speed”, qui a pour mission d’accélérer le développement des vaccins (mais aussi d’autres outils thérapeutiques), ainsi que d’assurer leur mise à disposition.

Plusieurs candidats-vaccins ont été sélectionnés comme étant les plus prometteurs, avec à la clef des soutiens substantiels. Dès le mois de mars, l’américain Johnson & Johnson a reçu plus de 450 millions de dollars, auxquels sont venus s’ajouter plus tard un autre milliard contre 100 millions de doses de vaccin.

Dès avril, les Etats-Unis ont accordé presque un demi-milliard de dollars à la biotech Moderna pour financer les essais cliniques. Au total, la société américaine a reçu 2,5 milliards de dollars d’argent public. Autre biotech américaine dans la course, Novavax, a, elle, eu un financement de 1,6 milliard de dollars, contre 100 millions de doses.

Les Etats-Unis ont aussi promis quasiment 2 milliards de dollars à Pfizer et BioNtech, pour 100 millions de doses. AstraZeneca et l’université d’Oxford ne sont pas en reste, avec 1,2 milliard de dollars pour leur candidat-vaccin, en échange de 300 millions de doses réservées.

Enfin, le français Sanofi a également été choisi avec son partenaire britannique GSK, pour un financement de 2 milliards de dollars portant sur 100 millions de doses.

Rien que pour les vaccins potentiels, plus de dix milliards de dollars ont donc été apportés par les Etats-Unis. Le pays a en outre massivement investi pour assurer la logistique et la distribution. Avec des accords pour étendre notamment la capacité de production des fabricants de flacons et seringues pharmaceutiques.

L’Union européenne:

L’Union européenne a pré-commandé aux laboratoires jusqu’à quasiment deux milliards de doses au total, si l’on ajoute les options prises pour des doses supplémentaires.

Dans le détail, la Commission européenne a signé avec six laboratoires. Dernier en date, Moderna, pour fournir jusqu’à 160 millions de doses de vaccin. Avant cela, l’UE avait déjà signé avec AstraZeneca et Johnson & Johnson (jusqu’à 400 millions de doses auprès de chacun), le duo Sanofi-GSK (jusqu’à 300 millions de doses), Pfizer-BioNTech (jusqu’à 300 millions de doses) et l’allemand CureVac (jusqu’à 405 millions de doses).

En tout, a indiqué une source européenne à l’AFP récemment, plus de 2,1 milliards d’euros d’argent européen vont financer ces contrats – sans compter celui de Moderna – mais la répartition de ces sommes est confidentielle.

Par contraste avec les Etats-Unis, l’Europe semble toutefois avoir pris du retard, selon plusieurs dirigeants de laboratoires pharmaceutiques qui lui ont reproché sa lourdeur administrative.

D’autres accords bilatéraux

D’autres pays ont passé des accords directement avec les laboratoires, comme le Canada, Israël… Ou le Royaume-Uni, qui a commandé pour 355 millions de doses au total auprès de 7 laboratoires. Là aussi, le détail financier des contrats n’est pas connu.

Cepi: mélange de public et privé.

La Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) finance neuf programmes pour promouvoir la recherche et le développement de nouveaux vaccins anti-Covid.

En tout, à mi-octobre, elle avait reçu 1,3 milliard de dollars.

Les financements viennent d’Etats ou de donations privées, comme par exemple la fondation Bill et Melinda Gates, l’entreprise Nestlé ou la banque japonaise Sumitomo Mitsui.

Gavi:

L’Alliance pour les vaccins (Gavi) codirige Covax, le dispositif d’achat et de répartition des vaccins créé pour assurer que ces derniers ne seront pas réservés aux pays riches.

A mi-novembre, elle avait reçu pour 2,1 milliards de dollars de promesses de dons. Parmi les principaux contributeurs, on retrouve des Etats, dont 120 millions d’euros de la part de la France. Mais on trouve aussi des contributeurs privés. Là encore, la fondation Bill et Melinda Gates, qui a donné plus de 150 millions de dollars. Ou même TikTok (10 millions de dollars).

La France prudente quant à un éventuel vaccin contre le COVID-19

La France restait prudente mardi quant à l’éventualité de la mise au point d’un vaccin contre le COVID-19, après l’annonce par le laboratoire américain Pfizer et l’allemand BioNTech d’un vaccin potentiellement efficace à 90%.

«Il est trop tôt pour dire dans quelles conditions nous déploierons un vaccin alors même qu’aucun vaccin aujourd’hui n’a été validé», a déclaré le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, lors du compte rendu du conseil des ministres, où le président Emmanuel Macron a évoqué le sujet.

https://twitter.com/NashiraNews/status/1326153569775591426

«Il faut être d’une très grande prudence dès lors que les données scientifiques ne sont pas connues, dès lors que l’ensemble des essais et des tests n’ont pas été réalisés», a-t-il dit. «Il faut être transparent avec les Français pour leur dire que le vaccin ne pourra pas être une solution à la deuxième vague que nous vivons

Gabriel Attal a rappelé que l’arrivée d’un vaccin faisait l’objet d’un plan européen et que 1,5 milliard d’euros étaient prévus dans le budget 2021 de la Sécurité sociale en France pour financer une campagne de vaccination.

Enfin le bout du tunnel : Les marocains bientôt vaccinés contre le coronavirus

C’est officiel, le vaccin contre le coronavirus sera bientôt administré aux marocains. Le Cabinet Royal a annoncé la bonne nouvelle ce lundi soir, après la tenue d’une réunion présidée par le Roi Mohammed VI sur le sujet. C’est dans les prochaines semaines que sera donc lancée une opération massive de vaccination contre le Covid-19. Elle couvrira les citoyens âgés de plus de 18 ans, selon un schéma vaccinal en deux injections. La priorité sera donnée aux personnels de première ligne et aux personnes vulnérables. Selon les résultats des études cliniques déjà achevées ou toujours en cours, la sécurité, l’efficacité et immunogénicité du vaccin ont été prouvées.

«Le Roi Mohammed VI, a présidé, lundi 09 novembre 2020 au Palais Royal de Rabat, une séance de travail consacrée à la stratégie de vaccination contre la Covid-19.» a annoncé un communiqué du cabinet royal publié sur la MAP et diffusé sur les chaînes télévisées nationales.

Le roi Mohammed VI a présidé cette séance de travail à laquelle ont participé :

  1. Fouad Ali El Himma, Conseiller royal
  2. Abdellatif Hammouchi, Directeur général de la Sûreté Nationale, Directeur général de la Surveillance du territoire national
  3. Abdelfattah El Ouarak, Inspecteur général des FAR,
  4. Mohamed Haramou, Commandant la Gendarmerie Royale
  5. Mohammed Abbar, Inspecteur du Service de Santé militaire des FAR
  6. Abdelouafi Laftit, Abdelouafi Laftit
  7. Nasser Bourita, Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger
  8. Saad Dine El Otmani, Chef du Gouvernement
  9. Khalid Ait Taleb, Ministre de la Santé

«Cette réunion s’inscrit dans le cadre du suivi continu par le Roi de l’évolution de la pandémie et des mesures prises dans le cadre de la lutte contre sa propagation et de la protection de la vie et de la santé des citoyens» , rappelle le Cabinet Royal.

C’est au cours de cette réunion, que le souverain a donné ses orientations en vue du lancement, dans les prochaines semaines, d’une opération massive de vaccination contre la Covid-19. Une décision qui s’est appuyée sur la base de l’avis rendu par le Comité national scientifique ad hoc soulignant que la campagne vaccinale est une réponse réelle pour mettre fin à la phase aiguë de la pandémie,

Le communiqué du Cabinet Royal qualifie cette opération de vaccination d’opération nationale, d’envergure inédite. Elle vise la couverture de la population par un vaccin en tant que moyen idoine d’immunisation contre le virus et de maitrise de sa propagation.

«Selon les résultats des études cliniques déjà achevées ou toujours en cours, la sécurité, l’efficacité et immunogénicité du vaccin ont été prouvées.» assure la même source.

Déroulement de la campagne de vaccination contre le Covid-19

Le Cabinet Royal a également préciser les grandes lignes du déroulement de la campagne nationale de vaccination contre le Covid-19.

Ainsi, cette opération devra :

  1. Couvrir les citoyens âgés de plus de 18 ans, selon un schéma vaccinal en deux injections.
  2. Donnera la priorité aux :
    • personnels de première ligne:
      • le personnel de Santé
      • les autorités publiques
      • les forces de sécurité
      • le personnel de l’éducation nationale
    • personnes vulnérables
    • personnes âgées
  3. Le reste de la population en dernier lieu

Pour le bon déroulement de cette opération nationale de vaccination d’envergure, le Roi a ainsi donné ses directives aux autorités compétentes pour veiller à :

  • l’accessibilité du vaccin, dans un cadre social et solidaire,
  • sa disponibilité en quantités suffisantes,
  • assurer une logistique médicale de transport, d’entreposage et d’administration du vaccin sur l’ensemble du territoire
  • mettre en place un système efficace de pré-enregistrement des bénéficiaires.

A cet effet, le Souverain a appelé à la mobilisation de tous les services et départements concernés, en particulier:

  1. le personnel de la Santé,
  2. l’administration territoriale
  3. les forces de l’ordre,
  4. Forces Armées Royales et ce conformément aux missions qui leurs sont confiées par Sa Majesté le Roi, Chef Suprême et Chef d’État-major général des Forces Armées Royales, dans le cadre de la lutte anti-Covid19.

Il est a rappelé que le Royaume a pu occuper un rang avancé dans l’approvisionnement en vaccin contre la covid-19, grâce à l’Initiative et à l’Implication Personnelle du Souverain qui ont abouti à la participation réussie de notre pays, dans ce cadre, aux essais cliniques.

Le vaccin chinois a été testé sur 50.000 personnes

Début novembre, Sinopharm Group le laboratoire chinois qui fournit le vaccin au Royaume en collaboration avec le laboratoire marocain, Sothema, a annoncé que l’échantillon de population concerné par l’essai clinique de phase III, dans des essais à l’étranger, a couvert 125 nationalités et 50.000 personnes.

Sinopharm a assuré que son vaccin s’avère être efficace contre toutes les souches de coronavirus connues et qu’aucun effet indésirable n’a été enregistré.

Au Maroc, pas moins de 600 membres des FAR, de la Gendarmerie royale, de la DGSN, de la DGST et de la DGED se sont portés volontaires pour les essais cliniques du vaccin chinois contre le covid-19. A leur tête figurent les noms de Yassine Mansouri, Abdellatif Hammouchi et Mohamed Haramou.

Aux Emirats Arabes Unis qui collaborent également avec Sinopharme sur le même vaccin, les émirs membre du gouvernement se sont également administrés le vaccin.