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Sahara - Page 2

Maroc-Israël : La Déclaration tripartite de Rabat à l’ordre du jour du conseil ministériel israélien de ce dimanche

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Keys points

  • Un conseil ministériel présidé par Netanyahu discutera ce dimanche de la déclaration tripartite fixant les termes de la reprise des relations diplomatiques entre Rabat et Tel-Aviv.
  • Compte tenu de l’importance de la déclaration commune, le ministère des Affaires étrangères israélien approuve la soumission de la déclaration conjointe à la Knesset pour approbation.
  • Le ministère de la Justice a confirmé également que rien n’empêchait de soumettre la déclaration conjointe à la Knesset pour approbation.
  • Le texte sujet d’approbation contient bien la reconnaissance des États-Unis de la souveraineté du Maroc sur «l’ensemble du Sahara occidental» et son soutien à la proposition «sérieuse, crédible et réaliste d’autonomie du Maroc comme seule base, pour une solution juste et durable au conflit du Sahara Occidental».
  • Il mentionne également «la position ferme du Royaume du Maroc à l’égard de la question palestinienne» ainsi que son importance.
  • La note explicative en annexe de l’ordre du jour révèle qu’il y a eu un différend concernant la réouverture des bureaux de communication à Tel-Aviv et Rabat.
  • Le conseiller juridique du gouvernement précise que la Déclaration commune sur l’établissement de relations diplomatiques, de paix et d’amitié avec le Royaume du Maroc «est une déclaration historique d’une grande importance politique».
  • En vue de l’urgence de la décision, le conseiller juridique souligne l’importance de l’achèvement les procédures de ratification avant fin janvier 2021.
  • Le Procureur général du Ministère des affaires étrangères et le Département du droit international des conseils et de la législation du ministère de la Justice affirment «qu’il n’existe aucun obstacle juridique à l’approbation de la résolution proposée».

The News :

Le bureau du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a publié samedi sur le site du gouvernement l’ordre du jour du Conseil ministériel No40, via Zoom, du dimanche 24.01.2021 dans lequel figure l’approbation de la déclaration conjointe signée le 22 décembre à Rabat par Israël, les États-Unis et le Maroc.

Le document de neuf pages et constitué de l’annonce de l’ordre du jour, d’une note explicative ainsi que du scan de la déclarations tripartite signée devant le roi Mohammed VI en anglais et en hébreu.

La note explicative révèle que le gouvernement israélien n’a émit aucune objection juridique, politique ou budgétaire de cette déclaration, tout en soulignant l’urgence de sa ratification avant fin janvier 2021. Le seul point qui n’a pas été traité par les médias jusqu’à aujourd’hui, c’est l’existence de différend sur le point relatif à l’ouverture des bureaux de liaison. D’ailleurs, la note explicative ne donne aucun détail.

La déclaration qui sera très probablement approuvée ce dimanche par le Conseil ministériel sera présentée dans un deuxième temps pour approbation par la Knesset, le parlement monocaméral d’Israël.

Dans les coulisses :

Il a fallu quatre jours après l’investiture de Joe Biden pour qu’il ait eu le premier contact officiel entre la Maison Blanche Biden et le bureau du Premier ministre israélien.

Pendant la transition, l’équipe de Biden s’est abstenue de parler aux gouvernements étrangers.

En effet, le conseiller américain à la sécurité nationale Jake Sullivan s’est entretenu au téléphone ce samedi avec son homologue israélien Meir Ben Shabbat. Les deux responsables ont évoqué entre autres, le dossier iranien et les accords de paix entre Israël et les pays arabes.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne cache pas sa préoccupation par l’objectif déclaré du président Biden d’essayer de reprendre l’accord nucléaire avec l’Iran. Une telle décision pourrait entraîner des tensions entre l’administration Biden et le gouvernement israélien, malgré une forme de prudence du secrétaire d’État «désigné» Tony Blinken qui avait souligné lors de son audience par le Sénat américain que les États-Unis consulteront Israël et les États du Golfe avant de prendre des décisions.

Driving the news :

Deux évènements importants en relation avec le dossier de la normalisation entre le Maroc et Israël ont survenu samedi:

  1. Conseil national du PJD avec un seul ordre du jour : Normalisation avec Israël

La tenue du Conseil national du Parti de la justice et du développement, PJD, parti islamique qui dirige le gouvernement marocain. Un conseil provoqué par la jeunesse du parti qui accuse son secrétaire général et Chef de Gouvernement de traitrise après sa signature de la déclaration conjointe annonçant la reprise des relations diplomatique entre Rabat et Tel-Aviv.

Les leaders du PJD ont tenu un discours ambigu, laissant croire que Saad Eddine El Otmani avait ratifié la déclaration de la normalisation avec Israël, non par conviction mais par devoir de Chef de gouvernement. «Ce n’est pas le Chef du parti qui avait signé mais le Chef de gouvernement» a-t-il laissé entendre.

Driss El Azami, membre du bureau politique du PJD, maire de la ville Fès, et dernier soutien de l’ancien Secrétaire Générale du Parti et ancien Chef de Gouvernement, Abdelilah Benkirane, a été encore plus ambigu en soulignant sa fierté de cette «victoire stratégique, décisive et historique du Maroc» et en affirmant son soutien inconditionnel et son appui ferme à la lutte et à la lutte de l’héroïque peuple palestinien contre «l’ennemi , l’occupant, le brut.». Un double discours qui caractérise l’ADN de ce parti dont le discours religieux n’a été que marketing et propagande.

  1. Manœuvres algériennes et fake news

La propagande algéro-polisarienne tente vainement de montrer une «zone de guerre», à travers des fake news, des «communiqués de guerre», des dépêches et des reportages quotidiens sur des «accrochages imaginaires».

Dans la soirée du samedi, le front séparatiste déboutée par la position de l’administration Trump, a fait publier un communiqué annonçant une attaque militaire contre le passage douanier de Guergarate situé entre le Maroc et la Mauritanie.

Rabat a réagit à cette communication en affirmant que malgré les harcèlements sans incidents des milices du «Polisario», la situation à Guerguarate était calme et normale, et que le trafic routier entre le Maroc et la Mauritanie, et au-delà vers l’Afrique subsaharienne, «n’est aucunement perturbé».

L’Algérie, qui vit une vacance de pouvoir enfant jour après jour le pays dans l’incertitude, tente tant bien que mal de faire pression sur la nouvelle administration américaine en créant une situation de crise armée.

La Proclamation américaine sur la marocanité du Sahara distribuée aux 193 Etats membres de l’ONU

Le texte de la Proclamation émise par le Président américain Donald Trump reconnaissant la souveraineté pleine et entière du Maroc sur son Sahara a été distribué aux 193 Etats membres des Nations-Unies, en tant que document officiel du Conseil de sécurité, dans les six langues officielles de l’ONU.

Dans une lettre accompagnant le texte de la Proclamation américaine, l’ambassadrice, Représentante permanente des Etats-Unis auprès des Nations-Unies, Kelly Craft, précise que le 10 décembre 2020, par cette Proclamation, le Président Donald J. Trump a reconnu que «l’intégralité du territoire du Sahara occidental fait partie du Royaume du Maroc».

Dans cette lettre, adressée au président du Conseil de sécurité et dont copie avait été aussi envoyée au Secrétaire général de l’ONU, Mme Craft souligne que la Proclamation américaine affirme que la proposition marocaine d’autonomie est «le seul fondement d’une solution juste et durable au différend portant sur le territoire du Sahara occidental».

En effet, la Proclamation réaffirme le soutien des Etats-Unis à «la proposition d’autonomie sérieuse, crédible et réaliste du Maroc comme seule base pour une solution juste et durable au différend sur le territoire du Sahara Occidental».

«Les États-Unis estiment qu’un Etat sahraoui indépendant n’est pas une option réaliste pour résoudre le conflit et qu’une véritable autonomie sous souveraineté marocaine est la seule solution possible», lit-on dans ce document historique.

«Nous exhortons les parties à engager des discussions sans délai, en utilisant le plan d’autonomie du Maroc comme seul cadre pour négocier une solution mutuellement acceptable», souligne encore la Proclamation américaine.

«Pour faciliter la réalisation de cet objectif, les États-Unis encourageront le développement économique et social avec le Maroc, notamment sur le territoire du Sahara occidental et, à cette fin, ouvriront un consulat sur le territoire du Sahara occidental, à Dakhla, afin de promouvoir les perspectives économiques et commerciales pour la région», ajoute-t-on.

La publication de la lettre de l’ambassadrice américaine intervient au lendemain de la tenue de la Conférence ministérielle de soutien à l’Initiative d’autonomie sous la souveraineté du Maroc, qui a été présidée par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et le Secrétaire d’État adjoint US en charge des questions du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord, David Schenker, avec la participation de 40 pays dont 27 au niveau ministériel.

Cette conférence a été l’occasion pour la communauté internationale d’exprimer, une fois de plus, son soutien fort et franc à l’initiative marocaine d’autonomie pour mettre fin au différend artificiel autour du Sahara marocain.

David T. Fischer : «Ce fut l’honneur de ma vie d’être l’Ambassadeur des États-Unis au Maroc»

Celui dont le nom restera à jamais gravé dans la mémoire collective des Marocains et dans les annales de l’histoire, David T. Fischer, quitte ses fonctions ce mercredi 20 janvier après une mission des plus euphoriques de sa carrière de diplomate. «Ce fut l’honneur de ma vie d’être l’Ambassadeur des États-Unis au Maroc, l’un des pays les plus merveilleux, les plus beaux et les plus hospitaliers du monde» a -t-il déclaré avec beaucoup d’émotion lors de son dernier point de presse tenu mardi à Rabat. Si les mandats de Samuel L. Kaplan et de Dwight L. Bush Sr. étaient intenses et difficultueux par moments, David T. Fischer est entré dans l’histoire en étant la haute personnalité américaine qui a apposé sa signature sur la carte complète du Royaume, rétablissant ainsi la vérité occultée par les néo-colonialistes et leurs sbires : la légitimité et la souveraineté complète du Maroc sur ses provinces du Sud, sur Son Sahara.

«Merci à tous d’être avec nous aujourd’hui. Le 20 janvier, dans deux jours à peine, mon mandat d’ambassadeur des États-Unis au Maroc arrive à son terme» a déclaré David T. Fischer, devant un parterre de journalistes venus immortaliser les adieux du haut diplomate américain qui s’est pleinement investi dans le rapprochement stratégique entre les deux pays alliés. Lequel rapprochement a été couronné par la reconnaissance des États-Unis de la souveraineté du Royaume du Maroc sur ses provinces du Sud, matérialisée par l’adoption d’une carte complète du Maroc par le gouvernement américain et par l’inauguration d’un consulat dans la ville de Dakhla.

«Ce fut l’honneur de ma vie d’être l’Ambassadeur des États-Unis au Maroc. Le Maroc est l’un des pays les plus merveilleux, les plus beaux et les plus hospitaliers du monde – et l’un des amis les plus importants et les plus anciens des États-Unis d’Amérique.» a poursuivi l’ambassadeur.

M. Fischer a par la suite défendu le bilan de son mandat qui a enregistré un bond historique dans les relations américano-marocaines. Intensité, richesse, défis, efficacité et satisfaction sont autant de qualificatifs qui décrivent l’action de l’ambassadeur en seulement 12 mois.

En effet M. Fischer a prêté serment en tant qu’Ambassadeur des Etats-Unis au Royaume du Maroc le 16 janvier 2020, et est arrivé au Maroc le 21 janvier 2020.

«Je suis arrivé au Maroc il y a exactement un an. Mon tout premier jour ici, j’ai eu l’honneur de rencontrer Sa Majesté le Roi Mohamed VI. Cette réunion a donné le ton à tout ce qui a suivi. Je tiens à remercier Sa Majesté pour les bases qu’il a jetées pour guider l’amitié américano-marocaine vers un partenariat toujours plus étroit», s’est-il félicité.

Et de poursuivre, «Ce partenariat est vieux de plusieurs siècles, à commencer par une étape incroyablement audacieuse et visionnaire du Maroc, lorsqu’il est devenu le premier pays au monde à reconnaître les États-Unis d’Amérique naissants».

«J’ai passé l’année écoulée à rendre la pareille, renforçant cette amitié au profit des deux pays» a reconnu l’ambassadeur américain.

Mon gouvernement a redessiné notre carte officielle pour reconnaître les véritables frontières du Maroc

La chaleur et la joie exprimées par les marocains à la suite de la décision de l’administration américaine de reconnaitre la souveraineté du Maroc sur son Sahara semble avoir marqué l’ambassadeur américain. Un moment d’union nationale qu’il a tenu à souligner lors de ce point de presse.

«L’histoire s’est de nouveau faite cette année lorsque je suis devenu le premier ambassadeur des États-Unis à visiter le Sahara marocain, après que mon gouvernement ait redessiné notre carte officielle pour reconnaître les véritables frontières du Maroc», s’est-il-félicité.

«Ce fut un immense honneur de visiter les provinces du sud. J’ai un profond respect pour la place spéciale qu’occupe le Sahara dans le cœur de tous les Marocains», reconnait M. Fischer.

Lorsque j’ai visité le sud du Maroc, a-t-il poursuivit, j’ai déclaré devant la presse que je souhaiterais acheter une villa à Dakhla. Je plaisantais à l’époque, mais maintenant que tout le monde me pose des questions sur ce sujet… Vous savez, ce n’est peut-être finalement pas une mauvaise idée.

«Le Maroc nous tient à cœur et le restera toujours. C’est un pays dont il est facile de tomber amoureux. La chaleur de ses habitants est tout simplement inégalée.» a déclaré M. Fischer

Et c’est non sans émotion que l’ambassadeur a avoué que le Maroc et les marocains allaient lui manquer.

«Le Maroc, nos amis marocains et la vie que nous avons faite ici nous manqueront, mais nous partons heureux, sachant que l’avenir du partenariat américano-marocain est devenu inébranlable et ne peut que se renforcer».

Avec Biden, les relations entre le Maroc et les USA seront entre de bonnes mains

M. Fischer s’est montré par la suite rassurant quant à l’impact de l’arrivée de l’administration Biden sur les avancées réalisées avec l’administration sortante.

«L’avenir du partenariat américano-marocain est aujourd’hui plus fort que jamais, et ne peut que se renforcer davantage», s’est réjoui l’ambassadeur.

«Alors que nous nous préparons à quitter le Maroc, je veux que vous sachiez que l’avenir des relations américano-marocaines sera entre de bonnes mains» a-t-il souligné.

«Je suis sûr à 100% que la nouvelle administration Biden nommera une personne hautement qualifiée pour occuper ce poste d’ambassadeur, quelqu’un qui s’appuiera sur tout ce que nous avons fait ensemble, et que les relations bilatérales ne feront que croître et prospérer ensemble comme elles l’ont fait pendant plus de deux siècles» a affirmé l’ambassadeur américain.

Coopération Sécurité Défense Maroc-USA : une feuille de route de 10 ans

Désormais, c’est une feuille de route de 10 ans qui structure les relations américano-marocaines. Signée en octobre 2020, elle représente le socle et le symbole du partenariat stratégique à long terme entre les deux pays.

«Au cours de l’année écoulée, le Maroc et les États-Unis sont devenus des partenaires encore plus proches sur une série de questions de sécurité» a déclaré M. Fischer.

2 Octobre 2020 – Le Maroc et les Etats-Unis signent un mémorandum d’entente dans le domaine de la coopération sécuritaire, qui a paraphé par le ministre délégué auprès du Chef du gouvernement chargé de l’Administration de la Défense nationale, Abdellatif Loudiyi, et le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper.

Cet engagement durable des États-Unis dans ses relations bilatérales avec le Maroc a été aussi matérialisé par un investissement de 312 millions dollars pour la construction d’un nouveau consulat dans le nouveau quartier résidentiel et d’affaires de la capitale économique, Casablanca et dont la pose de la première pierre s’est déroulée le 3 décembre 2020.

L’inauguration de ce nouveau consulat «démontre également notre soutien à l’avenir du Maroc en tant que porte d’entrée pour toute l’Afrique. Le Maroc est bien placé pour tirer parti de ses nombreux atouts importants, et les États-Unis sont fiers d’investir dans cet avenir» a souligné l’ambassadeur américain.

M. Fischer a annoncé dans le même registre que son pays prévoit de célébrer en 2021 le 200e anniversaire du don du Maroc de l’unique bâtiment historique américain hors des Etats-Unis, la «Légation américaine de Tanger». Il s’agit de la plus ancienne représentation diplomatique des Etats-Unis dans le monde dont l’édifice a été offert en 1821 par le Sultan Moulay Slimane.

M. Fischer a tenu par ailleurs à illustrer la qualité de coopération entre les deux pays en dévoilant le partenariat réussi dans la sécurisation de Tanger-Med.

« J’ai eu l’occasion de voir de mes propres yeux comment le Maroc et les États-Unis travaillent ensemble pour sécuriser le port Tanger-Med, l’un des plus grands ports à conteneurs au monde. J’ai visité l’installation portuaire et observé l’une des deux unités mobiles de numérisation, que les États-Unis ont fait don au Maroc en 2017 pour un coût de 4,5 millions de dollars. Ces unités aident désormais à inspecter les conteneurs et les véhicules de tourisme, assurant la sécurité du Maroc et la fluidité de son commerce» a-t-il révélé.

Réconciliation entre le Maroc et Israël

L’ambassadeur américain a évoqué dans son allocution la reprise des relations entre Rabat et Tel-Aviv sous l’égide du président américain Donald Trump. Un évènement qu’il a qualifié d’historique qui devrait contribuer à la stabilité de la région et la création de nouvelles opportunités commerciales.

«L’histoire entre nos deux pays est remplie d’événements importants, et je crois que nous avons encore fait l’histoire cette année, plusieurs fois’est-il félicité.

«Nous avons favorisé une réconciliation entre le Maroc et un autre de nos plus proches alliés, Israël. Le président Trump a fait cette annonce il y a seulement un mois, le 10 décembre, et beaucoup de choses se sont produites depuis lors.» a-t-il rappelé.

M. Fischer a précisé que le Maroc et Israël ont rouvert leurs bureaux commerciaux, qui deviendront bientôt des ambassades à part entière.

«Les hommes d’affaires et les investisseurs en Israël s’adressent déjà à leurs homologues marocains, cherchant à faire des affaires ici. Bien sûr, le tourisme en provenance d’Israël fleurira», s’est-il réjouit.

Covid, Culture, langue anglaise, entreprenariat, Competencies, Capabilities et ALE les principaux axes d’actions de coopération

Dans le tableau des réalisations de David T. Fischer et de ses équipes figurent les divers projets qui s’inscrivent dans le soutien apporté par les États-Unis au Maroc dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la formation professionnelle et l’entreprenariat.

M. Fischer a rappelé dans ce sens que le gouvernement américain a investi, par le biais de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), plus de 9,5 millions de dollars dans la réponse du Maroc à la pandémie COVID-19.

«Lorsque le COVID-19 est arrivé au Maroc, j’ai immédiatement donné la priorité à aider le Royaume à faire face de la pandémie, avec une assistance ciblée pour soutenir les personnes les plus vulnérables du Maroc» a déclaré l’ambassadeur.

M. Fischer révèle que l’USAID a travaillé avec le ministère de la Santé et d’autres partenaires pour sensibiliser le public au COVID-19, pour former des agents de santé et pour fournir du matériel d’hygiène et du matériel de laboratoire.

«Le Département d’État américain et le Département de la défense ont également acheté des équipements de protection pour les laboratoires nationaux du Maroc. Je suis fier d’avoir soutenu le Maroc dès le début, dans sa bataille réussie contre la pandémie.» s’est-il félicité.

Au cours de l’année écoulée, j’ai visité presque tous les coins du Maroc, à la recherche de moyens d’améliorer notre coopération et de renforcer les liens entre nos deux grandes nations. Mon objectif a été de faire comprendre au Maroc que l’Amérique investit massivement dans cette amitié et croit fermement en notre avenir.

David T. Fischer, ambassadeur des etats-unis au Maroc

L’ambassadeur s’est également arrêté sur la coopération bilatérale dans les domaines de l’éducation et de la culture, rappelant que les deux parties ont oeuvré ensemble pour préserver «le patrimoine culturel inégalé du Maroc», notamment la signature d’un accord visant à protéger «les objets culturels marocains contre le vol et la contrebande».

«La culture marocaine est incroyablement riche, et les États-Unis sont fiers d’aider les générations futures à vivre l’histoire culturelle du Maroc dans son intégralité», a dit le diplomate.

Sur le plan de l’éducation, M. Fischer dit avoir écouté les attentes des marocains pour l’apprentissage de la langue anglaise et d’avoir agi. Il affirme à ce sujet, que grâce à un partenariat étroit avec le ministère de l’Éducation, l’USAID a pu obtenir un montant record de financement pour l’enseignement de l’anglais dans les écoles publiques au Maroc.

«Je suis également fier d’avoir soutenu le pacte de 450 millions de dollars de la Millennium Challenge Corporation avec le Maroc. Ce partenariat renforce la sécurité foncière et l’éducation des futures générations de Marocains et crée 12 nouvelles zones industrielles.» a-t-il poursuivit.

David et Jennifer Fischer chez Abdellatif Hammouchi

Après cette conférence de presse, David T. Fischer accompagné de son épouse Jennifer Fischer a tenu à faire ses adieux en personne à Abdellatif Hammouchi, directeur général de la DGSN et de la DGST.

Lors de cette entrevue qui s’est déroulée au siège de la DGSN à Rabat, l’ambassadeur a tenu à exprimer «son profond respect et sa grande reconnaissance envers le corps sécuritaire marocain pour sa forte contribution à la consolidation de la coopération américano-marocaine, en particulier dans le domaine de la lutte contre le terrorisme».

L’ambassadeur a réitéré par la même occasion sa fierté pour le rôle qu’il a lui-même pu jouer dans le dossier du Sahara marocain et pour l’appui qu’il a pu apporter au plan d’autonomie proposé par le Royaume.

Il est à rappeler que M. Fischer avait préparé avec M. Hammouchi la visite haute en symbole du Secrétaire d’Etat américain et ancien Directeur de la CIA Mike Pompeo au siège de la DGST. Une rencontre qui avait réuni de hauts responsables des deux parties.

Reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur son Sahara : Les États-Unis poursuivent leur engagement

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Conformément à la proclamation de l’administration américaine sur la reconnaissance de la souveraineté du Royaume du Maroc sur le Sahara, le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, a annoncé le début effectif du processus d’ouverture d’un consulat américain à Dakhla, avec l’inauguration «immédiate» d’un poste de présence virtuelle.

Le 10 décembre dernier à l’issue d’un entretien téléphonique entre Donald Trump et le Roi Mohammed VI, le Président américain a annoncé la décision historique des Etats-Unis de reconnaître la souveraineté pleine et entière du Royaume sur son Sahara, matérialisée par l’ouverture d’un consulat américain à Dakhla.

Pour affirmer sa détermination et son engagement, l’administration américaine, par le biais de son département d’État, annonce le mercredi 24 décembre le démarrage du processus d’ouverture du consulat US à la ville de Dakhla situé au cœur du Sahara Marocain.

«Conformément à la proclamation du président Trump sur la reconnaissance de la souveraineté du Royaume du Maroc sur le Sahara, le département d’État annonce qu’il a entamé le processus de création d’un consulat américain dans la région», a indiqué le Secrétaire d’Etat américain, Pompeo dans un communiqué.

«Avec effet immédiat, nous inaugurons un poste de présence virtuelle», a affirmé le chef de la diplomatie américaine, notant que ce poste, qui sera axé sur la promotion du développement économique et social, sera bientôt suivi d’un consulat pleinement opérationnel.

Ce poste de présence virtuelle sera géré par l’ambassade des États-Unis à Rabat, a-t-il précisé.

Mike Pompeo a, d’autre part, souligné que les États-Unis attendent avec intérêt cet engagement accru et continueront à soutenir les négociations politiques pour résoudre les problèmes entre le Maroc et le polisario dans le cadre du plan marocain d’autonomie.

Réagissant à l’annonce de Mike Pompeo, le représentant spécial pour les relations internationales de Trump, Avi Berkowitz et qui a fait partie de la délégation américano-israélienne reçue par le Roi Mohammed VI a écrit sur Twitter : «Ravi pour l’ouverture prochaine du bureau du consulat à Dakhla au Maroc. Notre voyage au Maroc a été un moment important dans les relations américano-marocaines ».

https://twitter.com/aviberkow45/status/1342483098710269954

Laftit transmet la haute sollicitude du Roi Mohammed VI à l’égard des populations des Provinces du Sud

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Abdelouafi Laftit qui suit de très près la mise en œuvre des programmes retenus pour le développement des provinces du Sud, auxquels l’Etat a mobilisé 77 milliards de DH, suite aux hautes instructions royales, a tenu jeudi, une réunion à distance avec les walis, gouverneurs et présidents des conseils élus des trois régions du Sud, pour faire le point sur les derniers développements de la question de l’intégrité territoriale du Royaume, notamment la décision historique des États-Unis de reconnaître la souveraineté du Maroc sur l’ensemble du Sahara marocain.

Cette fin d’année 2020 a constitué un tournant historique dans le dossier du Sahara, un conflit post-colonial qui n’a que trop duré. La reconnaissance des États-Unis de la souveraineté du Maroc sur l’ensemble du Sahara marocain, leur décision d’ouvrir un consulat dans la ville de Dakhla afin de contribuer au soutien aux chantiers d’investissement et de développement dans la région et la signature d’accords portant sur plus de 3 milliards USD avec l’Agence Américaine de Financement pour le Développement, DFC, sont autant d’évènements historiques qui dessinent un avenir durable de développement et de paix pour les populations du Sahara.

Cette décision n’aurait pas pu avoir lieu si la communauté internationale, les partenaires du royaume et les populations elles-mêmes n’avaient pas perçu le sérieux et l’engagement du Maroc dans la mise en œuvre d’une vision réaliste et globale pour les provinces du Sud. Ce sont pas moins de 77 milliards de dirhams qui ont été alloués à la mise en œuvre du plan de développement de la région du Sud, préparé par le CESE et validé par le roi Mohammed VI en 2015.

Ainsi, grâce à l’implication du souverain, des élus locaux et le suivi au jour le jour du ministère de l’Intérieur, en 5 ans, la région a connu une transformation très importante.

C’est dans ce contexte, qu’Abdelouafi Lafit, Ministre de l’Intérieur, accompagné de son ministre délégué, Noureddine Boutayeb, a tenu, au lendemain de la visite de la délégation américano-israélienne, d’organiser une réunion à distance avec les walis, gouverneurs et présidents des conseils élus des régions de Laâyoune-Sakia El Hamra, Dakhla-Oued Eddahab et Guelmim-Oued Noun.

«Cette réunion a été consacrée aux récents développements de la question de l’intégrité territoriale du Royaume, notamment la décision historique des États-Unis d’Amérique de reconnaître la souveraineté du Maroc sur l’ensemble du Sahara marocain, et leur décision d’ouvrir un consulat dans la ville de Dakhla afin de contribuer au soutien aux chantiers d’investissement et de développement dans la région», indique un communiqué du ministère de l’Intérieur.

M. Laftit a saisi cette occasion pour examiner le bilan des chantiers prévus dans le nouveau modèle de développement des Provinces du Sud.

A cet égard, le communiqué fait savoir que le budget des projets réalisés ou en cours de réalisation s’élève à 60 milliards de dirhams, soit environ 80% du budget total alloué à ce programme de développement.

Le ministère de l’Intérieur a insisté par ailleurs, qu’en dépit des contraintes de la conjoncture, il est primordial d’aborder la nouvelle réalité avec une approche nouvelle basée sur le développement global comme priorité stratégique, dans l’objectif d’habiliter la région pour abriter la deuxième génération de projets de développement.

«L’État est déterminé à aller de l’avant dans la mise en œuvre d’un modèle de développement prometteur à travers le programme de développement des Provinces du Sud du Royaume 2016-2021, devenu une réalité tangible que reflète l’état d’avancement de la réalisation des projets.», souligne le communiqué

Satisfaction et haute sollicitude du roi Mohammed VI à l’égard des populations des provinces du Sud

Abdelouafi Laftit a fait part, lors de cette réunion, de «la haute sollicitude dont le Roi Mohammed VI, entoure ses fidèles sujets, les populations des Provinces du Sud, qui ont, tout au long de l’Histoire du Maroc, exprimé leur attachement indéfectible au Glorieux Trône Alaouite», ajoute le communiqué.

Le ministre de l’Intérieur a également tenu à saluer chaleureusement les habitants des provinces du Sud et l’ensemble des Chioukhs des tribus, ainsi que tous les élus de ces provinces chères, qui sont restés soudés autour des symboles du Royaume et de son intégrité territoriale, et qui ont souligné, à chaque étape, leur attachement aux constantes du Royaume et à leur patriotisme sincère.

De leur côté, les présidents des conseils élus ont unanimement loué, dans leurs interventions, la« pertinence des choix stratégiques du Royaume du Maroc sous la sage conduite du Roi Mohammed VI» ajoute le communiqué.

Ils ont également fait part de leur volonté de contribuer, chacun de sa position, à la réussite de cette étape selon une nouvelle mentalité à même d’accompagner l’évolution qualitative que connaîtra la région, devenue aujourd’hui une plateforme internationale et un incubateur de la diversité économique et culturelle.

Ahmed Charaï : Israël peut changer et l’amertume des vieux peut être remplacée par l’espoir des jeunes

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Analyste et fin observateur des relations américano-marocaines et de la géopolitique au Moyen-Orient, Ahmed Charaï, a réussi à couper l’herbe sous les pieds des adversaires du Maroc au sujet de l’accord de reprise des relations entre Rabat et Tel-Aviv décidé par le Roi Mohammed VI. L’éditorialiste n’a pas laissé champs vide à la propagande du polisario qui a investi les médias israéliens en publiant des opinions et analyses mettant en avant le rôle décisif du Royaume à faire progresser la paix dans la région.

A la lecture des articles d’opinion d’Ahmed Charaï sur Israel Hayom, Jerusalem Post ou National Interest, destinés au premier abord au lectorat américain et israélien, l’évolution actuelle des évènements prend tout son sens : dévoilant le pragmatisme, la sagesse et l’ouverture du Maroc dans la gestion de ses relations avec Israël mais aussi avec l’ensemble des pays du Moyen-Orient.

Les récits et les faits apportés par M. Charaï, démontrent également que, certes la politique de Jared Kushner qu’il a qualifié de «Disrupteur créatif» a réussi à faire bouger les lignes et à faire adhérer Donald Trump et les dirigeants arabes, le Maroc est resté maître de sa décision et de son planning, de par les relations fortes qu’il a gardé avec la communauté juive marocaine. Lesquelles relations ont été préservées grâce à l’engagement et la protection de la commanderie des croyants, de tous les croyants.

Des siècles d’histoire partagée garantiront la survie de la paix entre le Maroc et Israël

«Certains observateurs ont diminué le nouvel accord comme étant simplement la formalisation d’un partenariat de fait entre le Maroc et Israël datant de 60 ans» a réagit M. Charaï à certaines voix qui essayent d’installer l’idée que l’accord n’est qu’une formalité sans histoire ni sens.

L’éditorialiste rappelle que la coopération fructueuse entre le Maroc et Israël, notamment en matière de renseignement et de sécurité, découle du fait des liens de sang qui rapprochent les deux pays. En effet, l’état hébreu compte 1 million d’Israéliens d’origine marocaine très attachés au seul pays en dehors d’Israël, où le code de la famille des citoyens juifs est régi par les dispositions du droit hébraïque. Le pays où le roi Mohammed VI est désigné «Commandeur des fidèles» par les juifs et les musulmans.

Le Roi Mohammed VI, poursuit M. Charaï, a d’ailleurs donné ses hautes instructions, durant ces dernières années, pour que le gouvernement marocain accélère la réhabilitation du patrimoine juif dans les villes du Royaume, dans le cadre de la réconciliation du pays avec son identité plurielle ainsi que pour promouvoir le rapprochement juif-musulman à l’échelle mondiale.

L’éditorialiste reconnaitra le rôle important de feu Hassan II, considéré comme le principal architecte du premier accord de paix entre l’Égypte et Israël. Un engagement maintenu par son fils, le roi Mohammed VI pour faire progresser le rapprochement israélo-arabe – qui de plus affiche la même volonté de le faire discrètement.

«Les observateurs israéliens d’un certain âge se rappelleront le sens politique du défunt père du roi actuel, Hassan II, qui a travaillé sans relâche pour favoriser le rapprochement entre Israël et ses voisins, y compris les Palestiniens. Il l’a fait en privé et en public, facilitant dans les coulisses chaque initiative majeure, de Camp David à Oslo. Le roi Hassan II est considéré comme le principal architecte du premier accord de paix entre l’Égypte et Israël.» a-t-il écrit.

Résistances à la transition vers des relations formelles entre le Maroc et Israël

M. Charaï n’a pas caché l’existence de résistance diverses à la transition vers des relations formelles entre Rabat et Tel-Aviv.

«La transition vers des relations formelles n’était pas inévitable. Un tiers de la population marocaine s’identifie actuellement aux mouvements et partis islamistes qui continuent de rejeter le droit d’Israël à exister.» a-t-il constaté.

Et de poursuivre, « l’activisme anti-normalisation reste une facette importante de notre culture, qui a trouvé son expression il y a moins de cinq ans dans un projet de loi parlementaire qui allait rendre criminel d’engager les citoyens israéliens de quelque manière que ce soit. »

A ce sujet, le Roi Mohammed VI qui a toujours plaidé pour l’ouverture et l’acceptation de l’autre, a lancé une réforme, avant même la décision de reprise des relations diplomatiques avec Israël, décrite par certains comme un « tsunami » : l’histoire et la culture de la communauté juive vont bientôt être enseignées aux élèves marocains. Les premiers cours, en langue arabe, seront dispensés au prochain trimestre en dernière année de primaire, où l’âge des élèves tourne autour de 11 ans, selon le ministère marocain de l’Éducation nationale.

Pour accompagner ces efforts du Roi Mohammed VI, M. Charaï estime que dans le système politique multipartite dynamique du royaume, «une direction politique inébranlable sera nécessaire pour mener à bien le processus diplomatique et garantir que l’accord remporte un large soutien populaire».

M. Charaî reste toutefois confiant, en affirmant que la paix entre le Maroc et Israël trouvera ses mécontentements, certes, à la fois au sein du royaume et ailleurs. Mais sa base solide – des siècles d’histoire commune – lui permettra de survivre à ses détracteurs.

La déclaration de la Maison Blanche reconnaissant la souveraineté du Maroc sur le territoire saharien, un coup dur pour les séparatistes du Polisario

Aux critiques de certaines voix de gauche «qui dépeignant les revendications marocaines sur le territoire du Sahara comme quelque peu en décalage avec les normes internationales et que la reconnaissance de Washington de la marocanité de ses provinces du Sud était une offre qu’il ne pouvait refuser », Ahmed Charaï, précise que les grandes puissances se sont rapprochées de plus en plus de la position marocaine sur le dossier et ce depuis 2007. Date à laquelle, le royaume a proposé son initiative pour la négociation d’un statut d’autonomie pour la région du Sahara, dans le cadre de la souveraineté marocaine.

Une initiative alimentée d’un attachement indéfectible du Royaume à son intégrité et unité territoriale, du soutien d’une grande majorité des marocains et d’un pragmatisme largement loué par la communauté internationale.

D’ailleurs, explique M. Charaï, l’ONU et l’UE ont présenté le plan marocain comme «sérieux et crédible», et même la Russie et la Chine, alliées de longue date du principal soutien du Polisario, l’Algérie, ont exprimées leur intérêt pour une «solution politique» qui s’inspirerait de la proposition marocaine.

«Il n’est pas étonnant que les États-Unis reconnaissent la souveraineté du Maroc sur le Sahara ou que la communauté internationale juge crédible son initiative, au moment où l’enclave du Polisario au-delà des frontières du Maroc reste un lieu de pauvreté et de souffrance et une plaque tournante du terrorisme» souligne l’éditorialiste. Une misère, poursuit-il qui contraste avec le développement important de la partie marocaine du Sahara qui a profité de plusieurs milliards d’investissements, transformant le territoire en un lieu de vie digne pour les femmes et les hommes du peuple sahraoui.

Israël peut aussi changer et l’amertume des vieux peut être remplacée par l’espoir des jeunes

«Le monde arabe n’a jamais été monolithique», écrit Ahmed Charai sur Israel Hayom. «Si l’unité du monde arabe ne soutient pas une impasse qui dure depuis un demi-siècle, les Palestiniens devront réajuster leurs stratégies» a-t-il affirmé.

Face à ce changement de paradigmes dont font face les pays arabes, M. Charaï estime qu’Israël peut aussi changer. «Le commerce, l’échange de biens et d’idées, peut forger de nouvelles connexions entre les jeunes et les ambitieux des deux côtés. Avec le temps, l’amertume des vieux peut être remplacée par l’espoir des jeunes» suggère l’éditorialiste.

Dans mon pays, poursuit-il, «des millions de jeunes en ont assez des idéologies extrémistes et xénophobes et veulent les opportunités et les avantages que seuls la paix et le partenariat peuvent apporter. Ils voient en Israël un partenaire solide pour développer leur économie, diffuser des opportunités et assurer l’avenir du Maroc».

Jared Kushner le «Disrupteur créatif» qui a fait bouger les lignes

M. Charaï a par ailleurs insisté dans ses analyses de louer le rôle décisif de Jared Kushner dans ce processus de paix.

« Il n’est donc pas possible de comprendre pleinement la nouvelle décision remarquable du Royaume du Maroc sans reconnaître un changement catalyseur: le rôle joué par Jared Kushner en tant que «Disrupteur créatif» de décennies d’une diplomatie conventionnelle » a-t-il écrit sur The Jerusalem Post.

Le Maroc étant désormais le quatrième pays arabe à atteindre de nouveaux termes avec Israël en autant de mois, il devrait être clair que la vision stratégique de Kushner d’une approche régionale – longtemps jugée comme «naïve» – a porté ses fruits. « Il appartient aux décideurs politiques d’examiner et de tirer des leçons de l’approche de Kushner afin de s’en inspirer dans les années à venir » a-t-il souligné.

Sur Israel Hayom, M. Charaï estime que les années de négociation patiente et silencieuse en coulisse de Kushner ont porté leurs fruits. « Jetant les scripts désuets des discours passés, il écoutait, il apprenait, il résumait pour montrer sa compréhension et il posait de nouvelles questions. Kushner a réussi à faire adopter sa vision. » s’est-il félicité.

Comptez-moi parmi ceux qui croient depuis longtemps qu’une normalisation totale mérite une chance

«Comptez-moi parmi de nombreux Arabes qui croient depuis longtemps que la paix entre les Arabes et Israël, grâce à une normalisation totale mérite une chance – même si l’un des rares à le dire publiquement. J’ai soutenu ce point de vue à la surprise de nombreux amis américains, israéliens et palestiniens» s’est confié Ahmed Charai sur les colonnes d’Israël Haoym.

L’éditorialiste confiant dans la base solide des siècles d’histoire commune et de la dynamique de la jeunesse, à même de maintenir la paix entre le Royaume et Israël, invite d’une part, l’État hébreu à bénéficier de la destination Maroc prisée pour le tourisme, le commerce et l’enrichissement culturel et un point d’ancrage sur le continent africain et d’autre part, les Palestiniens, de compter sur le Maroc et son Roi pour défendre leurs droits et à leur bien-être.

Les États-Unis adoptent officiellement la carte complète du Royaume Maroc

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L’ambassadeur des États-Unis au Maroc, David T. Fischer, a présenté ce samedi 12 décembre, la nouvelle carte officielle du Royaume du Maroc adoptée par l’administration américaine. L’ambassadeur compte offrir cette carte signée par ses soins au roi Mohammed VI.

Quarante huit heures après la décision des États-Unis de reconnaitre la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud, l’ambassadeur américain à Rabat, David T. Fischer, a organisé ce samedi soir une cérémonie durant laquelle il a procédé à une représentation tangible de la proclamation de la marocanité du Sahara en signant la nouvelle carte officielle adoptée par Washington du Royaume du Maroc. Une carte qui inclue désormais l’ensemble du territoire du Sahara.

«Je suis heureux de vous présenter la nouvelle carte officielle du gouvernement des États-Unis du Royaume du Maroc», a annoncé David T. Fischer devant l’assistance, avant d’apposer sa signature sur la carte et plus précisément sur la région du Sahara.

«Je compte offrir cette carte en cadeau à Sa Majesté le Roi Mohammad VI, en reconnaissance de son audacieux leadership et de son soutien continu et inestimable à la profonde amitié entre nos deux nations» a annoncé l’ambassadeur américain.

L’ambassadeur a souligné également que cette carte constitue «une représentation tangible» de la proclamation faite jeudi dernier par le président américain Donald Trump sur la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.

Fischer a ajouté qu’il ferait d’autres annonces d’événements importants dans les prochains jours en faveur de la consolidation du partenariat entre les deux pays.

Le journal «The New York Times» avait annoncé ces derniers jours que les Etats-Unis vont investir 3 milliards de dollars au Sahara dans des projets liés aux énergies renouvelables, aux banques et au tourisme, une information qui n’a pas encore été confirmée.

Jeudi dernier, Trump a annoncé la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara, matérialisée par l’ouverture d’un consulat US à la ville de Dakhla.

Ambassadeur américain David Fischer : La reconnaissance de la souveraineté du Royaume sur le Sahara est un pas pour le renforcement du partenariat stratégique US-Maroc

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Suite à la promulgation du décret présidentiel statuant la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud, et l’accord du roi Mohammed VI d’entreprendre des mesures concrètes dans le processus de reprise des relations économiques et politiques avec Israël, l’ambassadeur américain au Maroc, David T. Fischer, a publié une déclaration où il rappelle les relations privilégiées entre son pays et le Royaume et salue le leadership de grande envergure du roi Mohammed VI.

«Aujourd’hui, le président Donald Trump a signé une proclamation reconnaissant la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.
Le Maroc et Israël – deux des alliés les plus proches de notre pays – ont également convenu d’améliorer considérablement leurs relations
» a introduit l’ambassadeur américain à Rabat, David Fisher, son «statement» publié en arabe et en anglais sur la page officielle de son ambassade.

Ce sont des annonces passionnantes qui représentent des jalons véritablement historiques dans la relation déjà forte entre le Maroc et les États-Unis, construite sur plus de deux cents ans d’amitié, s’est félicité l’ambassadeur.

Et d’ajouter, « la riche histoire des relations entre le Royaume du Maroc et les États-Unis d’Amérique est unique. C’est aussi vieux que l’Amérique elle-même. Comme le président Trump l’a rappelé au monde aujourd’hui, le Maroc a été le premier pays à reconnaître les États-Unis d’Amérique en 1777 ».

L’ambassadeur américain a tenue à saluer le leadership du roi Mohammed VI et son engagement poure la paix, la sécurité et le développement du Moyen Orient et de l’Afrique.

«Je tiens à saluer le leadership de grande envergure du roi Mohammed VI pour son soutien continu et précieux sur des questions d’intérêt commun telles que la paix au Moyen-Orient et la stabilité, la sécurité et le développement dans la région et sur le continent africain

Le responsable américain a conclut sa déclaration en affirmant la volonté de son pays de renforcer le partenariat stratégique avec le Maroc et en assurant que « les nouvelles d’aujourd’hui ( reconnaissance de la marocanité du Sahara ) ne sont que le début de nombreux développements importants dans les années à venir ».

Texte intégral du décret de Donald Trump relatif à la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara

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Yes hi did it ! Donald Trump a signé le vendredi 4 décembre un décret, avec ce que cet acte comporte comme force juridique et politique indéniable et à effet immédiat, portant sur la décision des États-Unis d’Amérique de reconnaitre, pour la première fois de leur histoire, la pleine souveraineté du Royaume du Maroc sur l’ensemble de la région du Sahara Marocain. Ci-après le texte intégral de la «proclamation» tel qu’il a été publié sur le site de la Maison Blanche.

Les États-Unis affirment, comme l’ont déclaré les administrations précédentes, leur soutien à la proposition d’autonomie du Maroc comme seule base d’une solution juste et durable du différend sur le territoire du Sahara occidental.

Par conséquent, à partir d’aujourd’hui, les États-Unis reconnaissent la souveraineté marocaine sur l’ensemble du territoire du Sahara occidental et réaffirment leur soutien à la proposition d’autonomie sérieuse, crédible et réaliste du Maroc comme seule base pour une solution juste et durable du différend sur le territoire du Sahara occidental.

Les États-Unis estiment qu’un État sahraoui indépendant n’est pas une option réaliste pour résoudre le conflit et qu’une véritable autonomie sous souveraineté marocaine est la seule solution possible.

Nous exhortons les parties à engager des discussions sans délai, en utilisant le plan d’autonomie du Maroc comme seul cadre pour négocier une solution mutuellement acceptable.

Pour faciliter les progrès vers cet objectif, les États-Unis encourageront le développement économique et social avec le Maroc, y compris dans le territoire du Sahara occidental, et à cette fin ouvriront un consulat sur le territoire du Sahara occidental, à Dakhla, pour promouvoir les opportunités économiques et commerciales pour la région.

MAINTENANT, PAR CONSÉQUENT, JE, DONALD J. TRUMP, Président des États-Unis d’Amérique, en vertu de l’autorité qui m’est conférée par la Constitution et les lois des États-Unis, proclame par la présente que les États-Unis reconnaissent que l’ensemble Le territoire du Sahara occidental fait partie du Royaume du Maroc.

EN FOI DE QUOI, j’ai apposé ma signature ce
quatrième jour de décembre, de l’année de notre Seigneur deux mille vingt, et de l’indépendance des États-Unis d’Amérique le deux cent quarante-cinquième.

Bourita : le Maroc se réserve le droit de réagir avec sévérité contre toute menace à sa sécurité

Le Maroc a réaffirmé son attachement au cessez-le-feu, tout en se réservant le droit de réagir avec «a plus grande sévérité» contre toute menace à sa sécurité, a affirmé le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

«Le Maroc a réaffirmé son attachement au cessez-le-feu et au processus politique, tout en se réservant le droit de réagir avec la plus grande sévérité et en légitime défense contre toute menace à sa sécurité», a souligné Bourita dans une interview publiée lundi par le bimensuel européen «The Parliament Magazine».

Interrogé sur l’impact d’un éventuel effondrement de l’accord du cessez-le-feu sur la stabilité régionale, le ministre a rappelé que depuis 2016, les milices du «polisario» ont perpétré à plusieurs reprises des actes illégaux, notamment du racket et du banditisme dans la zone tampon d’El Guerguarat et à l’est du mur de défense, en violation des accords et au mépris flagrant des appels à l’ordre du Secrétaire général de l’ONU et des résolutions du Conseil de sécurité.

«Le mois dernier, ces milices ont pris la décision d’intensifier encore leur mépris du droit international en bloquant la circulation des biens et des personnes entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest, via le Maroc à El Guerguarat», a-t-il fait observer.

«Le Maroc a fait preuve d’une extrême retenue et continue en fait de faire preuve de retenue, non pas par faiblesse mais plutôt parce qu’il est un acteur responsable qui favorise le traitement multilatéral et institutionnel des questions d’importance stratégique pour la région», a-t-il expliqué.

Notant que la grande région du Sahara et du Sahel est confrontée à nombre de défis (terrorisme, crime organisé et trafic), il a relevé l’engagement direct du Maroc avec le secrétaire général de l’ONU et les membres du Conseil de sécurité, entre autres, «en cherchant à mettre fin au comportement belliqueux des milices du polisario».

Après l’échec de ces tentatives, le Maroc a décidé d’agir dans le cadre de ses droits et devoirs, a souligné Bourita, précisant que «cette opération non offensive, sans aucune intention belliqueuse, a été menée selon des règles d’engagement claires, pour rétablir la libre circulation».

«Ceci est d’autant plus important pour le Maroc qui, sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, n’a épargné aucun effort pour contribuer à la stabilité et au développement du Sahel», a-t-il souligné.

«Le Royaume a toujours préconisé une approche multidimensionnelle pour faire face aux multiples défis sécuritaires, humanitaires et environnementaux auxquels la région du Sahel est confrontée», a-t-il indiqué.

Et pour cause, le Royaume du Maroc, qui a des liens forts et historiques avec les pays du Sahel, «estime que la coopération régionale est particulièrement importante pour la gestion des frontières dans la lutte contre le terrorisme et la protection de l’intégrité territoriale», a-t-il précisé.

D’autre part, a-t-il poursuivi, «nous avons choisi de focaliser également nos actions sur l’aspect religieux, notamment à travers un programme complet de formation des imams au profit de plusieurs pays partenaires du Sahel et la promotion de l’islam sunnite modéré».

Cette approche de la coopération en matière religieuse, a-t-il soutenu, «a été largement saluée par la communauté internationale et servira de modèle pour la coopération religieuse avec d’autres pays de la région».