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Resolute Support

L’OTAN fait le point sur l’Afghanistan, le Kosovo, l’Irak et la lutte antiterroriste

Le Comité militaire de l’OTAN se réunit trois fois par an. Deux fois au siège de l’Organisation transatlantique, à Bruxelles, au niveau des chefs d’Etat-major des armées des pays membres, et une fois dans un pays membre de l’Alliance, pour examiner les opérations et les missions de l’OTAN et donner au Conseil de l’Atlantique Nord des avis militaires consensuels sur la meilleure façon dont l’Alliance peut relever les défis de sécurité dans le monde. La prochaine réunion aura lieu ce week-end à Tirana, en Albanie, sous la présidence du général de brigade Bardhyl Kollçaku, chef d’Etat-Major de l’Albanie. Et c’est le général d’armée Petr Pavel, président du Comité militaire de l’OTAN, qui animera la Conférence du Comité militaire, secondé par les généraux Curtis Scaparrotti et Denis Mercier.

La réunion de Tirana permettra aux chefs d’Etat-Major de l’OTAN d’aborder la poursuite de la mise en œuvre du «concept de projection de la stabilité et la situation sécuritaire dans la région des Balkans occidentaux.» Les généraux soumettront également de nouvelles formulations et autres recommandations sur la suite de la mission Resolute Support en Afghanistan et sur la Force pour le Kosovo.

Lors des réunions qui se tiendront à huis clos du 15 au 17 septembre, les chefs d’Etat-Major des pays membres de l’OTAN assisteront à un exposé sur la revue de la structure de commandement de l’OTAN et en débattront pour approbation.

Ces réunions militaires de haut niveau seront également l’occasion pour les d’Etat-major d’examiner «la réalisation à court et à long terme des objectifs stratégiques et la cohérence des activités de l’OTAN.» Ils feront le point sur l’engagement de l’OTAN dans la lutte contre le terrorisme, l’initiative de renforcement des capacités de défense, les efforts de l’OTAN en terme de formation et de renforcement des capacités de défense en Irak et la mise en œuvre du pôle régional pour le sud. Une attention particulière sera accordée à la région des Balkans occidentaux pendant cette réunion.

De leur côté, les généraux Scaparrotti et Mercier, respectivement commandant suprême des forces alliées en Europe et commandant suprême allié Transformation, exposeront les orientations stratégiques de l’Organisation en vue de revoir la structure du commandement de l’OTAN, en prévision des réunions des ministres de la Défense en novembre prochain qui auront la latitude politique pour valider les propositions qui leur seront soumises.

Concernant les missions Resolute Support en Afghanistan et la KFOR au Kosovo, les chefs d’Etat-major de l’Alliance écouteront plusieurs exposés. Deux sur la situation en Afghanistan présentés par le commandant de la mission Resolute Support, le général Nicholson, et par le haut représentant civil, l’ambassadeur Cornelius Zimmermann. Tandis que le commandant de la KFOR, le général de division Fungo, fera un exposé sur le Kosovo. Les chefs d’Etat-major formuleront des recommandations pour les deux missions en tenant compte de la situation sécuritaire sur le terrain. Le tout sera soumis aux ministres de la Défense de l’Alliance.

Officiellement, les situations en Syrie, en Libye et la crise dans le Golfe ne font pas partie de l’ordre du jour. Mais il certain que les questions seront abordées dans les discussions bilatérales.

LE1

Un convoi de l’Otan piégé devant l’ambassade américaine à Kaboul

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Un attentat à la voiture piégée a frappé le centre de Kaboul en Afghanistan ce mercredi matin. Il a fait au moins huit morts et plus d’une vingtaine de blessés. Parmi eux, trois soldats de la coalition internationale et de nombreux civils dont on soupçonne des membres de services de renseignement occidentaux.

 

Cette attaque, revendiquée dans la foulée par DAESH, visait un convoi blindé de troupes étrangères qui patrouillait à proximité de l’ambassade américaine à Kaboul et du quartier général de la mission «Resolute Support», opération relevant de l’ONU en Afghanistan.

8 400 Américains stationnés en Afghanistan sous mandat de l’Otan agissent sous couvert de l’ONU dans le cadre de l’Opération «Resolute Support», et ce depuis de le retrait de la majorité des forces étrangères, fin 2014, pour former et appuyer les forces afghanes contre des positions d’Al-Qaïda et de DAESH.
Outre les troupes américaines, 5 000 soldats de pays alliés de l’Amérique sont déployés sous la bannière de l’Otan.

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Rappelons que le ministre américain de la défense, James Mattis, qui a effectué une visite surprise à Kaboul le mois dernier, au moment où les États-Unis réfléchissent à leur stratégie à venir pour l’Afghanistan, avait prédit «une année difficile» pour les troupes stationnées en Afghanistan. Le général John Nicholson, commandant des troupes américaines et alliées en Afghanistan, a réclamé, lui, l’envoi de «quelques milliers» d’hommes supplémentaires sur le terrain en support et soutien aux forces en place.

De son côté, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, qui a vivement condamné l’attentat de Kaboul perpétré ce matin, a déclaré dimanche que l’Alliance Atlantique étudiait une augmentation des effectifs de sa mission en Afghanistan, «Resolute Support», pour sortir de l’impasse actuelle.

Nombre de spécialistes s’accordent à dire que cet attentat est une réponse de DAESH au largage par les Etats-Unis le 13 avril dernier de la plus puissante bombe non nucléaire jamais utilisée dans des combats, baptisée «mère de toutes les bombes», et destinée à détruire des souterrains utilisés par DAESH dans la province de Nangarhar, dans l’est de l’Afghanistan.

L’utilisation de la «mère de toutes les bombes» était elle-même intervenue une semaine après le bombardement d’une base aérienne utilisée par le régime syrien accusé d’être derrière l’attaque chimique de Khan Cheikhoun.

 

LE1